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Photo de l'artiste Sidney BECHET

Sidney BECHET


Inoubliable créateur de "petite fleur"
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Quand le jazz est là…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis de l’onomastique et du Télégramme de Brest réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 23 juillet 2018, 5è jour de Thermidor dédié au bélier (ar maout en breton).

Et, kiséki qui est né un 23 Juillet en 1923 ? Ecoutons Boris Vian répondre à cette question: « Claude, Gérald, Georges, Luter, 26 ans, né à Paris, 1,84 m, châtain, 80 kg, pratique la clarinette depuis Luter D1941 environ. Le plus connu en Europe des rénovateurs du style Nouvelle-Orléans. (…) C’est lui qui le premier lança une cave, Les Lorientais. (…). Il faut dire pour être sincère et objectif que les fillettes y venaient tout autant pour Claude et ses amis que pour la musique et la danse… Car outre ses talents de musiciens, Claude Luter était un fort bel homme avec un physique de sportif, et un amour immodéré du judo et du sport qui fait des anatomies appréciables. »

Dès 1946 Claude Luter joue à Paris au Caveau des Lorientais puis rapidement s’impose parmi les meilleurs jazzmen européens. Le Lorientais draine alors le tout Paris intellectuel. Il n’est pas rare d’y croiser Sartre, Boris Vian (lui même trompettiste) Queneau, Prévert… Plus tard viendront, la rose rouge, le Tabou, le club Saint-Germain et le vieux colombier. Toujours selon Boris Vian, la première consécration de Claude Luter est arrivée au début 1947 lorsqu’il bechet+Luterapparaît dans un numéro de la revue America Jazz 47 aux côtés de Tyree Glenn, le trombone noir de l’orchestre de Don Redman. On le retrouve ensuite dans un grand nombre de festivals de jazz, notamment à la première édition du Nice Jazz Festival (1948), à Nice, où « la phalange des Lorientais brilla d’un vif éclat. »  En 1949, il fait l’ouverture du club Le Vieux Colombier. Son orchestre se compose alors de Pierre Dervaux (trompette), Bernard Zacharias dit Zaza (trombone), Christian Azzi (piano), Roland Bianchini (contrebasse) et François Galepides (batterie), mieux connu sous son surnom « Moustache ». Cette même année, il tourne dans Rendez-vous de juillet de Jacques Becker et il accompagne Sidney Bechet au cours du Festival de jazz de Paris de 1949, où Miles Davis et Charlie Parker se produisaient également à la salle Pleyel.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ellingtonia…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la prosopopée et de la polenta réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 4 juin correspond au 16è jour de prairial, dédié à l’œillet. L’œillet rouge est un des symboles du mouvement ouvrier.femme à l'oeillet La tradition viendrait du 1er mai 1890, où pour répondre à l’appel de la deuxième Internationale, malgré l’interdiction de manifester, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance. Plutôt délaissé en République fédérale d’Allemagne, ce symbole était très utilisé en RDA, entre autres par les organisations de jeunesse. Regardez ce tableau de Mary Cassat « femme à l’œillet rouge », elle est considérée comme la première peintre impressionniste de l’histoire.

Au Portugal, l’œillet était également le signe de ralliement des militaires opposés à la dictature de Salazar, terminée par la révolution steve lacydes œillets en 1974. Mais le 4 juin marque aussi l’anniversaire de la mort d’un maître du saxophone que j’ai eu le bonheur d’entendre jouer en live au caveau de la huchette dans le quartier St Michel à Paris. Steve Lacy est un saxophoniste et un compositeur de jazz. De son vrai nom Steven Norman Lackritz, il est né à New York le 23 juillet 1934 et il est mort à Boston le 4 juin 2004. Steve Lacy est, de mon point de vue, parmi les plus grands joueurs de saxophone soprano avec Bechet et Coltrane. Il a débuté par le jazz traditionnel qu’on nommait le Dixieland, avant de s’engager dans le free jazz avec Cecil Taylor. C’est avec lui qu’il découvre une grande source d’inspiration : Thelonious Monk.

 

Il a longtemps vécu en Europe et en particulier à Paris. Depuis Sidney Bechet, aucun musicien n’a mieux développé l’art du saxophone soprano que lui. Reconnu comme l’héritier prodigue et inventif de Thelonious Monk, Steve Lacy tient son savoir et son inspiration d’Anton Webern, de Duke Ellington, des peintres et des écrivains qu’il a aimés, lus et côtoyés. Il raconte lui même comment tout cela a commencé : « Depuis tout petit, j’étais branché par le jazz. Cette musique était populaire à l’époque. Dans les années 40, le jazz était diffusé partout, il était dans l’air en Amérique. C’était en quelque sorte la musique pop. caveauOn entendait partout des big bands de swing à la radio. Mais j’ai vraiment découvert le jazz quand j’ai acheté Ellingtonia, quatre disques de Duke Ellington datant de 1929. J’avais douze ans. Je les ai achetés sans savoir ce que c’était, intuitivement. A partir de là, j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire du jazz, Armstrong et tutti quanti. Finalement quand j’ai entendu Sidney Bechet, cela a déterminé le choix de mon instrument. Surtout parce qu’il jouait un morceau d’Ellington. » Steve Lacy faisait partie de cette génération pour qui la rupture entre jazz traditionnel et jazz d’avant-garde n’a jamais réellement existé : pour eux, le premier ne représentait pas l’histoire mais leur jeunesse, et le second n’était ni un choix de départ, ni une répudiation, mais une évolution naturelle. Steve Lacy, c’était la solution de continuité entre le New Orleans et Monk – un bopper qui jouait du free, un avant-gardiste dont le jeu de soprano renvoyait directement au blues par son phrasé empreint de swing, son timbre riche et varié, son ironie et son lyrisme sardonique.

Allez, à bientôt peut-être.

Every days I have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis des nuits sans lune et des mers sans fond  réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 3 septembre 2015, 17è jour de fructidor dédié à la cardèrela Cardère. Bon d’accord, vous l’aurez voulu: Si tu ne viens pas à la Cardère… C‘est une plante qui ne manque pas de piquant, on l’appelle aussi le cabaret à oiseaux à cause de sa capacité à conserver l’eau dans ses feuilles, et qui, paraît-il, serait efficace dans le traitement de la maladie de Lyme (c’est la maladie la plus fréquente transmise à l’homme par les tiques). Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes, matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an. Allez, cor’une p’tit’ goutte…

L‘actualité étant des plus réjouissante, il nous reste la musique. Je répondais ce matin à un lecteur du blog en faisant allusion à un jazzman qui aurait cent ans aujourd’hui: Memphis SLIM. De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de l’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus les trois mailletsgrands, une vraie cave comme on n’en fait plus; où l’on pouvait écouter de la bonne musique tout en buvant un coup et en fumant une pipe… Parmi les musiciens qui animaient, les TROIS MAILLETZ à l’époque figurent les plus grands noms: Sidney Bechet, Mezz Mezzrow, Bud Powell, Bill Coleman, John Coltran, Dizzy Gillespie, Count Basie et son grand orchestre, Louis Armstrong… Chanteront également au Cabaret: Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Lil Amstrong et bien d’autres. Quand à Memphis Slim, il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire. Ici à droite, c’est une photo de Bill Coleman lors d’un passage aux trois Mailletz.

Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris. On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues. L‘auteur-Memphisillustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit pianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le singe et la petite fleur…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la francophonie et de la fleur de houblon réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 14 mai 2015, 25è jour de Floréal dédié à la carpe, ce qui ne justifie en rien que l’on reste muet.

Rapidement, quelques mots sur un musicien de jazz qui a poussé l’harmonie jusqu’à naître (1897) et mourir (1959) un 14 mai. Prodige musical, né au sein d’une famille créole (la bechetfamille serait originaire de Haute-Savoie, et plus précisément de Féternes), il a étudié auprès de Louis dit « Papa » Tio à la Nouvelle-Orléans. Je veux parler de Sidney BECHET . Sacré bonhomme qui se fit connaître en participant au groupe de Duke Ellington mais aussi comme un bagarreur impénitent, expulsé de Grande Bretagne, et de France après avoir passé plusieurs mois en prison à Fresnes, nous sommes en 1928. Il venait de passer plusieurs années dans la revue nègre de Joséphine Baker.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

En 1949 il revient s’installer définitivement en France. Il va imposer au monde entier son thème Petite fleur. A la fin de sa vie, en 56, au cours d’une grande tournée en Belgique, il singeadapte le doudou, cette fameuse musique traditionnelle qui anime les jeux de la non moins fameuse Ducasse de Mons (Belgique), procession rituelle et cérémonie multiséculaire qui est assez déjantée pour vous faire oublier la grande soirée des Gras à Douarnenez (Finistère-France). Ma fiancée et moi même ne ratons jamais une occasion de nous arrêter sur la grand’place de Mons pour y savourer une de leurs merveilleuses bières et caresser la tête du petit singe; car, comme disait mon aïeule qui de temps en temps se prenait pour Line Renaud: «Si tu n’es nié sache, ej’té mèn au sinche dé Mons».

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

CARPE DIEM…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’ichtyologie et du sandre au beurre blanc réunis, bonjour !

Puisque nous sommes le mardi 14 mai 2013, 25è jour de floréal, célébrons la carpe puisque les républicains lui ont dédié ce jour.

 

Selon une légende chinoise, les carpes du fleuve jaune, après avoir remonté le fleuve, s’envoleraient vers le ciel en se transformant en dragons. Cette légende serait à l’origine des koi nobori, qui représentent plus généralement la force et la persévérance des64632506_p carpes qui remontent à contre-courant les rivières et cascades. Koinobori signifiant comme chacun le sait, « banderole de carpe » en japonais, sont des manches à air en forme de carpe Koï hissées au Japon pour célébrer Tango no sekku , évènement traditionnel qui est désormais une fête nationale, le Kodomo no hi (jour des enfants).

Ces bannières sont accrochées le long de perches en bambou, La première et la plus large, magoi, est noire et représente le père ; la deuxième, higoi , est rouge et représente la mère, puis l’on ajoute une carpe pour chaque enfant de la famille. Parfois, on suspend aussi des rubans rouges et blancs ou une manche à air multicolore symbolisant les flots des rivières.

Après Fukushima et avant la prochaine catastrophe, les japonais doivent surtout se dire aujourd’hui, CARPE DIEM en relisant le célèbre poème d’Horace:

Tremble, Leuconoé, de chercher à connaître                                                        L’heure de notre mort; fuis les calculs pervers                                                          De Babylone. À tout il vaut mieux se soumettre                                                     Que Jovis te concède encor d’autres hivers,                                                          Qu’il les borne au présent, dont mugit l’onde étrusque,                                           Sois sage, emplis ta cave, et d’un si court chemin                                                  Ôte le long espoir. Je parle, et le temps brusque                                                  S’enfuit. Cueille le jour, sans croire au lendemain.

 Tout à fait autre chose.

Rapidement, quelques mots sur un musicien de jazz qui a poussé l’harmonie jusqu’à 64632585_pnaître (1897) et mourir (1959) un 14 mai. Prodige musical, né au sein d’une famille créole (la famille serait originaire de Haute-Savoie, et plus précisément de Féternes), il a étudié auprès de Louis dit « Papa » Tio à la Nouvelle-Orléans. Je veux parler de Sidney BECHET . Sacré bonhomme qui se fit connaître en participant au groupe de Duke Ellington mais aussi comme un bagarreur impénitent, expulsé de Grande Bretagne, et de France après avoir passé plusieurs mois en prison à Fresnes, nous sommes en 1928. Il venait de passer plusieurs années dans la revue nègre de Joséphine Baker. En 1949 il revient s’installer définitivement en France. Il va imposer au monde entier son thème Petite fleur.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

 

A la fin de sa vie, en 56, au cours d’une grande tournée en Belgique, il adapte le doudou, cette fameuse musique64632596_p traditionnelle qui anime les jeux de la non moins fameuse Ducasse de Mons (Belgique), procession rituelle et cérémonie multiséculaire qui est assez déjantée pour vous faire oublier la grande soirée des Gras à Douarnenez (Finistère-France). Ma fiancée et moi même ne ratons jamais une occasion de nous arrêter sur la grand’place de Mons pour y savourer une de leurs merveilleuses bières et caresser la tête du petit singe. N’hésitez pas si vous êtes dans le coin, c’est actuellement la foire aux bières sur cette belle place de Mons.

Bon, je vois que je digresse un maximum, signe qu’il est temps de mettre un terme à ce billet. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Kid Ory tromboniste…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, Non classé

Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 23 janvier 2013, quatrième jour de Pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manqueront pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.
Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n’ai pas vraiment attaqué mes tailles d’hortensias…
Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation.

On n’insiste jamais assez sur la place du trombone dans les formations de jazz. Voici un tromboniste créole tout à fait remarquable. Après avoir débuté au banjo dans un orchestre à cordes et dans des Marching Bands, Kid Ory se met au trombone. Sa carrière commence à prendre de l’importance au début des années 1910, à la Nouvelle-Orléans, où il se produit dans la formation de Lewis Matthews. Très populaire, cet orchestre, qu’il finit par codiriger avec Mutt Carey, recrute les meilleurs musiciens de la région, dont Louis ArmstrongSidney Bechet et King Oliver excusez du peu. Contraint de partir en Californie au début des années 1920, il profite de l’occasion pour monter une nouvelle formation, entièrement sous sa direction cette fois : le Kid’s Ory Creole qui deviendra le Spike’s Seven Pods of Pepper Orchestra. Celui-ci devient le premier jazz band afro-américain à réaliser une série d’enregistrements, avec des titres comme « Ory’s Creole Trombone » et « Society Blues ».

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En 1925, il retrouve, du côté de Chicago, les groupes de Louis Armstrong, Jelly Roll Morton et King Oliver. Kid Ory quitte ensuite la scène au cours des années 1930 pour occuper divers emplois et ne revenir qu’au début des années 1940. Il va notamment images-2s’occuper d’une ferme avec son frère. Acteur principal de la renaissance des orchestres du style de la Nouvelle-Orléans (Revival) au cours des années 1940 et 1950, il vit une nouvelle période de grande activité artistique qui lui permet d’investir dans la création d’une salle de concerts où il se produit encore à l’aube des années 1960. Mais des soucis de santé l’obligent à quitter peu à peu la scène pour aller vivre à Hawaii où il décède au début des années 1970. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire du jazz, Kid Ory apparaît comme le premier grand tromboniste de la culture noire américaine, et il a contribué à développer le style « tailgate », consistant, pour le trombone, à jouer une ligne rythmique sous les trompettes. Pionnier du jazz enregistré, son travail de compositeur contribua également à la gloire musicale de la Nouvelle-Orléans et du style Dixieland. La vidéo nous offre un morceau particulièrement émouvant; un des rares enregistrés en créole Blanche TouquatouxSources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

CARPE DIEM…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’ichtyologie et du sandre au beurre blanc réunis, bonjour !

Puisque nous sommes le 14 mai, 25 de floréal, célébrons la carpe puisque les républicains lui ont dédié ce jour.

 

Selon une légende chinoise, les carpes du fleuve jaune, après avoir remonté le fleuve, s’envoleraient vers le ciel en se transformant en dragons. Cette légende serait à l’origine des koi nobori, qui représentent plus généralement la force et la persévérance des carpes qui remontent à contre-courant les rivières et cascades. Koinobori signifiant comme chacun le sait, « banderole de carpe » en japonais, sont des manches à air en forme de carpe Koï hissées au Japon pour célébrer Tango no sekku , évènement traditionnel qui est désormais une fête nationale, le Kodomo no hi (jour des enfants).

Ces bannières sont accrochées le long de perches en bambou, La première et la plus large, magoi, est noire et représente le père ; la deuxième, higoi , est rouge et représente la mère, puis l’on ajoute une carpe pour chaque enfant de la famille. Parfois, on suspend aussi des rubans rouges et blancs ou une manche à air multicolore symbolisant les flots des rivières.

Après Fukushima et avant la prochaine catastrophe, les japonais doivent surtout se dire aujourd’hui, CARPE DIEM en relisant le célèbre poème d’Horace:

Tremble, Leuconoé, de chercher à connaître
L’heure de notre mort; fuis les calculs pervers
De Babylone. À tout il vaut mieux se soumettre
Que Jovis te concède encor d’autres hivers,
Qu’il les borne au présent, dont mugit l’onde étrusque,
Sois sage, emplis ta cave, et d’un si court chemin
Ôte le long espoir. Je parle, et le temps brusque
S’enfuit. Cueille le jour, sans croire au lendemain.

 

Tout à fait autre chose.

 

Rapidement, quelques mots sur un musicien de jazz qui a poussé l’harmonie jusqu’à naître (1897) et mourir (1959) un 14 mai. Prodige musical, né au sein d’une famille créole (la famille serait originaire de Haute-Savoie, et plus précisément de Féternes), il a étudié auprès de Louis dit « Papa » Tio à la Nouvelle-Orléans. Je veux parler de Sidney BECHET .

 

Sacré bonhomme qui se fit connaître en participant au groupe de Duke Ellington mais aussi comme un bagarreur impénitent, expulsé de Grande Bretagne, et de France après avoir passé plusieurs mois en prison à Fresnes, nous sommes en 1928. Il venait de passer plusieurs années dans la revue nègre de Joséphine Baker.

En 1949 il revient s’installer définitivement en France. Il va imposer au monde entier son thème Petite fleur. A la fin de sa vie, en 56, au cours d’une grande tournée en Belgique, il adapte le doudou, cette fameuse musique traditionnelle qui anime les jeux de la non moins fameuse Ducasse de Mons (Belgique), procession rituelle et cérémonie multiséculaire qui est assez déjantée pour vous faire oublier la grande soirée des gras à Douarnenez (Finistère-France). Ma fiancée et moi même ne ratons jamais une occasion de nous arrêter sur la grand’place de Mons pour y savourer une de leurs merveilleuses bières. N’hésitez pas si vous êtes dans le coin, c’est actuellement la foire aux bières sur cette place de Mons.

Bon, je vois que je digresse un maximum, signe qu’il est temps de mettre un terme à ce billet. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.