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Berrigans brothers…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 06 décembre 2017, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc…

C‘est le jour anniversaire de la disparition de Philip Berrigan, un curé comme je les aime, anar, antimilitariste… Au sein du mouvement américain contre la guerre du Vietnam, deux frères, Daniel et Philip Berrigan, ont organisé des actions de désobéissance civile pour s’opposer à la poursuite de la guerre et influencer l’opinion publique. the TimeDaniel était prêtre jésuite et Philip, prêtre joséphite (si, si, ça existe). Ils étaient accompagnés de plusieurs catholiques membres du mouvement Catholic Worker, fondé dans les années 1930 par l’anarchiste d’inspiration chrétienne Dorothy Day. Le célèbre poète trappiste Thomas Merton a également donné son appui à ces actions. Leur première action de désobéissance civile a lieu le 17 octobre 1967 à Baltimore, alors que Philip Berrigan et trois de ses compagnons s’introduisent dans un bâtiment de l’armée et versent du sang sur les registres du personnel militaire… Philip et ses collègues sont arrêtés, poursuivis devant la cour et condamnés à six ans de prison. Une fois libéré, Philip quitte sa congrégation et épouse Elizabeth McAllister, elle aussi catholique anarchiste.

Le 17 mai 1968, les deux frères Berrigan ainsi que sept autres compagnons s’introduisent dans le bureau de recrutement de Catonsville, au Maryland, empilent les dossiers militaires et les brûlent avec du napalm fait maison. Ils seront condamnés à trois ans de prison. Plus tard, le 9 septembre 1980, avec six de leurs compagnons, les Berrigan fondent le mouvement Ploughshares (socs de charrue) – en référence à un verset du livre du prophète Isaïe berrigandans la Bible, où il est dit : « Ils briseront leurs épées pour en faire des socs, et leurs lances pour en faire des serpes » (Isaïe 11, 4). La première action du mouvement consiste à entrer illégalement dans une usine de missiles nucléaires, à King of Prussia, en Pennsylvanie. Les militants y abîment des ogives nucléaires et versent du sang sur les fichiers. Par la suite, ces chrétiens, catholiques et protestants confondus,ont organisé des actions contre les interventions américaines en Amérique centrale, notamment au Salvador, contre la première guerre du Golfe, en 1991, la guerre du Kosovo, en 1999, l’invasion américaine en Afghanistan, en 2001, et le bombardement de l’Irak, en 2003.

La dernière action de désobéissance civile de Philip Berrigan a eu lieu en décembre 1999 quand, avec ses compagnons de Ploughshares, il a endommagé des avions de guerre dans une grande usine de Baltimore. Condamné à trente mois de prison, il a été libéré le 14 décembre 2001. Il est mort le 6 décembre 2002, à 79 ans; il aura passé onze ans en prison.
Sources : un article de Grégory Baum. Wiki.

Comme quoi, si je doute de l’existence des islamistes modérés, je veux bien croire à celle des prêtres anarchistes. Allez, Dieu reconnaitra les siens; portez vous bien et à demain peut-être.

Tad ar vro…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la Tyrosémiophilie et de la bourrée auvergnate réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 22 novembre 2017, deuxième jour de frimaire dénommé jour du Turnep, Oui, bon, par chez nous on dit navet, ça fait plus franchouillard dans le pot-au-feu…

Skoulmet mat eo hirie
chadenn ar goskoret
kousket noz kousket de
kalon ar vretoned.

« Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le cœur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour célébrer cet anniversaire de la victoire des troupes bretonnes de Nominoë sur celles (Franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 novembre de l’an de grâce 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc.

C‘est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront le titre de Duc. Nominoë, grand guerrier et fin stratège, réussi à négocier le départ des vikings après avoir pourtant subi trois nevenoedéfaites consécutives. Il mourut en 851 près de Vendôme non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou, d’où la célèbre chanson: » Tan-tan, tir-o-tan…Gwin ar C’hallaoued zo mad » (ça c’est une interprétation toute personnelle, mais je pense qu’elle peut se vérifier, la Bretagne ne produisant pas de vin, il était normal d’aller le chercher en Anjou…). On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Etait-ce un Etat, un royaume, une Nation ? La question vaut d’être posée et débattue, mais cela fera l’objet d’un autre billet.

Allez, voilà pour aujourd’hui. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Calife à la place du calife…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du saule pleureur et de la vache qui rit réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 30 octobre 2017, 9è jour de brumaire dédié à l’alisier (la plante hein, pas la tonne. Tonne à lisier, ha,ha,ha.). C’est métro-300x167la saint Bienvenue qui était une bienheureuse dominicaine de Frioul en Italie et donc qui n’a rien à voir avec notre Fulgence à nous qu’on à en Bretagne. Fulgence, né à Uzel (22) en 1852, réussit à 18 ans son entrée à Polytechnique et devint ingénieur des Ponts et Chaussées. Il entrera au service de la ville de Paris et mettra en œuvre le chantier du métropolitain. Son nom est désormais accouplé à celui de la station Montparnasse, mais pas pour souhaiter (bien des voyageurs le croient) à nos gens de l’Ouest qui descendent du train…   « La bienvenue à Paris ».

La bataille de Mossoul semble se préciser pour tenter de bouter Daesh hors les murs renouant ainsi avec une très vieille et très ancienne tradition. Le 30 octobre 749, dans la mosquée de Koufa, en Irak, un chef musulman de 30 ans, Abdullah Abou-el-Abbas, est proclamé calife;  il s’empare alors de Damas, renverse le calife ommeyyade Marwan II et devient le nouveau maître de l’empire bagdad-300x291arabe sous le surnom mérité de Saffah (le Sanguinaire). Il fonde une nouvelle dynastie appelée abasside, d’après le nom d’un ancêtre, Abbas, qui n’était autre que le tonton de Mahomet. En 762, al-Mansour, fils et successeur de Saffah, crée une capitale de toutes pièces, au cœur de l’ancienne Mésopotamie et au confluent des civilisations hellénistique et persane, non loin de l’antique Babylone. Baptisée Bagdad (en persan, Don de Dieu), elle est aussi surnommée en arabe Dar as Salam (la Cité de la Paix). Elle est édifiée avec les pierres tirées des ruines de l’ancienne Ctésiphon, capitale des Parthes et ennemie de Rome. Que restera t-il de Mossoul quand les armes se seront tues ? Et qui sera calife à la place du calife ?

Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Octobre 1961: Paris massacre…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’universalisme et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 17 octobre 2017, 26è jour de Vendémiaire dédié à l’aubergine. L’aubergine cela me fait toujours penser aux uniformes et les uniformes aux flics et les flics à Papon et Papon aux pires saloperies qu’un individu puisse commettre. Triste anniversaire en effet que celui de ce 17 Octobre 1961: (à l’Appel de la Fédération FLN de France des milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour protester contre le couvre feu imposé aux seuls ressortissants d’Afrique du Nord.). La soirée sera tragique: rafle-62peut-être des centaines d’algériens sont tués, jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les atrocités de cette soirée. le sinistre Maurice Papon, alors préfet de police de paris a déclaré à la télévision française en 1993, selon libération, n’avoir « aucun remords, aucun signe d’angoisse. il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en quelque sorte, maintenir l’ordre ». son directeur de cabinet avait pourtant confirmé à l’historien Michel Winock que « la seine charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle ». le responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la présidence  de Giscard d’Estaing. Aujourd’hui, la résurgence de l’extrême droite en Europe (FPO en Autriche) la remontée nauséabonde du sentiment xénophobe, entretenu par les gars de la Marine et autres politicards, ainsi que l’incompréhensible tribune médiatique offerte à Zemmour, Soral, Rioufol, Ménard et consorts  nous interdisent d’oublier. «Le passé n’est pas mort et enterré, il n’est même pas passé», déclarait Barak Obama dans son discours de Philadelphie, citant William Faulkner.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’autre 11 septembre…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la mémoire en chantant et du cassoulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 11 octobre 2017, 20è jour de vendémiaire dédié au pressoir.

Les soirées risquant d’être quelque peu ennuyeuses, je vous conseille un livre que viennent de re-publier les éditions La découverte. Il s’agit des fameux Mes cahiers rouges que Maxime Vuillaume, cofondateur du VuillaumePère Duchesne, écrivit au début du XXè siècle et qui représentent ses mémoires de communard. A l’heure où l’on s’interroge sur la meilleure façon de mettre à mal ce système qui étrangle les peuples un peu plus chaque jour, il est salutaire de se replonger dans de saines lectures. Ici restituées pour la première fois dans leur intégralité, Mes Cahiers rouges – parus entre 1908 et 1914 dans les célèbres Cahiers de la Quinzaine de Charles Péguy – constituent un classique de la littérature communarde. Durant l’Année terrible, leur auteur, Maxime Vuillaume (1844-1925), fut constamment aux premières loges, tantôt comme spectateur, le plus souvent comme protagoniste.

 

Engagé volontaire dans la Garde nationale, il participe aux journées insurrectionnelles des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871. À compter du mois de mars, c’est par la plume qu’il poursuit son combat, en fondant l’un des journaux les plus lus – et certainement le pcahiers rougeslus populaire – de la révolution communaliste : Le Père Duchêne. Au cours de la Semaine sanglante, enfin, il n’hésite pas à prendre les armes pour résister à l’assaillant versaillais. Aux antipodes de la solennité et du ton compassé qui caractérisent les traditionnels Mémoires, l’écriture incisive et alerte de Vuillaume conduit le lecteur à travers la ville révoltée, le fait sursauter quand claque un coup de feu, l’emplit d’effroi lorsqu’un communard est exécuté. Un livre vivant. Bien vivant. À (re)découvrir avec délectation. Pour mémoire, 900 morts du côté des versaillais, vainqueurs et 20 000 fusillés et 20 000 déportés du côté des vaincus… 

Allez, que le grand Manitou, veille sur vous, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Identitaires, au rapport…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la blanche hermine et du kig-ha-farz réunis, bonjour !Nous sommes le Samedi 07 octobre 2017, 16è jour de vendémiaire dédié à la belle de nuit : Les fleurs de couleur blanche, rouge, jaune, orangé, mauve ou fuchsia mais aussi bicolores ne s’ouvrent que la nuit et exhalent un parfum rappelant la fleur de tabac. Elles fanent le matin et belle de nuitsont remplacées par d’autres fleurs sur le même pied. Le fruit, de couleur noire, apparaît à la base de la fleur une fois que celle-ci est tombée. Cette fleur fluorescente déploie ses pétales afin d’exposer des corolles luminescentes qui attirent les papillons de nuit afin d’assurer sa reproduction. La plante produit un fruit comestible dont le goût est assez doux. Pour certaine espèces, avant d’obtenir un fruit, il est nécessaire que l’homme assure la pollinisation de la fleur. En effet, en Amérique centrale, la pollinisation est assurée par une Chauve-souris absente de nos contrées. Le fruit (Pitaya) est également connu à la Réunion sous le nom de Raquette Tortue.

 
C’est aussi le jour où les occidentaux bon chic, bon genre, c’est à dire Blancs, chrétiens, Européens, si possible cathos, célèbrent Notre Dame du Rosaire en mémoire de la fameuse bataille de Lépante qui vit la puissante marine ottomane affronter une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, 1280px-Battle_of_Lepanto_1571pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte-Ligue à l’initiative du pape Pie V. C’est ce dernier qui avait appelé à un rosaire universel pour obtenir la victoire. L’un des participants les plus connus de cette célèbre bataille est l’écrivain espagnol Miguel de Cervantes, qui y perdit l’usage de sa main gauche, gagnant le surnom de « manchot de Lépante ». L’événement qui se termina par une défaite des musulmans, eut un retentissement considérable en Europe car, il sonna comme un coup d’arrêt porté à l’expansionnisme ottoman. Notez qu’en cette période de brûlante actualité hispano-catalane,  la « Croix de Lépante » qui se trouvait sur le vaisseau amiral de la flotte chrétienne, est conservée dans la Cathédrale Sainte-Croix de Barcelone. Amusant, non !

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Remember Pablo Neruda…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’érotisme flamboyant et de la bouillie d’avoine réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 23 septembre 2017, deuxième jour de chateau-de-barre-gentillot-graves-de-vayres-france-10733976Vendémiaire généralement dédié au safran. Ah, les coquilles saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc sur une fondue de poireaux safranée…Vous servez cela avec un Graves-de-Vayres qui, malgré l’analogie du nom est sans rapport avec la zone viticole des Graves. Même si la majorité des Graves-de-Vayres blancs secs est issue d’assemblage sauvignon, sémillon, muscadelle; j’ai une faiblesse pour le 100% sémillon élevé en barriques.

Tout à fait autre chose. 

C’est le jour anniversaire de la disparition de Pablo Neruda:23 septembre 1973. Ecoutons Jean Ferrat lui rendre hommage sur un texte d’Aragon:

«Je veux vivre dans un pays où il n’y ait pas d’excommuniés.
Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, sans a220px-Pablo_Nerudautres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette. Je veux qu’on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries. Je veux qu’on n’attende plus jamais personne à la porte d’un hôtel de ville pour l’arrêter, pour l’expulser. Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie. Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos. Je veux que l’immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s’épanouir. » Il s’appelait en réalité: Ricardo Eliécer Neftalí Reyes Basoalto natif de Parral au Chili.

Allez, merci de passer par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

 

Alain Barbetorte, Comte du Poher…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de le Bretagne éternelle et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 1er août 2017, quatorzième jour de Thermidor dédiélugnasad au basilic. Et aujourd’hui, les nostalgiques peuvent commémorer la bataille de Trans-la-forêt qui mit fin à l’occupation Normande en Bretagne au tout début du dixième siècle (il y a prescription). En effet, les combats auraient débuté un 1er août qui correspondait à Lugnasad chez les Celtes. C’est la fête de LUG, le plus grand de tous les dieux, c’est l’équivalent celtique du Jupiter. Mais revenons à notre histoire.

En effet, la Bretagne était occupée par les Normands depuis la mort d’Alain le Grand en 908. Venant d’Angleterre, Alain Barbetorte, comte du Poher et petit fils d’Alain le Grand débarque près de Dol en 936. Il plaque plourivoremporte plusieurs victoires dont celle de Kastell Auffret à Plourivo (près de Paimpol) une plaque commémorative y est visible( Photo de gauche). Continuant sur sa lancée, il prend Nantes en 937 et chasse les Normands de l’estuaire de la Loire tandis que le comte Even débarrasse le Léon de ses pirates (Vikings). Des groupes de Normands retranchés dans la forêt de Villecartier dévastent encore le pays de Dol et le pays Rennais. Le comte de Rennes, Juhel Béranger réclame l’aide de Barbetorte, pourtant son rival, nous sommes en 939. La cavalerie de Barbetorte, environ 1000 hommes écrase les Normands qui doivent repasser le Couesnon.

« Au jour des calendes du mois d’août, jour que les bretons décrétèrent être solennisé par la gent de Bretagne, par toutes les barbetortegénérations, parce que de là et après, commença derechef la Bretagne à être habitée par ses natifs et Bretons user des lois de leurs ayeux. » (Pierre Le Baud cité par La Borderie) Il faut ajouter, pour être honnête, que d’autres historiens comme André Chedeville, conteste cette version guerrière et pense que ce retour de souveraineté est davantage le fruit d’une action diplomatique d’Athelstan, roi d’Angleterre auprès de Guillaume Longue-épée. En tout état de cause, la Bretagne allait naviguer ainsi, bon an mal an jusqu’à son « annexion » en 1532. Allez savoir, c’est peut-être pour cela que l’on est plus galettes saucisses que camembert… Et qu’en revanche, par pure vilénie, le Couesnon en sa folie a mis le mont en Normandie !

Allez, après ce petit rappel historique, portez vous bien et à bientôt peut-être car le cénobite se met en congé pour quelques jours.

Pourquoi ont ils tué Jaurès…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la blanche hermine et du Breizh-Cola réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 31 juillet 2017, autant dire que c’est la fin du mois… A ne pas confondre avec la fin du moi, comme disait ce vieux Lacan. C’est aussi le treizième jour de Thermidor dédié à l’abricot et c’est encore le triste anniversaire de l’assassinat de Jaurès. Mais, que les dieux me tripotent, pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

L’assassinat de Jean Jaurès a lieu le vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40, alors qu’il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris, au cœur de la République du Croissant, à deux pas du siège de son journal, L’Humanité. Il est atteint par deux coups de feu. L’auteur est un certain Raoul Villain jeune admirateur de Maurras et fan de l’Action Française. Raoul Villain est incarcéré en attente de son procès durant toute la Première guerreJaurès discours mondiale. Après cinquante-six mois de détention préventive, la guerre achevée, son procès est organisé devant la cour d’assises de la Seine. Villain a la chance de n’être jugé qu’en 1919, à sa demande, dans un climat d’ardent patriotisme. Lors des audiences qui se déroulent du 24 au 29 mars, ses avocats, dont le grand pénaliste Henri Géraud, mettent en avant sa démence. Ils argumentent aussi sur l’acte d’un homme isolé, ce qui résultait de son interrogatoire par Célestin Hennion, le préfet de police de Paris (c’est lui qui créa Les brigades du Tigre), dans la nuit du 31 juillet 1914. Plus étonnant, parmi les témoins en sa faveur figure Marc Sangnier, venu défendre la « valeur morale » d’un ancien disciple.

Raoul Villain est acquitté le 29 mars 1919 par onze voix sur douze, un juré ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès est condamnée aux dépens (paiement des frais du procès). Le 14 mars 1919, soit quinze jours plus café-du-croissant-300x202tôt, le 3e conseil de guerre de Paris, juridiction militaire, condamnait à la peine de mort Émile Cottin, l’anarchiste qui avait blessé de plusieurs balles Clemenceau le 19 février précédent. Raoul Villain s’exile alors sur l’île d’Ibiza. Peu après le début de la guerre d’Espagne en juillet 1936, l’ile tombe aux mains des franquistes, puis est reconquise par les républicains, qui la quittent rapidement. Celle-ci est alors reprise par des groupes anarchistes, mais l’île est bombardée par l’aviation franquiste et dans le chaos, le 13 septembre 1936, les anarchistes l’exécutent pour espionnage au profit de l’armée franquiste, sans que l’on sache s’ils savaient qui il était. Étonnant non !

Allez, merci d’être passé par ici en plein été. Portez vous bien et à demain peut-être.

En Thermidor, ça va fort…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’ornithologie et de l’ortolan braisé réunis, bonjour ! Nous sommes bien le Mercredi 19 juillet 2017 qui correspond au premier jour de Thermidor, dédié à l’épeautre. Comme disait mon aïeule, qui connaissait l’évangile de Matthieu sur le bout des doigts de pieds: regarde l’épeautre dans ton oeil avant la paille dans le mojito de ton voisin…                                                                                                         Dans la première mouture du calendrier républicain ce mois là avait été thermidornommé fervidor, du latin fervidus, brûlant. Mais, allez savoir pourquoi, Fabre d’Eglantine décida de le débaptiser sans autre forme de procès et sans même en informer la Convention. Thermidor a l’inconvénient d’introduire une expression d’origine grecque dans une nomenclature dont tous les autres termes sont latins. Ça c’est pour les puristes. Néanmoins, je retiens que c’est thermidor qui a vu la fin de Robespierre et du même coup de la terreur. Encore deux verres d’absinthe et il l’aurait baptisé Therminador… La fièvre révolutionnaire eut-elle été moins sanguinaire si Fabre avait conservé le nom de fervidor ? Et si le nez de Cléopâtre, et si ma tante, oui bon… En tous cas, vous, je ne sais pas mais, personnellement, ce que j’apprécie dans thermidor, c’est le homard… Par analogie, le mot « Thermidor » est parfois employé hors du contexte de la Révolution française pour désigner une autre contre-révolution. Par exemple, Trotsky utilisa le mot Thermidor pour désigner la prise de pouvoir progressive par la bureaucratie stalinienne en Russie dans les années 1920, qu’il assimilait à une contre-révolution. Sacré Léon, comment nommait-il la révolte de Cronstadt ?

Bon allez, trêve de polémique, c’est l’été que diable. Portez vous bien et à bientôt peut-être.