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Mauvais trip pour Chuck berry…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la libre pensée et du coq au vin réunis, bonjour! Nous sommes le Dimanche 19 mars 2017, 29è jour de ventôse dédié au Frêne.

Mauvais trip pour Chuck Berry…
Il faut dire que le créateur de Johnny B Goode, morceau d’anthologie qui raconte l’histoire largement autobiographique d’un garçon de la campagne qui « jouait de la guitare comme on sonne une cloche » et qui a été choisie comme l’une des plus grandes réalisations de l’humanité pour être emportée par la sonde Voyager, était âgé de 90 ans. Il était né en 1926 dans le Missouri et depuis les années cinquanteChuck-berry1 il peut se vanter de nous avoir fait danser. Désigné comme “le père du rock’n'roll” par de nombreux admirateurs, il a influencé beaucoup d’ artistes et a vu son répertoire souvent repris. C’est grâce à ses parents, choristes pendant l’office dans une petite église du Missouri, que le jeune homme découvre la musique. Avec comme idole Nat King Cole, il commence à apprendre la guitare pour jouer les titres qui passent à la radio, tout en accumulant les petits boulots et en flirtant avec la délinquance. Devenu coiffeur, marié et père de famille, il arrondit ses fins de mois en jouant de la guitare dans des clubs, lorsqu’il est remarqué par le bluesman Muddy Waters.

Sous l’égide d’Ira Harris, son ami et professeur, Chuck Berry s’invente alors un style musical qui lui est propre. Il se nourrit de différentes influences allant du blues à la country. On se souvient de son duckwalk, qui consiste à jouer de la guitare en imitant une danseuse de french cancan souffrant d’arthrose. “Si vous voulez donner un autre nom au berry Grock’n'roll, appelez-le Chuck Berry”, disait John Lennon. Les teenagers noirs comme blancs dansent sur cette country accélérée, chantée par un showman excentrique qui plaque un solo fondateur : la guitare rock part de là. Alors que le débutant Elvis Presley interprète à son tour « Maybellene » sur scène, Chuck Berry a 29 ans. Jusqu’en 1959, il va signer une douzaine de hits (School Days, Rock and Roll Music, Rock and Roll Music, Sweet Little Sixteen, Johnny B. Goode…), tourner deux films, se produire partout dans le pays, ouvrir son propre club à Saint-Louis (Berry’s Club Bandstand) et amasser des fortunes.

C‘est alors que survient Janice Escalante, une serveuse de 14 ans que Chuck Berry est accusé d’avoir débauchée. Après plusieurs procès en appel entachés de racisme, mais qui érodent sa popularité, il va croupir en taule de février 1962 à octobre 1963. Chuck Berry n’a pas seulement débauché Janice Escalante, mais aussi toute la jeunesse américaine blanche, puis l’Europe où il fut la principale influence des La-legende-du-rock-Chuck-Berry-est-mort_image_article_largeRolling Stones. Comme il l’écrivait dans son autobiographie de 1987 : « Le genre de musique que j’aimais à mes débuts, plus tard, aujourd’hui-même et pour toujours, est le même genre que j’écoutais quand j’étais adolescent. Donc, les styles de guitare de Carl Hogen, T-Bone Walker, Charlie Christian et Elmore James, sans oublier beaucoup de mes pairs entendus sur la route, le tout constituant ce que l’on appelle le style Chuck Berry. Comme vous le savez, et je pense que c’est vrai, “il n’y a rien de nouveau sous le soleil”. Donc, ne me considérez pas comme ayant été le premier, et faites en sorte que ça dure. »

Et voilà, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un T-Bone sinon rien…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la satirologie et du pain bénit-oui-oui réunis bonjour ! Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble jusqu’à ce Samedi 28 mai serpolet2016, 9è jour de prairial, que nos amis républicains avaient dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit…

And now, ladies & gentlemen, oyez l’histoire de T-Bone Walker né Aaron Thibeaux Walker le 28 Mai 1910 à Linden, Texas. Elevé à Dallas où il vécut dès ses deux ans, T-Bone Walker fut rapidement influencé 220px-T-Bone_Walker,_American_Folk_Blues_Festival_1972_(Heinrich_Klaffs_Collection_46)par le jeu et la technique de Blind Lemon Jefferson. De 1920 à 1923 il le suivit dans les rues de Dallas et tenait sa soucoupe pour recueillir les pourboires des passants. Quand il eut dix ans sa mère se remaria avec un homme dont la famille possédait un groupe. T-Bone avait l’habitude de venir danser sur scène à la fin du spectacle, et de passer le chapeau parmi l’assistance. A 12 ans sa mère lui offrit un banjo mais il préféra changer pour la guitare. 1929 fut une année décisive pour lui. Il gagna un concours d’amateur, dont le premier prix était une semaine avec le groupe de Cab Calloway. A Houston il put prendre un solo sur un des morceaux du groupe. Ce fut là une de ses premières expériences avec le jazz. Sa musique s’en ressentit grandement, son style étant plus proche d’un guitariste jazz que de celui d’un bluesman traditionnel.

Un an après il enregistra pour le label Columbia les morceaux Witchita Falls et Trinity River Blues sous le nom de Oak Cliff T-Bone, d’après le nom de son quartier à Dallas. Il partit en tournée avec un groupe de musiciens blancs et rencontra quelques problèmes à Oklahoma City à cause de ses abus d’alcool. N’ayant que peu d’argent il quitta le Texas T-Bone gauchepour Los Angeles où il joua dans des formations de swing. Il fut l’un des premiers guitaristes à utiliser l’amplification électrique vers les années 1935 – 1936. En 1940 il enregistra quelques titres avec le groupe de swing Les Hite’s Cotton Club Orchestra dans lequel il était chanteur. Il enregistra T-Bone Blues qui eut un tel succès qu’en 1941 il forma son propre groupe. Toujours bien sapé, élégant, T-Bone Walker va devenir un modèle pour les jeunes noirs désirant réussir socialement à travers la musique. Il va continuer à jouer et quittera Black & White pour le label Imperial en 1950. Il y enregistrera pendant quatre ans une flopée de morceaux, améliorant constamment son jeu de guitare.

Au début des années 1960 son succès baissa lorsque le public blanc commença à découvrir le blues traditionnel. Walker avait une image trop brillante pour un public désirant du blues rural et traditionnel. Sa chance fut de tourner avec le premier American Folk Blues Festival en TBone3-300x2571962 grâce à John Lee Hooker. Dans les années qui suivirent il continua de se produire en Europe et aux Etats-Unis, abusant des plaisirs de la vie, l’alcool en tête. Cela lui valut de graves problèmes de santé et des soucis financiers. Ne pouvant plus se payer l’hospital il bénéficia d’un concert de soutien grâce à des artistes comme Gerry Mulligan ou Dizzy Gillespie. Son jeu et son « son » marquèrent nombre de musiciens, comme le grand B.B. KING. Sources : Adil-blues.com – la grande encyclopédie du blues. Il est mort des suites d’une pneumonie le 16 Mars 1975 à Los Angeles.

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Willie Dixon: I am the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la libre pensée et du corned beef réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 1er juillet 2014 c’est à dire le 13 de Messidor, jour habituellement consacré au Girofle et non pas à la giroflée  comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent.
Connaissez vous “Willie James Dixon” né à Vicksburg au Mississippi le 1er juillet 1915. Willie Dixon a été l’un des plus grands artistes à chanter le blues avec plus de 500 compositions à son actif. Ses  legendsgatherchansons ont littéralement créé le « Chicago Blues» et ont été enregistrées par des artistes tels que Muddy Waters, Howlin ‘Wolf, Bo Diddley, Koko Taylor, et bien d’autres. Certaines chansons de Dixon ont ensuite atteint un public international dans les années 1960. Plusieurs d’entre elles ont été popularisées par des groupes  comme les Rolling Stones, Cream, Yardbirds, Jeff Beck et Led Zeppelin. Je crois que l’une des chansons les plus enregistrées de Dixon,  My Babe  a été jouée et enregistrée par des artistes aussi variés que:  Elvis Presley, Ricky Nelson, les Righteous Brothers, Nancy Wilson, Ike et Tina Turner et par les bluesmen, John Lee Hooker, Bo Diddley et Lightnin’ Hopkins. Ici à gauche avec Big Joe Williams et Memphis Slim.
Les années 1950 ont été une période difficile pour les bluesmen de Chicago, même si le blues gagnait en popularité dans d’autres parties des États-Unis. En 1959, Willie Dixon fait équipe avec son vieil ami, le pianiste Memphis Slim. Ils se sont produit au Festival Folk de Newport au Rhode Island. Ils ont continué à jouer ensemble dans les cafés et les clubs folkloriques à travers le pays et ont fini par devenir des acteurs clés dans le folk et le blues chez les jeunes blancs, dans les années 1960. Dixon a commencé à internationaliser son blues lorsqu’il est allé en Angleterre avec Memphis Slim en 1960. Ils se sont produit dans le cadre du premier American Folk Blues Festival. Le festival incluait également T-Bone Walker, John Lee Hooker, Sonny Terry et d’autres musiciens de blues américains.

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Tout au long des années 1970 Dixon a continué à écrire de nouvelles chansons pour d’autres artistes tout en livrant ses propres performances sous sa propre étiquette Yambo. Deux albums; “Catalyst” en 1973 et “What’s Happened to My Blues?” en 1977, ont reçu des nominations aux Grammy. Un emploi du temps chargé, les tournées sur Willie-Dixons-Blues-Heaven-Foundation_thumbla route aux États-Unis et à l’étranger six mois par année jusqu’en 1977, ont fait qu’il aggrava une maladie qu’il trainait depuis longtemps. Son diabète lui a valu d’être hospitalisé et il sera amputé d’un pied. A la suite de sa maladie et après une période de convalescence, il reprit son rythme de vie pour la prochaine décennie. Dans les années 1980, Dixon déménage à Los Angeles en Californie afin d’échapper aux hivers rigoureux de Chicago, dans un effort pour améliorer son état de santé. Il mit sur pied la “Blues Heaven Foundation”, une organisation à but non lucratif fournissant des bourses d’études et des instruments de musique dans les écoles mal financées.

Lorsque Willie Dixon est décédé en 1992, le monde de la musique a perdu un de ses plus grands compositeurs et interprètes de blues. Pour honorer une promesse de son défunt mari, Marie Dixon veuve de Willie, a acheté “Chess Records Studio” situé au 2120 S Michigan Avenue à Chicago, qui est devenu siège social de la “Willie Dixon’s Blues Heaven Foundation” (photo ci-dessus à droite). Sources. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

Vous dansez mademoiselle ?

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis du Blues éternel et de la soupe de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 10 décembre 2013, imagesvingtième jour de Frimaire dédié à l‘Hoyau. C’est une sorte de houe à lame forte, aplatie, à deux fourchons, employée au défoncement des terrains et aux façons de la petite culture qui demandent le plus de force. Assurément un des plus anciens outils agricoles que l’homme ait inventé. « N’allez pas croire que Pomone et Vertumne vous sachent beaucoup de gré d’avoir sauté en leur honneur […] il n’y a d’autre Pomone ni d’autre Vertumne que la bêche et le hoyau du jardinier. (Voltaire: Dictionnaire philosophique. Superstition, IV.) »

Dehors, ça gèle à pierre fendre et ce matin on serait plutôt du côté de l’Ohio que de l’Hoyau ( oui bon, elle est pas terrible). Commençons la semaine en musique avec ce images6petit hommage à Eddie Jones plus connu sous le nom de Guitar Slim (ne pas confondre avec Memphis Slim) Il était issu des chorales religieuses de la Nouvelle-Orléans. On lui doit le célèbre the Things that I used to do un slow à émoustiller le cénobite. Remarquable showman, explorateur de la guitare électrique, il aurait pu devenir une immense vedette s’il n’était mort prématurément d’une crise d’éthylisme. Il a énormément influencé Buddy GUY qui continue de jouer sur scène avec une photo de Guitar Slim sur son ampli.

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Un des véritables créateurs du blues moderne, dominé par des solos de guitare, il a emprunté le style de son idole T-Bone Walker  et lui a imprimé un ton dramatique et flamboyant, qui a considérablement influencé toute une génération de guitaristes.

Voilà pour ce lundi, portez vous bien et à demain peut-être.

Do you know Guitar Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Blues éternel et de la soupe de cresson réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 10 décembre 2012, vingtième jour de Frimaire dédié à l‘Hoyau (sorte de houe). Commençons la semaine en musique avec ce petit hommage à Eddie Jones plus connu sous le nom de Guitar Slim.

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Il était issu des chorales religieuses de la Nouvelle-Orléans. On lui doit le célèbre Things I used to do. Remarquable showman, explorateur de la guitare électrique, il aurait pu devenir une immense vedette s’il n’était mort prématurément d’une crise d’éthylisme. Il a énormément influencé Buddy GUY qui continue de jouer sur scène avec une photo de Guitar Slim sur son ampli.

Un des véritables créateurs du blues moderne, dominé par des solos de guitare, il a emprunté le style de son idole T-Bone Walker  et lui a imprimé un ton dramatique et flamboyant, qui a considérablement influencé toute une génération de guitaristes.

Voilà pour ce lundi, portez vous bien et à demain peut-être.

CA VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la symbolique de Jung et de la salade de pissenlit réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 16 mars 2012, 26è jour de ventôse dédié au Pissenlit. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante…Que nenni.

 

Hier nous avons évoqué le blues de Lightnin’ Kopkins ; je vous propose aujourd’hui de découvrir un autre grand : T-bone Walker.

Né Aaron Thibeaux Walker le 28 Mai 1910 à Linden, Texas.

Elevé à Dallas où il vécut dès ses deux ans, T Bone Walker fut rapidement influencé par le jeu et la technique de Blind Lemon Jefferson. De 1920 à 1923 il le suivit dans les rues de Dallas et tenait sa soucoupe pour recueillir les pourboires des passants. Quand il eut dix ans sa mère se remaria avec un homme dont la famille possédait un groupe. T Bone avait l’habitude de venir danser sur scène à la fin du spectacle, et de passer le chapeau parmi l’assistance. A 12 ans sa mère lui offrit un banjo mais il préféra changer pour la guitare. Ecoutez T-Bone woogie.

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1929 fut une année décisive pour lui. Il gagna un concours d’amateur, dont le premier prix était une semaine avec le groupe de Cab Calloway. A Houston il put prendre un solo sur un des morceaux du groupe. Ce fut là une de ses premières expériences avec le jazz. Sa musique s’en ressentit grandement, son style étant plus proche d’un guitariste jazz que de celui d’un bluesman traditionnel.

Un an après il enregistra pour le label Columbia les morceaux Witchita Falls et Trinity River Blues sous le nom de Oak Cliff T-Bone, d’après le nom de son quartier à Dallas. Il partit en tournée avec un groupe de musiciens blancs et rencontra quelques problèmes à Oklahoma City à cause de ses abus d’alcool. N’ayant que peu d’argent il quitta le Texas pour Los Angeles où il joua dans des formations de swing. Il fut l’un des premiers guitaristes à utiliser l’amplification électrique vers les années 1935 – 1936. En 1940 il enregistra quelques titres avec le groupe de swing de Les Hite’s Cotton Club Orchestra dans lequel il était chanteur. Il enregistra T-Bone Blues qui eut un tel succès qu’en 1941 il forma son propre groupe.

Toujours bien sapé, élégant, T-Bone Walker va devenir un modèle pour les jeunes noirs désirant réussir socialement à travers la musique. Il va continuer à jouer et quittera Black & White pour le label Imperial en 1950. Il y enregistrera pendant quatre ans une floppée de morceaux, améliorant constamment son jeu de guitare.

Au début des années 1960 son succès baissa lorsque le public blanc commença à découvrir le blues traditionnel. Walker avait une image trop brillante pour un public désirant du blues rural et traditionnel. Sa chance fut de tourner avec le premier American Folk Blues Festival en 1962 grace à John Lee Hooker (c’est le préféré de ma fiancée).

Dans les années qui suivirent il continua de se produire en Europe et aux Etats Unis, abusant des plaisirs de la vie, l’alcool en tête. Cela lui valut de graves

problèmes de santé et des soucis financiers. Ne pouvant plus se payer l’hopital il bénéficia d’un concert de soutien grâce à des artistes comme Gerry Mulligan ou Dizzy Gillespie. Son jeu et son « son » marquèrent nombre de musiciens, comme le grand B.B. KING. Sources : Adil-blues.com – la grande encyclopédie du blues.

 

Il est mort des suites d’une pneumonie le 16 Mars 1975 à Los Angeles.

 

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.