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C’est la gesse qui compte…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis des sciences occultes et du bloody mary réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 17 novembre 2018, 27è jour de brumaire, dénommé jour du Macjonc. De son vrai nom la gesse tubéreuse, elle est encore appelée châtaigne de terre car ses graines peuvent être comestibles. C’est la gesse tubéreuse ou mézugon, (et Lathyrus_Tuberosus_closeup-300x300comme dirait mon aïeule qui aurait vendu la sienne pour un vilain jeu de mots: c’est la Gesse qui compte !) ou gland de terre, ou encore souris de Hollande, non, sans rire, (les tubercules ont la taille la forme et la couleur d’une souris). Le macjonc pousse à l’état spontané dans toute l’Europe. Sa culture est signalée en 1783 comme « herbe française cultivée en Hollande et vendue en France » aujourd’hui, c’est plutôt l’herbe qui est vendue en Hollande. On consomme les tubercules cuit à l’eau en purée, et les gousses quand elles sont encore tendres préparées comme des petits pois. Oui mais voila, pour les pataphysiciens, le 17 Novembre 2018 est en réalité le Dimanche 15 As 146 déambulation du Dr Poujade fête suprême du gilet jaune (totalement inventé par la rédaction).

Tout à fait autre chose.

Il faut absolument que je vérifie l’efficacité de mon moteur de recherche car, je vous l’avoue, je ne me souviens plus si je vous ai déjà présenté Voltairine… Voltairine 1Si j’avais débuté ce billet en vous parlant d’elle vous n’auriez pas manqué, dans vos commentaires raffinés et perfides, de me demander d’où je la sortais. Or donc, elle se nomme Voltairine de CLEYRE, avouez que cela ne s’invente pas. Mais c’est le papa, qui était un grand admirateur de notre Voltaire à nous, qui en a décidé ainsi. Elle est née un 17 novembre (d’où ce billet) quelque part dans le Michigan, Etats Unis d’Amérique. Figure oubliée de l’anarchisme et de la libre pensée, elle a consacré sa vie, après avoir passé plusieurs années dans un couvent (ceci explique peut-être cela), à dénoncer le poids des religions dans la société civile et à lutter pour les droits de l’homme, et de la femme, ce qui à cette époque n’allait pas de soi. Elle est morte à Chicago en 1912 en laissant derrière elle qla famille anaruelques ouvrages et l’image d’une militante exemplaire. Ses prises de position sur des thèmes aussi divers que le mariage, la guerre, la propriété privée lui ont valu une réputation sulfureuse d’anar et d’anticléricale dans une Amérique bigote et libérale. Elle méritait bien ce petit coup de chapeau dans un siècle où la pensée libre est une denrée en voie de disparition.

Allez, tous ensemble, tous ensemble, ouais ! Portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est la gesse qui compte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des sciences occultes et du bloody mary réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 17 novembre 2017, 27è jour de brumaire, dénommé jour du Macjonc…De son vrai nom la gesse tubéreuse, elle est encore appelée châtaigne de terre car ses graines peuvent être Lathyrus_Tuberosus_closeupcomestibles. C’est la gesse tubéreuse ou mézugon, (et comme dirait mon aïeule qui aurait vendu la sienne pour un vilain jeu de mots: c’est la Gesse qui compte !) ou gland de terre, ou encore souris de Hollande, non, sans rire, (les tubercules ont la taille la forme et la couleur d’une souris). Le macjonc pousse à l’état spontané dans toute l’Europe. Sa culture est signalée en 1783 comme « herbe française cultivée en Hollande et vendue en France » On consomme les tubercules cuit à l’eau en purée, et les gousses quand elles sont encore tendres préparées comme des petits pois.

 Tout à fait autre chose.

Il faut absolument que je vérifie l’efficacité de mon moteur de recherche car, je vous l’avoue, je ne me souviens plus si je vous ai déjà présenté Voltairine… Si j’avais débuté ce billet en vous parlant d’elle vous n’auriez pas manqué, dans vos commentaires raffinés et perfides, de me demander d’où je la sortais. Or donc, elle se nomme Voltairine de CLEYRE, avouez que cela ne s’invente pas. Mais c’est le papa, qui était un grand admirateur de notre Voltaire à nous, qui en a décidé ainsi. Elle est née un 17 novembre (d’où ce billet) voltairinequelque part dans le Michigan, Etats Unis d’Amérique. Figure oubliée de l’anarchisme et de la libre pensée, elle a consacré sa vie, après avoir passé plusieurs années dans un couvent (ceci explique cela), à dénoncer le poids des religions dans la société civile et à lutter pour les droits de l’homme, et de la femme, ce qui à cette époque n’allait pas de soi. Elle est morte à Chicago en 1912 en laissant derrière elle quelques ouvrages et l’image d’une militante exemplaire. Ses prises de position sur des thèmes aussi divers que le mariage, la guerre, la propriété privée lui ont valu une réputation sulfureuse d’anar et d’anticléricale dans une Amérique bigote et libérale. Elle méritait bien ce petit coup de chapeau dans un siècle où la pensée libre est une denrée en voie de disparition.

Le bazh-yod…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la casuistique et de la bouillie d’avoine réunie, bonjour ! Nous sommes le Lundi 20 juin 2016, deuxième jour de Messidor dédié à l’avoine et premier de l’Eté. La bouillie d’avoine, ou yod kerc’h en breton est une bouillie principalement composée d’avoine comme son nom l’indique, consommé en basse-Bretagne autrefois par les plus pauvres. C’est une bouillie brune, normalement salée, qui se mange bazh-yod-300x226trempée dans du lait ribot. En Bretagne, au moins dans le Finistère, on en trouve dans toutes les grandes surfaces, au rayon frais. Mon aïeule, dont les préceptes culinaires m’ont toujours fait rêver, la préparait à partir d’avoine grillée et moulue. On mettait ce mélange de farine et de son à tremper une nuit. Le lendemain, le gros du son flottait à la surface et était retiré (ce surplus s’appelle gwaskin). Le reste du récipient était délayé avec du lait et/ou de l’eau, mis à cuire dans un chaudron et touillé avec un bâton nommé bazh-yod (le bâton à bouillie). Celui-ci a laissé son nom à un jeu de force très populaire et encore pratiqué de nos jours comme le montre cette photo.

Si j’avais débuté ce billet en vous parlant d’elle vous n’auriez pas manqué, dans vos commentaires raffinés et néanmoins perfides, de me demander d’où je la sortais. Elle se nomme Voltairine de CLEYRE, avouez que cela ne s’invente pas. Mais c’est le papa, qui était un grand admirateur de notre Voltaire à nous, qui en a décidé ainsi. Elle est née un 17 novembre, 1866, quelque part dans le Michigan, Etats Unis de_cleyre_voltaird’Amérique. Figure oubliée de l’anarchisme et de la libre pensée, elle a consacré sa vie, après avoir passé plusieurs années dans un couvent (ceci explique peut-être cela), à dénoncer le poids des religions dans la société civile et à lutter pour les droits de l’homme, et de la femme, ce qui à cette époque n’allait pas de soi. Elle est morte à Chicago des suites d’une méningite, en 1912 en laissant derrière elle quelques ouvrages et l’image d’une militante exemplaire. Ses prises de position sur des thèmes aussi divers que le mariage, la guerre, la propriété privée lui ont valu une réputation sulfureuse d’anar et d’anticléricale dans une Amérique bigote et libérale. Elle méritait bien ce petit coup de chapeau dans un siècle où la pensée libre est une denrée en voie de disparition. A lire, en français, « D’espoir et de raison, écrits d’une insoumise » (2008). Textes réunis et présentés par Normand Baillargeon et Chantal Santerre chez LUX éditeur.
« A la fin de votre vie, vous pourrez fermer les yeux en disant : je n’ai point été gouverné par l’idée dominante de mon siècle. J’ai choisi ma propre cause et je l’ai servie. J’ai prouvé par toute une vie qu’il est quelque chose en l’homme qui le sauve de l’absolue tyrannie des circonstances, qui triomphe et les refonde, et cela c’est le feu immortel de la volonté individuelle, laquelle est le salut de l’avenir.»

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien, vive la République et à demain peut-être.

La liberté de penser…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la mécanique quantique et de la clé à molette réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 17 novembre 2015, 27è jour de Brumaire dédié au Macjonc. C’est la gesse tubéreuse  (et comme dirait mon aïeule qui aurait vendu la sienne pour un vilain jeu de mots: c’est la Gesse qui compte !) ou gland de terre, ou encore souris de Hollande, dieu-non-cabu-688ponon, sans rire, (les tubercules ont la taille, la forme, et la couleur d’une souris). Le Macjonc pousse à l’état spontané dans toute l’Europe. Sa culture est signalée en 1783 comme « herbe française cultivée en Hollande et vendue en France » et on consomme les tubercules cuits à l’eau en purée, et les gousses quand elles sont encore tendres préparées comme des petits pois. En ces moments agités où des décérébrés mous du bulbe, psychorigides et pervers polymorphes veulent à toute force nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne et nous conduire à marche forcée dans le labyrinthe de l’obscurantisme; je voulais vous parler de Voltairine…

Si j’avais débuté ce billet en vous parlant d’elle vous n’auriez pas manqué, dans vos commentaires raffinés et néanmoins perfides, de me demander d’où je la sortais. Elle se nomme Voltairine de CLEYRE, avouez que cela ne s’invente pas. Mais c’est le papa, qui était un grand admirateur de notre Voltaire à nous, qui en a décidé ainsi. Elle est née un 17 novembre (d’où ce billet) quelque part dans le Michigan, Etats Unis d’Amérique. Figure oubliée de l’anarchisme et de la libre pensée, Voltairineelle a consacré sa vie, après avoir passé plusieurs années dans un couvent (ceci explique peut-être cela), à dénoncer le poids des religions dans la société civile et à lutter pour les droits de l’homme, et de la femme, ce qui à cette époque n’allait pas de soi. Elle est morte à Chicago en 1912 en laissant derrière elle quelques ouvrages et l’image d’une militante exemplaire. Ses prises de position sur des thèmes aussi divers que le mariage, la guerre, la propriété privée lui ont valu une réputation sulfureuse d’anar et d’anticléricale dans une Amérique bigote et libérale. Elle méritait bien ce petit coup de chapeau dans un siècle où la pensée libre est une denrée en voie de disparition. A lire, en français, « D’espoir et de raison, écrits d’une insoumise »(2008). Textes réunis et présentés par Normand Baillargeon et Chantal Santerre chez LUX éditeur.
« A la fin de votre vie, vous pourrez fermer les yeux en disant : je n’ai point été gouverné par l’idée dominante de mon siècle. J’ai choisi ma propre cause et je l’ai servie. J’ai prouvé par toute une vie qu’il est quelque chose en l’homme qui le sauve de l’absolue tyrannie des circonstances, qui triomphe et les refonde, et cela c’est le feu immortel de la volonté individuelle, laquelle est le salut de l’avenir.« 

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien, vive la République et à demain peut-être.

Sacré Hippolyte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la chronique locale et du Baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 mars 2015, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger cochléairepour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades. Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. J’ai « emprunté » l’illustration sur le site Les taxinomes, photo prise sur les dunes de Plouarzel.
 
Le 13 mars 1950, mort d’Hippolyte HAVEL (né le 13 août 1871 (?) à Thabor (Autriche) anarchiste militant. En 1894, à Vienne,Havel il est condamné à 18 mois de prison pour « trouble à l’ordre public ». Très érudit, il fréquente Emma Goldman (avec laquelle il se rend à Paris), avant de partir pour les Etats-Unis. Il participe à la rédaction du journal « Mother Earth » dès 1906, collabore à l’Ecole Moderne de New York (1910), et rédige également des biographies d’anarchistes tellles que celles de Emma Goldman, Voltairine de Cleyre dont j’ai dressé le portrait ici même, etc., et publie diverses revues et brochures. Avec sa compagne Polly, anarchiste comme lui, il ouvre, juste avant la 1er guerre mondiale, un restaurant à Greenwich village qui deviendra un haut lieu de rencontre pour les artistes et intellectuels (photo ci-dessous).

En 1920, il part vivre dans la colonie libertaire de Stelton. Puis il se clochardise quelque peu, abusant de la boisson. Homme original et « dandy anarchiste », il n’hésitait pas à invectiver les greenwichpassants et les provoquer par des actions d’éclats. C’est lui qui accueillera Bérénice Abott, amie de Man Ray, au village et lui permit de faire la carrière que l’on sait dans la photographie et ses fameux « noir & blanc. Mais sa folie simulée ne tardera pas à devenir réelle, et il mourra dans un hôpital psychiatrique du New Jersey.
Si ce n’est pas de l’éclectisme ça, je ne m’y connais guère. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Voltairine de Cleyre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour ! Nous voici le mardi 16 décembre 2014, et, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon produit par le pin parasol.

Tiens justement, c’est le 16 décembre 1893, à New York, que Voltairine de Cleyre fit son célèbre discours pour la défense d’Emma Goldman et du droit d’expropriation.                    -Qui ça, Volverine ?                                                        -Mais non madame Michu, ça c’est une autre histoire…
Si j’avais débuté ce billet en vous parlant d’elle vous n’auriez pas manqué, dans vos commentaires raffinés et perfides, de me demander d’où je la sortais. Et bien oui, elle se nomme VoltairineVoltairine de CLEYRE, avouez que cela ne s’invente pas. Mais c’est le papa, d’origine française, et qui était un grand admirateur de notre Voltaire à nous, qui en a décidé ainsi. Elle est née un 17 novembre en 1866 quelque part dans le Michigan, états-unis d’Amérique. Figure oubliée de l’anarchisme et de la libre pensée, elle a consacré sa vie, après avoir passé plusieurs années dans un couvent (ceci explique peut-être cela), à dénoncer le poids des religions dans la société civile et à lutter pour les droits de l’homme, et de la femme, ce qui à cette époque n’allait pas de soi. Elle est morte à Chicago en 1912 en laissant derrière elle quelques ouvrages et l’image d’une militante exemplaire. Ses prises de position sur des thèmes aussi divers que le mariage, la guerre, la propriété privée lui ont valu une réputation sulfureuse d’anar et d’anticléricale dans une Amérique bigote et libérale. Elle méritait bien ce petit coup de chapeau dans un siècle où la pensée libre est une denrée en voie de disparition.

Bon, et bien, pour un mardi ça devrait le faire non ? Comme le dit Delfeil De Ton, il faut veiller aux 2500 signes pour ne pas lasser le lecteur. C’est pourquoi je vous abandonne pour d’autres activités et vous adresse un chaleureux salut. Portez vous bien et, à demain peut-être.

Femen avant l’heure…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

 

Amis de l’égalité des sexes et du jambon de Bayonne réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 29 décembre 2013, 9è jour de nivôse, officiellement déclaré jour du salpêtre… Je vous ai déjà proposé dans ce blog quelques billets qui rappelaient la lutte des femmes et particulièrement de quelques pionnières comme Olympe de Gouges, Maria Deraisme, Louise Michel, Voltairine de Cleyre ou Renée Vivien. Voici l’une d’entre elles, passablement oubliée mais qui fut une militante de tous les combats. Je veux parler de Madeleine PELLETIER. Sa mère tient une boutique de fruits et légumes 71393131_pdans le Marais. Sa bigoterie romaine et ses opinions royalistes la font surnommer la Jésuite ou Mme Sévigné. Son père, cocher de fiacre, est frappé d’hémiplégie en 1878, mais cloué sur son fauteuil roulant, il discute énormément avec la petite Madeleine pour qui l’école devient l’alternative à la misère et à l’enfermement familial. C’est au moment de son entrée à l’internat que son collègue Paul-Maurice Legrand, président de la Grande Loge Symbolique Écossaise « maintenue et mixte » la dirige vers cette obédience. Madeleine Pelletier est reçue apprentie le 27 mai 1904 à la loge parisienne La Philosophie Sociale. Dans une lettre, elle revendique l’honneur d’avoir conduit Louise Michel jusqu’à la franc-maçonnerie .(je vous jure que ce n’est pas Oliver Hardy sur la photo de droite)

 

Première femme psychiatre interne des hôpitaux de Paris, elle milite également dans le mouvement socialiste, anarchiste et communiste. Elle crée et édite le journal La Suffragiste de 1907 à 1914, afin d’accentuer la lutte pour le vote des femmes.
Dans les années 20, Madeleine Pelletier lutte pour la liberté de contraception et d’avortement avec les néomalthusiens. Pour elle, la femme doit être libre de sa créativité et libre de choisir 71393171_pson destin : En France une vingtaine de féministes, dont Madeleine Pelletier, se présentent aux élections législatives de 1910 mais leurs candidatures sont rejetées. Madeleine Pelletier est l’une des rares femmes déléguées syndicales du début du siècle, mais particulièrement âpre à défendre la cause des femmes. Elle est représentante du Nord au congrès qui fonde le parti socialiste en 1905, puis membre du PS. Féminisme et syndicalisme sont pour elle étroitement liés : La manière dont elle s’habille reflète également ses idées : elle a coupé ses cheveux et s’habille comme un homme : « Je montrerai les miens [de seins] dès que les hommes commenceront à s’habiller avec une sorte de pantalon qui montre leur c.. » dit-elle. Elle prône aussi la chasteté comme71393209_p manière d’échapper à une sexualité où s’exprime la domination masculine (oui, bon là, heu…). Ces actions ont été perçues comme un attentat porté contre l’identité sexuelle. Inculpée pour avoir pratiqué des avortements, puis relaxée mais déclarée folle, Madeleine Pelletier est placée en asile psychiatrique. Quelques ami(e)s politiques ou féministes tentent sans succès une action judiciaire pour la faire sortir de l’asile. Madeleine meurt isolée, le 29 décembre 1939, d’une apoplexie cérébrale.

Elle méritait bien qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

MOULINEX LIBERE LA FEMME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’égalité des sexes et du jambon de Bayonne réunis, bonjour !

Nous sommes le 29 décembre, 9è jour de nivôse, officiellement déclaré jour du salpêtre…

Je vous ai déjà proposé dans ce blog quelques billets qui rappelaient la lutte des femmes et particulièrement de quelques pionnières comme Olympe de Gouges, Maria Deraisme, Louise Michel, Voltairine de Cleyre ou Renée Vivien. Voici l’une d’entre elles, passablement oubliée mais qui fut une militante de tous les combats. Je veux parler de Madeleine PELLETIER.

Sa mère tient une boutique de fruits et légumes dans le Marais. Sa bigoterie romaine et ses opinions royalistes la font surnommer la Jésuite ou Mme Sévigné. Son père, cocher de fiacre, est frappé d’hémiplégie en 1878, mais cloué sur son fauteuil roulant, il discute énormément avec la petite Madeleine pour qui l’école devient l’alternative à la misère et à l’enfermement familial.

C‘est au moment de son entrée à l’internat que son collègue Paul-Maurice Legrand, président de la Grande Loge Symbolique Écossaise « maintenue et mixte » la dirige vers cette obédience.
Madeleine Pelletier est reçue apprentie le 27 mai 1904 à la loge parisienne La Philosophie Sociale. Dans une lettre, elle revendique l’honneur d’avoir conduit Louise Michel jusqu’à la franc-maçonnerie .(je vous jure que ce n’est pas Oliver Hardy sur la photo de droite)

 

Première femme psychiatre interne des hôpitaux de Paris, elle milite également dans le mouvement socialiste, anarchiste et communiste. Elle crée et édite le journal La Suffragiste de 1907 à 1914, afin d’accentuer la lutte pour le vote des femmes.
Dans les années 20, Madeleine Pelletier lutte pour la liberté de contraception et d’avortement avec les néomalthusiens. Pour elle, la femme doit être libre de sa créativité et libre de choisir son destin :

En France une vingtaine de féministes, dont Madeleine Pelletier, se présentent aux élections législatives de 1910 mais leurs candidatures sont rejetées.

Madeleine Pelletier est l’une des rares femmes déléguées syndicales du début du siècle, mais particulièrement âpre à défendre la cause des femmes. Elle est représentante du Nord au congrès qui fonde le parti socialiste en 1905, puis membre du PS. Féminisme et syndicalisme sont pour elle étroitement liés :


La manière dont elle s’habille reflète également ses idées : elle a coupé ses cheveux et s’habille comme un homme : « Je montrerai les miens [de seins] dès que les hommes commenceront à s’habiller avec une sorte de pantalon qui montre leur … » dit-elle. Elle prône aussi la chasteté comme manière d’échapper à une sexualité où s’exprime la domination masculine. Ces actions ont été perçues comme un attentat porté contre l’identité sexuelle.

Inculpée pour avoir pratiqué des avortements, puis relaxée mais déclarée folle, Madeleine Pelletier est placée en asile psychiatrique. Quelques ami(e)s politiques ou féministes tentent sans succès une action judiciaire pour la faire sortir de l’asile.
Madeleine meurt isolée, le 29 décembre 1939, d’une apoplexie cérébrale.

Elle méritait bien qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

PENDANT LES TRAVAUX, LA CRISE CONTINUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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 Amis des sciences occultes et du bloody mary réunis, bonjour !

Nous sommes le 17 novembre 2011, 27è jour de brumaire, dénommé jour du Macjonc…De son vrai nom la gesse tubéreuse, elle est encore appelée châtaigne de terre car ses graines peuvent être comestibles.

 Tout à fait autre chose.

Il faut absolument que je vérifie l’efficacité de mon moteur de recherche car, je vous l’avoue, je ne me souviens plus si je vous ai déjà présenté Voltairine…

Si j’avais débuté ce billet en vous parlant d’elle vous n’auriez pas manqué, dans vos commentaires raffinés et perfides, de me demander d’où je la sortais.

Elle se nomme Voltairine de CLEYRE, avouez que cela ne s’invente pas. Mais c’est le papa, qui était un grand admirateur de notre Voltaire à nous, qui en a décidé ainsi. Elle est née un 17 novembre (d’où ce billet) quelque part dans le Michigan, Etats Unis d’amérique. Figure oubliée de l’anarchisme et de la libre pensée, elle a consacré sa vie, après avoir passé plusieurs années dans un couvent (ceci explique cela), à dénoncer le poids des religions dans la société civile et à lutter pour les droits de l’homme, et de la femme, ce qui à cette époque n’allait pas de soi. Elle est morte à Chicago en 1912 en laissant derrière elle quelques ouvrages et l’image d’une militante exemplaire. Ses prises de position sur des thèmes aussi divers que le mariage, la guerre, la propriété privée lui ont valu une réputation sulfureuse d’anar et d’anticléricale dans une Amérique bigote et libérale. Elle méritait bien ce petit coup de chapeau dans un siècle où la pensée libre est une denrée en voie de disparition.

Tout à fait autre chose encore.

Un certain nombre de blogueurs, disons à sensibilité de gauche, ont eu l’idée d’adresser ce courrier à ceux qui, à longueur d’antenne et d’éditos, nous serinent avec le fameux « il n’y a pas d’alternative » :

« Madame, Monsieur,

Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une bonne trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – va être rien moins qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…

Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :

Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressurés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.

Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes » parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.

Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?

Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées. »

Amusant, non ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

JOURNAL EXTIME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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C’est à Michel TOURNIER que l’on doit me semble t-il cette merveilleuse expression: « le blog est un journal extime« .

Chaque fois que je le peux, je consacre un peu de temps à voyager dans cet espace minusculement gigantesque qui s’étend entre mon écran et le reste du monde et que les spécialistes ont nommé: La blogosphère. Je m’intéresse particulièrement à la catégorie dite des journaux intimes (d’ou le titre), tellement intimes qu’ils sont éventuellement partagés par la planète entière ou, pour le moins par ceux qui accèdent aux technologies nouvelles. Le résultat est assez édifiant pour ne pas dire affligeant. Et pourquoi en serait-il autrement ? Depuis les états d’âme de la midinette jusqu’au dernier conseil en matière de point de croix, en passant par la santé du p’tit dernier, on assiste à un étalage assez navrant de poncifs, d’idées toutes faites, de clichés et surtout, de « copier-coller ». Ajouter à cela que, sauf à créer son propre site web, la configuration des blogs est obligatoirement quasi-identique et contribue ainsi à leurs donner cet air de déja vu. Je suppose d’ailleurs que c’est vrai pour celui-ci aussi… Mais l’intérêt des blogs, c’est aussi les commentaires qu’ils suscitent. Là encore, force est de constater que cela relève plus souvent de la conversation de salon entre thé et petits fours, autour des dernières nouveautés de Tupperware ou des sex toys en polyglute de molygraillon de la Redoute, plutôt que du débat d’idées. Mais bon, ne soyons pas plus royaliste que Ségo l’est…(et celle là, vous la trouvez comment ?) et continuons notre chemin en privilégiant l’humour, cela évite de se laver trop souvent car, comme le disait Pierre DAC: Le rire est le propre de l’homme.

Si j’avais débuté ce billet en vous parlant d’elle vous n’auriez pas manqué, dans vos commentaires raffinés et perfides, de me demander d’où je la sortais.

Elle se nomme Voltairine de CLEYRE, avouez que cela ne s’invente pas. Mais c’est le papa, qui était un grand admirateur de notre Voltaire à nous, qui en a décidé ainsi. Elle est née un 17 novembre (d’où ce billet) quelque part dans le Michigan, Etats Unis d’amérique. Figure oubliée de l’anarchisme et de la libre pensée, elle a consacré sa vie, après avoir passé plusieurs années dans un couvent (ceci explique cela), à dénoncer le poids des religions dans la société civile et à lutter pour les droits de l’homme, et de la femme, ce qui à cette époque n’allait pas de soi. Elle est morte à Chicago en 1912 en laissant derrière elle quelques ouvrages et l’image d’une militante exemplaire. Ses prises de position sur des thèmes aussi divers que le mariage, la guerre, la propriété privée lui ont valu une réputation sulfureuse d’anar et d’anticléricale dans une Amérique bigotte et libérale. Elle méritait bien ce petit coup de chapeau dans un siècle où la pensée libre est une denrée en voie de disparition.

Bon, et bien, pour un mardi ça devrait le faire non ? Comme le dit Delfeil De Ton, il faut veiller aux 2500 signes pour ne pas lasser le lecteur. C’est pourquoi je vous abandonne pour d’autres activités et vous adresse un chaleureux salut. Portez vous bien et, à demain peut-être.