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A l’intérieur de l’endehors…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis, bonjour ! Or donc, nous sommes le Vendredi 1er juin 2018, treizième jour de prairial dédié au pois et Nicolas Hulot est toujours ministre.

A l’heure où je m’apprête à rédiger le 4146è billet de ce blog, je ne cesse de me laisser surprendre, fort agréablement, par votre fidélité. J’avoue que parfois le doute m’habite (oui, bon…) mais une petite voix me suggère de poursuivre sur mon chemin vicinal à côté des autoroutes de l’actualité fréquentées par les grands médias. Je repense alors à cette citation de Zo D’Axa à qui j’avais consacré un billet il y a fort longtemps : « Celui que rien n’enrôle et qu’une Zo d'Axaimpulsive nature guide seule, ce hors la loi, ce hors d’école, cet isolé chercheur d’au-delà ne se dessine-t-il pas dans ce mot : L’ ENDEHORS ? »  En vérité, il s’appelait Alphonse Gallaud de la Pérouse. On le connaît comme anarchiste, pamplétaire, anti-militariste et journaliste. L’ En Dehors, c’est le nom de la revue de Zo d’Axa, qui rassemblera, à partir de 1891, Octave Mirbeau, Bernard Lazare, Victor Barrucand, Félix Fénéon, Georges Darien… Tous ceux pour qui La Révolte, le journal anarchiste de Jean Grave (le pape de la rue Mouffetard), semblait trop sérieux, trop orthodoxe ». Son ambition en créant le journal était de donner une feuille libre aux écrivains impatients de parler sans retenue, une tribune où chacun pourrait aller jusqu’au bout de sa pensée : un groupement sans idéal, sans hiérarchie, dans lequel l’artiste s’épanouirait. Aujourd’hui L’ En Dehors est un quotidien anarchiste que l’on trouve sur la toile et d’où sont tirées les lignes ci-dessus.

Zo d’Axa était descendant du fameux navigateur La Pérouse, sa sœur Marie, sculptrice et grande voyageuse, visita le Tibet, déguisée en homme, avant Alexandra David-Néel. On lui doit outre des ouvrages renommés sur le bouddhisme, de magnifiques bronzes tête de bretonnereprésentants des têtes de bretonnes comme celle-ci. Mais c’est là une autre histoire… De bronzes et de bonzes ! Mais où en étais-je ? Ah oui, la solitude du blogueur de fond, en dehors des courants, détaché des contingences, rivé à son clavier comme le birinig à la roche, il ne sait pas vraiment pourquoi ni pour qui il écrit. Ses billets sont autant de lettres mortes qui, à l’instar des feuilles du même nom, se laissent disperser au gré des vents portants et il bénit l’écho qui lui revient par le biais d’un commentaire, amusant, sympathique, critique, doux-amer, cruel ou dithyrambique.

Holà, il faut que je m’arrête avant de sombrer dans la geignardise. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Zo d’Axa et l’En dehors…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la littérature baroque et du poulet au vinaigre réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 Août 2017, treizième jour de Fructidor, dédié à l’épine-vinette (Berberis vulgaris) bien connue des ouzbek qui le consomment dans le plov.

Tiens, voici quelques considérations à propos d’un personnage fort intéressant: ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD, descendant de Jean-François Gallaud, comte de la Pérouse) on lui doit le concept d’endehors. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeuneendehors_litho femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres.

Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il Zodessinpurgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″. En attendant, retrouvez le site l’Endehors, quotidien anarchiste individualiste.

Allez, bourgeois dormez tranquilles, le moule est cassé. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la fin de l’envoi…Je tousse.

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis, bonjour ! Or donc, nous sommes le Jeudi 1er juin 2017, treizième jour de prairial dédié au pois. A l’heure où je m’apprête à rédiger le 3840è billet de ce blog, je Zo D'Axane cesse de me laisser surprendre, fort agréablement, par votre fidélité. J’avoue que parfois le doute m’habite (oui, bon…) mais une petite voix me suggère de poursuivre sur mon chemin vicinal à côté des autoroutes de l’actualité fréquentées par les grands médias. Je repense alors à cette citation de Zo D’Axa: « Celui que rien n’enrôle et qu’une impulsive nature guide seule, ce hors la loi, ce hors d’école, cet isolé chercheur d’au-delà ne se dessine-t-il pas dans ce mot : L’ENDEHORS ? » .

En vérité, il s’appelait Alphonse Gallaud de la Pérouse. On le connaît comme anarchiste, pamplétaire, anti-militariste et journaliste. Il était descendant du fameux navigateur La Pérouse, sa sœur Marie, sculptrice et grande voyageuse, visita le Tibet, déguisée en homme, avant Alexandra David-Néel. On lui doit, outre des ouvrages renommés sur le bouddhisme, de magnifiques bronzes représentants des têtesbretonne de bretonnes comme celle-ci. Mais c’est là une autre histoire… De bronzes et de bonzes ! Mais où en étais-je ? Ah oui, la solitude du blogueur de fond, en dehors des courants, détaché des contingences, rivé à son clavier comme le birinig à la roche, il ne sait pas vraiment pourquoi ni pour qui il écrit. Ses billets sont autant de lettres mortes qui, à l’instar des feuilles du même nom, se laissent disperser au gré des vents portants et il bénit l’écho qui lui revient par le biais d’un commentaire, amusant, sympathique, critique, doux-amer, cruel ou dithyrambique. Fin de l’envoi.

Allez, merci à vous de passer par ici de temps en temps, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A propos de Georges Darien…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la nostalgie et du Plum pudding réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 06 avril 2017, 17è jour de germinal dédié au Mélèze. la CommuneLe 6 avril 1871, lors de la Commune de Paris, un bataillon de la Garde Nationale dépose devant la statue de Voltaire deux guillotines qui sont brulées devant une foule en liesse, aux cris de: « A bas la peine de mort »! Il faudra attendre un siècle, le mois d’octobre 1981 pour que celle-ci soit définitivement abolie en France. Regrettons que la « grande démocratie » Etatsunienne n’est pas encore franchit le pas et que les couloirs de la mort soient encore trop peuplés.

Aujourd’hui, 6 avril, est le jour anniversaire de la naissance de Georges Hippolyte Adrien qui vit le jour en 1862. Je vois à vos mines dubitatives que sa renommée n’est pas parvenue jusqu’à vous. Il est plus connu (disons, moins inconnu) sous le nom de Georges Darien. Cet écrivGeorges Darien Dain quasiment oublié de tous fut redécouvert dans les années 1950 avec la réédition de son roman le voleur dont Louis Malle fit une magnifique adaptation cinématographique en 1967. Rappelez vous de Belmondo, de Charles Denner, de Lucien Guiomar, de Bernadette Laffont, Marlène Jobert… Que du beau linge. Le 16 mars 1881, devançant l’appel, il s’engage à l’armée, dans le deuxième escadron du Train. Le 23 mai 1883, son insoumission l’envoie pour 33 mois à Biribi, un bataillon disciplinaire en Tunisie. C’est le nom qu’il donnera à son roman, dans lequel il dénonce les difficultés de sa condition et celles de ses compagnons. Mais ce roman là, comme les autres, ne connut guère de succès. Admiré par Alfred Jarry et Alphonse Allais, plus tard par André Breton, Georges Darien devient un auteur prisé des milieux libertaires. En dépit d’une seconde biographie récente, peu de choses de sa vie sont connues, ce qui laisse libre cours aux fantasmes qui associent la vie de l’écrivain à celle du héros de son roman Le Voleur, Randal. En effet de 1891 à 1897, il disparaît, voyage en Belgique, en Allemagne et en Angleterre, Londres en particulier, d’où il revient avec le manuscrit de son roman. Redécouvert en 1955, c’est ce dernier qui lui assure la postérité.

En plus de ses romans, Darien est le pamphlétaire le plus virulent de cette fin de siècle. Il collabore à plusieurs revues anarchistes, parmi lesquelles L’Escarmouche (dont, soi dit en passant, il fut l’unique rédacteur), L’Ennemi du peuple et L’en dehors, où il côtoie Zo D’Axa (voir mon billet du 24 mai 2010). Encore un sacré bonhomme que l’histoire, décidément bien ingrate, a décidé de passer par pertes et affiche Le voleurprofits…On peut lire aussi, L’ennemi du peuple, réédité par les ed. l’âge d’homme en 2009. Voici ce qu’il disait dans La belle France: « Je n’aime pas les pauvres. Leur existence, qu’ils acceptent, qu’ils chérissent, me déplaît ; leur résignation me dégoûte. A tel point que c’est, je crois, l’antipathie, la répugnance qu’ils m’inspirent, qui m’a fait devenir révolutionnaire. Je voudrais voir l’abolition de la souffrance humaine afin de n’être plus obligé de contempler le repoussant spectacle qu’elle présente. Je ferais beaucoup pour cela. Je ne sais pas si j’irais jusqu’à sacrifier ma peau ; mais je sacrifierais sans hésitation celles d’un grand nombre de mes contemporains. Qu’on ne se récrie pas. La férocité est beaucoup plus rare que le dévouement.« 

Allez, gardez le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.

A Biribi…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des postes et télécommunications et du Paris-Brest réunis, bonjour ! Ce Jeudi 12 novembre 2015, 22è jour du mois de Brumaire, est dédié à l’azérole… Ah, vous ne connaissez pas l’azérolier ? C’est azerolepourtant un joli petit arbre fruitier du même genre que l’aubépine que l’on trouve dans le bassin méditerranéen. Dans le sud de la France, ils appellent cela la pomette. On dit qu’en décoction c’est excellent pour lutter contre l’hypertension artérielle, personnellement je préfère le Lagavulin mais vous savez ce que l’on dit: les goûts et les couleurs hein, madame Michu…. Ses fruits sont généralement utilisés en gelée ou en confiture.

Le 12 novembre 1893, sortie, à Paris, du premier numéro du journal satirique « L’Escarmouche » créé par Georges Adrien. Qui ça ? Je vois à escarmouche_vos mines dubitatives que sa renommée n’est pas parvenue jusqu’à vous. Il est plus connu (disons, moins inconnu) sous le nom de Georges Darien. Cet écrivain quasiment oublié de tous fut redécouvert dans les années 1950 avec la réédition de son roman le voleur dont Louis Malle fit une magnifique adaptation cinématographique en 1967. Rappelez vous de Belmondo, de Charles Denner, de Lucien Guiomar, de Bernadette Laffont, Marlène Jobert… Que du beau linge.

Le 16 mars 1881, devançant l’appel, il s’engage à l’armée, dans le deuxième escadron du Train. Le 23 mai 1883, son insoumission l’envoie pour 33 mois à Biribi, un bataillon disciplinaire en Tunisie. C’est le nom couv-birib-2qu’il donnera à son roman, dans lequel il dénonce les difficultés de sa condition et celles de ses compagnons. Mais ce roman là, comme les autres, ne connut guère de succès. « Je ne sais si c’est un livre, je voudrais que ce fut un cri. » Biribi est certes un roman, mais un roman vrai, un reportage romancé, décrivant l’horreur de ces établissements tortionnaires. L’œuvre de George Darien, « est le plus rigoureux assaut que je sache contre l’hypocrisie, l’imposture, la sottise, la lâcheté » selon André Breton. Conclusion de la préface de Max Obione. Ecoutez cette magnifique chanson interprétée par Mouloudji « Biribi », extraite du film de Moosmann.

Admiré par Alfred Jarry et Alphonse Allais, plus tard par André Breton, Georges Darien devient un auteur prisé des milieux libertaires. En dépit d’une seconde biographie récente, peu de choses de sa vie sont connues, ce qui laisse libre cours aux fantasmes qui associent la vie de l’écrivain à celle du héros de son roman Le Voleur, Randal. En effet de le voleur1891 à 1897, il disparaît, voyage en Belgique, en Allemagne et en Angleterre, Londres en particulier, d’où il revient avec le manuscrit de son roman, Le Voleur. Redécouvert en 1955, c’est ce dernier qui lui assure la postérité. En plus de ses romans, Darien est le pamphlétaire le plus virulent de cette fin de siècle. Il collabore à plusieurs revues anarchistes, parmi lesquelles L’Escarmouche (dont, soi dit en passant, il fut l’unique rédacteur), L’Ennemi du peuple et L’en dehors, où il côtoie Zo D’Axa (voir mon billet du 24 mai 2010). Encore un sacré bonhomme que l’histoire, décidément bien ingrate, a décidé de passer par pertes et profits…

Allez merci à vous de passer par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

L’endehors vu de l’intérieur…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la physique quantique et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 24 mai 2015, cinquième jour de prairial dédié au canard., ceci explique cela. Avant de développer quelques considérations sur un sacré bonhomme à qui l’on doit le concept « d’endehors »; une pensée pour un grand bluesman qui nous a quitté un 24 mai, en 1963; je veux parler de Elmore James.

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Le 24 mai 1864 donc, naissance de ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD) à Paris. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il endehorsdébute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres. Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople.

Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions maisZo D'axa aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″. Par ailleurs, vous pouvez chaque jour consulter le site d’informations alternatif: L’En Dehors
Et voilà, merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Vous bloguiez ? Et bien chantez maintenant…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis, bonjour ! Or donc, nous sommes le dimanche 1er juin 2014, treizième jour de prairial dédié au pois. A l’heure où je m’apprête à rédiger le 1839è billet de ce blog, je ne cesse de me laisser surprendre, fort agréablement, par votre fidélité. J’avoue que Zo d'Axaparfois le doute m’habite (oui, bon…) mais une petite voix me suggère de poursuivre sur mon chemin vicinal à côté des autoroutes de l’actualité fréquentées par les grands médias. Je repense alors à cette citation de Zo d’Axa à qui j’avais consacré un billet (24 mai 2010) : « Celui que rien n’enrôle et qu’une impulsive nature guide seule, ce hors la loi, ce hors d’école, cet isolé chercheur d’au-delà ne se dessine-t-il pas dans ce mot : L’ENDEHORS ? » . En vérité, il s’appelait Alphonse Gallaud de la Pérouse. On le connaît comme anarchiste, pamplétaire, anti-militariste et journaliste.

Il était descendant du fameux navigateur La Pérouse, sa sœur BronzeMarie, sculptrice et grande voyageuse, visita le Tibet, déguisée en homme, avant Alexandra David-Néel. On lui doit outre des ouvrages renommés sur le bouddhisme, de magnifiques bronzes représentants des têtes de bretonnes comme celle-ci. Mais c’est là une autre histoire… De bronzes et de bonzes ! Aujourd’hui, L’en dehors est un quotidien anarchiste en ligne.

Mais où en étais-je ? Ah oui, la solitude du blogueur de fond, en dehors des courants, détaché des contingences, rivé à son clavier comme le birinig à la roche (expression douarneniste), shakespeareil ne sait pas vraiment pourquoi ni pour qui il écrit. Ses billets sont autant de lettres mortes qui, à l’instar des feuilles du même nom, se laissent disperser au gré des vents portants et il bénit l’écho qui lui revient par le biais d’un commentaire, amusant, sympathique, critique, doux-amer, cruel ou dithyrambique. Alors, bloguer ou ne point bloguer ? Telle est la question…

Bon, ça ne fait rien, je continue. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un zozo peut-en cacher un autre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la mécanique des fluides et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 24 mai 2013, c’est vous dire que les choses avancent grand train. C’est le cinquième jour de Prairial dédié au canard.

Dans l’actu..                                                                                                         Un Neuneu d’extrême droite se fait sauter le caisson dans une cathédrale et voici le ministre de l’intérieur et des coups de pied au culte qui rapplique… Mais attend, on va hitler-jugend-3où là ? A moins que, avant le remaniement, le challenge consiste à passer à la télé le plus souvent possible !  Je sais pas pour vous mais moi j’ai pas entendu la Boutin s’indigner et pourtant. Le suicide si je ne m’abuse est contraire au dogme et, sauf erreur de ma part, s’il à lieu dans un lieu consacré, cela relève de la profanation. Or, dans les rangs des jupes plissées et des carrés Hermès c’est le silence. Coincés entre leurs certitudes et leurs convictions aveugles, ils ne voient que le « geste politique » d’un militant d’une Europe blanche, il est vrai « naturellement » opposé au mariage pour tous. Ils feignent d’oublier que ce type se définissait comme un néo-païen identitaire, nostalgique d’une pseudo culture Germano-Celtique et qu’il conchiait à longueur d’ouvrages la chrétienté catholique apostolique et romaine. Mais l’Ankou, porteur de faux prend parfois des allures trompeuses…

Tout à fait autre chose…

Voici quelques considérations sur un sacré bonhomme à qui l’on doit le concept « d’endehors » et qui lui aussi choisira sa propre fin.                                                                                                         Le 24 mai 1864, naissance de ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD) à Paris. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de images-1journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres.

Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français DownloadedFilequi le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″.

Bon allez, c’est pas tout ça, les jardins de Keramoal réclament leur ration de tondeuses, sécateurs et autres râteaux. Portez vous bien et à demain peut-être.

L’ENDEHORS…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la liberté de conscience et du canard laqué réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 24 mai, cinquième jour de Prairial dédié au canard. Ceci explique cela… A propos de canard, en voici un qui n’était pas boiteux et qui a laissé son nom dans l’histoire de la presse libertaire.

Le 24 mai 1864, naissance de ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD) à Paris. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres. Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. Il existe un blog, savoureusement libertaire, qui porte le nom d’en dehors.

En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc.

Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″.

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Georges DARIEN…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’anarchisme tonitruant et du café-cognac-sans-café réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 06 avril 2012 et c’est la St Marcellin qui fut, comme chacun s’en souvient, un ministre de l’intérieur fort apprécié des soixantehuitards… Une fois encore la météo a donné raison aux dictons de nos aïeux car ce matin il ne faisait pas bon se découvrir d’un fil…

Aujourd’hui, 6 avril, est aussi le jour anniversaire de la naissance de Georges Hippolyte Adrien qui vit le jour en 1862. Je vois à vos mines dubitatives que sa renommée n’est pas parvenue jusqu’à vous. Il est plus connu (disons, moins inconnu) sous le nom de Georges Darien. Cet écrivain quasiment oublié de tous fut redécouvert dans les années 1950 avec la réédition de son roman le voleur dont Louis Malle fit une magnifique adaptation cinématographique en 1967. Rappelez vous de Belmondo, de Charles Denner, de Lucien Guiomar, de Bernadette Laffont, Marlène Jobert… Que du beau linge.

Le 16 mars 1881, devançant l’appel, il s’engage à l’armée, dans le deuxième escadron du Train. Le 23 mai 1883, son insoumission l’envoie pour 33 mois à Biribi, un bataillon disciplinaire en Tunisie. C’est le nom qu’il donnera à son roman, dans lequel il dénonce les difficultés de sa condition et celles de ses compagnons. Mais ce roman là, comme les autres, ne connut guère de succès. Ecoutez cette magnifique chanson interprétée par Mouloudji « Biribi », extraite du film de Moosmann.

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Admiré par Alfred Jarry et Alphonse Allais, plus tard par André Breton, Georges Darien devient un auteur prisé des milieux libertaires. En dépit d’une seconde biographie récente, peu de choses de sa vie sont connues, ce qui laisse libre cours aux fantasmes qui associent la vie de l’écrivain à celle du héros de son roman Le Voleur, Randal. En effet de 1891 à 1897, il disparaît, voyage en Belgique, en Allemagne et en Angleterre, Londres en particulier, d’où il revient avec le manuscrit de son roman, Le Voleur. Redécouvert en 1955, c’est ce dernier qui lui assure la postérité.

En plus de ses romans, Darien est le pamphlétaire le plus virulent de cette fin de siècle. Il collabore à plusieurs revues anarchistes, parmi lesquelles L’Escarmouche (dont, soi dit en passant, il fut l’unique rédacteur), L’Ennemi du peuple et L’en dehors, où il côtoie Zo D’Axa (voir mon billet du 24 mai 2010).

Encore un sacré bonhomme que l’histoire, décidément bien ingrate, a décidé de passer par pertes et profits…

Allez vive le printemps, portez vous bien et à demain peut-être.