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Un pognon de dingues…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la procrastination et du chinchard fumé réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 19 janvier 2019, 30è et ancien-crible-a-cerealesdernier jour de nivôse dans le calendrier républicain, officiellement dédié au crible (en photo, un ancien crible à céréales). Par chez nous on fête les Brevalaer (origine celtique de: bran = corbeau et de: uualatr = prince ) qui a laissé son nom à la commune de Loc-Brévalaire non loin de mon ermitage. Demain débute pluviôse mais, sans attendre, il pleut sur Brest…

« Un pognon de dingue » : l’expression dans la bouche du Président avait fait florès et prend ici tout son sens. Les quarante plus grandes entreprises françaises cotées en Bourse, qui constituent le CAC 40, ont versé en 2018 à leurs actionnaires 57,4 milliards d’euros de dividendes, après avoir réalisé 92 milliards de bénéfices en 2017. C’est un record depuis dix ans : 12,8 % de plus qu’en 2017, et 62 % de plus qu’en 2009, en pleine crise. Et, comme les bénéfices ont euros-chocolats-billets-bonbons-enrobes-monnaie-banque-optimisation-fiscale-evasion-fraude-cupidite-goinfrerieprobablement augmenté en 2018, même si les bilans ne sont pas encore bouclés, certains prévoient que le record sera encore battu en 2019. Total a versé les dividendes les plus importants, 10,1 milliards, suivi de Sanofi (qui refuse d’indemniser les victimes de la la Depakine), BNP Paribas, Axa, LVMH, L’Oréal et Schneider. Et ces sept entreprises à elles seules versent 29 milliards, la moitié du total des dividendes. Sur les 57,4 milliards de dividendes, 10,9 milliards ont été consacrés à des rachats d’actions. Cette opération à la mode consiste pour une entreprise à racheter ses propres actions, de façon à ce que les actionnaires restants soient moins nombreux et qu’ils aient droit à une part plus importante des CAC40-qui-se-goinfredividendes. D’autres entreprises choisissent de verser une partie des dividendes sous forme de nouvelles actions offertes aux actionnaires. Des profits comme s’il en pleuvait. Ensemble, les quarante groupes ont engrangé, en un an, 93,4 milliards d’euros de bénéfice net. Bref, le chiffre des 100 milliards n’est plus très loin… Puisque on vous dit qu’il n’y a pas d’argent, qu’il faut résorber la dette, diminuer la dépenses publiques, sanctionner ceux qui profitent des allocations, retarder l’âge de départ à la retraite, augmenter le temps de cotisation… Et surtout, ne pas revenir sur la suppression de l’ISF sans oublier d’aller communier à la grand messe du grand débat national et se faire grandement empapaouter dans les grandes largeurs et les grandes largesses de nos bons maîtres.

Et voilà, ça me reprend, fallait pas me lancer là-dessus non plus. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La vérité si j’mens…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’anacoluthe et de l’endive braisée réunies, bonjour! Nous sommes déjà le Vendredi 11 janvier 2019, 22è jour de nivôse dédié au sel… Aujourd’hui donc, le calendrier des postes voudrait nous faire croire que c’est la St Paulin… En vérité, en Bretagne armoricaine, c’est la St Hernin.

Le 7 janvier sur le plateau de L’Info du vrai d’Yves Calvi sur Canal +, Michel Wieviorka commentait la mobilisation des Gilets jaunes et les violences survenues entre certains manifestants et les forces de l’ordre. Le sociologue a pointé du doigt, parmi ce mouvement, une présence de «l’extrême droite». Puis, reprenant la parole, il a eu cette phrase étrange : «J’ai vu dans plusieurs endroits de Paris des tags avec « A » entouré d’un cercle, qui est un symbole d’extrême droite.» Ma Doue beniged, l’inculture de ces experts de l’expertise est michel-wieviorkaabyssale et, pour tout dire navrante. Or donc, piqure de rappel sur l’origine d’un logo pas tout à fait comme les autres. Grâce à un petit livre très illustré paru il y a quelques temps, on connaît enfin l’origine de ce symbole, sceau de l’insoumission, de la rébellion, de l’anarchisme : le A cerclé, ou A dans l’O. A force de le voir graffité sur des murs à la craie, à la bombe (de peinture), sur des T-shirts et des drapeaux, on pensait qu’il était là depuis toujours. Certains pensaient que ce A dans l’O était des lettres d’évangile ou encore le A et l’O extraits du nom de Ravachol, le militant anarchiste. D’autres ont cru qu’il synthétisait, au XIXe siècle, l’idée de l’anarchie dans l’ordre prônée par Pierre-Joseph Proudhon. La plupart (espagnols…) ont semblé le voir, pendant la guerre d’Espagne, arboré quelque part dans la colonne Durruti.

En fait, ce signe est une création iconographique plus récente. Etudes et preuves à l’appui, certifiées par le Centre d’études libertaires Pinelli de Milan et le Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne, on sait désormais que le premier A cerclé remonterait à 1964. En avril précisément, il apparaît dans le Bulletin des Jeunes Libertaires comme projet de signe de ralliement proposé « à l’ensemble histoire véridiquedu mouvement anarchiste ». On connaît les noms des  concepteurs : Tomas Ibanez et René Darras. En 1968, il reste encore discret. Redessiné élégamment (A avec empattement, en négatif sur fond circulaire noir) en 1971 par le frère d’Amedeo Bertolo, Gianni, pour être le titre d’un officiel mensuel anarchiste, il retrouve sa place dans son camp, après avoir été utilisé par l’extrême droite, notamment en Italie. Pour Amedeo Bertolo, le « père adoptif » du A cerclé, à qui on demande si après 40 ans, le A dans l’O a bien vieilli, sa réponse est claire : « Il me semble encore très efficace, tant comme symbole de révolte anti-autoritaire que comme “ signature ” des multiples anarchismes contemporains.  (Sources:Article de Mesplé paru sur Rue 89. « A cerclé, histoire véridique d’un symbole » ed. Alternatives)

Voili, voila, confondre la croix celtique et le «A» cerclé est révélateur du niveau d’inculture de ceux qui causent dans le poste, inondent les plateaux de leur ignorance crasse et nous assomment à coup de clichés et d’idées préconçues. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le retour des voltigeurs…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de Luke Skywalker et de la piste aux étoiles réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 18 décembre 2018, 28è jour de frimaire dédié à la truffe, ce qui bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre, quoique..

Samedi 15 décembre, les « gilets jaunes » se sont à nouveau mobilisés dans toute la France. Pour soutenir le mouvement, cinq femmes ont peint leur corps en argent et ont revêtu des les mariannessweat-shirts rouges. Capuche sur la tête et seins nus, ces « Marianne » ont fait face, en silence, aux forces de l’ordre.  il s’agissait en fait d’une action organisée par l’artiste luxembourgeoise Déborah de Robertis, habituée des « performances » où elle apparaît dénudée. La jeune femme figurait elle-même parmi les « Marianne ». Cela m’a rappelé ce magnifique croquis de František KUPKA, peintre Tchèque né en Bohème, intitulé « La vérité ». Il est dédié à Malato, écrivain anarchiste qui accompagna Louise Michel en Nouvelle Calédonie. KUPKA est considéré comme un des pères de l’abstraction avec Kandinsky et Mondrian. Dans les deux cas, les artistes opposent la nudité aux représentants de l’ordre étala vérité Kupkabli. Le fait qu’il ait longtemps fréquenté les anarchistes explique peut-être que sa notoriété soit moindre que celle des deux autres. Kupka est mort en France, à Puteaux, en 1957 et c’est en France qu’il a vécu une grande partie de sa vie. Bien qu’antimilitariste, il participera à la grande boucherie de 14/18 et servira dans la même compagnie que le poète Blaise Cendrars;  finira capitaine et recevra la légion d’honneur. Ce qui n’enlève rien à son talent.

Qu’il paraît loin l’épique refrain du marché de Brive-la-Gaillarde. « Dès qu’il s’agit de rosser les cognes, tout le monde se réconcilie » chantait alors Brassens. L’anar à moustaches malik Océlébrait l’exploit des « mégères gendarmicides » matraquant les pandores « à grands coups de mamelles. ». Et quand on lui demandait ce qu’était un anarchiste, il répondait: «Un anarchiste est un homme qui traverse scrupuleusement entre les clous, parce qu’il a horreur de discuter avec les agents.»  En 1986. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, Charles Pasqua, ministre de l’intérieur, envoie les voltigeurs (unité de police montée à moto avec un conducteur et le deuxième conducteur qui matraque la foule). Bilan de la soirée : un mort, Malik Oussekine, un jeune de 22 ans. Aujourd’hui, la police ressort les unités à moto, interdites il y a 32 ans après la mort de Malik Oussekine. Ces brigades motorisées de triste mémoire sont apparues aussi lors de la manifestation lycéenne du Vendrvoltigeursedi 07 décembre à Toulouse. Dans les années 80, cette répression d’un genre nouveau avait déjà été justifiée par la présence de « casseurs »… Trente-deux après la mort de Malik Oussekine, l’État entend montrer qu’il est prêt à tout pour mater un mouvement qui a ouvert une crise politique d’une ampleur inédite.

Allez, encore une fois, merci de passer par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Brésil: Les fascistes ont des p’tites bites…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du contrepet et de la vache-qui-rit réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 30 octobre 2018, 9è jour de brumaire dédié à l’alisier (un coup a en faire des tonnes).

Au Brésil, le fasciste (n’ayons pas peur des mots) Bolsonaro vient d’être élu avec plus de 55% des suffrages sur une participation de plus de 79%. Président de la République en janvier prochain, le représentant de l’Internationale brune est soutenu par la Bourse, les sectes chrétiennes, la pègre et les bolsonaro afficheorganisations réactionnaires. Durant la campagne présidentielle, il a multiplié les déclarations racistes, sexistes et homophobes. Il a affiché son christianisme le plus rétrograde et sa nostalgie de la dictature militaire au Brésil. Ses nervis ont fait le reste envers les progressistes, comme au pire temps des chemises brunes en Allemagne avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Oui, bon, d’accord, comparaison n’est pas raison. Mais, rappelez vous: en France, le patronat et les forces de l’argent disaient « Hitler plutôt que le Front populaire ».

Et chez nous madame Michu ? Souverainiste, populiste, eurosceptique ou même europhobe, parfois ouvertement raciste et xénophobe, l’extrême droite en Europe a plusieurs visages. Son principal moteur, dans les dernières années, a été la crise migratoire et la lutte contre l’Islam, sauf en Espagne, où les mouvements d’extrême droite ont regagné en visibilité à la faveur de la crise catalane en militant pour l’unité du pays. La multiplication des conflits dans le monde et l’arrivée de milliers de migrants dans différents pays européens a eu pour effet milicescollatéral l’intensification d’un sentiment anti-immigration, sur lequel surfent les groupes d’extrême droite. Un gouvernement de coalition est en vigueur en Italie : il allie le mouvement populiste 5 étoiles et le mouvement souverainiste de la Ligue du Nord, qui flirte avec les idées d’extrême droite. Présence d’un candidat d’extrême droite au second tour des élections présidentielles autrichienne et française, montée du parti d’extrême droite allemand AfD au Bundestag… l’avancée de mouvements d’extrême droite se confirme en Europe. Le 8 avril, le parti ultranationaliste Jobbik s’est adjugé un cinquième des voix aux législatives hongroises, remportées à près de 50 % par une droite (Fidesz) de plus en plus proche de l’extrême droite. Outre l’Italie, l’extrême droite participe en Autriche, en Finlande et en Bulgarie à un gouvernement de coalition.

Même si on en parle peu, ce qui se passe en Croatie est assez inquiétant. Tant du point de vue démocratique qu’européen. On connaissait Viktor Orban en Hongrie, le très catholique Parti Droit et Justice en Pologne… Un nouveau pays membre de l’Union européenne vient de basculer dans la droite extrême. En effet, Le nouveau gouvernement croate est proche de l’Opus Dei, compte des ministres révisionnistes et intégristes. A des-soldats-de-l-armee-bresilienne-fouillent-un-resident-lors-d-une-operation-conjointe-a-la-favela-cidade-de-deus-a-rio-de-janeiro-le-7-fevrier-2018_6019550propos du Brésil, demandons à Noam Chomsky ce qu’il en pense: « Bolsonaro se présente comme un autoritaire dur et brutal et comme un admirateur de la dictature militaire, qui va rétablir « l’ordre ». Bolsonaro affirme qu’il ne connaît rien à l’économie, laissant ce domaine à l’économiste Paulo Guedes, un ultralibéral, produit de l’École de Chicago. Guedes est clair et explicite sur sa solution aux problèmes du Brésil : « tout privatiser », soit l’ensemble de l’infrastructure nationale, afin de rembourser la dette des prédateurs qui saignent à blanc le pays. Littéralement tout privatiser, de façon à être bien certain que le pays périclite complètement et devienne le jouet des institutions financières dominantes et de la classe la plus fortunée. Guedes a travaillé pendant un certain temps au Chili sous la dictature de Pinochet.» Ô peuple infortuné, que n’as-tu de mémoire ! Si cela peut vous consoler; comme disait Wilhelm Reich: Les fascistes ont des petites bites…

Voilà, et mon kiné voudrait que je garde le moral… Allez merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Circulez, y’a rien à voir…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la blanche hermine et du Breizh-Cola réunis, Jean Jaurèsbonjour ! Nous sommes le Mardi 31 juillet 2018, autant dire que c’est la fin du mois… A ne pas confondre avec la fin du moi, comme disait ce vieux Lacan. C’est aussi le treizième jour de Thermidor dédié à l’abricot et c’est encore le triste anniversaire de l’assassinat de Jaurès. Mais, que les dieux me tripotent, pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Tout à fait autre chose, qui n’a rien à voir quoique…

Et voila, ils l’ont fait: Tous les patrons en rêvaient depuis des décennies, aucun gouvernement n’avait osé présenter cette loi scélérate définitivement approuvée. Le Conseil Constitutionnel affecte de se présenter comme un assemblée de vieux sages au service exclusif de la république et de sa constitution, c’ est en fait la structure la plus intouchable pour servir les intérêts des puissants en leur fournissant un alibi et un habillage juridique. Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi sur le secret des affaires transposant une directive européenne sur la protection des savoir-faire et des informations omerta-silencecommerciales, qui est vivement critiquée comme attentatoire à la liberté d’informer. Les Sages étaient saisis par plus de 120 députés et sénateurs de gauche, auxquels s’étaient joints une cinquantaine d’associations, de syndicats et de sociétés de journalistes. Les requérants dénonçaient «une atteinte grave, excessive et injustifiée à la liberté d’expression et de communication». Ils contestaient notamment «une définition trop étendue du secret des affaires, notamment au regard de la protection des salariés». Après plusieurs semaines de vifs débats animés par la gauche, les médias et des associations, le Parlement avait définitivement adopté le 21 juin la proposition de loi LREM transposant une directive européenne par 248 voix pour et 95 contre, toutes de gauche. Les opposants doutent que le texte soit utile aux PME et craignent surtout qu’il ne soit détourné de son objet pour museler les journalistes et les lanceurs d’alerte. à lire: https://www.anti-k.org/2018/07/19/lobbying-comment-les-entreprises-font-leur-loi-en-influant-sur-le-conseil-constitutionnel-et-le-conseil-detat/

Allez, circulez y’a rien à voir. Merci d’être passé et à bientôt peut-être.

A tantoou Chino… Au revoir François.

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, PORTRAIT

Amis de la petite reine et du clafoutis réunis, bonjour ! Déjà le Samedi 07 juillet 2018, 19è jour de messidor dédié à la cerise. En Bretagne, outre la bicyclette, on célèbre aujourd’hui St Tei qui a laissé son nom à une très jolie chapelle non loin de la pointe du raz. Mais bon, cela ne collait pas pour la rime, donc… A la saint Raoul, le cénobite s’les roule !

Grande tristesse à c’teur, le gars Chino vient de casser sa pipe. En as tu ouï caosé seulement ? Chino c’est François en gallo. Oui, François Budet, le papa de Yelle et l’auteur de Loguivy de la mer a décidé d’aller voir ailleurs si j’y était. Nous avions fait nos études budet_mai_68-3625849d’animateur socio-culturel ensemble. Enfin, nos études c’est beaucoup dire. Mai 68 était encore chaud, IUT carrières sociales, Rennes, 1970. L’air du temps était aux expériences éducatives, la non-directivité, Summer hill, Rogers et Cie… Nous passions plus de temps dans la rue à protester contre la guerre au Viet-Nam, à soutenir les grévistes du joint français ou encore à affronter les fachos de la CFT qui faisaient régner l’ordre à la Janais (Citroën) quand ce n’était pas les flics de Marcellin; que dans les salles de cours.Tiens, Francois Budet c’était pas seulement les bluettes et loguivy de la mer. Ecoutez l’extraordinaire actualité de cette chanson.

François était déjà un peu notre grand frère et, mieux que nous, savait raison garder. En 76, après avoir été plus ou moins viré de photo-test-v3-036-854x1281son boulot d’agent d’aménagement rural dans le Mené (vous savez, Paul Houé, vivre et travailler au pays…), il décide de n’avoir qu’un seul métier, auteur-compositeur-interprète. Il va pas mal bourlinguer avant de revenir aux sources et de poser son sac à Plaine-Haute (22) non loin des chaos du Gouët. C’est là que l’on va se re-retrouver puisque je résidais à quelques encablures. Il poursuivra sa carrière tout en se consacrant à son mandat au conseil municipal. plus d’une dizaine d’albums et toujours le même humanisme.

Cela commence à devenir lassant tous ces potes qui s’en vont. C’est plus un blogue cela devient un bulletin nécrologique. Allez, faites pas attention, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Véronique, nique, nique…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la concorde universelle et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 22 juin 2018 c’est à dire que les jours vont commencer à diminuer. C’est le 4ème de Messidor consacré à la Véronique; cette plante qui était censée guérir de la lèpre (d’où son nom d’herbe aux ladres) et qu’utilisa la Sainte qui lui légua son nom pour soigner l’empereur Tibère.

Chez Tipiak on débraye dans la semoule.

J’ai trouvé cela chez Fakir

Plusieurs centaines de salariés du groupe agroalimentaire ont débrayé lundi matin pour s’offusquer du versement d’une prime de 540.000 euros à leur patron. Un montant qui ne passe pas alors que la société a enregistré des résultats en demi-teinte en 2017. Serait-ce la goutte d’eau qui fait déborder la semoule ? Chez Tipiak, la colère gronde parmi les salariés de l’entreprise agroalimentaire tipiakconnue pour ses produits céréaliers (couscous, quinoa…) et plats préparés (taboulé, galettes bretonnes…). Lundi matin, une partie des 600 salariés des usines de Saint-Herblain, Malville et Ponchâteau (en Loire-Atlantique) ont débrayé durant deux heures à l’appel de leurs syndicats. La raison de leur courroux ? La prime exceptionnelle de 540.000 euros à Hubert Grouès, son PDG, attribuée le 14 juin par le conseil d’administration du groupe lors de l’assemblée générale. Un montant qui reste en travers de la gorge des employés de Tipiak qui ont du se contenter, de leur côté, “de 160 euros d’intéressement et zéro euros de participation”, selon Christopher Baranger, délégué CGT. “La direction nous explique chaque année qu’il faut se serrer la ceinture. Elle pourrait avoir une certaine décence, on n’est pas chez Carrefour” a déploré le responsable syndical dans les colonnes du quotidien régional Presse Océan.

Pour la direction de Tipiak, le versement de cette prime exceptionnelle est justifiée au regard de “la très forte progression de la valeur de l’entreprise depuis la prise de fonction d’Hubert Grouès en 1992”. Si la croissance du groupe a été manifeste depuis la nomination d’Hubert Grouès, les résultats de l’année dernière ont bigoudennéanmoins marqué le pas. Le chiffre d’affaires de Tipiak a faiblement progressé (198,1 millions d’euros) par rapport à 2016 et surtout son résultat net a enregistré une baisse à 4,19 millions d’euros contre 5,11 millions de bénéfices l’année précédente. Ce bilan en demi-teinte n’a pas empêché les actionnaires d’approuver, outre la prime exceptionnelle et la reconduction pour 6 ans de Hubert Grouès, 70 ans, à son poste, la distribution d’une dividende de 3,20 euros par action lors de l’assemblée générale. A cette occasion, Hubert Grouès a renoncé “à toute indemnité de départ” quand il quittera le groupe. Pas sûr que cette modération salariale suffise à apaiser les salariés.Ajoutez à cela les millions du patron de Carrefour, la vaisselle de l’Elysée, la piscine de Brégançon, la non augmentation des APL et autres joyeusetés.

Allez, faut pas que ça vous coupe l’appétit: portez vous bien et à bientôt peut-être.

Marc Ogeret nous a quitté…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis des amours saphiques et du soufflé au fromage réunis, bonjour ! Aujourd’hui, Lundi 11 juin 2018, 23è jour de prairial, dédié au chèvrefeuille, aujourd’hui donc, à l’heure où les forces de la réaction occupent le haut du pavé et font ressurgir les vieux démons qui ont toujours constitué son fond de commerce, je voulais dire quelques mots d’un magnifique interprète qui vient de nous quitter; répondant ainsi à un commentaire de notre ami Zap pow: « Quoi ! Pas le moindre hommage à Marc Ogeret ? »

Il sera inhumé avec un œillet rouge, symbole du Paris populaire qu’il a tant chanté et aimé. Le Paris des luttes et des travailleurs, dont les chants enflammèrent la Révolution française, la Commune, le Front populaire ou la Résistance, pour ne pas remonter jusqu’à François Villon. Ogeret, c’était une gouaille, un phrasé. Un chanteur Ogeret Gde poèmes ou « à textes », comme l’on disait jadis. Beaucoup se souviennent de ses albums, notamment Ogeret chante Aragon – son plus grand succès – ou bien le magnifique Chansons contre, récompensé (pour une seconde fois en 1970, après un premier prix en 1962, par l’Académie Charles-Cros). Il remet au goût du jour les grands classiques, parfois oubliés, des chants engagés des décennies passées, comme « La Marseillaise anticléricale » ou le superbe « Gloire aux soldats du 17e », en mémoire de ce bataillon de soldats qui refusa, en 1907 à Béziers, de tirer – sur ordre du ministre de l’Intérieur et président du Conseil, Georges Clemenceau – sur des vignerons en proie à la misère (ces soldats seront ensuite déportés en Tunisie dans un bataillon disciplinaire).

Né en 1932, il arpente la rive gauche dès les années 1950, d’abord aux terrasses des cafés de la Contrescarpe, de la rue Mouffetard et bientôt dans des cabarets, comme chez Georges rue des Canettes, àmarc-ogeret_exact1024x768_p la Vieille Grille ou à la Colombe, enchaînant des textes de Seghers, Ferré, Genet, Aragon… Il est vite repéré pour sa voix, son talent et ses chansons militantes, et Brassens le fait passer en première partie à Bobino en 1965. Très actif durant les années 1970 et au-delà, proche du PCF avec une teinte libertaire, il chante régulièrement à la Fête de l’Huma, dans les rassemblements syndicaux, tout en étant lui-même un infatigable pilier du Syndicat des artistes-interprètes. Il enchaîne au cours des décennies suivantes récitals et tournées, à Paris au théâtre Dejazet ou au Sentier des Halles, mais aussi à travers la France, la Suisse, la Belgique, le Canada ou jusqu’en Égypte.

Son vaste répertoire comprenait des chansons d’amour ou de marins, d’Aristide Bruant, de Félix Leclerc ou Jean Vasca, mais surtout les grands textes de la Résistance ou de la Commune de Paris, à laquelle il consacre un album (de nouveau récompensé par Ogeret jeunel’Académie Charles-Cros). Il reprend aussi « la Butte rouge », et certaines chansons longtemps censurées comme « Le Déserteur » durant la guerre d’Algérie ou « La Chanson de Craonne » des poilus et mutins de la Grande Guerre. C’est donc une figure de la chanson populaire et du Paris révolutionnaire, entre poètes, troubadours et musiciens-interprètes, qui vient de s’éteindre. Il laisse plus d’une vingtaine de disques, à l’instar de Chansons de révolte et d’espoir (1973) dont le titre résume en quelque sorte la couleur et le timbre de ses tours de chant. Sources: recension de différents articles de presse.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Italie: coup d’éclat ou coup d’Etat…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de chapelle Sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 31 mai 2018, douzième jour de Prairial dédié à la bétoine  (et non pas à l’abbé Toine). Aujourd’hui c’est le jour de la Visitation. Il y a longtemps de cela, j’ai résidé à Rennes, rue de la visitation. Sous ma fenêtre, de l’autre côté de la rue il y avait une institution pour jeunes filles de la bourgeoisie locale, style couvent des oiseaux. A l’instar de Maxime Le Forestier je crois que certains jours j’étais amoureux de tout un pensionnat.

Humeur du jour…

L’Italie aurait dû avoir un gouvernement anti-système, et elle va finalement se retrouver avec un technocrate passé par le FMI. De qui s’agit-il ? Ecoutons charles Sannat: « Il est sans majorité, il ne représente rien et pourtant, c’est lui que le président italien charge de former un gouvernement. Son nom ? Carlo Cotarrelli ! Son expérience ? Le FMI !Ses convictions ? Pro-européennes. Mondialistes. Europhiles. De surcroît, il aime et adore… l’austérité, la vraie, la pure, celle du FMI !»

Ce qui s’est passé dans la soirée du dimanche 27 mai peut être considéré comme un coup d’ Etat légal en Italie. Le Président Mattarella a bloqué le processus démocratique et contraint le Premier-ministre désigné à la démission, à la suite du véto qu’il avait mis sur le nom de Paolo Savona comme Ministre des finances. Ce véto avait été provoqué par les positions eurosceptiques et anti-matarella et cotarellieuro de Paolo Savona, par ailleurs ancien ministre de l’industrie et ancien président de la Cofindustria, le MEDEF italien. En opposant son véto à la nomination de Paolo Savona, le Président Mattarella a bien outrepassé les pouvoirs qui lui étaient conférés dans le cadre de la Constitution. De ce point de vue, on peut considérer qu’il s’agit d’un « coup d’ Etat », un « coup d’ Etat » certes légal mais bien un « coup d’ Etat ». La réaction des deux partis soutenant le gouvernement de M. Conte, le M5S et la Lega, ne s’est pas fait attendre. Dès dimanche soir le dirigeant du M5S, M. Luca di Maio annonçait que son mouvement allait déposer une proposition de mise en examen du Président pour abus de pouvoir.

Le Président de la République italienne s’est donc arrogé des droits qu’il n’a pas. Il convient de relire la Constitution italienne. Celle-ci dit, dans son article 92 : « Il Governo della Repubblica è composto del Presidente del Consiglio e dei ministri, che costituiscono insieme il Consiglio dei ministri. Il Presidente della Repubblica nomina il Italian President Mattarella signs a decree to dissolve parliament at the Quirinale Presidential palace in RomePresidente del Consiglio dei ministri e, su proposta di questo, i ministri. » Les commentaires, en particulier ceux de Constantino Morati, un des rédacteurs de la Constitution italienne, sont très clairs sur ce point : « La proposition des ministres faite par le Premier ministre désigné doit être considérée comme strictement contraignante pour le chef de l’ Etat ». Le refus de contresigner une nomination ne pourrait se justifier que dans le cas de condamnations criminelles ou de conflits d’intérêt par trop évident. Car le Président Mattarella ne s’est pas contenté de provoquer la démission de M. Conte. Il a aussi choisi M. Carlo Cottarelli, un ancien économiste du FMI et un partisan de la plus brutale austérité budgétaire comme Premier ministre. On ne pouvait mieux afficher son mépris pour le carlo cotarellivote des électeurs Italiens lors des élections générales de 4 mars dernier, un vote qui avait vu l’effondrement des deux partis, la PD et Forza Italia, qui avaient dominé la vie politique de l’Italie depuis une quinzaine d’année, et le succès des deux partis anti-système, opposés justement à cette austérité, que sont le M5S et la Lega. Or, le PD et Forza Italia continuent de baisser dans les sondages actuels. Il est donc probable que ces élections renvoient une majorité M5S et Lega encore plus forte que celle d’aujourd’hui. Ce qui vient donc de se passer en Italie illustre bien l’antagonisme mortel qui existe entre l’ordre libéral et l’ordre démocratique. Le « coup d’ Etat » de Mattarella devrait ouvrir les yeux à tous ceux qui, en Italie et en France, mais aussi en Espagne et au Portugal, nourrissent encore quelques illusions quant aux institutions de l’Union européennes. Sources https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-le-coup-detat-du-president-mattarella-par-jacques-sapir/

Voila, je pose ça là, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un cheval, une alouette…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’anarchisme éclairé et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 15 mai 2018, 26è jour de Floréal dédié au Fusain. Certains vont célébrer la naissance de François Malicet (15 mai 1843) à Nouzon dans les Ardennes. Membre du groupe  Les déshérités,  on lui doit la fameuse devise: « … et du boyau du dernier prêtre serrons la gorge du dernier flic ». Il fut tué le 7 septembre 1927 par un cambrioleur. Y’a pas de justice madame Michu…

Tout à fait autre chose.

Selon l’ONG Oxfam, depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices (67,4% pour être précis) à leurs actionnaires sous forme de dividendes. «La France est ainsi le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires. C’est aussi deux fois plus que dans les années 2000 où les entreprises ne versaient pas plus de 30 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires», fustige le rapport intitulé CAC40 : des profits Oxfamsans partage.  Désormais, seuls 27,3 % des bénéfices des sociétés du CAC 40 vont au réinvestissement et 5,3 % aux salariés, d’après l’enquête d’Oxfam et de Basic  (Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne). Selon ses auteurs, «en 2016, les entreprises du CAC 40 ont ainsi reversé près de 15 fois plus de bénéfices à leurs actionnaires (sous forme de dividendes) qu’à leurs salariés (sous forme d’intéressement et participation). Si elles avaient choisi de maintenir en 2016 le même niveau de dividendes qu’en 2009 et d’augmenter la rémunération des employés plutôt que celle des actionnaires, l’ensemble des travailleurs du CAC 40 dans le monde auraient pu voir leurs revenus augmenter en moyenne d’au moins 14.000 euros sur la période, soit plus de 2.000 euros par an et par employé.» Or, dans le même temps, l’étude constate «la spirale des inégalités» qui s’accroit entre  les hauts dirigeants et la plupart des employés. Résultat, en 2016, «les PDG du CAC 40 gagnaient en moyenne 257 fois le SMIC et 119 fois plus que la moyenne de leurs salariés au sein de leurs entreprises alors que ce dernier écart n’était que de 97 en 2009».

Les richesses n’ont jamais été aussi mal partagées depuis la crise au sein des grands groupes. L’étude cite par exemple le cas d’ Arcelor Mittal qui a versé des dividendes de plusieurs centaines de millions d’euros entre 2012 et 2015 malgré les pertes de l’entreprise. Rappelons que le CAC 40, c’est 1 300 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit la moitié du PIB de la France, et un bénéfice record de 93 milliards d’euros en 2017. L’Oxfam souligne que ces entreprises ont totalement effacé les effets de la crise de leurs bilans, avec des bénéfices en hausse de plus de 60 % depuis 2009, mais… partageredistribués à 67,4 % aux actionnaires, contre 5,3 % aux salariés seulement. Dans cette classe de cancres de la morale, Oxfam prend tout de même le soin de désigner des bonnets d’âne : ainsi, les entreprises qui redistribuent la proportion la plus grande de bénéfices aux actionnaires sont Arcelor, Engie et Veolia. Ces deux dernières entreprises ont, entre 2012 et 2015, reversé plus de dividendes qu’elles n’ont fait de bénéfices ! Rappelons que l’Etat est d’ailleurs actionnaire de ces compagnies. En ce qui concerne l’écart salarial, Carrefour, LVMH et Danone dominent le classement. En une journée de travail, Bernard Arnault, PDG de LVMH, gagne plus que ce que touche un salarié moyen de son entreprise en un an. Les PDG des autres entreprises du CAC40 ne sont pas trop mal lotis, puisque le salaire annuel minimal y est de 1,5 million d’euros.Sources: Le site de Marianne-

Allez, faut pas que ça vous démoralise; rappelez vous l’histoire du pâté garanti 50% alouette: un cheval, une alouette,un cheval, une alouette… Portez vous bien et à bientôt peut-être.