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Liberté j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la complotitude et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 23 novembre 2020, 3è jour de brumaire dédié à la chicorée. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui moulin-à-cafédisparu… Hé oui, petit scarabée, parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel patientait la cafetière. Etonnant, non !

Or donc, je reprends le collier puisque me voila installé en ma nouvelle demeure. Hélas, à peine me suis-je absenté quelques jours que l’actualité nous renvoie vers cet éternel dilemme entre la liberté et la sécurité à la suite du fameux article 24 de la loi sur la sécurité globale que les sbires de Emmanuel 1er veulent à tous prix faire passer. liberté se meurtRappelez vous cet avertissement de Benjamin Franklin: « Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté ni la sécurité. » La popularité de cette phrase s’explique en partie par son utilisation par le président Franklin Roosevelt dans son discours des Quatre libertés en janvier 1941, puis par le philosophe et économiste Friedrich Hayek en 1944 dans son manifeste intitulé La Route de la servitude. Cette réflexion m’a remis en mémoire les positions de Gracchus Babeuf contre les outrances de Robespierre.

François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du peuple. Ce journal, où il combat Babeuf-G-avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »). Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ». Babeuf, à qui un tribunal d’exception reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud.

Vous allez me dire qu’on n’en est pas là et je vous répondrais qu’il ne faut pas baisser la garde. Allez, merci d’être toujours présent, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Maudite soit la guerre !

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, ANARCHISME

Amis de la mélancolie au lit et du munster au cumin réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 11 novembre 2020, 21è jour de Brumaire Bacchantesdédié aux Bacchantes; ces nymphes qui célébraient les mystères de Dionysos au cours des fameuses Bacchanales. On dit qu’elles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants. Elles répétaient fréquemment le cri Évoé, comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants. (le tableau représente La jeunesse de Bacchus par William Bouguereau – 1884). Ah, on confinait gaiement de ce temps là.

Alors que beaucoup (trop) entretiennent la flamme des boucheries passées, les anarchistes ont une pensée pour leurs compagnons sacrifiés sur l’autel du capitalisme. Le 11 novembre 1887, à Chicago, à 11h 30 dans la cour de la prison, exécution par pendaison des anarchistes August Spies, Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel (condamnés à mort le 20 août 1886 après la tragédie de Haymaket).pendaisons_ Louis Lingg s’est, quant à lui, suicidé la veille dans sa cellule. Samuel Fielden et Michael Schwab sont envoyés au bagne à perpétuité et Oscar Neebe est en prison pour quinze ans. Principaux leaders du mouvement anarchiste et syndicaliste américain, ils sont les victimes innocentes de la répression dirigée par le patronat qui voulait briser le mouvement revendicatif que les anarchistes avaient fait naître le 1er mai 1886 autour de la revendication pour la journée des 8 1ermaiGrandjouanheures. Le 3 mai 1886, la police et les milices patronales tuèrent deux ouvriers grévistes, aux usines McCormick. Le 4 mai lors d’un meeting de protestation à Haymarket, une bombe est jetée sur la police qui chargeait la foule, un massacre s’ensuivit. Acte d’un exalté ou d’un provocateur de la police ou du patronat, le véritable auteur reste inconnu. Ces tragiques événements sont à l’origine du 1er mai, journée de lutte internationale. Un immense cortège suivit les funérailles de ces militants, le 13 novembre. Le 25 juin 1893, un gouverneur de l’Illinois, John Altgeld, démontrera l’innocence des accusés. Les morts seront alors réhabilités et Samuel Fielden, Michael Schwab et Oscar Neebe seront remis en liberté après sept ans de bagne. Ma doue beniget !

A chaque 11 novembre mes pensées se dispersent du côté de la Somme, de Verdun, du chemin des dames; dans le feu, le fer, la boue et le sang et surtout, l’immense saloperie qui poussait les hommes à maudite-soit-la-guerres’entretuer au profit d’une classe de possédant. J’y ai laissé mes deux grands-pères qui y ont définitivement élu résidence sous une petite croix blanche. Les pacifistes, les antimilitaristes et les insoumis de tout poil se retrouveront une nouvelle fois pour le 11 novembre à Gentioux (Creuse), village célèbre pour son monument aux Morts qui proclame sans détour : Maudite soit la guerre ! Il y en a quelques uns en France, dont un à Primelin (29) mais, ils se compte sur les doigts. Allez, merci d’être passé et à bientôt peut-être.

Libre pensée…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, HUMEUR

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Amis du contrepet et de la vache-qui-rit réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 30 octobre 2020, 9è jour de brumaire dédié à l’alisier (un coup a en faire des tonnes).

Par les temps qui courent, c’est peu dire que la laïcité fasse débat : « 800px-Émile_Combes_sépare_l'Église_et_l'ÉtatElle est attaquée, menacée. Marine Le Pen se présente comme une grande laïque, la gauche bien pensante parle de « laïcité ouverte », les catholiques de « laïcité apaisée », et la droite de « laïcité plurielle ». Mais, faut-il le rappeler, la laïcité n’a pas besoin d’être qualifiée. Elle est la sœur jumelle de la liberté de pensée et de la liberté de conscience et constitue avec elles, le fondement même de notre «vivre ensemble » républicain inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et rappelées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Il semblerait que La notion de libre-pensée, soit apparue pour la première fois dans un discours de Victor Hugo datant de 1850 pour désigner un mode de pensée et d’action débarrassé des postulatslibre pensée religieux, philosophiques, idéologiques ou politiques, mais se fiant  principalement aux propres expériences existentielles du libre-penseur, à la logique et à la raison. Pour ma part, je vois sa naissance bien avant et précisément l’année 1600 considérée comme fondatrice de la libre-pensée moderne. Le 17 février 1600, à l’instigation du pape Clément VIII, l’ancien moine dominicain Giordano Bruno est brûlé vif pour hérésie. Par cruauté et afin de le réduire au silence, on lui a cloué la langue… Mais avant et après lui, dans toute l’Europe chrétienne, maints individus meurent sur un bûcher pour avoir soutenu une opinion qui s’oppose au dogme. Et oui, et pourtant, elle tourne ! Et voici qu’en 1905 est adoptée à l’initiative du député républicain-socialiste Aristide Briand La loigiordano concernant la séparation des Églises et de l’État qui stipule en son article 2: « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. […] ». Fin du concordat (sauf en Alsace Moselle, faut-il le rappeler…). Voila pourquoi, madame Michu, j’ai aujourd’hui, parfaitement le droit de critiquer, caricaturer, et même conchier les Dieux, les saints, les curés, les prophètes et tous leurs avatars; sans qu’un abruti bas du front ne décide de me raccourcir.

 

Merci d’être passé, vive la République et à bas les calottes.

Le lendit au soleil…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la vérité toute nue et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 19 octobre 2020, 28è jour de vendémiaire, que les républicains, dans leur grande sagesse et leur petit calendrier, avaient dédié à la tomate.

La triste actualité qui a vu un bas du front de la mouvance islamiste se livrer à un sordide assassinat sur la personne d’un enseignant me remet en mémoire quelques souvenirs de cette école qui nous est chère, publique et laïque. Je me souviens que dans les années cinquante, les maîtres d’école nous apprenaient à marcher au pas en défilé-des-écoleschantant « La République nous appelle… Un français doit viiiiiivre pour elle, pour elle, un français doit mourir » le tout en roulant les «r»façon Jacques Duclos. C’était pour préparer le défilé de la fête des écoles, démonstration de la vitalité des écoles publiques face à la concurrence. Je revois encore monsieur Le L… et son béret basque, c’était un rescapé de ceux que l’on nommait les hussards de la République (la troisième) cela se passait dans la cour de la communale sous les marronniers, non loin du préau où avait lieu la distribution de lait à la récré… Cette journée d’exaltation des valeurs républicaines, de socialisation des enfants et de mise en valeur de l’enseignement public avait lieu, à l’initiative des communes et des directions d’établissement d’enseignement public, vers la fin de l’année scolaire (parfois le jeudi de l’Ascension dans un Lendit_Brestcontexte de défi de l’enseignement confessionnel catholique car ces manifestations étaient d’inspiration nettement anticléricale). Il y avait des défilés dans les rues de la ville des enfants en uniforme blanc, avec fanfare, rassemblements gymniques et sportifs dans les stades; cela se nommait le lendit. Reconnaissons le, il y avait un petit coté défilé stalinien sur la place rouge ou maoiste place Tien an men. Mai  68 est passé par là et nous avons jeté aux orties les blouses grises et les chants martiaux. Aurions nous jeté le bébé avec l’eau du bain ? On s’interroge, à ce point qu’aujourd’hui, l’instit, le prof se demandent s’ils peuvent évoquer ceci, montrer cela, sans s’attirer les foudres de telle ou telle engeance d’intégristes religieux catho, musulman, juif ou boudhistes canal historique. Il est à craindre que demain, l’autocensure remplace les directives du ministère de l’éducation nationale. Je ne le répéterai jamais assez; à bas les calottes

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la concorde universelle et du pâté en croûtetache-de-rousseur-300x225 réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 septembre 2020. C’était généralement le neuvième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du panais. En breton, les taches de rousseur sont appelées pikoù panez, littéralement des « taches de panais ».

Dans l’actualité, je retiens cet empressement des policiers à placer en garde à vue un brave type d’origine algérienne qui s’était lancé à la poursuite du cinglé au hachoir devant Youssefles anciens locaux de Charlie. Par les temps qui courent, il ne fait pas bon avoir une gueule de maghrébin face à nos pandores « républicains »(voyez l’illustration de Fred Sochard). Youssef, c’est son nom, est interpellé, menotté, placé en garde à vue. Il se défend, il dit qu’il est témoin qu’il a tout vu mais rien n’y fait. Il passera plus de 10 heures derrière les barreaux. « Et si j’étais blanc est ce que j’aurais eu le même traitement ? ». je soumets à votre sagacité légendaire ce petit texte extrait des correspondances de Gustave Flaubert, une lettre adressée à son amie George Sand:

« je me suis pamé il y a huit jours devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen…L’admirable c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien4f7dc3fd3026a1b1a74e27d3b6807e18--gypsy-rose-gypsy-wagon qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols…Cette haine là tient à quelque chose de très profond et de complexe.  On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine que l’on porte au bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère.»

Sans commentaires ! Sur cette réflexion, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un été en BD…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’ésotérisme et de la soupe de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 20 août 2020, troisième jour de Fructidor dédié à la vesse-de-loup. (la Vesse, madame Michu, la Vesse…) C’est aussi le jour anniversaire de la disparition de Hugo Pratt (1995). J’y pense car hieraffiche expo Bilal j’ai fait le déplacement jusqu’à Landerneau (29) pour plonger dans l’univers d’un autre grand dessinateur: Enki Bilal à qui le fond Leclerc (FHEL) consacre une exposition. Bilal, né à Belgrade en 1951, bâtit pièce à pièce une œuvre à la croisée des arts, des temps et des mondes. Mêlant écrits, illustrations et peintures, jonglant avec images et mots, il réalise aussi des incursions dans le théâtre et le ballet. Passionné de cinéma, il a également réalisé trois longs métrages : Bunker Palace Hôtel, Tykho Moon, Immortel (ad vitam). L’expo, Jusqu’en début 2021, fait la part belle à la variété de ses créations: planches originales, dessins, films, peintures…. Bon, l’accueil est un peu jugulaire, jugulaire (Covid oblige) mais cela vaut largement le déplacement.

Pratt, lui, est né en 1927 à Rimini en Italie mais, dans ce qu’il raconte lui même de sa propre existence, on ne sait pas vraiment quelle est la part d’exagération ou d’affabulation qu’il a introduite. Aventurier Hugo-Prattmoderne, il a traversé les époques en dilettante ; ici touriste, ailleurs impliqué, sans doute jamais vraiment engagé. Il pourrait être l’un des multiples personnages de son œuvre, car il a mené une vie presque aussi mouvementée et cosmopolite que celle de son héros emblématique, Corto Maltese. Hugo Pratt rencontre la maçonnerie dans les années 1970 et est initié le 19 novembre 1976 par la loge Hermès Trismégiste de Venise. S’épanouissant en loge, il y cultive son goût pour le symbolisme, l’érudition et les mystères du passé. Il exprime cela en 1981 dans La Fable de Venise où il met en scène les frères de sa loge dans un récit onirique. Cette histoire transpose, de façon romancée, l’initiation d’une femme dans une loge maçonnique en 1710. Son fable-de-veniseattachement à la maçonnerie s’exprime également avec l’anecdote de « l’Épée flamboyante ». Le père d’Hugo Pratt, fasciste et anti-maçon, avait participé en 1925 au pillage organisé des temples maçonniques sur ordre de Mussolini. Comme tribut de ses razzias, il avait rapporté chez lui une épée flamboyante, outil attaché à la fonction de Vénérable Maître. Marqué par ce souvenir, Hugo Pratt entreprend des recherches familiales et finit par la retrouver avant d’en faire don à sa loge. En 1989, Hugo Pratt accède au 4ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté. Il est élevé à ce grade dans une loge de Nice en présence des deux Souverains Commandeurs des Suprêmes Conseils du Grand Orient de France et de la Grande Loge d’Italie.

Hugo Pratt, Enki Bilal, what else? Allez, portez vous bien et à bientôt  peut-être.

Rappelle-toi Barbara…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la navigation de plaisance et du haut-Médoc réunis, bonjour ! chou-geléNous sommes le Vendredi 14 août 2020, il ne pleut pas sur Brest Barbara, et pour corser le tout, c’est le 27 de thermidor, jour du colza… Drôle de plante à la vérité qui doit son existence au croisement d’un chou et d’une navette et dont le nom provient du néerlandais koolzaad (graine de chou), en breton on dit kaol. Mon aïeule que rien n’arrêtait lorsqu’il s’agissait de qualifier un malfaisant, le traitait de pav kaol skornet; ce qui pourrait se traduire par: pied de chou gelé…

Vous, je ne sais pas, mais moi je suis accroc au miel. Il me faut ma dose quotidienne sans quoi je m’étiole, je désespère, je languis. Voilà pourquoi je suis attentif au sort que nous réservons à nos amies lesbienen-pestizide-schilder.8b7be74116aa1358aca75826c54ddec7 abeilles. Or, le saviez-tu, le ministère de l’agriculture a autorisé la mise sur le marché du pesticide Cruiser OSR, destiné au traitement du colza, controversé pour ses effets potentiels sur la santé des abeilles. commercialisé par le groupe suisse Syngenta Agro, le Cruiser OSR contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam, qui inquiète les apiculteurs car, selon eux, il se retrouve dans la sève et jusque dans les fleurs des plantes, et reste dans la terre pendant trois ans, contaminant les cultures suivantes.

https://youtu.be/jQikURURrfQ

Et, kilucru, la dame Pompili, celle là même qui jurait que non, et bien, si ! J’explique: En septembre 2018 entrait en vigueur l’interdiction des néonicotinoïdes, des substances dangereuses pour les pollinisateurs; une loi portée dès 2016 par Barbara Pompili, nouvelle ministre de la Transition écologique, dont les plaidoyers à l’Assemblée nationale ressortent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Dans un les vertsextrait vidéo, datant du 17 mars 2016, Barbara Pompili assurait  que « les néonicotinoïdes sont dangereux, pour les abeilles, mais bien au-delà des abeilles: Ils sont dangereux pour notre santé, pour notre environnement, ils contaminent les cours d’eau, la flore, y compris la flore sauvage. Ils restent dans les sols très longtemps. [...] Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos enfants, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. » Et voila que la même Barbara vient d’annoncer que son gouvernement, vise une modification législative à l’automne pour autoriser les agriculteurs à utiliser dès 2021 et jusqu’en 2023 maximum, sous « conditions strictes », des semences de betteraves enrobées de pesticides utilisant ces molécules. Ma doue benniget ! Combien de reniements pour s’asseoir à la table des puissants. Placé, de Rugy, Pompili, décidément, les verts sont dans le fruit, à moins que…

Allez, le bonjour vous va. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Engagez-vous, rengagez-vous qu’y disaient…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la tristesse infinie et du bacalao réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 23 juillet 2020, 5è jour de thermidor dédié au bélier. En breton on dit ar maout. Dans le Gouren (la lutte bretonne) le vainqueur reçoit comme récompense un bélier, symbole de force et de vaillance. ar maoutC’est aussi, la saint Sève au nom aussi énigmatique que sa vie. Elle serait la soeur de Tugdual et donc la fille de Koupaia. Les experts de l’expertise ne sont même pas d’accord pour affirmer qu’il s’agit d’un saint ou d’une sainte… On sait très peu de chose sur cette sainte, semi-légendaire du VIè siècle, non reconnue par l’Église de Rome. Elle a pourtant laissé son nom à une commune proche de Morlaix (29). Le nom de la commune en breton est Sant-Seo qui fut francisé en Sant Sev, donc, bien masculin, puis redevenu féminin sous le nom de Sainte Sève. Il existe en Gironde une commune du nom de Saint-Sève mais qui viendrait de saint Sévère de Vienne. Et voila pourquoi votre sœur est muette.

Et saint Joffrin ressuscita la gauche…

Mais si, vous savez, Laurent Joffrin, de son vrai nom Laurent Mouchard (cela ne s’invente pas). Son père, Jean-Pierre Mouchard, fut éditeur, propriétaire des Éditions François Beauval, devenu homme d’affaires, puis gestionnaire de fortune. Proche de Jean-Marie Le Pen,  il a longtemps contribué au financement du Front National. Notre pJoffrin 2etit Laurent passe une partie de sa jeunesse au château de Moncé, que sa famille possédait à Limeray, près d’Amboise (Indre-et-Loire). Il a passé sa vie à naviguer entre le nouvel Obs et Libération. Bref un social démocrate puis social libéral et enfin libéral tout court. Et voila t-y pas qu’il se met en tête de créer un mouvement politique baptisé «Engageons nous» pour tenter de sauver une gauche sous assistance respiratoire. Selon la rédaction du Monde, Laurent Joffrin a reconnu avoir parlé de son initiative à François Hollande, tout engagez-vouscomme à l’ancien ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, mais aussi à Ségolène Royal et à Jean-Christophe Cambadélis. Bref, que des perdreaux de l’année.  La plate-forme de Laurent Joffrin est propulsée par un appel signé par 150 personnalités parmi lesquelles des gens sympas. le démographe Hervé Le Bras, le  sociologue Alain Touraine, Pierre Lescure, Serge Moati, Benjamin Biolay, Denis Podalydès, François Morel, Agnès Jaoui… Bien entendu, comme c’est désormais la règle en politique, il ne s’agit surtout pas de créer un nouveau parti mais… Mais quoi ? Sinon nous refaire le coup d’ En Marche ! Rendez-vous fin août pour l’assemblée constituante.

En attendant, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Du reuz sur l’île de Sein…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de l’apiculture et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous voici le Jeudi 18 juin 2020, dernier jour de prairial dans le calendrier républicain et il était dédié au chariot et non à la pelle comme certains nostalgiques voudraient nous le faire crofemme de l'île de Seinire (la pelle du 18 juin. Mouarf !!!). Tiens à ce propos, cette année va y’avoir du reuz sur l’île de Sein au motif que la cheffe du parti de la droite extrême (R.N.) envisage de participer aux cérémonies de commémoration du fameux appel du général de Gaulle. Pas de ça chez nous on dit les bien-pensants en avançant l’heure de la cérémonie avant l’arrivée du bateau qui assure la navette avec le continent privant la Marine de son numéro de néo-gaulliste. A gauche: magnifique peinture de Xavier de Langlais femme de l’île de Sein… Oui mais voila, la Marine elle a plus d’un tour dans son sac à dos et elle à débarqué dès hier sur l’île, dans l’indifférence des six habitants qui se trouvaient là. Le clan des six iliens !

Mais revenons à notre chariot. S’il se trouve parmi vous un prof de français, qu’il m’explique pourquoi on met un seul « R » à chariot et chariotdeux à carriole, charrette, charrue et carrosse. C’est le septième arcane majeur du tarot. Il symbolise la réussite, la victoire, le but atteint. C’est le signe de la main mise de l’homme sur son destin. Le char du Triomphe qui caractérise le hiéroglyphe de cette lame dans le livre de Thoth, indique qu’il échappera aux lois de causalité du destin si le conducteur parvient constamment à dominer les deux sphinx de polarités magnétiques différentes que sont Jakin et Boas. En termes profanes : choisis ton camp camarade… Mon calendrier des postes veux que ce soit le jour ou jamais pour fêter les Léonce. Ah, Léonce, un texte de Norge, poète belge, interprété par Jeanne Moreau ! A déguster sans modération.

En Bretagne armoricaine, le chariot est obligatoirement associé à celui karrig-an-ankoudu serviteur de la mort: L’Ankou. Mon aïeule, dont je vous parle si souvent avec de l’émotion dans le clavier et qui avait le don inné de la pédagogie active avait toujours sous la main une histoire de l’Ankou (oberour ar marv – l’ouvrier de la mort) et de son chariot. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la  lueur vacillante de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir.

Bon, ça c’est de l’éclectisme ou je ne m’y connais pas. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Qui voit Groix, voit sa croix…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le Lundi 08 Juin 2020 c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourchefourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé pour empaler les zombies dans les films de genre. Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à Sauve que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier. Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan.

Une pensée pour Mikaël Yaouank.

Hélas, la chronique nécrologique n’en finit pas de s’épaissir. Une grande voix du chant de marin s’est éteinte, ce vendredi 05 Juin. Le chanteur de Djiboudjep Mikael 585_2019081213272062.jpgYaouank a rejoint Michel Tonnerre, son acolyte de toujours. Ce sont eux qui ont créé ce style,  chants de marin de bistrot avec guitares. Il devait fêter les 50 ans de Djiboudjep cet été, à Lorient (avant l’annulation du Festival Interceltique). Michel Tonnerre et Mikaël Yaouank avaient fondé le groupe Djiboudjep (mot d’argot groisillon, donné en surnom à un mousse, le « p’tit bout d’Joseph ») en 1970 sur l’île de Groix. Leurs chants de marins étaient devenus des classiques, comme « Mon p’tit garçon » ou « Quinze marins ».

A Groix, c’est dans la taverne Ti Beudeff, que le groupe se produit à ses débuts. Mikaël Yaouank à produit deux albums solo qui sont consacrés essentiellement à des reprises du répertoire traditionnel (Sur l’pont d’Morlaix, Ti BeudeffJean-François de Nantes, etc.). Pourtant, c’est grâce à une création que le premier album (Chants de marins) s’affirme : grâce à une chanson de Michel Tonnerre, Quinze Marins (inspirée de l’île au trésor) et qui deviendra en Bretagne le plus connu des chants de marins, détrônant les chants d’autrefois (n’est-ce pas Philippe !). La voix profonde de Mikaël Yaouank s’est éteinte mais le personnage restera lié pour toujours au Festival Interceltique de Lorient tout comme ses chants auront égayé nos soirs en bordée.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.