Résultat de recherche pour “Thomas MORE”

Page 1 de 2

Photo de l'artiste Thomas MORE

Thomas MORE


Penseur de l'utopie
Voir la page wikipédia de l'artiste Thomas MORE


L’an 01 c’est pas pour demain…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la nostalgie et du carpaccio parmesan réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 05 avril 2018, 16è jour de germinal dédié à la laitue alors que pour la pataphysique, ce jour est celui de la sortie d’A. Dürer, hermétiste. Il va sans dire que ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède et que, bien évidemment, ceci n’explique pas cela ni ne le justifie, toutes choses égales par ailleurs, quoique… L’actualité et ses perturbations ferroviaires, qui font la joie des soit-disant journalistes et surtout porte-parole de l’idéologie libérale, me remettent en mémoire un curieux personnage.

Le 5 avril 2004, disparaissait Georges BLONDEAU dit Gébé, né à Villeneuve-Saint-Georges en 1929. En 1960, il arrive à Hara-GébéKiri pour y dessiner, écrire, et pratiquer le roman-photo. Durant les années de censure, il fait de la radio et se réfugie à Pilote (mai 68 avec Gosciny). Retour à Hara-kiri pour le lancement de Charlie Hebdo avec Cavanna et toute la bande. Treize années de bonheur, puis arrêt de Charlie. Cinéma, chansons, bandes dessinées, dont le cultissime L’An 01. Quelques romans et toujours des journaux : Zéro, L’Autre Journal, L’Idiot International En 1992, Charlie Hebdo repart. Gébé est dedans. Jusqu’à ce lundi 5 avril 2004 où il nous a quittés.

Après des débuts d’illustrateur industriel à la SNCF, Gébé se lance dans le dessin humoristique. Ses premiers dessins paraissent dans La Vie du rail et dans divers journaux. En 1960, il entre à Hara-Kiri où il cultive une veine oscillant entre le non-sens et l’utopie An01 3libertaire. Il y crée de fausses publicités, des romans-photos et un personnage étonnant, Berk, créature vaguement humanoïde à l’humour ravageur.
Il anime en 1970 dans Politique Hebdo, puis dans Charlie Mensuel, une série écologique et utopique, l’An 01, réflexion satirique sur la place de l’homme dans une société où le progrès laisse de moins en moins de place au rêve. Cette série, très populaire, fera l’objet sous le même titre d’une adaptation cinématographique en 1973, réalisée par Jacques Doillon. La vidéo ci-dessus en montre une scène avec un autre grand disparu cher à mon cœur, François Béranger.

Après un court passage au sein du journal Pilote, Gébé sera rédacteur en chef d’Hara-Kiri de 1969 à 1985, tout en travaillant aussi pour Charlie Mensuel et Charlie Hebdo. Puis, en 1986, il devient rédacteur en chef d’un magazine à l’existence éphémère, Zéro, avant de prendre en 1992 la direction de la publication de Charlie Hebdo, où il dessine chaque semaine.En 1965, Gébé écrit trois pièces de théâtre radiophoniques (dans la série « Le théâtre de l’étrange », sur France Inter) et des chansons pour divers interprètes (dont Yves Montand). Auteur d’un  roman policier, Sept Cartouches (1983), il a aussi écrit pour la télévision, notamment pour les séries humoristiques « Merci Bernard » ou « Palace ». Au XVIè siècle lorsque Thomas MORE inventa le terme UTOPIE, il ne se doutait pas que quatre cents ans plus tard, un dessinateur de la SNCF allait s’en donner à cœur joie et faire notre bonheur, fut-il éphémère.

Allez, sur ces belles paroles, je vous laisse à vos oeufs de Pâques et à vos chocolats. Portez vous bien et, à demain peut-être.

Utopique toi même…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’amphigouri et des beignets de crevettes réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 07 février 2018, 19è jour de pluviôse dédié à la Pulmonaire. Un coup à se faire souffler dans les bronches…

C‘est un 7 février, en 1478, que naît celui dont je vais vous parler ci-après. Vous, je ne sais pas mais moi, le monde comme il va m’est de plus en plus insupportable ; la pensée unique qui s’est imposée Mooreces dernières décennies à refoulé loin, très loin, nos rêves humanistes ; au grand bazar du village global, tout se vend, tout s’achète. Depuis des siècles , des humanistes, des réveurs, des utopistes, prêchent dans le désert, pissent dans des violons et se mouchent dans les étoiles aurait ajouté Jacques Brel. Thomas MORE étaient de ceux là à tel point qu’il en perdit la tête… En effet, Le 6 juillet 1535, Thomas MORE où MORUS, va perdre la tête. Non pas qu’il soit devenu fada mais sous l’effet d’une décapitation voulu par Henry VIII.(son rôle est tenu par jeremy Northam dans la série « Les Tudor »
Homme politique anglais, philosophe et écrivain, précurseur du communisme libertaire et père des utopistes, il est né à Londres le 7 février 1478. Fils d’un magistrat, il entame une carrière politique qui le mènera au poste d’ambassadeur extraordinaire, puis à celle de chancelier du royaume en 1529. Mais Thomas Morus est surtout connu pour son livre « L’Ile d’Utopie ou la Meilleure des Républiques » publié en 1516, il décrit une société idéale ayant aboli la propriété et où la tolérance est une règle. « Fay ce que vouldras » (Fait ce que tu veux) est d’ailleurs emprunté à Morus, par Rabelais, pour son Abbaye de Thélème.

Comme celle de la république de Platon, l’économie utopienne de More repose sur la propriété collective des moyens de production et l’absence d’échanges marchands. Critique de la société de son temps dont il brosse un sombre tableau, il dissèque et condamne les abus et les privilèges de la noblesse et du clergé. « Dans tous les Etats où la possession est utopiaindividuelle, où tout se mesure par l’argent, on ne pourra jamais faire régner la justice ni assurer la prospérité publique. Pour rétablir un juste équilibre dans les affaires humaines, il faudrait nécessairement abolir le droit de propriété. » .A boire comme du petit lait… En 1535, désapprouvant la politique religieuse du roi, il refuse de prêter serment à Henry VIII. Arrêté et condamné pour trahison, il monte sereinement sur l’échafaud où il est décapité. On dit qu’il aurait parlé en ces termes avant d’y monter  : Je vous en prie, je vous en prie, Monsieur le lieutenant, aidez-moi à monter, pour la descente, je me débrouillerai. Ce grand ami d’Erasme participa pleinement au développement de la pensée humaniste.

Voila pour ce jour, merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Berrigans brothers…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 06 décembre 2017, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc…

C‘est le jour anniversaire de la disparition de Philip Berrigan, un curé comme je les aime, anar, antimilitariste… Au sein du mouvement américain contre la guerre du Vietnam, deux frères, Daniel et Philip Berrigan, ont organisé des actions de désobéissance civile pour s’opposer à la poursuite de la guerre et influencer l’opinion publique. the TimeDaniel était prêtre jésuite et Philip, prêtre joséphite (si, si, ça existe). Ils étaient accompagnés de plusieurs catholiques membres du mouvement Catholic Worker, fondé dans les années 1930 par l’anarchiste d’inspiration chrétienne Dorothy Day. Le célèbre poète trappiste Thomas Merton a également donné son appui à ces actions. Leur première action de désobéissance civile a lieu le 17 octobre 1967 à Baltimore, alors que Philip Berrigan et trois de ses compagnons s’introduisent dans un bâtiment de l’armée et versent du sang sur les registres du personnel militaire… Philip et ses collègues sont arrêtés, poursuivis devant la cour et condamnés à six ans de prison. Une fois libéré, Philip quitte sa congrégation et épouse Elizabeth McAllister, elle aussi catholique anarchiste.

Le 17 mai 1968, les deux frères Berrigan ainsi que sept autres compagnons s’introduisent dans le bureau de recrutement de Catonsville, au Maryland, empilent les dossiers militaires et les brûlent avec du napalm fait maison. Ils seront condamnés à trois ans de prison. Plus tard, le 9 septembre 1980, avec six de leurs compagnons, les Berrigan fondent le mouvement Ploughshares (socs de charrue) – en référence à un verset du livre du prophète Isaïe berrigandans la Bible, où il est dit : « Ils briseront leurs épées pour en faire des socs, et leurs lances pour en faire des serpes » (Isaïe 11, 4). La première action du mouvement consiste à entrer illégalement dans une usine de missiles nucléaires, à King of Prussia, en Pennsylvanie. Les militants y abîment des ogives nucléaires et versent du sang sur les fichiers. Par la suite, ces chrétiens, catholiques et protestants confondus,ont organisé des actions contre les interventions américaines en Amérique centrale, notamment au Salvador, contre la première guerre du Golfe, en 1991, la guerre du Kosovo, en 1999, l’invasion américaine en Afghanistan, en 2001, et le bombardement de l’Irak, en 2003.

La dernière action de désobéissance civile de Philip Berrigan a eu lieu en décembre 1999 quand, avec ses compagnons de Ploughshares, il a endommagé des avions de guerre dans une grande usine de Baltimore. Condamné à trente mois de prison, il a été libéré le 14 décembre 2001. Il est mort le 6 décembre 2002, à 79 ans; il aura passé onze ans en prison.
Sources : un article de Grégory Baum. Wiki.

Comme quoi, si je doute de l’existence des islamistes modérés, je veux bien croire à celle des prêtres anarchistes. Allez, Dieu reconnaitra les siens; portez vous bien et à demain peut-être.

Les raisons de la colère…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la variétoche et de la soupe de choux-rave réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 03 Octobre de l’an 2016, 12è jour de vendémiaire dédié à l’immortelle et c’est la saint Gérard (bonne fête au frangin) même si en Bretagne on célèbre les Fragan qui a laissé son nom à la commune de Ploufragan (22).

Par nature j’émets des réserves envers tout ce qui se réclame du National: Le drapeau national, l’équipe nationale, la gendarmerie nationale… Si j’avais   « le choix dans la date » pour commémorer quelque chose, ce serait le 14 juillet 1896, naissance de Buenaventura Durruti, anarchiste Espagnol qui donna son nom à une fameuse colonne de combattants anti-franquistes ou bien 14 Juillet 1934 la naissance de Gotlieb pour son « Fluide glacial » mais encore le 14 juillet 1993, la mort de Léo Ferré pour « la mémoire et la mer » et pourquoi pas le 14 juillet 2003, le dernier chant de Compay Segundo et ses MontecristoGuthrie N°5… Mais, j’ai une tendresse particulière pour le 14 juillet 1912 parce que c’est la naissance de Woody GUTHRIE. Sa mère le baptisa Woodrow Wilson Guthrie en hommage au président Wilson, elle est morte de la maladie d’Huntington non sans l’avoir transmise à son fils. Son père était un authentique cow boy qui s’installa en Oklahoma (à l’époque territoire indien) à la fin du XIXè siècle. Figure de proue du mouvement folk des années 1960, Woody Guthrie est avant tout un musicien de country. Il s’engage très tôt dans l’action publique et part pour la Californie comme de nombreux Okies chassés par la misère (c’est le thème du livre, et du film « les raisins de la colère »). Il s’installe au coeur des luttes sociales, s’opposant aux milices des entreprises fruitières et à la complaisance de la police et de la justice. Jolie chanson dédiée à Hobo lullaby

L‘une de ses plus célèbres chansons de l’époque est « Deportee » inspirée par le crash d’un avion transportant des émigrés mexicains. On lui doit aussi une magnifique ballade sur Tom Joad, le héros de Steinbeck. Puis ce sont les années New-Yorkaise et Greenwich Village, la protest song en compagnie de Pete Seeger avec qui il fonde le Sarah Lee Guthrie & Johnny Irion at Friday Night Folk at All Soulsgroupe Almanac Singers. Woody Guthrie est mort en 1967, sa musique a eu une influence considérable sur la culture contemporaine des Etats Unis. Fier des ses convictions politiques, il inscrivait sur toutes ses guitares: This Machine Kills Fascists. On peut lire « en route pour la gloire » chez Albin Michel qui donna lieu à un film en 1976, présenté à Cannes et réalisé par Hal Ashby. Sa petite fille (ici à gauche) Sarah Lee Guthrie a repris le flambeau et chante en compagnie de Jhonny Irion dont l’oncle n’est autre que Thomas Steinbeck le propre fils de John Steinbeck.

Seulement voilà, ce n’est pas à moi que l’on demande de choisir une date pour la fête nationale et c’est très bien comme cela. Le petit peuple peut donc continuer à chanter « la marseillaise » cet affreux chant de guerre sous le gonfanon aux trois couleurs alors que moi, le noir me va très bien… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Je ne verrai pas l’An 01…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Nous sommes le Mardi 05 avril 2016, seizième jour de germinal dédié à la laitue; rassurez vous, je ne vais pas en profiter pour vous raconter des salades….

C’est un 5 avril, en 2004, que disparaissait Georges BLONDEAU dit Gébé, né à Villeneuve-Saint-Georges en 1929. En 1960, il arrive à GebéHara-Kiri pour y dessiner, écrire, et pratiquer le roman-photo. Durant les années de censure, il fait de la radio et se réfugie à Pilote (mai 68 avec Gosciny). Retour à Hara-kiri pour le lancement de Charlie Hebdo avec Cavanna et toute la bande. Treize années de bonheur, puis arrêt de Charlie. Cinéma, chansons, bandes dessinées, dont le cultissime L’An 01. Quelques romans et toujours des journaux : Zéro, L’Autre Journal, L’Idiot International. En 1992, Charlie Hebdo repart. Gébé est de l’aventure. Jusqu’à ce lundi 5 avril 2004 où il nous a quitté. Après des débuts d’illustrateur industriel à la SNCF, Gébé se lance dans le dessin humoristique. Ses premiers dessins paraissent dans La Vie du rail et dans divers journaux.

En 1960, il entre à Hara-Kiri où il cultive une veine oscillant entre le non-sens et l’utopie libertaire. Il y crée de fausses publicités, des romans-photos et un personnage étonnant, Berk, créature vaguement L'an 01humanoïde à l’humour ravageur. Il anime en 1970 dans Politique Hebdo, puis dans Charlie Mensuel, une série écologique et utopique, l’An 01, réflexion satirique sur la place de l’homme dans une société où le progrès laisse de moins en moins de place au rêve. Cette série, très populaire, fera l’objet sous le même titre d’une adaptation cinématographique en 1973, réalisée par Jacques Doillon. La vidéo ci-dessus en montre une scène avec un autre grand disparu cher à mon cœur, François Béranger.

Après un court passage au sein du journal Pilote, Gébé sera rédacteur en chef d’Hara-Kiri de 1969 à 1985, tout en travaillant aussi pour Charlie Mensuel et Charlie Hebdo. Puis, en 1986, il devient rédacteur en chef d’un magazine à l’existence éphémère, Zéro, avant de prendre en 1992 la direction de la publication de Charlie Hebdo, où il dessine chaque la gueule ouvertesemaine. En 1965, Gébé écrit trois pièces de théâtre radiophoniques (dans la série « Le théâtre de l’étrange », sur France Inter) et des chansons pour divers interprètes (dont Yves Montand). Auteur d’un roman policier, Sept Cartouches (1983), il a aussi écrit pour la télévision, notamment pour les séries humoristiques « Merci Bernard » ou « Palace ». Au XVIè siècle lorsque Thomas MORE inventa le terme UTOPIE, il ne se doutait pas que quatre cents ans plus tard, un dessinateur de la SNCF allait s’en donner à cœur joie et faire notre bonheur, fut-il éphémère.

Allez, je vous remercie de passer par ici, que les dieux de l’Utopie vous soient cléments, portez vous bien et à demain peut-être

Et pourtant, elle tourne…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis du pendule de Foucault et de Qui veut gagner des millions ? réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 février 2016, 29è jour de Pluviose dédié à la Chélidoine. La Grande Chélidoine (prononcer kelidwan) ou Grande Éclaire (Chelidonium majus, « grande hirondelle » en latin) est une plante de la famille des Papavéracées et la seule espèce du genre Chelidonium. On l’appelle aussi herbe aux verrues (ou herbe à verrues), car son latex jaune-orangé toxique passe pour 290px-Chelidonium_majus20100511_10éliminer les verrues. Mon aïeule la nommait herbe de sainte-Claire; je n’ai jamais su pourquoi. Selon Maurice Mésségué, le nom serait dû au fait que les hirondelles frottent les yeux de leurs petits avec des fragments de cette plante pour les ouvrir. Le latex caustique permettrait l’ouverture de l’ourlet de peau chez les petites hirondelles. La grande chélidoine était considérée depuis des temps reculés comme une plante magique associée à la magie noire. Les alchimistes du Moyen Âge ont vu dans la sève de la grande éclaire de couleur jaune, le moyen de transformer les vils métaux en or. Il semble que jusqu’à présent cette herbe n’ait pas tenu toutes ses promesses.

Le 17 février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes. Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique brunoqui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession… Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori.

Cela me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée: « Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. tour-de-France1-241x300Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. » Avec Thomas More et le jeune chevalier de la Barre, voici un autre libre penseur victime des amabilités de la très sainte et très généreuse église catholique, apostolique et romaine. En France, avant la première guerre mondiale, le livre de lecture le plus lu et le plus célèbre de l’école laïque est intitulé : Le tour de la France par deux enfants. Il est signé par son auteur (Augustine Tuillerie la mère de Jean-Marie Guyau, poète et philosophe libertaire) du pseudonyme G. Bruno. C’était un hommage discret au philosophe.

Bon, du tour de la France au tour du jardin, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Portez vous bien et à demain peut-être.

T’es Rock, coco …

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

, , ,

Amis de l’Internationale prolétarienne et des rillettes de maquereaux réunies, bonjour ! Nous sommes donc le mercredi 21 octobre 2015, trentième et dernier jour de vendémiaire dédié au tonneau. C’est donc en ce 21 Octobre, en réalité le Lundi 16 Haha 143 Ste Vadrouille, emblème, qu’apparaît aux yeux du monde, béat d’admiration, cela va sans dire, même si ça va mieux en l’écrivant, ce 2327è billet des « cénobites tranquilles » que l’univers blogosphérique dans son entier nous envie… Or, il y a précisément 46 ans, le 21 octobre1969, disparaissait cet auteur à nul autre pareil: Jack Kerouac. Et c’est bien parce que mon aïeule, dans sa stricte éducation, a su m’inculquer l’immense modestie qui me caractérise, que je ne tracerai aucun parallèle entre ces deux auteurs; mais il me fallait trouver une intro…

Un critique américain, J. Donald Adams, a dit de Kerouac qu’« il était capable de décrire le monde de l’expérience physique beaucoup mieux que quiconque depuis Hemingway », relisez le soleil se lève aussi. 200px-DoctorSaxCoverLa description des odeurs, des bruits dans la petite ville de Lowell est parfois empreinte d’une telle fantaisie bouffonne qu’elle témoigne d’une invention verbale inépuisable. L’auteur a transcrit des passages entiers en canadien français, ce patois savoureux que parlent Jack  et ses parents ainsi que la joyeuse bande qui gravite autour d’eux et dont la verve truculente anime des scènes d’une vigueur rabelaisienne.

Le 24 octobre 1969, on enterrait au cimetière catholique de Lowell, morne petite ville industrielle du Massachussetts, le corps de Jack Kerouac, mort d’une hémorragie abdominale à l’âge de 47 ans. Il avait 91 dollars sur son compte en banque… Quelques années plus tôt, il Kerouac gaucheavait fait le voyage jusqu’à Brest (Finistère – France) et s’était présenté sous le nom de Jean-Louis Le Bris de Kerouac, à la recherche de ses ancêtres bretons. Depuis quelque temps, il n’était plus que l’ombre de lui-même, revenu auprès de sa mère. Il resta sourd à la musique de Woodstock dont il aurait pu y reconnaître, comme Ginsberg, la moisson de ce que lui et ses amis avaient semé. Un chapitre était clos. Kerouac le clochard céleste, lampant sa gnôle à même le goulot et scandant ses blues à l’escale de la grande-route avait été la star numéro un du mouvement beat qu’une Amérique un peu effarouchée avait vu exploser en 1955-57.

Et puis tiens, ne ratez pas: 24 histoires pour Lemmy. Ça vient de paraître: 24 nouvelles par 24 auteurs pour rendre hommage a Lemmy lemmymaxiKilmister, bassiste/chanteur et leader du groupe Motörhead. En vérité, je ne l’ai pas encore lu mais, comme dit le poète: La signature me sourit… Avec : Thomas Fleitour – Karine Médrano – Jean-Pierre Jaffrain – Pierre Mikaïloff – Patrick Foulhoux – Jean-Luc Manet – David Boidin – Giuglietta – Merle Leonce Bone – Max Well – Mathias Moreau – Stéphane Grangier – Stanislas Petrosky – Olivier Keraval – Alain Feydri – Jean-Eric Perrin – Frédéric Paulin – Pierre Domengès – Stéphane Pajot – Hugues Fléchard – Denis Roulleau – Stéphane Le Carre – Jean-Noël Levavasseur – Patrick Cazengler.

Aux éditions Camion Blanc, vous savez, l’éditeur qui véhicule le Rock.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

UTOPIA…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis la concorde universelle et du calendrier des postes réunis, bonjour! Nous sommes le samedi 7 – clinamen 141 – la main de gloire – vacuation d’après le calendrier de pataphysique, soit le dimanche 29 mars 2015 d’après le 2012-11-05-003-Malofacteur et le 9è jour de germinal dédié à l’Aulne, d’après les républicains. L’aulne: pas la rivière mais l’arbre qui peuple ses berges. On dit aussi Vergne, en breton Gwern. Tiens, justement, à propos de Bretagne; dans les années 480, un 29 mars, naissance de celui qui allait devenir Saint Malo ou Saint Maclou si vous préférez mais son paternel a trouvé que ça ferait un peu trop marchand de moquette pour un futur saint. Pour ma part aujourd’hui, je me contente de vous répliquer ce billet lâchement et irrespectueusement pompé sur le site ampélosophisme de bistro que je vous invite régulièrement à visiter.

« Petite confidence. Jusqu’à la semaine dernière je n’avais jamais lu un petit bouquin que je connais pourtant depuis … et même peut-être encore avant ! « L’Utopie » de Thomas More. Tu n’as jamais lu le texte intégral toi non plus ? 2 Euros ! même pas le prix d’un tiers de paquet de clopes !ob_64ca56_utopie
More and more. Ah bon, tu l’avais lu ? Je me disais bien aussi, que tu devais être moins ignare que moi qui jusque là ne m’étais contenté que d’extraits ou de textes qui évoquent l’œuvre de Thomas More qui a inspiré entre autres Saint Simon,  Fourier, Marx, Proudhon ou encore Jean-Baptiste Godin (le mec au poêle). La monarchie britannique, la société anglaise du XVIème siècle, la noblesse, la justice,  la société européenne, … en prennent pour leur grade ! Pour moi j’y ai trouvé la violence des critiques d’Aristophane sans l’humour scatologique et les histoires de cul qui émaillent les comédies du poète athènien du Vème siècle AV JC.

Quelques extraits ?

a) Tirés du Livre premier.

A l’adresse du roi:

« Et de fait, nager dans les délices, se gorger de voluptés au milieu des douleurs et des gémissements d’un peuple, ce n’est pas garder un royaume, c’est garder une prison. »

A l’adresse de ceux qui gouvernent:

« Le médecin qui ne sait guérir les maladies de ses clients qu’en leur donnant des maladies plus graves, passe pour un ignare et un imbécile; avouez donc, ô vous qui ne savez gouverner qu’en enlevant aux citoyens la subsistance et les commodités de la vie, avouez que vous êtes indignes et incapables de commander à des hommes libres. »

b) Tirés du livre second qui décrit la vie dans la république d’Utopie (« Utopie » est un nom fabriqué à partir du grec « ou » et « topos » = le pays de nulle part) « L »homme sage prévient le 11874mal plutôt que d’employer des remèdes » (on est en plein dans l’épicurisme bien compris) Les utopiens ne possèdent pas d’argent. Tout appartient à tout le monde (ça me rappelle encore « L’Assemblée des Femmes » d’Aristophane) Ils sont habillés simplement et se moquent des gens qui « estiment leur habit au dessus de peur propre personne » et qui « exigent, en raison de la riche élégance de leur vêtement, des honneurs qu’ils n’oseraient espérer avec une mise simple » (L’illustration est rajoutée par mes soins)

Après avoir consacré un billet à Thomas More ici même, je me devais de relever cette info. Allez, ce sera tout pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Notre père qui êtes aux cieux.Restez-y…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’hypothypose et des spaghetti alle vongole réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 08 février 2014, 20è jour de pluviôse dédié à la serpette. Ici, en Finistère, ce serait plutôt le jour de la serpillère, histoire de limiter un peu les effets du coup de tabac de la nuit de jeudi à vendredi.

En février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes. Né à Nola (Italie) en 1548, 72630398_pd’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession…

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.


Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori. Cela me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée: « Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. » Après Capture d’écran 2014-02-07 à 10.56.48Thomas More, hier, voici un autre libre penseur victime des amabilités de la très sainte et très généreuse église catholique, apostolique et romaine. A ce propos, Jean-Pierre m’a fait parvenir un tract diffusé par « S.O.S. tout-petits », association Pro-vie créée par Xavier Dor et réunissant tout ce que la capitale compte d’anti-avortement, mariage pour tous, contraception… Bref, la crème de la crème de l’extrême droite catho, appelant à une prière de rue et qui montre bien que les vieux démons sont loin d’avoir été éradiqués. 

En attendant je constate avec un plaisir non dissimulé que vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog…C’est pas le moment de se rater. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

UTOPIA…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’amphigouri et des beignets de crevettes réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 07 février 2014, 19è jour de pluviôse dédié à la Pulmonaire que l’on dit excellent remède contre la toux comme nous le rappelle « la renarde des Alpes » dans ses jolis carnets. Un coup à se faire souffler dans les bronches… 75549449C’est un 7 février, en 1478, que naît celui dont je vais vous parler ci-après. Vous, je ne sais pas mais moi, le monde comme il va m’est de plus en plus insupportable ; la pensée unique qui s’est imposée ces dernières décennies à refoulé loin, très loin, nos rêves humanistes ; au grand bazar du village global, tout se vend, tout s’achète. Depuis des siècles , des humanistes, des rêveurs, des utopistes, prêchent dans le désert, pissent dans des violons et se mouchent dans les étoiles aurait ajouté Jacques Brel. Thomas MORE étaient de ceux là à tel point qu’il en perdit la tête…

 

En effet, Le 6 juillet 1535, Thomas MORE où MORUS, va perdre la tête. Non pas qu’il soit devenu fada mais sous l’effet d’une décapitation voulu par Henry VIII. (son rôle est tenu par jeremy Northam dans la série « Les Tudor »)
66247271_pHomme politique anglais, philosophe et écrivain, précurseur du communisme libertaire et père des utopistes, il est né à Londres le 7 février 1478. Fils d’un magistrat, il entame une carrière politique qui le mènera au poste d’ambassadeur extraordinaire, puis à celle de chancelier du royaume en 1529. Mais Thomas Morus est surtout connu pour son livre « L’Ile d’Utopie ou la Meilleure des Républiques » publié en 1516, il décrit une société idéale ayant aboli la propriété et où la tolérance est une règle. « Fay ce que vouldras » (Fait ce que tu veux) est d’ailleurs emprunté à Morus, par Rabelais, pour son Abbaye de Thélème.

Comme celle de la république de Platon, l’économie utopienne de More repose sur la propriété collective des moyens de production et l’absence d’échanges marchands.
C
ritique de la société de son temps dont il brosse un sombre tableau, il dissèque et condamne les abus et les privilèges de la noblesse et du clergé.
« Dans tous les Etats où la possession est individuelle, où tout se mesure par l’argent, on ne pourra jamais faire régner la justice ni assurer la prospérité publique. Pour rétablir un juste équilibre dans les affaires humaines, il faudrait nécessairement abolir le droit de propriété. » .A boire comme du petit lait…

En 1535, désapprouvant la politique religieuse du roi, il refuse de prêter serment à Henry VIII. Arrêté et condamné pour 66247297_ptrahison, il monte sereinement sur l’échafaud où il est décapité. On dit qu’il aurait parlé en ces termes avant d’y monter  : Je vous en prie, je vous en prie, Monsieur le lieutenant, aidez-moi à monter, pour la descente, je me débrouillerai. Ce grand ami d’Erasme participa pleinement au développement de la pensée humaniste.

Voilà pour ce jour, merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.