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En Mai, fais ce qu’il te plait…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la libre pensée et du Fernet branca réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 27 avril 2019, huitième jour de Floréal dédié au champignon. C’est la Ste Zita pour les uns, Konwenn pour les autres.

Puisque nous approchons du 1er mai, rafraichissons un peu nos mémoires. Le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan. Or donc, ce 1er mai  les prolétaires du monde entier, répondant aux vœux du grand père Karl et du grand oncle les trois 8Vladimir, ignorant souvent les martyrs de Haymarket (Chicago, 1er Mai 1886, c’est de là qu’est partie la tradition du 1er Mai), s’unissent religieusement devant leurs petits écrans pour suivre les avatars d’un dirigeant de l’industrie automobile ou se pâmer devant vingt et deux bonhommes en short à moins qu’ils n’aient les yeux de Chimène pour la gagnante endimanchée d’un télé-crochet à deux balles… Alors que les anciens Celtes fêtaient Beltan (le feu de Bel), saluant la lumière et la connaissance, leurs descendants décérébrés du XXIè siècle se complaisent devant les atermoiement des millionnaires en culottes courtes du PSG ou l’insoutenable spectacle de la chute d’une flèche de cathédrale, quand ce n’est pas celui de ces étranges étrangers, migrants vers nos eldorados comme on s’embarque pour l’Olympe éthéré, là où festoient les saints, les anges et tous les élus. Alors que, pendant ce mois de mai, le peuple souverain va devoir choisir ses représentants au parlement européen; je continue à m’interroger sur ses capacités à exercer ce droit, alors que son niveau de réflexion est à peu près égal à celui d’un buffet de cuisine.

https://youtu.be/JfPC7m1vkH8

Dans les siècles passés, cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux fete-arbre-liberte-300x236amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le disait fort à propos mon aïeule: « y-a pas d’mal à faire le mai !» .  L’église chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres, jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la vie par une célébration de la virginité et de la chasteté…  C’est-y pas malheureux !  La République elle, en a fait l’arbre de la liberté dont il subsiste encore quelques restes ici ou là.

Ah, tradition, quand tu nous tiens ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le grand métingue du métropolitain…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la démocratie directe et des moules frites réunies, bonjour !  Votre calendrier des postes ne vous trahit pas, nous sommes bien le Mardi 1er mai 2018, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin.
Sans doute en ai-je déjà parlé dans ces colonnes mais, la pédagogie étant l’art de la répétition, autorisez moi à en remettre une couche. Il importe que les jeunes générations ne s’imaginent pas que le 1er mai est un héritage de Vichy ou des serristes nantais producteurs de muguet.

Tout a débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière 1er Maiinternationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA. Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.

Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la 1er-Mai-228x300loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887(Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Pour terminer sur un air de fête, voici la célèbre chanson de Mac-Nab le grand métingue du Métropolitain:

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

En Mai fais ce qu’il te plaît…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR, TRADITION

Amis de la blanche hermine et du kig ha farz réunis, bonjour ! Votre calendrier des postes ne vous trahit pas, nous sommes bien le Lundi 1er mai 2017, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin. Le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan.

Or donc, ce 1er mai  les prolétaires du monde entier, répondant aux vœux du grand père Karl et du grand oncle Vladimir, ignorant souvent les martyrs de Haymarket, s’unissent religieusement devant leurs petits écrans pour suivre les avatars d’un prince de la perfide Albion ou se 1er-Mai-228x300pâmer devant vingt et deux bonhommes en short à moins qu’ils n’aient les yeux de Chimène pour la gagnante endimanchée d’un télé-crochet à deux balles… Alors que les anciens Celtes fêtaient Beltan (le feu de Bel), saluant la lumière et la connaissance, leurs descendants décérébrés du XXIè siècle se complaisent devant les atermoiement des millionnaires en culottes courtes du PSG ou l’insoutenable spectacle du dernier voyage de mystiques népalais quand ce n’est pas celui de ces étranges étrangers, migrants vers nos eldorados comme on s’embarque pour l’Olympe éthéré, là où festoient les saints, les anges et tous les élus.

Dans les siècles passés, cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les feux-de-beltan-300x202envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le disait fort à propos mon aïeule: « y-a pas d’mal à faire le mai !» .  L’église chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres, jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la vie par une célébration de la virginité et de la chasteté… C’est-y pas malheureux !  

Faut-il que les capacités intellectuelles et spirituelles de notre pauvre humanité en soient réduites à leurs plus simples expressions pour que nous soyons condamnés à de telles extrémités. Ce spectacle des foules apoplexiques devant les contes de fées aurait tendance à me renforcer dans mes certitudes, au risque d’y perdre mes illusions: ces gens là ont vérité-mensonges-300x220ce qu’ils méritent !!! Faut-il que les médias, publics et privés, soient définitivement aux ordres de l’oligarchie régnante pour que par milliards, oui, par milliards, la gent humaine s’ébaubisse de la sorte devant les fastes de la royauté, l’apparat de la papauté, les prétentieux falbalas des puissants de ce monde. Faut-il que notre éducation, en laquelle Jules Ferry voyait le creuset de l’émancipation, ait échoué dans ses missions, pour que l’aveuglement des masses atteigne un tel niveau himalayesque. Alors que dans une semaine le peuple souverain va devoir choisir son prochain président; je continue à m’interroger sur ses capacités à exercer ce droit, alors que son niveau de réflexion est à peu près égal à celui d’un buffet de cuisine.

J‘en étais là de mes réflexions lorsque j’ai aperçu le petit marchand de muguet sur son coin de trottoir… Ah, tradition, quand tu nous tiens ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

1er Mai: Piqûre de rappel…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la libre pensée et du Fernet branca réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 27 avril 2016, huitième jour de Floréal dédié au champignon. Le 27 avril 1906, l’assiette au beurre, journal satirique, soutenait à sa manière la revendication de la journée de huit heures. Les « trois huit » comme le montre cette reproduction que l’on doit à l’affichiste Grandjouan.

Puisque nous approchons du 1er mai, rafraichissons un peu nos mémoires. Le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par Trois huitles syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA. Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.

Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se martyrs chicagosolde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887 (Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule). Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.

Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui transformera la fête des travailleurs en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un brin vaut mieux que deux tu l’auras…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la criticature et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 1er mai 2015, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin; et le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais 1er Maic’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau, de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan. Or donc, ce 1er mai  les prolétaires du monde entier, répondant aux vœux du grand père Karl et du grand oncle Vladimir Oulianov, ignorant souvent les martyrs de Haymarket, s’unissent religieusement devant leurs petits écrans pour suivre les avatars d’un prince de la perfide Albion ou se pâmer devant vingt et deux bonhommes en short à moins qu’ils n’aient les yeux de Chimène pour la gagnante endimanchée d’un télé-crochet à deux balles…

Alors que les anciens Celtes fêtaient Beltan (le feu de Bel), saluant la lumière et la connaissance, leurs descendants décérébrés du XXIè siècle se complaisent devant les atermoiement des millionnaires en culottes courtes du PSG ou l’insoutenable spectacle du dernier voyage de mystiques népalais quand ce n’est pas celui de ces étranges étrangers, migrants vers nos eldorados comme on s’embarque pour l’Olympe éthéré, là où festoient les saints, les anges et tous les élus. Dans les siècles passés, cette frénésie de la feux-de-beltan-300x202célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le disait fort à propos mon aïeule: « y-a pas d’mal à faire le mai !» .  L’église chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres, jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la vie par une célébration de la virginité et de la chasteté… C’est-y pas malheureux !  
Faut-il que les capacités intellectuelles et spirituelles de notre pauvre humanité en soient réduites à leurs plus simples expressions pour que nous soyons condamnés à de telles extrémités. Ce spectacle des foules apoplexiques devant les contes de fées aurait tendance à me renforcer dans mes vérité & mensongescertitudes, au risque d’y perdre mes illusions: ces gens là ont ce qu’ils méritent !!! Faut-il que les médias, publics et privés, soient définitivement aux ordres de l’oligarchie régnante pour que par milliards, oui, par milliards, la gent humaine s’ébaubisse de la sorte devant les fastes de la royauté, l’apparat de la papauté, les prétentieux falbalas des puissants de ce monde. Faut-il que notre éducation, en laquelle Jules Ferry voyait le creuset de l’émancipation, ait échoué dans ses missions, pour que l’aveuglement des masses atteigne un tel niveau himalayesque. Alors que très bientôt, notre « démocratie » va de nouveau se poser la question de l’opportunité d’obliger le petit peuple à exercer son droit de vote, on peut s’interroger sur les capacités de celui-ci, dont le niveau de réflexion est à peu près égal à celui d’un buffet de cuisine, à exercer ce droit.

J‘en étais là de mes réflexions lorsque j’ai aperçu le petit marchand de muguet sur son coin de trottoir… Ah, tradition, quand tu nous tiens ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Addio Lugano bella…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des bonnets blancs et des blancs bonnets réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 08 janvier 2015, dix-neuvième jour de Nivôse dédié au marbre. Le 8 janvier Anne1499, la Duchesse Anne de Bretagne, notre duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait, ça devrait faire plaisir à Jencyves qui y retrouvera son copain Jossic.

 

Tiens, en voici un qui, au début de sa vie fut monarchiste; mais pas longtemps… Il s’appelle Pietro Gori et est né à Messine (Toscane, Italie) le 14 août 1865.
En 1889, Pietro Gori obtient une licence de droit à l’université de Pise et devient avocat. Il s’implique alors énormément dans le mouvement anarchiste et devient l’une des figures 220px-Pietro_Goriimportantes de celui-ci en Italie. Il participe ainsi en 1891 au congrès de Capolago qui réunit diverses personnalités de l’anarchisme italien de l’époque. En 1894, il est contraint à l’exil pour échapper à la répression qui s’abat sur les anarchistes en Italie. Il se réfugie dans un premier temps à Lugano (Suisse) où il poursuit un temps ses activités politiques en compagnie d’autres exilés anarchistes avant d’être expulsé par les autorités locales vers la frontière allemande. C’est à ce moment qu’il compose la célèbre chanson Addio Lugano bella. Il se rend à Bruxelles, où il fait la connaissance d’Elisée Reclus, puis à Amsterdam où il rencontre Domela Nieuwenhuis. Il passe ensuite en Angleterre où il entre en relation avec les princiales figures de l’anarchisme international.

En mars 1895, il collabore à « The Torch » donne des conférences et participe à l’anniversaire de la Commune à Milton Hall. Il s’embarque ensuite pour Les Etats-Unis où durant près d’une année, il donnera des centaines de conférences à travers le pays. A Paterson, il contribue à la naissance du journal « La Questione Sociale ». Le 11 novembre 1895, il est à Chicago pour commémorer les martyrs d’Haymarket. En juillet 1896, il est de retour à Londres pour participer en tant que délégué des syndicats italiens d’Amérique du Nord, au Congrès international ouvrier groupesocialiste (27 juillet au 1er août). Peu après, il tombe gravement malade. Hospitalisé, il est assisté par Louise Michel. Il donne alors des conférences au Royaume-Uni avant de retourner en Italie en 1898 pour défendre plusieurs anarchistes (parmi lesquels Errico Malatesta) inculpés à la suite de la grève générale contre l’augmentation des prix. Contraint de s’exiler une seconde fois, il part à Buenos Aires où il dirige la revue Criminologia moderna. En 1901 il participe au congrès constitutif de la FOA (Federación Obrera Argentina) qui deviendra quelques années plus tard la FORA. En 1903, il revient en Italie et fonde avec Luigi Fabbri le journal anarchiste Il Pensiero (La pensée). Il meurt le 8 janvier 1911 à Portoferraio (île d’Elbe) en Toscane, à l’âge de 45 ans. Ses funérailles ce dérouleront sur trois jours.
Le 8 janvier, deviendra pour les anarchistes italiens, année après année, une date de célébration et le 08/01/2011, marquant le centenaire de sa mort à été fêté comme il se doit.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Les hoyaux de la couronne…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la sécularisation et de la fraise Tagada réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 10 décembre 2014, 20è jour de frimaire dédié à cet outil que l’on nomme hoyau (« N’allez pas croire que Pomone et Vertumne vous sachent beaucoup de gré d’avoir sauté en leur honneur […] il n’y a hoyaud’autre Pomone ni d’autre Vertumne que la bêche et le hoyau du jardinier. — Voltaire ). Puisque les princes qui nous gouvernent en sont à décider de l’importante, éminente, cruciale, et prioritaire question de l’interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France, je continue à rendre hommage à nos grands anciens, qui hantent, oubliés de tous, le panthéon ouvrier et sans qui les enfants seraient encore dans les mines et nous, nous n’aurions pas les congés payés, la sécu, les 35 heures et une paisible retraite pendant quelques temps encore avant la mise en œuvre de la Macron-économie…

Connaissez vous Auguste Spies ?

Le 10 décembre 1865, naissance d’August SPIES, à Friedewalde (Allemagne). Militant et propagandiste anarchiste américain, un des martyrs d’Haymarket (fameux meeting qui se termina par une fusillade). Fils d’un employé forestier, il devient géomètre à 16 ans, et se déclare libre penseur à 17, mais après la mort de son père, il doit interrompre ses études. Il décide alors d’émigrer en Amérique. En 1872, il arrive à New York, où il travaille comme tapissier. Il se fixe ensuite à 220px-August-Spies-1886Chicago où il devient libraire. Il découvre alors les idées socialistes et adhère au « Parti ouvrier socialiste ». Ardent militant, il est candidat à la législature de 1879 et de 1881. En 1880, il est nommé administrateur du journal « Chicagoer Arbeiter Zeitung » (Le Quotidien du Travailleur, en langue allemande). En 1882, au Congrès des socialistes à Pittsburgh, influencé par Johann Most, il déclare que les travailleurs n’obtiendront jamais la reconnaissance de leurs droits par la voie des urnes, se considérant par là-même comme anarchiste.

En 1886, il prend part aux côtés d’Oscar Neebe, en tant que militant syndicaliste, orateur et propagandiste, au mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures qui aboutit à la grève du 1er mai 1886. Le 3 mai, il est orateur au meeting des Chicagi_1887ouvriers du bois qui dégénère en émeute en raison de sa proximité avec les usines McCormick. Il rédige alors une affiche appelant à la « Vengeance » qui sera lourde de conséquences. Orateur le 4 mai lors du tragique meeting à Haymarket, il échappe de peu à la balle d’un détective (balle que recevra son frère Henry). Arrêté le lendemain à la suite de ces événements, il sera condamné à mort le 20 août 1886.
Victime de l’hystérie anti-anarchiste orchestrée par le patronat, il sera pendu avec trois de ses compagnons le 11 novembre 1887.
« Ma philosophie a toujours été que le but de la vie soit seulement l’épanouissement de l’individu, et l’application rationnelle de ce principe est la véritable moralité » (…) « L’anarchisme est le fil qui anime toutes les époques de l’évolution sociale et humaine ; c’est la lutte pour la souveraineté de l’individu« . Peut-on lire dans sa biographie.Sources

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Souviens toi de Haymarket…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la mélancolie au lit et du munster au cumin réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 11 novembre 2014, 21è jour de Brumaire dédié aux Bacchantes; ces nymphes qui Bacchantescélébraient les mystères de Dionysos au cours des fameuses Bacchanales. On dit qu’elles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants. Elles répétaient fréquemment le cri Évoé, comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants. (le tableau représente La jeunesse de Bacchus par William Bouguereau – 1884)

Alors que beaucoup (trop) entretiennent la flamme des boucheries passées, les anarchistes ont une pensée pour leurs compagnons sacrifiés sur l’autel du capitalisme. Le 11 novembre 1887, à Chicago, à 11h 30 dans la cour de la prison, exécution par pendaison des anarchistes August Spies, Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel (condamnés à mort le 20 août 1886 après la tragédie de Haymaket). Louis Lingg s’est, quant à lui, suicidé la veille dans sa cellule.
Samuel Fielden et Michael Schwab sont envoyés au bagne à perpétuité et Oscar Neebe est en prison pour quinze ans.pendaisons_ Principaux leaders du mouvement anarchiste et syndicaliste américain, ils sont les victimes innocentes de la répression dirigée par le patronnat qui voulait briser le mouvement revendicatif que les anarchistes avaient fait naître le 1er mai 1886 autour de la revendication pour la journée des 8 heures.

Le 3 mai 1886, la police et les milices patronales tuèrent deux ouvriers grévistes, aux usines McCormick. Le 4 mai lors d’un meeting de protestation à Haymarket, une bombe est jetée 1ermaiGrandjouansur la police qui chargeait la foule, un massacre s’ensuivit. Acte d’un exalté ou d’un provocateur de la police ou du patronnat, le véritable auteur reste inconnu. Ces tragiques événements sont à l’origine du 1er mai, journée de lutte internationale. Un immense cortège suivit les funérailles de ces militants, le 13 novembre. Le 25 juin 1893, un gouverneur de l’Illinois, John Altgeld, démontrera l’innocence des accusés. Les morts seront alors réabilités et Samuel Fielden, Michael Schwab et Oscar Neebe seront remis en liberté après sept ans de bagne.

Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Travaillez plus…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de la tragédie antique et de la porcelaine en toc, bonjour ! Nous sommes le vendredi 20 Juin 2014, deuxième jour de Messidor dédié à l’avoine.  Une pensée pour un de ceux que l’on nomma « les martyrs de Travailler_plus_marteau_A4cHaymarket ». Fameux meeting dont je vous ai déjà parlé et qui est à l’origine de notre 1er mai. A cette époque là, des hommes et des femmes se battaient, quelquefois jusqu’à la mort pour améliorer la condition ouvrière. Aujourd’hui, sous le fallacieux prétexte de l’allongement de la durée de la vie, on veut nous faire travailler plus longtemps… Mais, bougres de bœufs, si on vit plus longtemps c’est justement parce que l’on travaille moins. Aujourd’hui donc, hommage à Richard Parsons.

 Le 20 juin 1848 naissance d’Albert Richard PARSONS à Montgomery (Alabama) USA. Militant anti-esclavagiste, socialiste révolutionnaire puis propagandiste anarchiste. Il est un des cinq « martyrs » d’Haymarket.
Orphelin de sa mère à cinq ans, soldat à 16 ans dans la guerre civile coté sudiste. Il adhère par la suite aux idées des républicains radicaux Parsonsanti-esclavagistes, et fonde un journal à Waco au Texas où il rencontre sa future compagne Lucy, mais les persécutions des négriers les poussent à quitter le Sud et à s’installer à Chicago en 1874.
Typographe au « Chicago times » il adhère à l’union des typographes puis au « Parti Ouvrier Socialiste » et à « l’Ordre des chevaliers du travail ». Militant et orateur il participe de 1875 à 1886 à plus de mille meetings à travers les USA, pour soutenir les grèves ouvrières, pour la journée de huit heures où encore pour condamner le chômage qui sévit. Les autorités tentent de l’intimider, la police matraque et tire sur les grévistes (18 morts pour l’année 1877). En 1880, en désaccord avec son parti, il rejoint les groupes de socialistes révolutionnaires opposés à l’électoralisme.
En 1883, délégué au congrès de Pittsburgh, il adhère à l’ A.I.T et, influencé par les anarchistes lyonnais, il fonde avec cinq autres compagnons « l’International Working People’s Association » (I.W.P.A) appelée aussi « Black International ». En 1884, il lance l’hebdomadaire Haymarketanarchiste « The Alarm ». Le samedi 1er mai 1886 à Chicago, il participe à la grève générale et à la manifestation pour la journée de huit heures.
Orateur le 4 mai du meeting tragique de Haymarket, il a déjà quitté le rassemblement lorsque éclate la bombe. Recherché (alors que sept de ses compagnons sont arrêtés) il se livre à la police au moment du procès pensant être rapidement disculpé. Rendu responsable de la tragédie, le procès qui se termine le 20 août 1886 le condamne à mort. Victime de la répression anti-anarchistes, et symbole de la barbarie capitaliste, il est pendu avec ses compagnons le 11 novembre 1887. (Ces détails sont extraits de l’encyclopédie anarchiste). Allez, merci encore de visiter ce blog; portez vous bien et à demain peut-être.

11 novembre 1887…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la mélancolie au lit et du munster au cumin réunis, 69970684_p1bonjour ! Nous sommes le lundi 11 novembre 2013, 21è jour de Brumaire dédié à la Bacchante; ces nymphes qui célébraient les mystères de Dionysos au cours des fameuses Bacchanales. On dit qu’elles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants. Elles répétaient fréquemment le cri Évoé, comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants. (le tableau représente La jeunesse de Bacchus par William Bouguereau – 1884)

Alors que beaucoup (trop) entretiennent la flamme des boucheries passées, les anarchistes ont une pensée pour leurs compagnons sacrifiés sur l’autel du capitalisme. C’est en effet, le 11 novembre 1887, à Chicago, à 11h 30 dans la cour de la pendaisons_-300x218prison que sont exécuté par pendaison les anarchistes August SPIES, Albert PARSONS, Adolph FISCHER, et George ENGEL. Samuel FIELDEN et Michael Schwab sont envoyés au bagne à perpétuité. Quand à Louis LINGG, il s’est suicidé la veille dans sa cellule. Tout avait débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.

Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines Mc Cormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur 54392138_pla foule, provoquant la mort de deux ouvriers. Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Sources

Allez, c’est pas tout, faut pas rater la commémo (humour). Portez vous bien et à demain peut-être.