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Du reuz sur l’île de Sein…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de l’apiculture et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous voici le Jeudi 18 juin 2020, dernier jour de prairial dans le calendrier républicain et il était dédié au chariot et non à la pelle comme certains nostalgiques voudraient nous le faire crofemme de l'île de Seinire (la pelle du 18 juin. Mouarf !!!). Tiens à ce propos, cette année va y’avoir du reuz sur l’île de Sein au motif que la cheffe du parti de la droite extrême (R.N.) envisage de participer aux cérémonies de commémoration du fameux appel du général de Gaulle. Pas de ça chez nous on dit les bien-pensants en avançant l’heure de la cérémonie avant l’arrivée du bateau qui assure la navette avec le continent privant la Marine de son numéro de néo-gaulliste. A gauche: magnifique peinture de Xavier de Langlais femme de l’île de Sein… Oui mais voila, la Marine elle a plus d’un tour dans son sac à dos et elle à débarqué dès hier sur l’île, dans l’indifférence des six habitants qui se trouvaient là. Le clan des six iliens !

Mais revenons à notre chariot. S’il se trouve parmi vous un prof de français, qu’il m’explique pourquoi on met un seul « R » à chariot et chariotdeux à carriole, charrette, charrue et carrosse. C’est le septième arcane majeur du tarot. Il symbolise la réussite, la victoire, le but atteint. C’est le signe de la main mise de l’homme sur son destin. Le char du Triomphe qui caractérise le hiéroglyphe de cette lame dans le livre de Thoth, indique qu’il échappera aux lois de causalité du destin si le conducteur parvient constamment à dominer les deux sphinx de polarités magnétiques différentes que sont Jakin et Boas. En termes profanes : choisis ton camp camarade… Mon calendrier des postes veux que ce soit le jour ou jamais pour fêter les Léonce. Ah, Léonce, un texte de Norge, poète belge, interprété par Jeanne Moreau ! A déguster sans modération.

En Bretagne armoricaine, le chariot est obligatoirement associé à celui karrig-an-ankoudu serviteur de la mort: L’Ankou. Mon aïeule, dont je vous parle si souvent avec de l’émotion dans le clavier et qui avait le don inné de la pédagogie active avait toujours sous la main une histoire de l’Ankou (oberour ar marv – l’ouvrier de la mort) et de son chariot. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la  lueur vacillante de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir.

Bon, ça c’est de l’éclectisme ou je ne m’y connais pas. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Qui voit Groix, voit sa croix…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le Lundi 08 Juin 2020 c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourchefourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé pour empaler les zombies dans les films de genre. Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à Sauve que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier. Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan.

Une pensée pour Mikaël Yaouank.

Hélas, la chronique nécrologique n’en finit pas de s’épaissir. Une grande voix du chant de marin s’est éteinte, ce vendredi 05 Juin. Le chanteur de Djiboudjep Mikael 585_2019081213272062.jpgYaouank a rejoint Michel Tonnerre, son acolyte de toujours. Ce sont eux qui ont créé ce style,  chants de marin de bistrot avec guitares. Il devait fêter les 50 ans de Djiboudjep cet été, à Lorient (avant l’annulation du Festival Interceltique). Michel Tonnerre et Mikaël Yaouank avaient fondé le groupe Djiboudjep (mot d’argot groisillon, donné en surnom à un mousse, le « p’tit bout d’Joseph ») en 1970 sur l’île de Groix. Leurs chants de marins étaient devenus des classiques, comme « Mon p’tit garçon » ou « Quinze marins ».

A Groix, c’est dans la taverne Ti Beudeff, que le groupe se produit à ses débuts. Mikaël Yaouank à produit deux albums solo qui sont consacrés essentiellement à des reprises du répertoire traditionnel (Sur l’pont d’Morlaix, Ti BeudeffJean-François de Nantes, etc.). Pourtant, c’est grâce à une création que le premier album (Chants de marins) s’affirme : grâce à une chanson de Michel Tonnerre, Quinze Marins (inspirée de l’île au trésor) et qui deviendra en Bretagne le plus connu des chants de marins, détrônant les chants d’autrefois (n’est-ce pas Philippe !). La voix profonde de Mikaël Yaouank s’est éteinte mais le personnage restera lié pour toujours au Festival Interceltique de Lorient tout comme ses chants auront égayé nos soirs en bordée.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Coucou, la revoilou…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la musicothérapie et du biniou bras réunis, bonjour ! C’est à n’y pas croire, nous sommes le Samedi 23 mai 2020, quatrième jour de Prairial dédié à l’angélique (pas la marquise, la fleur). On l’appelle aussi Angélique-2-150x150l’herbe aux anges car elle avait la réputation d’être efficace contre les maléfices et autres envoûtements. La légende voudrait en effet que l’ange Raphaël révéla les bienfaits de l’angélique à un moine français au 17ème siècle, anecdote correspondant à sa traduction du grec : « aggelikos » « ange ou messager ». Elle est encore cultivée dans certains endroits notamment du côté de Niort pour en faire des fruits confits, on en retrouve souvent dans les cakes. Attention de ne pas la confondre avec une proche parente, la cigüe…

Et dans l’actu, madame Michu…

Nicole Notat a été chargée par Olivier Véran, Ministre de la santé, de coordonner le « Ségur de la Santé » qui est censé mettre fin à la paupérisation des personnels soignants en France. Oui, on dit le «Ségur», du nom de l’avenue où est implanté le ministère; comme on disait le «Grenelle» au temps d’autrefois. Soutien d’Emmanuel Macron en 2017 et première femme à diriger une grande organisation syndicale en France, la CFDT, entre 1992 et 2002, Nicole Notat a été chargée ce Notat caricaturemercredi 20 mai 2020 d’une mission délicate: coordonner le “Ségur de la santé”, censé mettre fin à la “paupérisation” des personnels soignants. Entre 2011 et 2013, elle préside l’association “Le Siècle”, qui réunit des personnalités issues de tous les horizons (politique, économie, presse, social…) pour ses fameux diners le dernier Mercredi de chaque mois. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est pas novice en la matière. Elle participe en 2007, sous le quinquennat Sarkozy, au comité d’évaluation du Grenelle de l’environnement, et sous celui de Hollande, en 2013, intègre un groupe de réflexion lancé par le gouvernement pour favoriser l’entreprise en France. Elle fonde Vigeo, une agence internationale de notation sociale et environnementale, rachetée l’an dernier par Moody’s.

J’entends déjà les ceusses que la mauvaise foi habite: le choix de cette madone de la collaboration de classe pour répondre à la colère qui ne cesse de croître chez les soignants et pour « reconstruire l’hôpital de demain » en dit long sur la feuille de route du gouvernement. Il y a Notat-G-fort à parier qu’avec Nicole Notat aux commandes, ce sera fort profitable pour le patronat et les actionnaires, et que les travailleuses et travailleurs de la santé devront continuer à se satisfaire des miettes. Ce soutien sans faille au patronat et aux attaques du gouvernement lui vaudra le surnom de « tsarine », et le tournant à droite qu’elle impose au sein de la CFDT créera d’importante crispations en interne. Elle est désavouée lors du congrès de 1995, quand plus de la moitié des délégués voteront une motion qui stipule qu’elle « n’a pas rempli le mandat qu’attendaient les syndicats ». Je ne suis pas certain que cette nomination calme un tant soit peu la colère qui gronde dans les hôpitaux et les EHPAD.

Allez, gardez l’espoir, déconfinez gaiement et, à bientôt peut-être.

Bas les masques…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis des saintes écritures et des romans de gare réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 10 avril 2020, 21è jour de Germinal dédié au Gainier. Rien à voir avec le « bon arbre de judéeculottier » de la chanson mais un arbuste encore nommé « arbre de Judée », au motif, me dit-on, que Judas s’y serait pendu. Si tous ceux qui trahissent l’imitaient, les promenades au bois de Keroual ressembleraient vite à la ballade des pendus chère à ce vieux Villon. On me chuchote que c’est la saint Fulbert. Vous en connaissez vous, des Fulbert ? Celui-ci fut l’ami et conseiller des premiers rois capétiens Robert le Pieux et Henri 1er, et élu évêque de Chartres en 1006.

Dans l’actualité, on parle de plus en plus du «traçage» des contaminés au Covid-19 grâce à une nouvelle application de leur smartphone; et contrairement à ce que le gouvernement annonçait le 24 mars dernier, l’idée d’une application pour suivre les malades est de plus en plus concrète. L’idée n’est pas neuve; à Singapour, par liberté sécuritéexemple, le smartphone d’une personne en quarantaine a tout d’un bracelet électronique puisqu’une application permet de vérifier qu’elle reste chez elle, et en cas d’infraction, l’amende est salée et son nom est exposé au grand public. Évidemment, ce « pistage » des malades n’est pas sans poser de problèmes, et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) appelle les autorités à « privilégier le traitement de données anonymisées » ben alors ! Notre gouvernement à nous qu’on a, toujours à l’affut d’innovations nous envoie un  message des plus clairs: puisque on ne peut pas dépister, on va pister; puisque on ne peut pas masquer les honnêtes gens, on va démasquer les tricheurs. Etonnant, non !

Allez, merci d’être passé, confinez bien et à bientôt peut-être.

La Commune n’est pas morte…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de l’analyse concrète et du sirop d’érable réunis, bonjour ! Nous cheminons lentement vers avril et nous voici déjà le Vendredi 27 mars 2020, date qui correspond au 7è jour de germinal et qui est dédié au bouleau. Le bouleau (boulot) n’étant pas trop mon truc et les visites étant rares par ces temps de confinement, j’ai honteusement et clandestinement pompé un billet de Gérard Alle sur son blog. (j’ai même osé rajouter l’illustration.)

Se bouger les fesses pour leur botter le cul

Imaginez… Après un mois, un mois et demi, ou deux mois de confinement, vous retrouvez vos potes… Je vous vois venir… La grosse cuite, la meulochée du siècle, la teuf d’enfer, on se roule des pelles, on danse, c’est la libération, on pleure de joie… OK, OK !

Mais alors, dites-moi… Le lendemain, on retourne au taf comme si de rien n’était ? Le doigt sur la couture du pantalon, on remet en route la machine de la croissance et du profit ? Pour que ces enfoirés continuent de se gaver et que ces incapables continuent de nous gouverner ?
Je sais bien qu’on peut aimer son boulot, son rôle social, ses collègues, ses clients, voire ses patrons ou son député. Mais est-ce que ça ne vaudrait pas le coup d’utiliser toute cette énergie prête à déferler, de lâcher les chevaux en même temps, pour tout changer ?

Commune Paris

Imaginez… Pendant ces deux mois, nous préparons un raz-de-marée, un tsunami. Et quand les mesures de confinement sont levées… Les beaux jours sont là. Nous déferlons par les rues. Nous occupons les places. Nous campons devant les lieux d’exercice du pouvoir.

Le pays a été bloqué pendant plus d’un mois. Nous avons survécu. Etant donnée l’incurie de nos gouvernants, la casse des services publics et du système de santé, c’est un miracle. Les irresponsables au pouvoir disent qu’ils vont mettre la main à la poche. Ça ne suffit pas. On ne peut pas se contenter d’un zeste de charité.

On n’est plus à quelques jours près. Alors, nous continuons à bloquer le pays jusqu’à ce qu’ils dégagent. Président, ministres, préfets…

Alors ?…

Imaginez…
Commune partout !
Comme jadis la Commune de Paris, celle de Marseille, de Lyon ou de Narbonne. Commune partout pour reprendre en main nos destinées !
Comme en 1945, il faut reconstruire. Un nouveau Conseil national de la résistance met sur pied un programme social.
Assemblée constituante. Vote blanc pris en compte. Elus révocables. Représentation par tirage au sort. Pouvoir décentralisé. Revenu universel. Service public conforté…

Et là, je te dis pas la fiesta !

Bon ben voilà, j’aurai certes pas mieux dit. Allez, confinez vous bien et à bientôt peut-être.

Palestine: au pied du mur…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 04 février 2020, 16è jour de pluviôse, dénommé « jour du buis » dans le calendrier républicain.

Or donc, c’est fait ! Le grand chef blanc a sifflé la fin de la partie. Game over qu’il a dit. Jerusalem sera définitivement la capitale d’Israel. Les territoires occupés seront définitivement annexés. Les palestiniens doivent s’estimer heureux qu’on leur laisse leurs yeux pour pleurer. Et tout cela se déroule dans un silence assourdissant et la torpeur d’unguerrilla-art-palestine-wall-banksy mois de janvier. Oui, je sais, jusqu’à présent, la torpeur était réservée aux mois d’août caniculaires; mais que voulez vous, réchauffement oblige; désormais, on trouve aussi de la torpeur dans les replis de nos hivers. Ainsi va la diplomatie internationale: Sanctions contre la Russie qui annexe la Crimée avec l’approbation de la population. Silence sur l’annexion de Jérusalem et une partie de la Palestine contre la volonté de la population. Deux poids deux mesures. Peut-être parce que il s’agit d’Israel ? Simple questionnement qui, me dit-on, s’apparenterait à de l’anti sémitisme. Lorsque nous étions jeunes (il y a très longtemps) nous nous levions pour la cause palestinienne, contre l’apartheid en Afrique du Sud, pour mettre un terme à la guerre au Vietnam, pour la libération de la femme, le droit à l’IVG, la fin des ségrégations, la diminution du temps de travail et le p’tit rouge à trente centimes… Que s’est-il passé ?

Le plan Trump pour une «paix» israélo-palestinienne, présenté mardi 28 janvier, donne en fait carte blanche à Netanyahou pour imposer sa solution au Proche-Orient; autant allumer directement la mèche qui mettra le feu aux poudres de la prochaine intifada. Car non seulement il y a un plan, mais il est extrêmement détaillé. Cent quatre-vingts pages, en comptant cartes et annexes, qui, sous prétexte de réinventer la paix, pulvérisent des décennies  de consensus internationaux, pour 1291013-mahmoud-abbas-a-la-ligue-arabe-le-1er-fevrier-2020entériner le fait établi de la colonisation des Territoires palestiniens et la putréfaction des accords d’Oslo. En un mot, la victoire idéologique et territoriale de la droite israélienne la plus dure. C’est ainsi que les Palestiniens devront se contenter d’une capitale «à l’Est de Jérusalem», et non à Jérusalem-Est. C’est-à-dire de l’autre côté du mur de séparation. C’est ainsi qu’est entérinée l’annexion des localités «accueillant» des colonies juives ainsi que la vallée du Jourdain, le grenier de la Palestine. C’est encore ainsi que la Palestine  serait constituée de trois gros cantons sur 70 % de la Cisjordanie, reliés par des déviations et des tunnels slalomant entre une quinzaine de colonies « enclavées », ainsi que de la bande de Gaza. Soit la Palestine réduite à un «archipel», comme mettent en garde depuis des années les militantsexternal-content.duckduckgo.com anti-occupation. En compensation, en plus des 50 milliards de dollars (45 milliards d’euros) d’aides à un évasif « développement régional », les Palestiniens se voient promettre quelques bouts du désert du Néguev, au sud de Hébron et le long du Sinaï. Ainsi qu’un paquet de vieilles chimères : autoroute souterraine Gaza-Cisjordanie, île artificielle avec aéroport au large de Gaza. Ce plan condamne les palestiniens à rejoindre les kurdes, les Ouighours, les Sahraouis, Tamouls, Tibétains, Baloutches, Tsiganes, Aborigènes, et autres dans la famille des peuples orphelins sans État, sans terre, sans espoir…

Bon ben, c’est pas gai tout ça madame Michu. Allez, néanmoins, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

A l’origine du Gwenn-ha-du…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la métaphore et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Mercredi 15 janvier 2020, 26è jour de nivôse dédié à l’Etain.

Depuis quelques temps, les couloirs des réseaux sociaux bruissent d’une rumeur qui fait causer dans le Landerneau internetique: Un emoji drapeau breton sera bientôt gwen ha dudisponible! L’occasion est trop belle pour se priver d’une piqure de rappel. D’où vient ce drapeau breton  incontournable quelque soit l’évènement télévisé auquel on assiste: foot, cyclisme, festival, manifs… Le premier Gwenn-ha-Du est créé entre 1923 et 1925 par Morvan Marchal, architecte et militant nationaliste breton, premier directeur du journal Breiz Atao (Bretagne toujours) d’inspiration pan-germaniste. Ce drapeau a donc été dessiné au début du XXe siècle seulement. On pourrait penser qu’il s’est inspiré du drapeau américain et, c’est bien le cas. Mais pas que! Il s’est inspiré également du blasdrapeau bretonon de Rennes. Les bretons l’ont appelé le Gwenn-Ha-Du : littéralement « Blanc et Noir ». C’est la bannière herminée ! Les bandes du drapeau américain représentaient les 13 états unis à l’origine. Pour le drapeau breton, les 9 bandes du drapeau breton représentent les 9 anciens évêchés : les quatre bandes blanches pour la Bretagne bretonnante ou Breiz – les cinq bandes noires pour la Bretagne gallaise ou Bertaèyn.

 

Les hermines constituent l’héritage du duché de Bretagne. L’hermine était aux ducs de Bretagne ce que la fleur de lys était aux rois de France. Il en va de même pour le soi-disant hymne national crée par le barde Jaffrenou dit Taldir, à partir d’un chant gallois. Le « Bro Goz ma zadou » fut proclamé chant national par les maurrassiens dePavillon_de_Nantes_(20è_siècle).svg l’Union Régionaliste Bretonne à leur congrès de 1904. On peut donc affirmer, sans pour autant vouloir polémiquer, que, le gwenn-ha-du est un drapeau créé par une organisation raciste qui opérait une jonction avec les pangermanistes et les nazis; raison pour laquelle il fut interdit à la libération. Historiquement le drapeau breton c’est la croix noire sur fond blanc. Cet emblème fut adopté  en 1236-1237 quand Pierre Mauclerc fut pressenti par le pape Grégoire IX comme chef de la future croisade. Croix noire que l’on retrouve d’ailleurs sur le blason de la ville de Nantes.

Et voila pourquoi votre sœur est muette… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La bourse ou la vie…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’anacoluthe et de l’endive braisée réunies, bonjour! Nous sommes déjà le Samedi 11 janvier 2020, 22è jour de nivôse dédié au sel… Aujourd’hui donc, le calendrier des postes voudrait nous faire croire que c’est la saint Paulin; en vérité, en Bretagne armoricaine, c’est la saint Hernin.

Et pendant que les gueux battent le pavé en rêvant d’une retraite qui ne soit pas une Bérézina, les gougnafiers de la Phynance continuent de se goinfrer. Comme le rapporte le journal Les Echos ce jeudi 9 janvier, les détenteurs d’actions de la cote parisienne ont été mieux servis que jamais en 2019, avec pas moins de 60 milliards d’euros de dividendes, selon la dernière étude annuelle réalisée par la lettre Vernimmen.net, dont 49,2 milliards d’euros en espèces sonnantes et trébuchantes, battant le la bourseprécédent record (43 milliards) atteint juste avant le déclenchement de la crise financière. 2019 restera donc comme un grand millésime pour les boursicoteurs, puisque le montant du Jackpot restitué aux actionnaires a bondi de 12 % par rapport à 2018. Et la fête n’est pas finie, à en croire les auteurs de la lettre Vernimmen.net : « Il est probable que l’an prochain, les chiffres que nous publierons seront encore meilleurs compte tenu de la progression des résultats 2019 que l’on entrevoit », se félicitent-ils auprès des Echos. Et c’est ainsi partout (ou presque) dans le monde: Après un record l’an dernier, les dividendes mondiaux n’en finissent pas de grimper, atteignant, au deuxième trimestre, 513,8 milliards de dollars (462,93 milliards d’euros), selon une étude menée par le fonds de gestion Janus Henderson Investors.

1 027 milliards d’euros ont été distribués en 2017 aux actionnaires, l’équivalent du PIB de la Russie ou de l’Espagne. Si l’on en croit Dominique Plihon. « On n’a pas retrouvé les niveaux d’activité d’avant la crise et, pourtant, les marchés financiers s’envolent et les distributions de dividendes battent des records. Cette euphorie est inquiétante, alors que l’économie reste particulièrement fragile. Il me semble important les gros billetsdit-il de mettre en relation ces distributions spectaculaires de dividendes en 2017 avec la croissance des inégalités dans le monde. L’universitaire, membre du collectif des économistes atterrés, dénonce ainsi le court-termisme dangereux des entreprises, qui gavent leurs actionnaires plutôt que d’investir dans leur outil productif ou dans la transition énergétique. Il rejoint ainsi les études d’Oxfam: l’année dernière, il y a eu un net creusement des inégalités. Et une augmentation du nombre de milliardaires la plus importante de l’histoire contemporaine grâce aux revenus financiers, alors que 90 % de la population n’en bénéficient pas. ». Quant on vous dit que ça va pas être facile de financer votre retraite…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bethléem: Noel au pied du mur…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 28 décembre 2019, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi, justement le jour où l’on célèbre les saints innocents mis à mort par Hérode d’Ascalon…

D’autres innocents mis à mal par leurs voisins sont les palestiniens. A bien des égards, Bethléem est devenue la ville emblématique sous occupation: sa population est confrontée à des violences quotidiennes, sa géographie historique et son paysage sont abîmés par l’expansion rois magesdes colonies illégales, le mur israélien de séparation enfonce profondément ses méandres dans son cœur et la coupe de ses liens ancestraux, politiques, sociaux, économiques et religieux avec Jérusalem et le reste de la Cisjordanie. Pour les Palestiniens qui vivent à Bethléem et dans ses environs, chaque Noël devient moins une raison de se réjouir qu’une raison de réfléchir sur l’immense tragédie qui s’est abattue sur la ville sainte où vit l’une des plus anciennes communautés chrétiennes de la Terre. l’occupation israélienne a radicalement limité la liberté de culte des Palestiniens et leur accès aux églises en Terre sainte. Depuis que le mur d’Israël est terminé dans la partie nord de la cité, Bethléem et Jérusalem sont désormais complètement coupées l’une de l’autre.

Ni le gouvernorat de Bethléem ni la cité n’ont échappé aux conséquences dévastatrices de l’occupation et de la colonisation implacables de la terre palestinienne par Israël. Créant « des réalités sur le terrain » qui rendent une solution à deux États impossible, Israël continue de mettre en œuvre une série de politiques qui combinent les éléments de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid pour, délibérément, étouffer et morceler Bethléem et ses environs. Ceci comprend notamment la confiscation continue de la terre derniere-oeuvre-artiste-britannique-Banksy-petite-creche-Noel-emmuree-exposee-20-decembre-2019-Bethleem-Cisjordanie-occupee_0_729_499palestinienne pour la construction des colonies et du mur israéliens en violation du droit international, de même que l’application forcée de restrictions physiques et administratives à la liberté de mouvements pour les Palestiniens, tant par un réseau toujours plus important de check-points et de barrages routiers que par un régime d’autorisations extrêmement sévère qui limite les lieux où les Palestiniens peuvent vivre, circuler et travailler. L’artiste de rue Bansky en a fait une œuvre exposée dans l’entrée de l’hôtel «Walled-Off»: Une petite crèche disposée devant des pans de mur transpercés par un obus.Vous qui me suivez depuis un moment, vous savez que je n’ai avec toutes ces religions et leurs églises respectives, aucune sorte d’affinités. Mais ce qui se passe à deux heures d’avion de chez nous, sous le regard complice et le silence assourdissant de la communauté internationale me révolte profondément. Celle-là même qui se mobilise et se dit prête à utiliser la force pour ramener dans le droit chemin quelques djihadistes égarés, détourne ostensiblement les yeux dès qu’il s’agit d’Israël.

Allez, c’est assez pour aujourd’hui, à l’allure où ça va, c’est pas demain que les Gazaouis connaîtront la joie et la gaieté. Nedeleg laouenn, bloavez mat ha yec’hed mat d’an holl, bonne année, bonne santé, salut et fraternité, vive la sociale et à bas la calotte…  Portez vous bien et à bientôt peut-être. je me répète mais, comme le dit Lewis Carrol: What I tell you three times is true.

Votre argent m’intéresse…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du crétacé supérieur et de la lutte des glaces réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 19 décembre 2019, 29è jour de frimaire dédié à l’olive et c’est la saint Urbain.

Les plus âgés s’en souviennent peut-être. Au début des années 70, la BNP lançait une campagne publicitaire pour le moins iconoclaste: « pour parler franchement, votre argent m’intéresse.» Aujourd’hui, d’autres requins de la phynance glisseraient bien leurs petits petons dans nos bas de laine… Depuis plusieurs jours, des médias curieux, des responsables politiques envieux (de droite comme de gauche) et des internautes sourcilleux, soulignent une proximité entre Emmanuel Macron et BlackRock, plus gros gestionnaire d’actifs au monde, qui rêve votre argent m'intéressede voir instaurer en France un système de retraite par capitalisation. Il semblerait en effet que peu après la prise de ses fonctions, Macron a invité Larry Fink, le Pdg du fonds spéculatif américain BlackRock. Officiellement il s’agissait de parler «climat» la réunion a eu lieu le 10 juillet 2019 en présence des plus grands fonds souverains de la planète, BlackRock, Goldman Sachs, BNP Paribas, HSBC, Natixis, Amundi, State Street et Northern Trust. Et aussitôt, les mauvaises langues d’imaginer que Emmanuel Macron veuille favoriser les privatisations en France. Il est vrai qu’à cet effet, le Président de la République a crée une commission dont l’un des membres n’est autre que le patron de BlackRock France, Jean-François Cirelli. Cet ancien conseiller du président Chirac ne cesse de réclamer un recours accru aux fonds spéculatifs pour l’assurance vieillesse. BlackRock, c’est le mastodonte des fonds de pensions américains, près de 7 000 milliards de dollars d’actifs, soit plus de deux fois le PIB de la France. Voilà ce qu’est BlackRock.

Sauf que BlackRock n’est pas n’importe quel mastodonte. En effet, il s’agit ni plus ni moins que l’une des principales, si ce n’est la plus importante, entreprises de fond de pension américain, qui lorgne de longue date sur le pécule que représente le marché français. BlackRock possède aujourd’hui des participations significatives BlackRockdans 18 des 40 sociétés du CAC40, l’indice des valeurs phares de la Bourse de Paris comme AXA, Sanofi, Safran, la Société Générale, BNP Paribas, Schneider Electric, Michelin, Vivendi, Accor Hotels ou Lafarge Holcim. Il ne s’agit pas d’un groupe de death metal mais du plus gros gestionnaire d’actifs mondial, une firme new-yorkaise qui investit à tout va et à long terme pour pouvoir faire fructifier au mieux l’épargne des retraités américains. Une nouvelle qui ne manque pas d’embarrasser le gouvernement, qui tente par tous les moyens de rassurer l’opinion publique au sujet de la réforme des retraites, balayant tout argument allant dans le sens qu’il s’agirait d’une réforme ouvrant la porte à des complémentaires retraites par capitalisation… Entre l’affaire Delevoye et cette rencontre Macron/BlackRock, cette ligne de défense vient de prendre deux uppercuts consécutifs, et permet aux complotistes de tous poils d’y déceler les réels desseins du gouvernement.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.