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Le Jeudi c’est histoire…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la cuisse de grenouille et de celle de Jupiter réunies, bonjour ! Voici venu le Jeudi 26 juillet 2018, 8ème jour de thermidor consacré au carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, parfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire carthamed’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un fruit, un akène oléagineux, dont les graines sont utilisées pour produire des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle.

Un peu d’histoire.

Le 26 juillet 1488 marque le début de la bataille de Saint-Aubin-du- Cormier considérée par les nationalistes bretons comme le début de la fin. Après avoir été défait par les troupes royales, François II, dessin MalivelDuc de Bretagne, doit accepter le traité du verger signé le 19 août 1488. Le duc s’engageait à éloigner du duché les princes et tous les étrangers qui s’étaient mêlés de la guerre contre le roi de France ; il ne marierait pas ses filles sans consulter le roi de France ; St Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin sont remises en garantie au roi dont les droits sur la succession ducale sont réservés pour le cas où le duc décèderait sans enfant mâle. Les mariages d’Anne de Bretagne avec Charles VIII puis avec Louis XII résultent de ce traité. A droite un dessin de Jeanne Malivel -1922-

La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier met un coup d’arrêt à la révolte des princes : Louis d’Orléans, futur Louis XII, et le prince d’Orange sont capturés. Alain d’Albret et le sire des Rieux réussissent à s’échapper et jouent par la suite un rôle important dans le conflit qui a lieu en Bretagne. En effet, malgré cette bezennvictoire, et le traité du Verger, dès la fin 1488, la guerre reprend pour encore trois ans, jusqu’à ce qu’en décembre 1491, Charles VIII épouse Anne de Bretagne. Cette bataille est considérée par les nationalistes bretons comme le moment où la Bretagne perd son indépendance, malgré les trois années de campagne qui suivent ; elle est donc considérée comme un moment fort de l’histoire de la Bretagne. Comme l’écrit Léon Le Meur, « La bataille de Saint-Aubin sonna le glas de l’indépendance bretonne ». Des nationalistes bretons, tel Célestin LAINÉ (triste sire peu fréquentable, créateur du Bezenn Perrot, milice bretonne de collaboration) , ont fait disperser leurs cendres sur le lieu de la bataille. Je hais tous les nationalismes.

Bon, et bien voilà pour aujourd’hui, un mélange des genres en quelque sorte. Mais vous l’avez sûrement deviné, je suis assez pour le mélange. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Bertrand du déclin…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la métalinguistique et du catalogue de la Redoute réunis, 290px-Pintade_domestique1-150x150bonjour ! Nous sommes le Vendredi 13 juillet 2018 (aie), 25è jour de Messidor dédié à la pintade, décrite par Jules Renard comme la « bossue de la cour au crâne chauve et à la queue basse » qui « ne rêve que plaies à cause de sa bosse ». Cela vous évoque quelqu’un ? On dit que la pintade cacabe ou qu’elle criaille.

C’est un 13 Juillet, en 1380 que disparut l’affreux Bertrand du Guesclin. Oyez son histoire. Le 2 octobre 1369, dans sa résidence de l’hôtel Saint-Pol, dans le quartier parisien du Marais, le roi Charles V le Sage octroie à Bertrand Du Guesclin le titre de connétable en reconnaissance des services rendus. Le titre de connétable correspond au Moyen Âge aux fonctions modernes de chef d’état-major. Le mot vient du latin comes stabuli, qui désigne le comte de l’étable (aussi appelé grand écuyer). Né un demi-siècle plus tôt au château de La Motte-Broons, près de Dinan, dans le duché de duguesclin_gisant_maxiBretagne alors indépendant, Bertrand Du Guesclin se signale très tôt par son caractère combatif (et sa laideur). Il fait ses premières armes dans la guerre de la Succession de Bretagne, aux côtés de Charles de Blois, le candidat du roi de France. Il se fera battre et même capturer à Auray par les Anglais du Prince Noir, alliés du camp rival. Charles V le fait libérer contre 100.000 livres, et lui demande en retour de libérer le royaume des Grandes Compagnies. Il s’agit de bandes de mercenaires qui, depuis la paix de Brétigny (mai 1360) et la fin des hostilités avec les Anglais, mettent les campagnes au pillage. Du Guesclin leur trouve une occupation en les emmenant de l’autre côté des Pyrénées où, là comme en Bretagne, se déroule une guerre entre prétendants à la couronne de Castille. Le premier choc est fatal à Du Guesclin. À Navarette, en 1367, il est capturé par le Prince Noir. Le Breton, par orgueil, fixe lui-même le montant de sa rançon au niveau qui sied à sa valeur… C’est ainsi que le roi Charles V le fait libérer en échange de 60.000 florins. Peu après, Du Guesclin prend sa revanche sur Pierre le Cruel et l’oblige à se réfugier dans la forteresse de Montiel. Capturé, Pierre 1er est tué par Henri de Trastamare. Fin de l’épisode castillan.

De retour à Paris, le mercenaire reçoit donc du roi le titre de connétable malgré les réticences des courtisans et des princes qui supportent mal le rude caractère du Breton. En l’honorant ainsi, le roi veut s’attacher son concours pour chasser les Anglais des dernières provinces qui leur restent sur le Continent et en finir avec une guerre qui n’a que trop duré (on ne l’appelle pas encore guerre de Cent Ans). Le chevalier breton, célèbre pour sa laideur tout autant que sa vigueur et son talent de stratège, accepte l’honneur qui lui est fait par le Conseil du roi et va s’en acquitter avec succès Bertrand-Du-Guesclin-213x300 Gpendant les dix années qui lui restent à vivre.À la fin, Du Guesclin chasse les Anglais de Normandie, de Guyenne, de Saintonge et du Poitou. Il fait également la chasse aux routiers qui sèment la désolation. Il meurt de maladie à 60 ans, le 13 juillet 1380, en assiégeant un de leurs repaires, à Châteauneuf-de-Randon, en Gévaudan. Le gouverneur de la place se rend et vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du héros ! Si le personnage était sans peur, il n’était pas sans reproche. C’était un soudard et les massacres qu’il a perpétrés sur les Juifs d’Espagne n’ont rien à envier aux horreurs commises par les sbires des temps modernes. Sources:Vous pouvez lire :Chronique de Bertrand du Guesclin par Cuvelier, trouvère du XIV siècle; Chronique en forme de chanson de geste, versifiée en français ancien, sur la vie de Bertrand du Guesclin. Ou bien consulter l’article de André Larané sur Herodote. Dans le mouvement breton (emsav) il était surnommé Bertrand du déclin tant son attachement à la couronne française hérissait le poil du militant. Résultat, en février 1977, la statue du connétable qui trônait au bord de la quatre voies St-Brieuc Rennes, à proximité de Broons (22), fut pétardée par le FLB.

Bon allez, j’entends les pimpons de la caravane du tour. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Anarchiste mais pas que…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de l’humanisme enjoué et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 5 juillet 2018, autant dire le 17 de messidor qui était traditionnellement consacré à la groseille.

Tout le monde connait Einstein et pourtant… Le 5 juillet 1940, mort de Carl EINSTEIN, à Betharram (Pyrénées Atlantiques). Poète, Durrutiécrivain, historien d’art et combattant anarchiste. Juif allemand, il naît le 26 avril 1885 à Neuwied (Allemagne). En 1918, il prend part à la révolution spartakiste. Passionné par l’art, il fréquente les milieux artistiques et devient un représentant du mouvement expressionniste en Allemagne, où il fait découvrir Picasso, le cubisme, mais aussi l’art africain. Au début des années 20 il était très proche d’Elsa Triolet. Son œuvre « L’Art du 20e siècle » publiée en 1926, révolutionne la façon d’aborder la peinture et les Arts Plastiques.

En 1928, il s’installe en France et fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris la revue « Documents ». Épris de liberté et profondément révolté, en 1936, il part en Espagne, avec d’autres compatriotes comme Helmut Rudiger combattre dans les rangs de la C.N.T. anarchiste. Il s’intègre au sein du groupe international de la carl_einstein-Dcolonne Durruti, mais il est blessé durant les combats. Il est à Barcelone, le 22 novembre 1936, pour prononcer l’oraison funèbre de Durruti. La guerre terminée, il passe les Pyrénées et se retrouve interné dans les camps du sud de la France avec les combattants antifascistes et la population espagnole fuyant les exactions des troupes franquistes. En 1940, sans illusions sur ce qui l’attend s’il tombe aux mains des nazis, il se donne la mort en se jetant dans le Gave d’Oloron. Une stèle dans le cimetière de Boel-Bezing (Pyrénées Atlantiques) rappelle son combat pour la liberté. Sources:Très belle biographie écrite par Liliane MEFFRE en 2002 « Itinéraire d’une pensée moderne ».

Bon allez, l’anarchie, tout ça, c’est bien beau mais j’ai ma pelouse qui m’attend. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

An Alarc’h -le cygne-

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la démocratie participative et du cochon de lait réunis, bonjour ! Figurez vous, chers lecteurs, que ce Samedi 30 juin 2018 n’est rien moins que l’équivalent du 12 Messidor, dédié à l’artichaut. Quand on réside dans le Léon comme votre serviteur, le jour de artichautl’artichaut c’est un peu la fête nationale. Je parle du camus de Bretagne, pas le violet de Provence, ni même l’épineux de Sicile. Non, il s’agit bien de ce bon gros chardon qui, comme disait le regretté Coluche : « Les artichauts, c’est un vrai plat de pauvres. C’est le seul plat que quand t’as fini de manger, t’en as plus dans ton assiette que quand tu as commencé ! ». Dois-je vous rappeler que c’est aussi l’anniversaire de la disparition de Bakounine, notre maître à tous… Enfin, façon de parler, il utilisait souvent le fameux ni dieu ni maître, titre du journal de Blanqui. Mais, n’oublions pas que dans le calendrier de nos amis pataphysiciens, le 30 Juin 2018 est en réalité le Lundi 16 Gidouille 145 St Inventaire, poète fête suprême quarte.

Mon calendrier perso me suggère de célébrer Cast qui aurait laissé son nom à la jolie commune de St-Cast-le-Guildo (22). Le 11 septembre 1758 s’est déroulé en Bretagne la célèbre bataille de saint-Cast. L’action se situe pendant la guerre de sept ans se déroulant sur le continent européen mais aussi en Amérique, en Afrique, aux Indes et sur les mers, en impliquant toutes les grandes puissances européennes, cette guerre sera a posteriori considérée saint-cast-bataille-300x236par les historiens comme la première guerre mondiale ! L’épisode qui nous concerne se déroule entre Saint-Malo et le cap Fréhel. Les bretons qui depuis de nombreuses années sont écartelés entre la voisine française et la perfide Albion vont, une fois de plus, assister au match. Nous sommes en septembre, une flotte d’une centaine de navires britanniques débarque à Saint-Briac 10 000 hommes avec comme objectif d’attaquer Saint-Malo. Mais un vent de Noroît les prive du soutien de leur flotte qui doit se réfugier à l’abri de la pointe de l’Isle en Saint-Cast. Repoussée par le feu des batteries des forts malouins, l’armée britannique fait mouvement vers l’ouest, pillant et brûlant les châteaux et les fermes de la région, pour rejoindre ses navires. Les 8 et 9 septembre, avec une troupe d’une centaine de volontaires du Guildo, jacques-Pierre Rioust des Villaudrains, un bourgeois, ralentit les Britanniques, en attendant les forces du duc d’Aiguillon. C’est sous le feu français que les Britanniques sont obligés de rembarquer le 11 septembre. La bataille s’engage sur la grande plage de Saint-Cast. Les Britanniques la belle meunièrelaissent sur le terrain quelque 2 000 morts, et environ 740 prisonniers. C’est l’un des rares faits d’armes où les Français sont victorieux durant la guerre de sept ans. En revanche, l’histoire est moins flatteuse envers le duc d’Aiguillon. En effet, dans la lutte du Parlement de Bretagne contre le pouvoir royal, La Chalotais minimisa le rôle du duc dans la bataille. En faisant allusion aux relations que celui-ci entretint avec la meunière du Moulin d’Anne, où il avait établi son quartier général, le procureur général put déclarer que : « le duc d’Aiguillon à Saint Cast s’était plus couvert de farine que de gloire ». Le nom de la « Belle Meunière », figure de l’histoire castine, est aujourd’hui associé à une célèbre pâtisserie de la station…

Enfin, quelques années plus tard, on prétendit que lors de la bataille, des soldats Léonards et Trégorrois, reconnaissant dans les chants de guerre des régiments gallois leurs vieilles chansons barzazbretonnes, refusèrent de tirer contre « leurs frères celtes ». Mais là dessus, je ne prendrai pas de paris… Nous vivons déjà à cette époque la genèse de ce qui allait devenir le « bloc agraire breton » basé sur le poids de l’aristocratie légitimiste et l’omnipotence d’un clergé farouchement intransigeant, entourant une paysannerie peu éclairée, tous trois viscéralement hostiles au régime républicain. Le ciment de ce mariage de la carpe et du lapin sera la soi-disant culture bretonne dont Hersart de la Villemarqué, auteur du Barzaz Breiz sera à partir de 1815 un zèlé représentant.

Voila pour la petite histoire, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

POTEMKINE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du septième art et de la sole meunière réunis, bonjour ! NousPicasso bleue blue period buveuse d'absinthe voici le Mercredi 27 juin 2018, hé oui, que le temps passe vite. Si on n’y prend garde, on va se retrouver en juillet en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. C’est le 9è jour de messidor dédié à l’absinthe. La fée verte dont le consommateur a souvent été représenté; ici à droite par Picasso lui même durant sa période bleue.

 

Le 27 juin 1905, une mutinerie éclate à bord du Potemkine, le principal cuirassé de la flottpotemkinee de guerre russe. Il devait son nom à un dignitaire russe très proche de la grande Catherine qui finit sa carrière comme généralissime des armées russes. C’est lui qui inventa les villages en carton, pour satisfaire la Tsarine au cours de son fameux voyage dans le midi de l’Empire (1787). Tout le long du Dniepr, pays aride et inhabité, des villas et des jardins furent installés afin de charmer les yeux de l’auguste visiteuse. Des masses populaires furent amenées des coins les plus éloignés de l’empire, des troupes furent échelonnées le long de la route avec mission d’acclamer la souveraine et d’exprimer l’enthousiasme des peuples nouvellement conquis.

https://youtu.be/Gg8jcQ1vCkw

Mais revenons à notre cuirassé. Le drame survient à Odessa, sur la mer Noire. Un marin est tué par un officier pour s’être plaint de la viande avariée. Aussitôt, l’équipage se soulève à l’instigation d’un meneur révolutionnaire, Afanasy Matiouchenko. Tandis que huit officiers rejoignent les mutins, le commandant et plusieurs autres officiers sont tués et jetés la mer. C’est que, depuis la défaite de Tsushima, un mois plus tôt, face à la flotte japonaise, les officiers de la marine tsariste ont le plus grand mal à se faire respecter par les escaliersleurs hommes. Les marins du Potemkine s’emparent du navire et hissent les drapeaux rouge et noir de la révolution. Deux autres navires se joignent à la sédition. Le surlendemain, l’insurrection s’étend au port d’Odessa et à d’autres ports de l’Empire. L’état de siège est déclaré et la répression fera plusieurs centaines de morts. Après une longue errance dans la mer Noire, la plupart des mutins finiront par obtenir l’asile politique en Roumanie, dans le port de Constantza. La mutinerie s’inscrit dans la série de troubles sociaux, politiques et militaires, qui empoisonnent le régime tsariste en cette année 1905. Sa célébrité vient surtout du film qu’en tirera le réalisateur soviétique Serge Eisenstein en 1925 : «Le cuirassé Potemkine». Chacun se souvient de la scène du landau qui dévale les marches du fameux escalier d’Odessa, un travelling de six minutes. Cette scène mythique a été reprise aussi bien par Brian de Palma dans les incorruptibles que par Terry Gilliam dans Brazil.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Enterre mon coeur à Wounded Knee…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’allégorie et de la soupe à l’oseille réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 juin 2018, 21è jour de prairial, habituellement dédié au barbeau. C’est le jour anniversaire de la mort de COCHISE, grand chef indien qui résista à la colonisation blanche. Il fut, de 1861 à 1872, dans le sud-est de l’Arizona, le plus célèbre chef de guerre de sa tribu (les Chiricahuas) et unifia la nation apache avec Geronimo.

Il fut le chef du groupe Chokonen de la tribu Apache Chiricahua et ne fut pas, dès le début, hostile aux blancs. Il commença à se battre contre eux en 1861 à cause d’une gaffe commise par le cochiselieutenant George Bascom de l’armée américaine. Cette année-là, Cochise et quelques-uns des siens se rendent chez les soldats pour se disculper d’un enlèvement d’enfant dont on les accuse. (Plus tard, on apprit qu’une autre bande d’indiens l’avait capturé). Ils sont alors traité en prisonniers. Cochise s’échappe mais le lieutenant fit pendre les indiens qui l’avaient accompagné. Dès lors, Cochise rejoint Mangas Coloradas pour combattre les blancs. Vers la fin de 1861, les soldats quittèrent la région de Chiricahua, pour partir à la guerre dans l’Est. Bascom mourut plus tard au cours d’une bataille, fauché par une boule de canon. Pendant dix ans Cochise effectuera des raids contre les ranches isolés, les mines, les diligences et les soldats américains, qui le feront entrer dans la légende de la résistance indienne. En 1865, la guerre de Sécession mangasétant terminée, de nouvelles forces militaires sont envoyées dans l’Ouest pour en finir avec la guérilla apache. La troupe de Cochise, très mobile, se réfugiant dans les collines entre deux raids parvient à tenir l’armée en échec jusqu’en 1871. Après sa reddition, Cochise est sommé de conduire sa tribu dans une réserve du Nouveau Mexique. Il refuse et prend à nouveau le maquis. Au matin du 30 avril 1871(en France débute la Commune de Paris), 150 mercenaires anglais, mexicains et indiens Papago attaquèrent un camp indien endormi, où ils massacrèrent une centaine d’innocents, des femmes et des enfants pour la plupart.à gauche Mangas Colaradas.

Les survivants furent placés en esclavage. Le président américain, Ulysse S. Grant, fut indigné par cet épisode, et envoya une commission de paix en Arizona, conduite par le général Oliver Howard et Vincent Coyler. Howard arrangea également une rencontre avec Cochise à l’automne, grâce à l’intervention de Thomas Jeffords. Cochise était amer, mais réalisait qu’il menait un combat perdu d’avance. Après onze jours de négociation, le général jeffordsaccorda à Cochise une réserve sur les terres Chiricahua, avec Jeffords en tant qu’agent. En contrepartie, Cochise tint parole, son peuple vécut paisiblement jusqu’à sa mort en 1874.à droite, Thomas Jeffords. A partir de cette date, le gouvernement brisa le traité signé par Cochise et déplaça sa tribu de leurs montagnes vertes vers le désert aride de l’Arizona. Le plus jeune fils de Cochise, Naiche, et Geronimo s’enfuirent avec la tribu et se cachèrent dans les montagnes de Chiricahua. Ils réussirent à rester libres pendant dix ans, ne se rendant finalement qu’en 1886. Si vous êtes intéressé par la culture amérindienne, n’hésitez pas à lire ou à relire « enterre mon cœur à Wounded Knee » de Dee Brown chez Albin Michel. En 2007 Yves Simonneau en a fait une adaptation pour le cinéma.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Vive la Commune…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la botanique pour les nuls et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble serpoletjusqu’à ce Lundi 28 mai 2018, 9è jour de prairial, que nos amis républicains avaient dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit…

Bon allez, puisque la grande marée populaire appelée de ses vœux par Mélenchon n’a pas débordée, commémorons l’avènement de la semaine sanglante. Le 28 mai 1871 marque, au rouge, la fin de la VarlinCommune de Paris. Toute la semaine, les Versaillais ont assiégé les fédérés, les derniers tomberont au cimetière du père Lachaise. Les hommes de Thiers vont s’acharner sur les communards. Arrestations, exécutions sommaires, déportation, emprisonnement… Cet épisode de l’histoire, qui n’a pourtant duré que 70 jours, a marqué à jamais l’épopée du peuple parisien. Séparation de l’église et de l’ Etat, respect des immigrants, droits des travailleurs, égalité des sexes et autres avancées sociales. Et puis, des milliers, sans doute des dizaines de milliers de morts. Parmi eux, Eugène Varlin.

https://youtu.be/eqbv94PSd8w

Le 5 octobre 1839, naissance d’Eugène VARLIN à Claye Souilly, près de Paris. Relieur, militant ouvrier, internationaliste, communard et libertaire. En 1865, il participe à la fondation d’une société d’épargne et de crédit mutuel des ouvriers relieurs. A la création de « l’ A.I.T » (l’Internationale), il adhère à l’organisation et devient un des secrétaires du bureau parisien. Il sera délégué au congrès de l’ A.I.T à Genève en 1868, et de Bâle en 1869. Il s’y prononce pour l’égalité l'assassinat de varlindes sexes ou encore pour « la collectivisation de la terre par les communes solidarisées ». Il est aussi, en 1868, à l’origine de coopératives de consommation. Lorsque la répression s’abattra sur l’ A.I.T, Varlin sera condamné une première fois à 3 mois de prison, puis contraint de s’exiler en Belgique pour se soustraire à une nouvelle condamnation en 1870. Il rentre en France à la chute de l’empire, devient le commandant d’un bataillon de la garde nationale, participe aux élections du 8 février 1871 puis, à partir du 18 mars, jour de l’insurrection, il fait partie du Comité central de la garde nationale. Le 26 mars, il est élu membre de la Commune de Paris. Il participe aux derniers combats de la semaine sanglante. Arrêté le 28 mai 1871, il est roué de coups, puis fusillé par les Versaillais, après avoir crié « Vive la République vive la Commune ».(à gauche son exécution peinte par Maximilien Luce)

« C’est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l’exploitation, de l’agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage, la Patrie, ses malheurs et ses désastres« . Eugène Varlin, pendant la commune. Merde, cela fait déjà presque 150 ans mon vieux Jean-Luc…

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

La conjuration des égaux…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du soufisme éclairé et du soufflé au fromage réunis, bonjour ! Puisque aussi bien nous sommes le Samedi 26 mai 2018 et que ce jour était le 7è de Prairial dans le calendrier républicain, autant vous le dire tout de suite, il était dédié au fromental encore nommé, l’avoine élevée. Et quand bien même vous contesteriez ceci, ce ne serait pas une raison suffisante pour élever l’avoine. Oui, bon, d’accord…

L’homme du jour est: François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 26 mai 1797 (8 prairial an V), c’est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et babeuf Gfut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du peuple. Ce journal, où il combat avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il adhère, à la même période, au Club électoral, club de discussion des sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Abandonnant le prénom Camille, qu’il avait adopté en 1792, il se fait alors appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.(Aujourd’hui encore il existe un groupe de réflexion à Gauche-social-libéral qui porte ce nom et est constitué en partie d’anciens haut fonctionnaires …) Babeuf défend la nécessité d’une « insurrection pacifique ». Cette impossibilité babeuf Dd’agir légalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux ». Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte. Le but est de continuer la révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ». Grâce aux informations d’un indicateur, la police arrête Babeuf, Buonarroti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin. Aujourd’hui on assiste davantage à la conjuration des égos…

Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme. Une haute cour est constituée, et le procès s’ouvre le 20 février 1797 en présence de deux ministres. Babeuf, à qui on reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le conjurationlendemain à l’échafaud. Darthé, qui avait également tenté de se suicider, est guillotiné avec lui le 8 prairial an V. Buonarroti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. Cinquante-six autres accusés, dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Ses enfants furent adoptés par Lepeletier et Turreau. Certains parlent d’un courant politique qui serait propre à Babeuf, le babouvisme dont se rapprocherait Auguste Blanqui, revendiquant l’égalitarisme et esquissant un pré-socialisme utopique. Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ».

Hopala, c’est un peu copieux pour un samedi. Allez merci de votre indulgence, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Nantes. En Bretagne ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la quadrature du cercle et des mightys réunis, bonjour ! En ce Vendredi 25 mai 2018, sixième jour de prairial, nous célébrons la mélisse. Si vous trouvez l’actualité particulièrement indigeste, je mélissevous recommande expressément la tisane de mélisse. Mon aïeule, pour qui l’herboristerie n’avait aucun secret, faisait bouillir deux branches de mélisse dans un litre d’eau et laissait infuser. Pour ma part, j’avoue que ma préférence va plutôt à un vieux whisky d’Ecosse. Cela me remet en mémoire le fameux pangramme de Georges Perec : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume. C’est une phrase qui permet d’utiliser toutes les lettres de l’alphabet, l’exercice est amusant, et par ailleurs, c’est un alexandrin.

Puisque on vous dit que Nantes n’est pas en Bretagne…

Oyez ceci: Nous sommes au mois de mai 843.  Le Duc de Bretagne Nominoé désirant agrandir le territoire breton, passa la Vilaine à la tête d’une forte armée qu’il commandait avec son fils Erispoë. Les forces franques nantaises s’avancèrent vers la Vilaine sous la conduite du Renaud d’Herbauges. Ils se rencontrèrent à Messac et c’est le comte Renaud qui remporta la victoire. Plusieurs sources Nominoe mentionnent également la possibilité que Nominoé était alors atteint par une maladie assez grave et que le commandement des troupes dirigées contre la région nantaise, fut confié à son fils uniquement. Cela expliquerait d’autant mieux le caractère hasardeux de la rencontre dite de Blain. Renaud croyant l’ennemi complètement hors de combat, réunit une troupe assez nombreuse et reprit la direction de Nantes. Arrivé à Blain, il s’arrêta pour faire reposer ses soldats. Chef et soldats étaient là, nous dit la Chronique de Nantes, étendus sur l’herbe près des bords de l’Isac, dans le plus complet abandon, lorsque soudain une troupe nombreuse se jeta sur eux : c’était le fameux Lambert II de Nantes que Charles-le-Chauve avait chassé de Nantes. Il avait fait alliance avec les Bretons, et à la tête de soldats rassemblés sur les frontières de l’Anjou, il s’était avancé sur la Vilaine, afin de réunir ses forces à celles de Nominoé. Ennemi juré de Renaud qui avait pris sa place comme chef du comté nantais, il se mit à sa poursuite, voulant satisfaire sa vengeance et réparer le désastre. Il surprit les Nantais désarmés, et en fit un grand carnage ; lui-même, de sa propre main tua le comte Renaud : c’était le 25 mai 843. Cette victoire bretonne, suivie d’autres, conduisit en 851, au Traité d’Angers, par lequel les pays Nantais et Rennais devenaient possession de la Bretagne.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des sixties et du poulet fermier réunis, bonjour ! Nous voici le thumb-le-statice---une-belle-fleur-a-faire-secher-8706.gifJeudi 10 mai 2018, 21è jour de floréal dédié à la statice, rien à voir avec l’Insee, c’est une petite plante que l’on peut apercevoir sur nos côtes. Le statice de l’ouest que les scientifiques nomment Limonium Binervosum; est une plante herbacée vivace de la famille des Plumbaginaceae. Avouez que ça vous en bouche un coin…

Tout à fait autre chose.

Durant la nuit du 10 au 11 mai 1968, au quartier latin à Paris, de nouveaux affrontements vont se dérouler, c’est la « Nuit des barricades ». Dès le début de la soirée, 20 000 manifestants occupent le quartier latin, qui prend un aspect insurrectionnel. Les rues se couvrent de barricades, certaines hautes de 3 mètres. Ici à droite, c’est la rue Gay-Lussac. La population sympathise avec les émeutiers. Après l’échec des négociations, à 2 heures 15, les CRSgay-lussac se lancent à l’assaut des premières barricades de la rue Gay-Lussac. La police ne prendra la dernière que trois heures plus tard, après de très violents affrontements qui feront plus de 350 blessés (dont 251 chez les policiers). 469 manifestants seront interpellés et 188 véhicules seront incendiés ou endommagés. La contestation va alors gagner le monde du travail, les syndicats et les partis politiques, la grève générale sera effective à partir du 13 mai. A la fin du mois de mai, les accords de Grenelle aboutissaient à une augmentation du SMIG de 25%, une hausse des salaires, une diminution du temps de travail… Sur les murs, les graffitis chantaient l’avènement d’un nouveau monde: « Il est interdit d’interdire » – « Sous les pavés, la plage » – « L’imagination au pouvoir »… cinquante années se sont écoulées, l’heure est peut-être venue d’en remettre une couche !

En vérité, je vous le dis, il y aura d’autres barricades et oui, ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront comme le chantaient les communards…En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.