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Louise, ma Louise…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de la chanson réaliste et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 08 janvier 2017, 19è jour de nivôse, dédié au marbre, et en Bretagne on fête les Gurvan  (ou Gurwant) celui-ci était l’un des prétendants qui se disputèrent le trône de Bretagne après la mort de Salomon. Comte de Rennes, il aurait épousé la fille du roi Erispoë, et prétendait à ce titre succéder à Salomon. J’en profite pour glisser un message perso à l’attention de tous les caillouteux. Notre ami Rodo se débat avec quelques problème techniques sur les site « cailloux dans le brouill’art » résultat des courses: changement d’adresse. Mettez vos blogrolls à jour: http://rodlediazec.blogspot.fr/

Il y a 112 ans, le 09 Janvier 1905, décès de Louise Michel. Louise, ma Louise, mon institutrice préférée, Louise, ma communarde, ma combattante, ma graine d’ananar… J’aime cette image taguée qui la remet au goût du jour. Fille illégitime d’un notable et d’une servante, Louise-tagLouise Michel reçoit dans la famille de ses grands-parents paternels une éducation affectueuse et soignée. Après avoir obtenu un brevet d’institutrice, elle s’installe à Paris en 1856 pour y exercer ce métier. Mais elle se consacre également à la poésie, et, bientôt, à la politique, au sein du mouvement Blanquiste. Savez vous, qu’à ma connaissance, La station Louise Michel (métro de Paris) est la seule à honorer une femme et la seule à honorer une anarchiste… Musique maestro: c’est Louise Michel qui a écrit cette chanson en avril 1871, en pleine Commune de Paris . dans la version originale de Louise Michel, il est fait référence à la journée du 18 mars 1871 qui vit le déclenchement de l’insurrection.

C‘est durant la Commune de Paris que se révèle son dévouement à la cause révolutionnaire. La «Vierge rouge» déploie alors une activité inlassable : propagandiste, animatrice d’un club politique, ambulancière, elle participe également à la plupart des combats contre LouiseMichelles troupes de Versailles. Arrêtée au terme de la Semaine Sanglante, elle est, en 1873, condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie. En exil, Louise Michel côtoie brièvement le libelliste Henri Rochefort. Plus sérieusement, elle se convertit à l’anarchisme et se lie à la population Kanaque. En 1880, l’amnistie générale des crimes commis sous la Commune l’autorise à regagner la métropole. Figure dès lors incontournable du mouvement anarchiste français, Louise Michel est étroitement surveillée par la police, qui l’arrête à plusieurs reprises pour ses participations à des manifestations ou des meetings insurrectionnels.

Le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte.  L’âge venu, elle repart inlassablement, à chacune de ses sorties de prison, pour de longues tournées de conférences à travers la France et le monde. C’est au cours de l’une d’entre elles michel_funerailles-300x202qu’elle s’éteint à Marseille en 1905, victime d’une pneumonie. Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise MICHEL. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17 heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes. La cérémonie s’achève par un grand meeting, où Benoît Broutchoux, Charles Malato et Séverine prennent la parole. Eau-forte d’Albert Peters-Desteray.

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

A bas les chefs: Joseph Dejacque…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, LECTURE, PORTRAIT

Amis de la procrastination et du trot monté réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 27 décembre 2016. L’année à peine a fini sa carrière (ô lac !) et c’est le 7è jour de nivôse dédié à l’humus.

Le 27 décembre1821, naissance de Joseph DEJACQUE, à Paris.
Socialiste anti-autoritaire et véritable premier militant « libertaire » (mot dont il est l’inventeur). Orphelin de son père, il est élevé par sa mère, lingère. Entré en 1834 comme apprenti, il devient, en 1839, Dejacquecommis de vente dans un commerce de papiers peints (chui pas sûr pour les accords). En 1841, il s’engage dans la Marine, découvre l’Orient mais aussi l’autoritarisme militaire. En 1847, il commence à s’intéresser aux idées socialistes, et collabore au journal « L’Atelier ». L’insurrection parisienne de février 1848 met fin à la monarchie de Louis-Philippe, mais très vite l’alliance des bourgeois républicains et du prolétariat ouvrier vole en éclat. Dejacque publie un poème « Aux ci-devant dynastiques, aux tartuffes du peuple et de la liberté » dans laquelle il se fait le porte parole des aspirations ouvrières. Et puisque vous avez été particulièrement fidèles pendant ces fêtes, un petit bonus…

En avril, les premiers affrontements ont lieu entre les forces de la bourgeoisie qui ont proclamé « La République honnête » et les ouvriers socialisants. Le 15 mai, l’Assemblée Constituante est envahie par les ouvriers, mais les principaux responsables socialistes sont arrêtés. Les ouvriers occuperont la moitié de la ville aux cris de « Vive la révolution sociale ». La répression est terrible, l’armée usant de l’artillerie, massacre trois mille insurgés. Quinze mille sont arrêtés et déportés sur a bas les chefsles pontons de Cherbourg et de Brest. Dejacque est parmi eux, bien qu’il n’ait pas participé directement à l’insurrection. Libéré en 1849, il rejoint Paris et, en août 1851, publie « Les Lazaréennes, fables et poésies sociales » qui lui valent aussitôt une condamnation à 2 ans de prison et 200 fr d’amende. En 1855, il signe le manifeste inaugural de l’A.I.T, puis se fixe à la Nouvelle-Orléans où il écrit « l’Humanisphère, utopie anarchique », et prend la défense des femmes dans une lettre à Proudhon où apparaît pour la première fois un vocable de l’invention de Joseph Déjacque, ‘‘libertaire’’. L’objet polémique en est le statut social de la femme, sujet alors largement débattu. Proudhon assignait aux femmes le rôle de mère au foyer se consacrant à sa famille, soumise à l’époux dans un couple monogamique rigide (le mariage chrétien laïcisé), peu instruite et interdite de participation à la vie publique.

En 1861, découragé, il rentre en France à la faveur de l’amnistie de 1860. Mais, dans la misère, il sombre dans la folie et meurt à Paris en 1864.
« Privilégiés! – pour qui a semé l’esclavage, l’heure est venue de récolter la rébellion. Il n’est pas un travailleur qui, sous les lambris de sa cervelle, ne confectionne clandestinement quelques pensées de destruction. Vous avez, vous, la baîonnette et le Code pénal, le catéchisme et la guillotine; nous avons, nous, la barricade et l’utopie… »
In: l’Humanisphère, utopie anarchique. Sources : Ephémérides anarchistes.

Voila pour notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

Graine d’ananar…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de la planète enchantée et du bacalao réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 17 décembre 2016, c’est le 27è jour de frimaire chene-liegedédié au Liège. Notez dans un coin qu’à la vérité, Nous sommes aujourd’hui le Mardi 17 Sable 144 St Moyen, français fête suprême quarte si l’on en croit les pataphysiciens. Je me souviens avoir marché dans les grandes forêts de chêne-liège au Portugal du côté de Setubal… En ces temps là, les œillets fleurissaient les canons, les jeunes capitaines faisaient danser les filles, le fado résonnait dans l’Alfama, tous les espoirs étaient permis. C’était avant, bien avant…

Tiens, encore un anniversaire.

Né à Vannes, en Bretagne, titulaire du seul certificat d’études primaires, ouvrier meunier, puis représentant pour la vente à crédit, Alphonse Barbé part en 1912 à Paris travailler comme triporteur. C’est là qu’il embrasse l’idée anarchiste, après avoir entendu Sébastien Faure parler à la tribune d’un meeting. Entre-temps devenu marchand ambulant en Bretagne, il est de retour à Paris en 1914, à l’approche de la guerre, convaincu que la classe ouvrière organisée déclenchera une grève générale insurrectionnelle contre l’imminent fratricide. Ses les anars cas de conscienceespoirs, comme ceux de tant de ses camarades, sont déçus par la trahison des leaders socialistes et syndicalistes, et il n’échappe pas à la mobilisation. Blessé au front en septembre 1915, il déserte un an plus tard et se cache à Paris où, sous une fausse identité, il milite contre la guerre et pour l’anarchisme. Arrêté en juin 1917 avec d’autres camarades pour avoir publié un numéro clandestin du Libertaire, il est condamné à trois ans de prison ; libérable avec l’amnistie d’octobre 1919, il est arrêté à sa sortie de prison et replonge un an pour désertion. À sa libération, il rejoint sa compagne à Caen, et retourne faire les marchés. La Révolution russe le décide un temps à participer aux activités du parti communiste, mais il revient très vite sur cette erreur.

En 1923, Barbé fonde Le Semeur de Normandie, organe de libre discussion, qui est alors l’un des rares journaux à prendre parti pour les objecteurs de conscience, qui commencent à s’organiser en France à cette époque. Rebaptisé en 1925 Le Semeur contre tous les tyrans, organe bi-mensuel de culture individuelle, il paraîtra jusqu’en novembre 1936. Il fera paraître un appel en faveur de la réhabilitation de VAN DER LUBBE qui incendia le Reichstag et à qui j’avais consacré un billet que vous pouvez lire en cliquant sur le lien ICI.

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Posséder, c’est se faire posséder…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, LECTURE

Amis de la démocratie participative et du cochon de lait réunis, bonjouartichautr ! Figurez vous, chers lecteurs, que ce Jeudi 30 juin 2016 n’est rien moins que l’équivalent du 12 Messidor, dédié à l’artichaut. L’artichaut, c’est bien connu, est au Léon (29) ce que la bêtise est à Cambrais, le nougat à Montélimar, Colombine à Pierrot et Castor à Pollux.  Je parle du camus de Bretagne évidemment, pas le violet de Provence, ni même l’épineux de Sicile. Non, il s’agit bien de ce bon gros chardon qui, comme disait le regretté Coluche : « Les artichauts, c’est un vrai plat de pauvres. C’est le seul plat que quand t’as fini de manger, t’en as plus dans ton assiette que quand tu as commencé ! ».

Le 30 juin 1840, sortie du livre de PROUDHON « Qu’est-ce que la propriété? ou Recherche sur le principe du droit et du gouvernement ». Ce premier mémoire est dédié à l’Académie de Besançon. Cela provoque un scandale; cette dernière exige le retrait de la dédicace, et somme Proudhon de venir s’expliquer devant elle. Le bac est passé mais je ne résiste pas au plaisir de vous proposer ce petit devoir de vacances:

«Sachant qu’il existe une quantité finie d’objets appropriables. Un droit de propriété sur ces objets va développer un nombre fini de propriétaires possédants les objets. Plus un propriétaire possède d’objet, plus il est puissant, plus il peut posséder d’objets. Nous avons donc ici une boucle de rétroaction positive. De plus, plus un propriétaire posséder Missticpossède d’objets, moins les autres en possèdent, moins ils sont puissants, donc moins ils peuvent posséder. Nous avons ici une deuxième boucle de rétroaction positive.(Le terme de rétroaction positive est très souvent employé dans le domaine du changement climatique. Certains facteurs comme l’augmentation des températures vont provoquer des effets sur le climat qui à leur tour vont accentuer l’augmentation des températures. C’est alors un cercle vicieux qui s’enclenche et qui accentue le phénomène.)
Par conséquence, l’état stationnaire d’un système économique basé sur le principe de la propriété a pour conséquence directe l’établissement de monopoles, et d’accroître les inégalités. Or l’homme doit pouvoir profiter des objets dont il a besoin, et ce de manière équitable. Le concept de propriété dépossède donc l’homme de ce droit. Donc, la propriété, c’est le vol. »

Voilà, je ramasserai les copies en septembre mais, d’ici là vous pouvez déposer vos commentaires. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Dansons la Ravachole…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de la Carmagnole et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 21 Juin 2016, troisième jour de Messidor dédié à l’oignon; celui de Roscoff évidemment.

En règle générale, en particulier non plus d’ailleurs, je ne suis guère zélateur de ces agités du bocal qui sont porté sur la dynamite comme d’autres sur le Picon-bière. Mais celui-ci est emblématique de ce que fut l’anarchisme à une certaine époque. Le 11 juillet 1892, mort de François KOENIGSTEIN, dit RAVACHOL (du nom de sa mère), guillotiné ravacho_enchaineà Montbrison. Anarchiste expropriateur et vengeur dynamiteur. Il est né le 11 (14?) octobre 1859 à Saint Chamond (Loire). Son enfance est misérable et il est contraint de travailler dès l’âge de 8 ans. Il devient antireligieux à la lecture du « Juif errant », puis anarchiste par révolte contre l’injustice de la société. Refusant son sort, il décide de voler ce qui lui est nécessaire. Le 15 mai 1891, il pille une tombe, mais ne trouve pas les bijoux escomptées. Le 18 juin 1891, à Chambles, il vole un vieil ermite très riche ; ce dernier se rebiffe et Ravachol le tue. Il sera par la suite soupçonné d’autres meurtres dans la région. Arrêté par la police, il parvient néanmoins à lui échapper et se rend à Paris après avoir fait croire à son suicide. Révolté par le jugement qui frappe les anarchistes, Decamps et Dardare, il décide de les venger.Tiens, petite chanson de l’époque où Renaud était encore fréquentable.

 

Aidé par des compagnons, il vole de la dynamite sur un chantier et le 11 mars 1892, il fait sauter le domicile du juge Benoît. Le 27 mars, l’immeuble où habite le substitut Bulot est gravement endommagé par une ravachol gravureexplosion qui fait quelques blessés mais aucun mort. Dînant au restaurant Very, Ravachol se trahi par ses propos tenus au garçon Lhérot, qui le fera arrêter 3 jours plus tard. Jugé dès le 26 avril 1892, à Paris pour ses attentats, il est condamné au bagne à perpétuité. Il passe ensuite devant la Cour d’Assises de la Loire le 21 juin pour ses meurtres où il accueille sa condamnation à mort au cri de « Vive l’anarchie ». Ici à droite, un bois gravé de Maurin. Guillotiné, Ravachol devient un mythe de la révolte. « Messieurs, j’ai l’habitude, partout où je me trouve de faire de la propagande. Savez-vous ce que c’est que l’anarchie? »: Ravachol s’adressant à ses gardiens. Des chansons lui sont consacrées (La Ravachole, sur l’air de la Carmagnole). Sources: Ephéméride anarchiste

En vérité, un drôle de zig… Consacrons lui une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, merci d’être passé par ici à l’heure du solstice, portez vous bien et à demain peut-être.

Une jolie graine d’ananar…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis du cinémascope et de la cotriade réunis, bonjour !  Nous sommes le Mercredi 13 avril 2016, 24è jour de Germinal, et, c’est pas des salades, c’est le jour de la roquette qui est une plante annuelle de la famille des Brassicacées, à fleurs blanches ou jaunâtres veinées de brun ou de violet; ses feuilles ressemblent à celles des radis et des navets, botaniquement très proches, et ont une saveur piquante et roquettepoivrée. Le calendrier du facteur nous suggère de fêter les Ida (bonne fête Ida, fidèle lectrice.) qui fut, chacun le sait, la maman de Godefroi de Bouillon… Quand aux anniversaires, pour en finir avec l’éphéméride, c’est celui de la « Giennoise », autre fidèle lectrice de ce blog et vieille amie (c’est pas qu’elle soit vieille mais amis depuis longtemps), et je vous invite à vous joindre à moi pour lui souhaiter un excellent anniversaire en attendant de pouvoir le faire de vive voix. Bon, c’est pas pour me vanter mais… Il fait beau ça jette l’eau ! Et, force m’est de constater que les travaux des champs ne sont pas terminés; de lourds et pénibles efforts m’attendent encore. Oui, bon, ben, ils attendront hein !

Le 13 avril 1949 voit la disparition d’une grande figure de l’anarchisme, Marie-Louise BERNERI, militaBernerinte et propagandiste anarchiste. Fille aînée du militant et penseur anarchiste italien Camillo Berneri, elle est née le 1er mars à Arezzo (Toscane). Suite aux persécutions de son père par la police fasciste, la famille émigre en France en 1926, où Marie-Louise va faire ses études en psychologie infantile à la Sorbonne. Elle commence à militer avec des anarchistes français à la même époque. En avril 1936, elle part s’installer à Londres. Elle retourne ensuite en France, avant d’aller rendre visite à son père en Espagne. Elle retournera à Barcelone pour assister aux funérailles de celui-ci, assassiné en mai 1937.

En 1945, les autorités anglaises désirant mettre un terme à ces « activités séditieuses » (antimilitaristes) intentent un procès à Marie-Louise, Vernon Richards, Philip Sansom et John Hewetson, mais alors que ses compagnons sont condamnés à 9 mois de prison, elle est acquittée (grâce un article de la loi anglaise qui dit qu’une femme ne marie louisepeut conspirer avec son mari (sic). Son action ne se limite d’ailleurs pas à la stricte propagande militante; passionnée par la psychologie, elle popularisera en Angleterre les ouvrages de Wilhelm Reich, et s’intéressera avec son compagnon à la photographie. Après sa mort, se constituera un Comité en sa mémoire, lequel éditera ses ouvrages posthumes: « A tribute » (1949), » Journey through Utopia  » (Voyage à travers l’Utopie) 1950, « Neither East nor West »(1952) anthologie de ses articles de 1939 à 1948. A noter également que son nom sera donné, de 1951 à 1957, à une Colonie libertaire d’enfants (Colonia Maria Luisa Berneri), créée par sa mère Giovanna et Cesare Zaccaria, à Piano di Sorrento (Italie).

« Nous ne bâtissons pas notre mouvement sur d’obscures idées. Peut-être que nous devrions produire moins d’idées, mais nous devrions être capables de les comprendre complètement et de les expliquer aux autres à tout moment. » j’en connais qui devraient s’en inspirer.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Le dormeur DUVAL…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis la concorde universelle et du calendrier des postes réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 29 mars 2016 d’après le calendrier du facteur et le 9è jour de germinal dédié à l’Aulne, d’après celui des républicains. L’aulne: pas la rivière mais l’arbre qui peuple ses berges. On dit aussi Vergne, en breton Gwern. Pour les anciens Bretons, l’aulne était l’arbre de l’union avec les Gaëls. Il faisait partie du bosquet sacré des druides. Chez les Grecs et les Romains, l’aulne était l’arbre de la mort.

L‘homme du jour c’est Clément DUVAL. Oh ce n’est pas un tendre ni un enfant de marie mais un anarchiste comme il s’en faisait à cette époque là. Clément Duval, blessé à deux reprises pendant la guerre de 1870, avait été cassé de son grade de caporal pour indiscipline. Devenu Duvalanarchiste, il avait été avec A. Ritzerfeld l’un des fondateurs à l’automne 1882 dans le 17è arrondissement du groupe La Panthère des Batignolles, dont l’ordre du jour de la première réunion, paru dans L’Etendard Révolutionnaire du 15 octobre, portait sur « la confection des bombes à main ». Tout un programme ! Suite à l’arrestation en octobre 1886 d’un receleur, Clément Duval était accusé d’avoir été l’un des auteurs du cambriolage effectué le 5 du mois dans un hôtel particulier de la rue de Monceau qui avait été ensuite incendié par les voleurs.

Lors de son arrestation, il blessait ,« au nom de la liberté », de plusieurs coups de couteau l’agent Rossignol qui l’appréhendait « au nom de la loi ». Emprisonné à Mazas, Duval se justifiât dans Le Révolté (12 novembre 1886) d’une condamnation à un an de prison pour vol en 1878. Lors du procès aux assises, Duval justifiait son action dans une bagnelongue déclaration : » …Soyons logique, vous êtes la force, profitez en et s’il vous faut encore une tête d’anarchiste, prenez la, le jour de la liquidation on vous en tiendra compte…Vous m’inculpez de vol, comme si un travailleur qui ne possède rien pouvait être un voleur. Non , le vol n’existe que dans l’exploitation de l’homme par l’homme, en un mot par ceux qui vivent aux dépens de la classe productrice… » Le 12 janvier, Duval, dont la défense avait été éditée à 50.000 exemplaires sous le titre Le Pillage de l’hôtel Monceau –  était condamné à mort; puis la peine était commuée en février en travaux forcés à perpétuité. Ici à droite, le bagne de St Laurent du Maroni.

Duval, matricule 21551, arrivait en Guyane le 24 avril 1887 à bord de « L’Orne » en provenance de Toulon. Il fut envoyé aux Iles du Salut où il resta 14 ans, dont de nombreux mois de cachot, et tenta à dix-huit reprises de s’évader. Transféré à Saint-Laurent-du-Maroni, il parvenait à s’évader avec huit autres le 14 avril 1901 et à gagner la Guyane anglaise d’où, le 17 juillet 1901 il écrivait à Jean Grave pour lui demander une aide de 500 francs, n’ayant ni travail, ni argent et disposant d’un mois pour quitter la colonie. En 1903 Clément Duval parvenait à moi-clement-duval-bagnard-et-anarchistegagner les Etats-Unis où il était aidé par des anarchistes français et italiens. Il rédigeait ses mémoires publiées en 1907 en feuilleton dans le journal italien Cronaca Sovversiva (New York) et dont quelques pages seront publiées en France par L’ En Dehors . Il aurait collaboré à plusieurs numéros de La revue anarchiste. Clément Duval est mort à Brooklyn le 25 mars 1935. Il avait passé ses derniers mois chez Max Sartin et Fiorina Rossi qui, se souvenant de lui, témoignaient : « C’était un vieux petit homme, déformé par l’arthrite. Mais il faisait sa gymnastique tous les matins. Un camarade français, médecin, venait à la maison pour l’examiner. Nous l’appelions ’Il Nonno’, le grand-père, et les voisins pensaient que c’était le père de Max ». L’essentiel de ses mémoires a été publié et présenté, sous le titre Moi Clément Duval, bagnard et anarchiste (Ed. Ouvrières, 1991). Dans ses mémoires, il dit avoir côtoyé un certain « Papillon » mais qu’il n’appréciait guère son coté égoïste… Sources: Dictionnaire international des militants anarchistes. (R.D.)

Allez, aujourd’hui, on ne risque plus de rencontrer ce type de personnage haut en couleurs. Les poseurs de bombes sont des mous du bulbe manipulés par des princes enturbannés et/ou des ayatollah psychotiques.  Merci beaucoup de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

On l’appelait Mimosa…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, HISTOIRE

Amis de la bravitude et du poulet citronné réunis, bonjour ! Ce dimanche 16 août 2015 correspond au 29è jour de thermidor, dédié au coton. Je vais donc en profiter pour vous parler d’une de ces nombreuses militantes anarchistes qui laissa ses illusions et sa vie sur les barricades espagnoles. Quel rapport avec le coton? aucun!

Oyez l’histoire de Georgette Kokoczinski (dite Mimosa)

Le 16 août 1907, naissance de Georgette, Léontine, Roberte, Augustine, KOKOCZINSKI dite « Mimosa » à Paris. Militante anarchiste française, volontaire antifasciste sur le front d’Aragon. Née Brivadis (du nom de sa mère, Léontine Brivadis ) puis devenue Ango (après la reconnaissance par son père, Robert Ango) à 16 ans, elle quitte le domicile familial et est accueillie dans le foyer d’André Colomer et sa compagnemimosa Magdalena qui lui font découvrir les idées libertaires. A partir de 1925, elle vit en union libre avec le compagnon Ferdinand Fortin, et milite au groupe « Éducation Sociale » que celui-ci avait créé à Loches en Touraine où elle commence à intervenir dans les meetings. De retour à Paris en 1928, elle intègre un groupe théâtral où, sous le nom de scène de « Mimosa », elle se produit lors de rencontres ou de fêtes libertaires. Elle collabore également à la Revue Anarchiste (créée par Fortin), qu’elle vend après ses récitals. Poursuivant parallèlement des études, elle obtient un diplôme d’infirmière.

Le 7 novembre 1931, elle se marie à Colombe (Seine) avec le journaliste socialiste Miecsejslaw Kokoczinski (1910-2003).
Dans la foulée de la révolution espagnole en juillet 1936, elle part dès la mi-septembre en Espagne, et s’engage dans le Groupe International de la Colonne Durruti qui combat devant Saragosse. Elle emploie ses connaissances médicales à colonne Durrutil’infirmerie aux côtés d’autres militantes comme Augusta Marx et Madeleine Gierth (de nationalité allemande). C’est là, à Perdiguera (Aragon), qu’elle trouvera la mort, le 16 octobre 1936, massacrée par les franquistes lors d’une contre-offensive. Créé fin mai 1937, dans le quartier de Gracia, à Barcelone, le groupe francophone de la FAI (dont faisait partie Fortin) pris le nom de « Mimosa ». A noter que Mimosa tenait un journal (pathétique) de son engagement en Espagne, qui fut retrouvé après sa mort et recopié par Fortin (aujourd’hui conservé à l’IISG d’Amsterdam).
« Le bonheur ! Vous ne savez pas comme je l’ai cherché, je m’en souviens à peine moi-même ; dans les livres graves, dans les lits douteux, dans la simplicité des choses… » sources: Éphéméride anarchiste.

Voilà pour ce dimanche, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Ah qu’il est beau le A dans l’O…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME

Amis de la numismatique scandinave et du renstek aux airelles réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 03 avril 2015, 14è jour de germinal dédié au hêtre (un seul hêtre vous manque et tout est peuplier, disait mon aïeule pour qui un renstekmauvais calembour valait plus qu’un bon jeu de mots…) dans le calendrier républicain, alors que pour les pataphysiciens, il s’agit de la St Georges Dazet, poulpe au regard de soie. Pour les bretonnants c’est la saint Idunet. D’après la tradition, ce serait un disciple de saint Guénolé. Il aurait vécu dans une grotte en un lieu-dit Nin, d’où provient le toponyme Castel-Nin, aujourd’hui Châteaulin.

Pour les nouveaux lecteurs de ce modeste blogue j’avais envie d’en remettre une couche sur l’origine d’un logo pas tout à fait comme les autres. Grâce à un petit livre très illustré paru il y a quelques temps, on connaît enfin l’origine de ce symbole, sceau de l’insoumission, de la rébellion, de l’anarchisme : le A cerclé, ou A dans l’O. A force de le voir graffité sur des murs à A dans l'Ola craie, à la bombe (de peinture), sur des T-shirts et des drapeaux, on pensait qu’il était là depuis toujours. Certains pensaient que ce A dans l’O était des lettres d’évangile ou encore le A et l’O extraits du nom de Ravachol, le militant anarchiste. D’autres ont cru qu’il synthétisait, au XIXe siècle, l’idée de l’anarchie dans l’ordre prônée par Pierre-Joseph Proudhon. La plupart (espagnols…) ont semblé le voir, pendant la guerre d’Espagne, arboré quelque part dans la colonne Durruti.

En fait, ce signe est une création iconographique plus récente. Etudes et preuves à l’appui, certifiées par le Centre d’études libertaires Pinelli de Milan et le Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne, on sait désormais que le premier «A» cerclé remonterait à 1964. En avril jeunesses_libertairesprécisément, il apparaît dans le Bulletin des Jeunes Libertaires comme projet de signe de ralliement proposé « à l’ensemble du mouvement anarchiste ». On connaît les noms des concepteurs : Tomas Ibanez et René Darras. En 1968, il reste encore discret. Redessiné élégamment (A avec empattement, en négatif sur fond circulaire noir) en 1971 par le frère d’Amedeo Bertolo, Gianni, pour être le titre d’un officiel mensuel anarchiste, il retrouve sa place dans son camp, après avoir été utilisé par l’extrême droite, notamment en Italie.

Pour Amedeo Bertolo, le « père adoptif » du A cerclé, à qui on demande si après 40 ans, le A dans l’O a bien vieilli, sa réponse est claire : « Il me semble encore très efficace, tant anar végétariencomme symbole de révolte anti-autoritaire que comme “ signature ” des multiples anarchismes contemporains. Et j’ai même déniché un logo qui est celui des anarchistes végétariens. Etonnant non ! (Sources:Article de Mesplé paru sur Rue 89. « A cerclé, histoire véridique d’un symbole » ed. Alternatives)

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

En mangeant la… Basconaise.

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis du végétalisme et de la Basconaise* réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi10 novembre 2014, 314e jour de l’année du calendrier grégorien, il vous reste 51 jours avant Rimbaud_-_tombe_à_Charlevillele réveillon. C’était généralement le 20e jour du mois de brumaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la herse. Mais, vous dirait monsieur UBU, le 10 Novembre 2014 est en réalité le Dimanche 8 As 142 St RIMBE, OISIF fête suprême tierce. Le 10 novembre 1891 à Marseille, Arthur Rimbaud nous quittait définitivement pour l’Orient éternel. J’ai pourtant choisi d’évoquer ici, un autre Rimbault…

Le 9 avril 1877, naissance de Louis RIMBAULT à Tours. Militant libertaire et propagandiste du végétalisme. Il est né dans une famille nombreuse et pauvre, et exerce divers petits métiers avant de se fixer à Livry-Gargan en Seine et Oise, où il monte une quincaillerie, puis travaille comme serrurier. Vers 1903 il est élu conseiller municipal sur une liste radicale-socialiste mais il évolue ensuite vers l’anarchisme individualiste. rimbault_Végétarien convaincu, attiré par les « Milieux libres », il participe à la Colonie communiste libertaire de Bascon (Aisne) vers 1910-1912, puis se fixe à Pavillons-Sous-Bois où il y fonde une petite communauté que fréquente Octave Garnier. Rimbault fréquente lui-même le milieu illégaliste de Romainville autour du journal « l’anarchie » et va se retrouver mêlé aux affaires de la bande à Bonnot.

Après le braquage de la rue Ordener, la police perquisitionne les anarchistes connus. Il préfère prendre la fuite, mais il sera arrêté en janvier 1912 et emprisonné pour complicité, car la police le sait proche de Carouy et de Dettweiler, et elle à retrouvé à son domicile des timbres volés à la Poste de Romainville. Il simule alors la folie et arrive à se faire interner, ANONYME-RARE-ALBUM-SUR-LA-BANDE-A-BONNOT-1910-1913-EXCEPTIONNEL-REPORTAGE-D-EPOQUE&HELLIP-il ne comparaît donc pas au procès de la bande, où il y est finalement acquitté. Libéré après deux ans de préventive et d’internement. Il est réformé en 1913, mais il sera néanmoins mobilisé en 1915 comme mécanicien à Paris. En 1919, il milite dans les « Conseils d’Ouvriers Syndiqués », embryon de soviets fédérés qui s’opposent au dirigisme des communistes.

En 1922, il collabore au journal « Le Néo-Naturien » qui prône un retour à la nature par le biais de l’alimentation, et se fait le promoteur du végétalisme. Dans le même esprit, il fonde en 1923 la colonie « Terre libérée » à Luynes (Indre et Loire). Il est par ailleurs le créateur d’une recette de cuisine « La basconaise », plat unique composée d’une trentaine de légumes (crus), sensée régénérer l’homme. Victime d’un accident en neo_naturien1932, il restera invalide jusqu’à sa mort, le 10 novembre 1949. Sources *La basconaise se compose de tous les légumes crus, râpés (carottes, navets, betteraves, radis noirs, salsifis, etc…) coupés en tranches (champignons, oignons, courgettes, tomates, radis, etc…) ou en lanières fnes (chou rouge ou vert, épinards, etc…). Assaisonner tout ensemble ou les divers éléments séparés, avec de l’huile (olive de préférence), du sel marin, du jus de citron (facultatif), des olives noires, de l’ail pilé, des rondelles d’oignons, du persil ou du cerfeuil haché, quelques feuilles de romarin ou d’estragon, etc… Pour les mélanges, mettre toujours un légume en dominante pour obtenir des saveurs différentes à chaque fois.
C’est pas beautiful ça mes body boys ? Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.