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Ah Bella ciao…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des « Cénobites tranquilles » et du livre de poche réunis, bonjour ! C’est donc en ce Lundi 30 avril de l’an de grâce 2018, onzième jour de Floréal dédié à la rhubarbe, qu’apparaît aux yeux du monde, béat d’admiration, cela va sans dire même si ça va mieux en l’écrivant, ce 4121è billet des « cénobites tranquilles » que l’univers blogosphérique dans son entier nous envie…

Ma doue benniget, « Ils » ne respectent plus rien ! Ainsi, la chanson Bella Ciao connaît un regain de popularité ces derniers mois macasa de papelis en tant que… « la chanson de La Casa de Papel ». Cette série de Netflix, dont la saison 2 vient de sortir, connaît un succès retentissant chez les ados, qui suivent le suspense haletant d’un incroyable braquage entrepris à Madrid par une bande d’illuminés sympathiques. Cette chanson reprise par les partisans qui voulaient libérer l’Italie des Nazis était le chant des femmes qui subissaient de lourdes conditions de travail. Bella ciao est le symbole de la lutte des femmes dans le monde. Chanson très ancienne qui dénonce les piètres conditions de travail des mondines ces femmes qui travaillaient dans les rizières de la plaine du Pô. Le mot ciao viendrait d une déformation de shiavo qui signifie en italien esclave.

Les mondines étaient des saisonnières qui connaissaient de dures conditions de travail,courbées toute la journée dans l’eau jusqu’aux genoux. Le travail de la monda (le désherbage), consiste à retirer les mauvaises herbes qui poussent dans les rizières en gênant la croissance des jeunes plants. Il se déroule durant la période d’inondation des champs, de la fin du mois d’avril au début du mois 36398-riz-amer-_-collection-christophelde juin, période lors de laquelle les pousses délicates sont protégées, durant les premières phases de leur développement, des écarts de température entre le jour et la nuit. Il s’agit d’une tâche extrêmement fatigante, exécutée par des femmes des classes sociales les plus pauvres, venues d’ Emilie-romagne, de Vénétie et de Lombardie louer leur force de travail dans les rizières des provinces de Vercelli, Novara et Pavie. Les femmes sont dans l’eau jusqu’aux genoux, pieds nus et le dos plié durant des journées entières. Pour se protéger des insectes et du soleil, elles portent un foulard et un chapeau à large bord et des shorts ou de larges culottes pour ne pas mouiller leurs vêtements. Le film riz amer (Giuseppe de santos-1949) illustre ces conditions de travail, c’est le cinéma néoréaliste du nom du mouvement cinématographique qui apparait en Italie pour illustrer la vie des italiens.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Femmes en lutte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la pensée libre et des tagliatelles carbonara réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 Juillet 2016,16ème jour de messidor consacré au tabac alors, avec votre permission, je vais m’en bourrer une petite.

Vous ai-je déjà parlé de Leda Rafanelli ? Cette Toscane, on l’appelait « la gitane anarchiste », a marqué de son empreinte le mouvement libertaire. Elle fut même l’amie de Mussolini à l’époque où celui-ci sLédae réclamait encore du socialisme révolutionnaire. Les gens l’ont oublié, mais notre cher Bénito n’a pas toujours été un dictateur fasciste mais bon, parlons de la belle Léda. Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine. Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera.

De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais LENA-Gvivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio. Durant la guerre, fidèle à l’antimilitarisme, elle s’oppose aux interventionnistes. Laissons les « Mondines » (repiqueuses de riz) lui dédier Bella ciao.

Parallèlement à son action de propagandiste, elle construit une œuvre d’écrivaine et de poète. Mais avec l’arrivée de Mussolini, toute propagande anarchiste et travail éditorial devient très difficile. Le 7 février 1923, sa maison d’édition est perquisitionnée et la revue « Pagine Libertarie » est supprimée. Leda est arrêtée avec Monanni et d’autres compagnons comme Carlo Molaschi, Fioravante Meniconi, etc. La maison d’édition « Casa Editrice Monanni » s’arrêtera en 1933. Vers ob_43a1a1_rafanelli-leda02-300x228la fin de sa vie, Leda donne des cours d’arabe et collabore à « Umanità Nova ». Elle est l’auteure, sous divers pseudonymes, de nombreux romans : « L’eroe della folla »(1910); « Seme nuvo » (fresque historique relatant les luttes sociales); « Donne e femmine » (24 nouvelles relatives à des vies de femmes); « Verso la Siberia »; « L’Oasi » (qui critique l’exploitation coloniale); etc. Intéressante contradiction que cet amour de l’Islam et de l’Anarchie, on dit qu’à la fin de sa vie elle pratiquait beaucoup la cartomancie… Sources: Les travaux de Christiane Guidoni. Elle est morte à Gênes, le 13 septembre 1971. Etrange parcours n’est-ce pas !

Voici donc une « lutteuse » de plus qui va rejoindre notre galerie de portraits. En attendant les prochains, portez vous bien et à demain peut-être.

BELLA CIAO…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la lutte finale et du corned-beef réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 18 février, 30è et dernier jour de pluviôse dédié au traîneau.

En cette période où les peuples d’ici et d’ailleurs tentent désespérément de résister à l’appétit féroce des banksters, je salue l’initiative du groupe ZEBDA de remettre au goùt du jour cette magnifique chanson de lutte: Bella ciao.

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Cette chanson reprise par les partisans qui voulaient libérer l’Italie des Nazis était le chant des femmes qui subissaient de lourdes conditions de travail. Bella ciao est le symbole de la lutte des femmes dans le monde.,
Chanson très ancienne qui dénonce les piètres conditions de travail des mondines ces femmes qui travaillaient dans les rizières de la plaine du Pô.
Le mot ciao viendrait d une déformation de shiavo qui signifie en italien esclave.

Les mondines étaient des saisonnières qui connaissaient de dures conditons de travail,courbées toute la journée dans l’eau jusqu’au genoux.

Le travail de la monda (le désherbage), consiste à retirer les mauvaises herbes qui poussent dans les rizières en gênant la croissance des jeunes plants. Il se déroule durant la période d’inondation des champs, de la fin du mois d’avril au début du mois de juin, période lors de laquelle les pousses délicates sont protégées, durant les premières phases de leur développement, des écarts de température entre le jour et la nuit.

Il s’agit d’une tâche extrêmement fatigante, exécutée par des femmes des classes sociales les plus pauvres, venues d’ Emilie-romagne, de Vénétie et de Lombardie louer leur force de travail dans les rizières des provinces de Vercelli, Novara et Pavie. Les femmes sont dans l’eau jusqu’aux genoux, pieds nus et le dos plié durant des journées entières. Pour se protéger des insectes et du soleil, elles portent un foulard et un chapeau à large bord et des shorts ou de larges culottes pour ne pas mouiller leurs vêtements

Le film riz amer (Giuseppe de santis-1949) illustre ces conditons de travail, c’est le cinéma néoréaliste du nom du mouvement cinématographique qui apparait en Italie pour illustrer la vie des italiens.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.