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Sebastian ar Balp…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’anacoluthe et de l’endive braisée réunies, bonjour! Nous sommes déjà le Jeudi 11 janvier 2018, 22è jour de nivôse dédié au sel… aujourd’hui donc, c’est la St hernin. Saint Hernin serait venucalvaire de Grande-Bretagne pour établir son ermitage à Locarn. Le nom vient du vieux breton Harn, d’ou Loc Harn. La tradition locale prétend qu’il déserta ensuite ce lieu pour venir à Saint-Hernin, soutenu par le seigneur de Kergoat. Ce sont là deux charmants bourgs de la Bretagne centrale. A droite, un détail du calvaire de kerbreudeur à saint-hernin.

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges. Le 11 juillet 1675 et les jours qui suivent, les insurgés de vingt paroisses de Scaër au Huelgoat, assiègent et pillent le château du Kergoët en Saint-Hernin, une somptueuse demeure pourvue de murailles et de défenses, propriété du marquis Le Moyne de Trévigny, puis le brûlent. L’histoire de Sébastien le code-paysan-300x240Balp, meneur des bonnets rouges (canal historique) nous est contée ici par le Grand Serge Kerguiduff avec qui nous avons vidé nombre de chopines du côté de chez Armand à St Brieuc. Le propriétaire du château est réputé être lié à ceux qui avaient amené en Bretagne les impôts du timbre et du tabac. Par ailleurs les révoltés craignent l’imposition de la gabelle. Enfin le seigneur du lieu a la réputation d’être dur avec ses vassaux. Il se racontait alentour que le château avait été entièrement reconstruit par corvées. Une transaction est passée entre les paroisses et Le Moyne de Trévigny pour réparation des dommages sur son château. Celle-ci est approuvée par les États de Bretagne en octobre 1679. Ah, on savait s’amuser à l’époque…

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le moine et le roi…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour ! Nous voici le Samedi 16 décembre 2017, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon produit par le pin parasol. Tiens, à propos de  l’Espagne, il faudra que je vous trouve la recette des épinards à la Catalane qui se préparent précisément avec des pignons, c’est excellent.

Aujourd’hui nous fêtons les Judicaël un des principaux rois de Bretagne, fils aîné de Judael, roi du Trégor-Goëlo. Il régna à la suite de son frère Haeloc puis renonça à la couronne et devint moine. Notre Judicaël , n’aurait sans doute pas les honneurs du calendrier si son nom n’était pas revenu à la mode, notamment sous les forJudicael piedmes francisées Gaël et Gaëlle. Il est également connu en Bretagne sous les formes Jézéquel, Jezekel, Jezekael, Jekel, Jezekelig, Jikael, Jikel et enfin Giquel. Il naquit vers l’an 590. Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée (en gros, de la rade de Brest jusqu’à Dol) et de la reine Pritelle, fille aînée d’Ausoche, prince au Comté de Leon. Il était l’aîné de quinze frères et une sœur, dont plusieurs font partie de la longue liste des saints bretons, notamment Josse et Winoc. A la mort de Judhaël vers 605, pourtant aîné et héritier, il préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que Saint Méen venait d’ériger. Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et carte-armoriquesagesse. Il aurait été couronné en 632 et serait avec Saint Éloi à l’origine du traité de 636 signé à Clichy donnant au roi Dagobert Ier la suzeraineté de la Bretagne aux Francs; soit quasiment un millénaire avant qu’Anne, ma sœur Anne, ne voyant rien venir, fit de même avec Charles VIII puis louis XII. Vers 640, il se serait ensuite retiré dans un monastère à Gaël (certains disent au monastère de Paimpont qu’il avait fondé), et serait mort dans la nuit du 16 au 17 décembre 658. Il fut enseveli à côté de son maître Saint Méen. Ses héritiers naturels : Judoc son frère et Winoc son neveu ou son fils s’étant eux aussi désistés du pouvoir pour se retirer dans des monastères on ne sait pas qui prit ensuite la tête du royaume de Domnonée.

Et voila, il y a ceux qui ont piscine, nous, on a histoire… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Audierne: vous connaissez ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du patrimoine et des ormeaux poêlés réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 14 décembre 2017, 24è jour de frimaire dédié à l’Oseille…

Savez vous qu’aujourd’hui, le prénom qui est à la fête est celui d’ AUDIERNE. Certes il n’est plus guère usité mais, il fut un temps… Notre petit port de pêche du Sud-Finistère tient en effet son nom d’un prénom. Oyez donc son histoire. Il y a fort longtemps, audiernedébarquent les Bretons d’ Angleterre : en témoignent encore les « plou » et les « tre » si nombreux de nos toponymes actuels. Au XI e siècle, la tempête normande passée, un terme nouveau se répand en Bretagne : le « Ker » ou « Kar » venus du Gallois « Kaer », la forteresse. Il désigne une petite agglomération. A la même époque, un prénom féminin fait un véritable succès : Audierne (primitivement Hodierna). En l’an 1050, la première abbesse de Locmaria porte le nom d’ Hodiern.(A gauche, le marché aux poissons du temps de mon aïeule) « Kaer Hodiern » apparaît par écrit à Esquibien en 1294.

Désormais le « Treff an Goezien » du VII è siècle affronte la nouvelle appellation « Audierne ». C’est là le signe d’une certaine mésentente entre agriculteurs de la paroisse mère d’ Esquibien et tréviens, tenants de la vie et de l’activité portuaire. En 1410, Dom Morice écrit  « Enquête faite sur les chartes de coutume ou d’imposition du port de Goezian que d’aucuns appellent Odierne ». Dès 1321, on relève avec surprise dans l’Atlas du Vénitien Pétrus Vesconte « le-GoyenOdierna » et sur une carte hollandaise de 1580 « Odjern ». Les voyageurs étrangers semblent ignorer le terme « Goazien ». La Révolution mettra un terme aux difficultés en 1793 en séparant Audierne de sa mère, Esquibien, comme Tréboul de Poullan ou bien d’autres trêves encore de leur paroisse-mère. Sources: Amédée GUIARD. L’étymologie est la même pour ALDERNEY (Aurigny) ile anglo-normande. A Audierne s’achève les méandres du GOYEN qui donna son nom à la ville en breton GWAIEN et sa magnifique ria, fameuse pour ses huitres, aussi goûtées que celles du Belon. En breton stêr Gwaien, c’est à dire, la rivière d’AUDIERNE. Photo de droite.

Or donc, si vous ne partez pas au ski, faites un détour par le Cap-Sizun qui mérite largement votre visite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Mujeres libres…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la pensée Pascalienne et du Vermouth-cassis réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 décembre 2017, 23è jour de Frimaire dédié au roseau.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. PascalIl ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser: une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il nous faut relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale. »  Pascal, Pensées, (1660)

Plus près de nous.

Peut-être que, comme moi, vous vous êtes arrêté sur cette photo au cours d’une de vos lectures. Le 13 décembre 1895, naissance de Lucia Sanchez Saornil, à Madrid. Poétesse, artiste peintre et militante anarchiste féminine espagnole. Militante féminine convaincue, elle reste persuadée que les revendications des femmes requièrent une organisation spécifique. En 1936, avec les compagnes Mercedes Comaposada, Amparo Poch y Gascon, elle fonde le mouvement d’émancipation « Mujeres Libres » (Femmes Libres) qui édite, à partir de mai 1936, la revue du même nom. lucia-300x208Lorsque éclate la révolution, elle se démène sans compter, présente sur le front comme à « Radio Madrid ». De retour à Valence, en 1937, elle devient la principale rédactrice de l’hebdomadaire anarchiste « Umbral »; elle y rencontrera sa compagne saphique América Barroso. En mai 1938, Lucia est nommée secrétaire générale de S.I.A « Solidarité Internationale Antifasciste », chargée d’organiser l’aide internationale. La révolution écrasée, elle se réfugie en France début 1939, et tente de secourir les réfugiés. En 1942, pour éviter être déportée dans les camps nazis, elle retourne à Madrid, puis à Valence, vivant jusqu’en 1954 dans une totale clandestinité. Elle est morte à Valence, le 2 juin 1970. « Soñar, soñar siempre (…) Porque un nuevo entusiasmo nos transporta a otro ensueño entrevisto en lontananza y en la vida, el soñar, es lo que importa. » Sources.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Berrigans brothers…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 06 décembre 2017, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc…

C‘est le jour anniversaire de la disparition de Philip Berrigan, un curé comme je les aime, anar, antimilitariste… Au sein du mouvement américain contre la guerre du Vietnam, deux frères, Daniel et Philip Berrigan, ont organisé des actions de désobéissance civile pour s’opposer à la poursuite de la guerre et influencer l’opinion publique. the TimeDaniel était prêtre jésuite et Philip, prêtre joséphite (si, si, ça existe). Ils étaient accompagnés de plusieurs catholiques membres du mouvement Catholic Worker, fondé dans les années 1930 par l’anarchiste d’inspiration chrétienne Dorothy Day. Le célèbre poète trappiste Thomas Merton a également donné son appui à ces actions. Leur première action de désobéissance civile a lieu le 17 octobre 1967 à Baltimore, alors que Philip Berrigan et trois de ses compagnons s’introduisent dans un bâtiment de l’armée et versent du sang sur les registres du personnel militaire… Philip et ses collègues sont arrêtés, poursuivis devant la cour et condamnés à six ans de prison. Une fois libéré, Philip quitte sa congrégation et épouse Elizabeth McAllister, elle aussi catholique anarchiste.

Le 17 mai 1968, les deux frères Berrigan ainsi que sept autres compagnons s’introduisent dans le bureau de recrutement de Catonsville, au Maryland, empilent les dossiers militaires et les brûlent avec du napalm fait maison. Ils seront condamnés à trois ans de prison. Plus tard, le 9 septembre 1980, avec six de leurs compagnons, les Berrigan fondent le mouvement Ploughshares (socs de charrue) – en référence à un verset du livre du prophète Isaïe berrigandans la Bible, où il est dit : « Ils briseront leurs épées pour en faire des socs, et leurs lances pour en faire des serpes » (Isaïe 11, 4). La première action du mouvement consiste à entrer illégalement dans une usine de missiles nucléaires, à King of Prussia, en Pennsylvanie. Les militants y abîment des ogives nucléaires et versent du sang sur les fichiers. Par la suite, ces chrétiens, catholiques et protestants confondus,ont organisé des actions contre les interventions américaines en Amérique centrale, notamment au Salvador, contre la première guerre du Golfe, en 1991, la guerre du Kosovo, en 1999, l’invasion américaine en Afghanistan, en 2001, et le bombardement de l’Irak, en 2003.

La dernière action de désobéissance civile de Philip Berrigan a eu lieu en décembre 1999 quand, avec ses compagnons de Ploughshares, il a endommagé des avions de guerre dans une grande usine de Baltimore. Condamné à trente mois de prison, il a été libéré le 14 décembre 2001. Il est mort le 6 décembre 2002, à 79 ans; il aura passé onze ans en prison.
Sources : un article de Grégory Baum. Wiki.

Comme quoi, si je doute de l’existence des islamistes modérés, je veux bien croire à celle des prêtres anarchistes. Allez, Dieu reconnaitra les siens; portez vous bien et à demain peut-être.

Tad ar vro…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la Tyrosémiophilie et de la bourrée auvergnate réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 22 novembre 2017, deuxième jour de frimaire dénommé jour du Turnep, Oui, bon, par chez nous on dit navet, ça fait plus franchouillard dans le pot-au-feu…

Skoulmet mat eo hirie
chadenn ar goskoret
kousket noz kousket de
kalon ar vretoned.

« Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le cœur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour célébrer cet anniversaire de la victoire des troupes bretonnes de Nominoë sur celles (Franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 novembre de l’an de grâce 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc.

C‘est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront le titre de Duc. Nominoë, grand guerrier et fin stratège, réussi à négocier le départ des vikings après avoir pourtant subi trois nevenoedéfaites consécutives. Il mourut en 851 près de Vendôme non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou, d’où la célèbre chanson: » Tan-tan, tir-o-tan…Gwin ar C’hallaoued zo mad » (ça c’est une interprétation toute personnelle, mais je pense qu’elle peut se vérifier, la Bretagne ne produisant pas de vin, il était normal d’aller le chercher en Anjou…). On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Etait-ce un Etat, un royaume, une Nation ? La question vaut d’être posée et débattue, mais cela fera l’objet d’un autre billet.

Allez, voilà pour aujourd’hui. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Calife à la place du calife…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du saule pleureur et de la vache qui rit réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 30 octobre 2017, 9è jour de brumaire dédié à l’alisier (la plante hein, pas la tonne. Tonne à lisier, ha,ha,ha.). C’est métro-300x167la saint Bienvenue qui était une bienheureuse dominicaine de Frioul en Italie et donc qui n’a rien à voir avec notre Fulgence à nous qu’on à en Bretagne. Fulgence, né à Uzel (22) en 1852, réussit à 18 ans son entrée à Polytechnique et devint ingénieur des Ponts et Chaussées. Il entrera au service de la ville de Paris et mettra en œuvre le chantier du métropolitain. Son nom est désormais accouplé à celui de la station Montparnasse, mais pas pour souhaiter (bien des voyageurs le croient) à nos gens de l’Ouest qui descendent du train…   « La bienvenue à Paris ».

La bataille de Mossoul semble se préciser pour tenter de bouter Daesh hors les murs renouant ainsi avec une très vieille et très ancienne tradition. Le 30 octobre 749, dans la mosquée de Koufa, en Irak, un chef musulman de 30 ans, Abdullah Abou-el-Abbas, est proclamé calife;  il s’empare alors de Damas, renverse le calife ommeyyade Marwan II et devient le nouveau maître de l’empire bagdad-300x291arabe sous le surnom mérité de Saffah (le Sanguinaire). Il fonde une nouvelle dynastie appelée abasside, d’après le nom d’un ancêtre, Abbas, qui n’était autre que le tonton de Mahomet. En 762, al-Mansour, fils et successeur de Saffah, crée une capitale de toutes pièces, au cœur de l’ancienne Mésopotamie et au confluent des civilisations hellénistique et persane, non loin de l’antique Babylone. Baptisée Bagdad (en persan, Don de Dieu), elle est aussi surnommée en arabe Dar as Salam (la Cité de la Paix). Elle est édifiée avec les pierres tirées des ruines de l’ancienne Ctésiphon, capitale des Parthes et ennemie de Rome. Que restera t-il de Mossoul quand les armes se seront tues ? Et qui sera calife à la place du calife ?

Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Octobre 1961: Paris massacre…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’universalisme et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 17 octobre 2017, 26è jour de Vendémiaire dédié à l’aubergine. L’aubergine cela me fait toujours penser aux uniformes et les uniformes aux flics et les flics à Papon et Papon aux pires saloperies qu’un individu puisse commettre. Triste anniversaire en effet que celui de ce 17 Octobre 1961: (à l’Appel de la Fédération FLN de France des milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour protester contre le couvre feu imposé aux seuls ressortissants d’Afrique du Nord.). La soirée sera tragique: rafle-62peut-être des centaines d’algériens sont tués, jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les atrocités de cette soirée. le sinistre Maurice Papon, alors préfet de police de paris a déclaré à la télévision française en 1993, selon libération, n’avoir « aucun remords, aucun signe d’angoisse. il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en quelque sorte, maintenir l’ordre ». son directeur de cabinet avait pourtant confirmé à l’historien Michel Winock que « la seine charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle ». le responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la présidence  de Giscard d’Estaing. Aujourd’hui, la résurgence de l’extrême droite en Europe (FPO en Autriche) la remontée nauséabonde du sentiment xénophobe, entretenu par les gars de la Marine et autres politicards, ainsi que l’incompréhensible tribune médiatique offerte à Zemmour, Soral, Rioufol, Ménard et consorts  nous interdisent d’oublier. «Le passé n’est pas mort et enterré, il n’est même pas passé», déclarait Barak Obama dans son discours de Philadelphie, citant William Faulkner.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’autre 11 septembre…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la mémoire en chantant et du cassoulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 11 octobre 2017, 20è jour de vendémiaire dédié au pressoir.

Les soirées risquant d’être quelque peu ennuyeuses, je vous conseille un livre que viennent de re-publier les éditions La découverte. Il s’agit des fameux Mes cahiers rouges que Maxime Vuillaume, cofondateur du VuillaumePère Duchesne, écrivit au début du XXè siècle et qui représentent ses mémoires de communard. A l’heure où l’on s’interroge sur la meilleure façon de mettre à mal ce système qui étrangle les peuples un peu plus chaque jour, il est salutaire de se replonger dans de saines lectures. Ici restituées pour la première fois dans leur intégralité, Mes Cahiers rouges – parus entre 1908 et 1914 dans les célèbres Cahiers de la Quinzaine de Charles Péguy – constituent un classique de la littérature communarde. Durant l’Année terrible, leur auteur, Maxime Vuillaume (1844-1925), fut constamment aux premières loges, tantôt comme spectateur, le plus souvent comme protagoniste.

 

Engagé volontaire dans la Garde nationale, il participe aux journées insurrectionnelles des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871. À compter du mois de mars, c’est par la plume qu’il poursuit son combat, en fondant l’un des journaux les plus lus – et certainement le pcahiers rougeslus populaire – de la révolution communaliste : Le Père Duchêne. Au cours de la Semaine sanglante, enfin, il n’hésite pas à prendre les armes pour résister à l’assaillant versaillais. Aux antipodes de la solennité et du ton compassé qui caractérisent les traditionnels Mémoires, l’écriture incisive et alerte de Vuillaume conduit le lecteur à travers la ville révoltée, le fait sursauter quand claque un coup de feu, l’emplit d’effroi lorsqu’un communard est exécuté. Un livre vivant. Bien vivant. À (re)découvrir avec délectation. Pour mémoire, 900 morts du côté des versaillais, vainqueurs et 20 000 fusillés et 20 000 déportés du côté des vaincus… 

Allez, que le grand Manitou, veille sur vous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Identitaires, au rapport…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la blanche hermine et du kig-ha-farz réunis, bonjour !Nous sommes le Samedi 07 octobre 2017, 16è jour de vendémiaire dédié à la belle de nuit : Les fleurs de couleur blanche, rouge, jaune, orangé, mauve ou fuchsia mais aussi bicolores ne s’ouvrent que la nuit et exhalent un parfum rappelant la fleur de tabac. Elles fanent le matin et belle de nuitsont remplacées par d’autres fleurs sur le même pied. Le fruit, de couleur noire, apparaît à la base de la fleur une fois que celle-ci est tombée. Cette fleur fluorescente déploie ses pétales afin d’exposer des corolles luminescentes qui attirent les papillons de nuit afin d’assurer sa reproduction. La plante produit un fruit comestible dont le goût est assez doux. Pour certaine espèces, avant d’obtenir un fruit, il est nécessaire que l’homme assure la pollinisation de la fleur. En effet, en Amérique centrale, la pollinisation est assurée par une Chauve-souris absente de nos contrées. Le fruit (Pitaya) est également connu à la Réunion sous le nom de Raquette Tortue.

 
C’est aussi le jour où les occidentaux bon chic, bon genre, c’est à dire Blancs, chrétiens, Européens, si possible cathos, célèbrent Notre Dame du Rosaire en mémoire de la fameuse bataille de Lépante qui vit la puissante marine ottomane affronter une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, 1280px-Battle_of_Lepanto_1571pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte-Ligue à l’initiative du pape Pie V. C’est ce dernier qui avait appelé à un rosaire universel pour obtenir la victoire. L’un des participants les plus connus de cette célèbre bataille est l’écrivain espagnol Miguel de Cervantes, qui y perdit l’usage de sa main gauche, gagnant le surnom de « manchot de Lépante ». L’événement qui se termina par une défaite des musulmans, eut un retentissement considérable en Europe car, il sonna comme un coup d’arrêt porté à l’expansionnisme ottoman. Notez qu’en cette période de brûlante actualité hispano-catalane,  la « Croix de Lépante » qui se trouvait sur le vaisseau amiral de la flotte chrétienne, est conservée dans la Cathédrale Sainte-Croix de Barcelone. Amusant, non !

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.