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Robert DESNOS


Poète surréaliste et grand résistant
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Catherine Sauvage…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’esprit critique et du baekehoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 29 mai 2018, dixième jour de Prairial, dédié à la faux. Alors qu’en vérité, les pataphysiciens vous dirons que nous sommes le Jeudi 12 Merdre 145 Stes Miches, catéchumènes, fête suprême quarte. Par chez nous, quelques nostalgiques s’entêtent à fêter les Riagad.

Coup de chapeau à Catherine SAUVAGE.

Dès le lycée, elle s’oriente vers le théâtre où elle joue sous son véritable nom, Janine Saunier. Après huit ans d’études du piano, au chant et à l’art dramatique, elle rencontre dans les années 1950 Léo Ferré, qui lui compose entre autres Paris Canaille et Graine d’ananar. C. SauvageEn 1954, elle obtient le « Premier prix du disque » pour la chanson L’Homme de Ferré. En tournée au Canada, elle fait la connaissance de Gilles Vigneault qui lui donne Mon Pays, Le Corbeau, la Manikoutai. Arrivée à Paris, elle adopte le patronyme Sauvage, elle va chanter au « Quod-Libet », à « l’Arlequin », au « Bœuf sur le toit » et puis bien sur à « L’écluse ». Elle rencontre Léo FERRE, qu’elle contribue à faire connaître en interprétant ses chansons : « Ça a été la rencontre de ma vie. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, dit-on, Jacques Canetti est venu m’écouter un beau soir. Il était toujours à la recherche d’artistes pour la firme de disques dont il était le directeur artistique ainsi que pour les « Trois Baudets » qu’il avait créé.  »

Catherine Sauvage a chanté Louis Aragon, Jacques Audiberti, Charles Baudelaire, Bertolt Brecht, Francis Carco, Colette, Robert Desnos, Paul Éluard, Alfred Jarry, Federico Garcia Lorca, Victor Hugo, Pierre MacOrlan, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Pierre Seghers, Charles Trenet, Gilles Vigneault. Elle a toujours accordé sa préférence à la poésie mise en musique. Léo Ferré et Gilles Vigneault l’ont considérée comme leur meilleure interprète. « Je chante Léo depuis toujours… il représente l’une des grandes rencontres de ma Toi-qui-disais-Le-siecle-d-orcarrière, l’autre étant le pianiste accompagnateur Jacques Loussier, lui aussi je l’ai connu lorsqu’il démarrait dans le métier. En 1949, avec Léo Ferré, nous partagions la même scène au cabaret « Les Trois Maillets » au 56 rue Galande, dans le cinquième arrondissement de Paris. Nous avons eu des succès communs. En 1954, mon interprétation de L’Homme m’a valu le Grand Prix du Disque. » Léo Ferré, dit d’elle : « c’est elle qui chante mes chansons avec la plus grande conviction. Je la préfère à toutes les autres. Elle a enregistré près d’une centaine de mes chansons. » Elle a enregistré «  Avec le temps » avant Léo Ferré, en 1972.

Après les Trois-Baudets en 1953, elle passe en vedette en 1954 à l’Olympia, en 1955, puis en 1960, à Bobino pour un long tour de chant. Toujours dans cette salle, elle fait un retour en 1968 et occupe la tête d’affiche. Elle interprète aussi bien Léo Ferré, Louis Aragon que Gilles Vigneault, poète alors inconnu qu’elle rencontre au bobino 1968Québec et dont elle est la première à chanter les textes en France. En 1991, elle enregistre un album entièrement consacré à Jacques Prévert.Elle chante et popularise, notamment, Léo Ferré, Prévert, Gainsbourg, Bertolt Brecht. Elle reçoit le prix de l’académie du Disque Charles Cros. Sa dernière apparition en scène a été pour les Francofolies de La Rochelle en juillet 1994.Elle a également joué au théâtre dans des pièces comme L’échange de Paul Claudel, Le Cercle de Craie caucasien de Bertolt Brecht.Catherine Sauvage est l’une des 250 personnalités qui, constatant la montée en puissance du Front national, ont lancé l’« Appel des 250 ». Elle meurt en mai 1998.

Bon allez, c’est pas tout, j’ai une tondeuse qui me tend les bras. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

A la st médard il est déjà trop tard…

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Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le jeudi 8 juin 2017 c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé pour empaler les zombies dans les films de genre. Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un fourchemagnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à SAUVE que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier. Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan. La recette est tenue secrète depuis près de dix siècles. Mais si vous tenez absolument à faire l’acquisition de la véritable fourche de Sauvé, assurez vous qu’elle porte bien la fameuse « cravate » en écorce; c’est un label aussi solide que l’abeille de Laguiole. Maintenant, j’entends bien vos réticences:
- Mais, Erwan, que faire aujourd’hui d’une fourche à trois becs en bois de micocoulier ?
- Et bien, si vous êtes patients, je vous donnerais bientôt une liste de banquiers, spéculateurs, ministres, escrocs, dont la tête pourrait bien fournir à vos fourches à trois becs en bois de micocoulier, l’occasion de reprendre du service…

L‘homme du jour pour illustrer notre galerie de portraits est Robert DESNOS décédé un 8 juin  en 1945 dans un camp de concentration enAVT_Robert-Desnos_2343 Tchécoslovaquie quelques jours après sa libération par l’armée Rouge. Il avait adhéré très tôt aux mouvements d’intellectuels antifascistes. Après la défaite de 40, il devient journaliste et rejoint rapidement la résistance. Avant la guerre il s’était rendu célèbre grâce à sa « complainte de Fantômas » pour le feuilleton du même nom, diffusé sur Radio Paris. Il est arrêté en 44 et déporté à Buchenwald. J’adore son humour comme ici:

Ils étaient quatre qui n’avaient plus de tête,
Quatre à qui l’on avait coupé le cou,
On les appelait…
les quatre sans cou

Nul n’en parle mieux que Prévert lui même:

Allez, merci pour cette visite, soyez vigilant, c’est aujourd’hui la St Médard et, comme le disait mon aïeule qui avait un dicton pour chaque occasion: «Quand il pleut à la Saint-Médard, il y a des russes dans le blé noir.»

 

La complainte de Fantomas…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le Mercredi 8 juin 2016 c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé pour empaler les zombies dans les films de genre. Ceci étant, quelque part entre Nîmes fourcheet le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à SAUVE que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier. Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan. La recette est tenue secrète depuis près de dix siècles. Mais si vous tenez absolument à faire l’acquisition de la véritable fourche de Sauvé, assurez vous qu’elle porte bien la fameuse « cravate » en écorce; c’est un label aussi solide que l’abeille de Laguiole. Maintenant, j’entends bien vos réticences:
- Mais, Erwan, que faire aujourd’hui d’une fourche à trois becs en bois de micocoulier?
- Et bien, si vous êtes patients, je vous donnerais bientôt une liste de banquiers, spéculateurs, ministres, escrocs, dont la tête pourrait bien fournir à vos fourches à trois becs en bois de micocoulier, l’occasion de reprendre du service…

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir…Quoique.

L‘homme du jour pour illustrer notre galerie de portraits est Robert DESNOS décédé un 8 juin  en 1945 dans un camp de concentration en Tchécoslovaquie quelques jours après sa libération parDesnos l’armée Rouge. Il avait adhéré très tôt aux mouvements d’intellectuels antifascistes. Après la défaite de 40, il devient journaliste et rejoint rapidement la résistance.(Ici, une photo de Desnos en 1924.) Avant la guerre il s’était rendu célèbre grâce à sa « complainte de Fantômas » pour le feuilleton du même nom, diffusé sur Radio Paris. Il est arrêté en 44 et déporté à Buchenwald.

Au début des années trente, Aragon et Breton vont se charger « d’exécuter » Desnos qui va rompre avec le mouvement surréaliste. Pour Desnos, il est temps de constater que Breton est dépassé, vieux, abêti  et sent, effectivement, le cadavre. Avec Corps et Biens, qui parait en desnos D1930, Desnos dresse le bilan d’une belle aventure qui s’achève. La rupture est douloureuse, Desnos se retrouve solitaire mais son chemin continue. Il va entamer dès lors une carrière qui le conduira à faire beaucoup de radio mais aussi de la publicité. Mais surtout, il est un résistant actif qui a abandonné ses principes pacifistes. Il est arrêté le 22 février 1944 et, bien qu’averti, il n’a pas fui pour protéger sa compagne Youri Foujita, malade et droguée.

Laissons à Paul Eluard le soin de l’oraison:

« Jusqu’à la mort, Desnos a lutté. Tout au long de ses poèmes l’idée de liberté court comme un feu terrible, le mot de liberté claque comme un drapeau parmi les images les plus neuves, les plus violentes aussi. La desnos Gpoésie de Desnos, c’est la poésie du courage. Il a toutes les audaces possibles de pensée et d’expression. Il va vers l’amour, vers la vie, vers la mort sans jamais douter. Il parle, il chante très haut, sans embarras. Il est le fils prodigue d’un peuple soumis à la prudence, à l’économie, à la patience, mais qui a quand même toujours étonné le monde par ses colères brusques, sa volonté d’affranchissement et ses envolées imprévues. »

Bon, c’est pas gai mais,j’aime à me souvenir que ces gens là ont existé avant nous et nous ont légué un héritage dont nous sommes responsable au yeux de nos enfants et des enfants de nos enfants… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Elle est de Prévert & Kosma…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’indignation et du boulou pok réunis, bonjour ! Aujourd’hui nous sommes le vendredi sept du mois d’août 2015, jour béni qui vit naître ma fiancée, je ne vous dirai pas en quelle année… Le républicain Fabre d’Églantine dédia ce jour à l’écluse dans son calendrier ; allez savoir ce qui lui passa par la tête…

Ce vendredi 07 août marque aussi le jour anniversaire de la disparition (1969) de celui qui aura été l’un des plus célèbres musiciens du cinéma français Jozsef Kozma, né à Budapest, Hongrie, le 22 octobre 1905. Après des études à l’Opéra National de Hongrie, il obtient une bourse qui lui permet de travailler pour l’Opéra de Berlin où il devient directeur Kosma gauched’orchestre. Il a ainsi l’occasion de rencontrer Berthold Brecht et de travailler avec ceux qu’il reconnaîtra comme ses maîtres, Kurt Weill et Hanns Eisler. C’est également à Berlin qu’il rencontre la concertiste Lilly Apper, bien vite devenue son épouse. En 1933, fuyant le nazisme (Kosma est d’origine juive), il s’installe à Paris et commence à travailler avec  Jacques Prévert, dont il écrira la musique de plus de quatre-vingt chansons. Parmi les plus célèbres: les Feuilles mortes (1946), immortalisée par Yves Montand, ou encore Barbara et que chantèrent aussi Les Frères Jacques (tiens, à ce propos, il pleut sur Brest). Il travaille également avec Robert Desnos La Fourmi, et Raymond Queneau Si tu t’Imagines. En 1949, Joseph Kosma opte pour la nationalité française.

Sa première collaboration avec le septième art se fait par l’intermédiaire de la chanson qu’interprète Florelle dans le Crime de Monsieur Lange. Dès 1936, il compose des musiques de films. Ses premières partitions illustrent les œuvres de deux des grands metteurs-en-scène de l’époque, Jean Renoir et Marcel Carné: La Grande Illusion (1937), La Marseillaise (1937), La Bête Humaine (1938) et La Règle du Jeu. Le compositeur fait également partie de l’équipe artistique du premier film de KosmaPrevert1-196x300Marcel Carné, Jenny (1936) et le trio qu’ils formeront avec Jacques Prévert est entré à jamais dans l’histoire du cinéma avec Les Visiteurs du Soir (1942) , Les Enfants du Paradis (1945) sous le pseudonyme de Georges Mouque car, contrairement à ce que veut nous faire croire Zemmour en falsifiant l’histoire: « Loi du 02 juin 1942 – Deuxième statut des Juifs publié le 11 juin 1942. Art. 1er- Les Juifs ne peuvent tenir un emploi artistique dans des représentations théâtrales, dans des films cinématographiques ou dans des spectacles quelconques, ou donner des concerts vocaux ou instrumentaux ou y participer…. » La même année, Prévert et Kosma écrivent la fameuse chansons  les Feuilles mortes, qui entre dans la partition musicale des Portes de La Nuit.

Enfin, en 1951, son travail sur Juliette ou la Clé des Songes reçoit le Prix de la Meilleure Partition Musicale au Festival de Cannes. Mais Kosma continua, puisqu’il écrivit ou participa à près d’une centaine de partitions pour le cinéma. Il y avait une vie après Carné et Renoir, et Kosma la partagea avec des hommes tels que André Cayatte les Amants de Vérone, (1948), Christian-Jaque D’Homme à Hommes (1948), Georges Lampin Le Paradis des Pilotes Perdus (1948), Raymond Bernard le Jugement de Dieu (1949), Georges Franju le Sang des Bêtes (documentaire KosmaJoseph1-209x300de 1949), Julien Duvivier Black Jack (1950). Des films que l’on pourrait, pour la plupart, qualifier d’humanistes …
Curieusement, la Nouvelle Vague ignora ce musicien, dont les participations aux musiques de film dans les années soixante, se limite à des œuvres de second ordre, si l’on excepte Le Caporal Épinglé de Renoir. Nombreuses sont les vedettes de la chanson qui doivent une part de leur gloire à Kosma. Montand bien sur,  mais également Juliette Gréco, les Enfants qui s’aiment, Cora Vaucaire, l’enterrement d’une feuille morte, les Frères Jacques Inventaire et la fête continue, Mouloudji les bruits de la Nuit… Joseph Kosma est décédé à La-Roche Guyon, le 7 août 1969. Qui n’a pas une de ses musiques en tête ?

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les feuilles mortes se…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la sérénitude et de l’omelette aux champignons réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 22 octobre 2014, 1er jour de brumaire, dédié à la pomme dans le calendrier républicain mais où l’on fête les Salomé. Elle se reconnaîtra !

Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance de celui qui deviendra l’un des plus célèbres musiciens du cinéma français Jozsef Kozma, né à Budapest, Hongrie, le 22 octobre 1905. Après des études à l’Opéra KosmaJoseph1National de Hongrie, il obtient une bourse qui lui permet de travailler pour l’Opéra de Berlin où il devient directeur d’orchestre. Il a ainsi l’occasion de rencontrer Berthold Brecht et de travailler avec ceux qu’il reconnaîtra comme ses maîtres, Kurt Weill et Hanns Eisler. C’est également à Berlin qu’il rencontre la concertiste Lilly Apper, bien vite devenue son épouse. En 1933, fuyant le nazisme (Kosma est d’origine juive), il s’installe à Paris et commence à travailler avec  Jacques Prévert, dont il écrira la musique de plus de quatre-vingt chansons. Parmi les plus célèbres: les Feuilles mortes (1946), immortalisée par Yves Montand, ou encore Barbara et que chantèrent aussi Les Frères Jacques (tiens, à ce propos, il pleut sur Brest). Il travaille également avec Robert Desnos La Fourmi, et Raymond Queneau Si tu t’Imagines.

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En 1949, Joseph Kosma opte pour la nationalité française.
Sa première collaboration avec le septième art se fait par l’intermédiaire de la chanson qu’interprète Florelle dans le Crime de Monsieur Lange. Dès 1936, il compose des musiques de films. Ses premières partitions illustrent les œuvres de deux des grands metteurs-en-scène de l’époque, Jean Renoir et Marcel Carné: La Grande Illusion (1937), La MarseillaKosmaPrevert1ise (1937), La Bête Humaine (1938) et La Règle du Jeu. Le compositeur fait également partie de l’équipe artistique du premier film de Marcel Carné, Jenny (1936) et le trio qu’ils formeront avec Jacques Prévert est entré à jamais dans l’histoire du cinéma avec Les Visiteurs du Soir (1942) , Les Enfants du Paradis (1945) sous le pseudonyme de Georges Mouque car, contrairement à ce que veut nous faire croire Zemmour en falsifiant l’histoire: « Loi du 02 juin 1942 – Deuxième statut des Juifs publié le 11 juin 1942.
Art. 1er- Les Juifs ne peuvent tenir un emploi artistique dans des représentations théâtrales, dans des films cinématographiques ou dans des spectacles quelconques, ou donner des concerts vocaux ou instrumentaux ou y participer…
. » La même année, Prévert et Kosma écrivent la fameuse chansons  les Feuilles mortes, qui entre dans la partition musicale des Portes de La Nuit.

Enfin, en 1951, son travail sur Juliette ou la Clé des Songes reçoit le Prix de la Meilleure Partition Musicale au Festival de Cannes. Mais Kosma continua, puisqu’il écrivit ou participa à près d’une centaine de partitions pour le cinéma. Il y avait une vie après Carné et Renoir, et Kosma la partagea avec des hommes tels que André Cayatte les Amants de Vérone, (1948), Christian-Jaque D’Homme à Hommes (1948), Georges Lampin Le Paradis des Pilotes Perdus (1948), Raymond Bernard le Jugement de Dieu (1949), Georges Franju le Sang des Bêtes (documentaire de 1949), Julien Duvivier Black Jack (1950). Des films que l’on Kosmapourrait, pour la plupart, qualifier d’humanistes …
Curieusement, la Nouvelle Vague ignora ce musicien, dont les participations aux musiques de film dans les années soixante, se limite à des œuvres de second ordre, si l’on excepte Le Caporal Épinglé de Renoir. Nombreuses sont les vedettes de la chanson qui doivent une part de leur gloire à Kosma. Montand bien sur,  mais également Juliette Gréco, les Enfants qui s’aiment, Cora Vaucaire, l’enterrement d’une feuille morte, les Frères Jacques Inventaire et la fête continue, Mouloudji les bruits de la Nuit… Joseph Kosma est décédé à La-Roche Guyon, le 7 août 1969. Qui n’a pas une de ses musiques en tête ? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A tous les enfants…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’antinomie et du chou de Bruxelles réunis, bonjour !

Nous voici le mardi 29 mai, dixième jour de Prairial dédié à la Faux. Nos cousins de la belle province continuent contre vents et marées de défier l’entêtement imbécile d’un pouvoir acculé et condamné à forcir la répression. Cela m’a fait penser à cette admirable artiste qui a beaucoup chanté les poètes québecois: Catherine Sauvage. C’est aujourd’hui l’anniversaire du jour de sa naissance, un 29 mai 1929…

Dès le lycée, elle s’oriente vers le théâtre où elle joue sous son véritable nom, Janine Saunier. Après huit ans d’études du piano, au chant et à l’art dramatique, elle rencontre dans les années 1950 Léo Ferré, qui lui compose entre autres Paris Canaille et Graine d’ananar. En 1954, elle obtient le « Premier prix du disque » pour la chanson L’Homme de Ferré. En tournée au Canada, elle fait la connaissance de Gilles Vigneault qui lui donne Mon Pays, Le Corbeau, la Manikoutai.

Arrivée à Paris, elle adopte le patronyme Sauvage, elle va chanter au « Quod-Libet », à « l’Arlequin », au « Boeuf sur le toit » et puis bien sur à « L’écluse ».

Elle contribue à faire connaître Léo Ferré en interprétant ses chansons : « Ça a été la rencontre de ma vie. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, dit-on, Jacques Canetti est venu m’écouter un beau soir. Il était toujours à la recherche d’artistes pour la firme de disques dont il était le directeur artistique ainsi que pour les « Trois Baudets » qu’il avait créé.  » Ci-après elle interprète un texte de Boris Vian.

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Catherine Sauvage a chanté Louis Aragon, Jacques Audiberti, Charles Baudelaire, Bertolt Brecht, Francis Carco, Colette, Robert Desnos, Paul Éluard, Alfred Jarry, Federico Garcia Lorca, Victor Hugo, Pierre MacOrlan, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Pierre Seghers, Charles Trenet, Gilles Vigneault. Pas vraiment le genre d’auteurs que l’on retrouve à l’Eurovision…

« Je chante Léo depuis toujours… il représente l’une des grandes rencontres de ma Aux trois baudets avec Brassenscarrière, l’autre étant le pianiste accompagnateur Jacques Loussier, lui aussi je l’ai connu lorsqu’il démarrait dans le métier. En 1949, avec Léo Ferré, nous partagions la même scène au cabaret « Les Trois Maillets » au 56 rue Galande, dans le cinquième arrondissement de Paris. Nous avons eu des succès communs. En 1954, mon interprétation de L’Homme m’a valu le Grand Prix du Disque. » Léo Ferré, dit d’elle : « c’est elle qui chante mes chansons avec la plus grande conviction. Je la préfère à toutes les autres. Elle a enregistré près d’une centaine de mes chansons. » Elle a enregistré «  Avec le temps » avant Léo Ferré, en 1972.

Après les Trois-Baudets en 1953, elle passe en vedette en 1954 à l’Olympia, en 1955, puis en 1960, à Bobino pour un long tour de chant. Toujours dans cette salle, elle fait un retour en 1968 et occupe la tête d’affiche. Elle interprète aussi bien Léo Ferré, Louis Aragon que Gilles Vigneault, poète alors inconnu qu’elle rencontre au Québec et dont elle est la première à chanter les textes en France. En 1991, elle enregistre un album entièrement consacré à Jacques Prévert.

Sa dernière apparition en scène a été pour les Francofolies de La Rochelle en juillet 1994. Elle a également joué au théâtre dans des pièces comme L’échange de Paul Claudel, Le Cercle de Craie caucasien de Bertolt Brecht. Catherine Sauvage est l’une des 250 personnalités qui, constatant la montée en puissance du Front national, ont lancé l’« Appel des 250 » (1990) qui donna naissance au mouvement « Ras l’front ». Elle meurt en mai 1998.

Allez, voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

JE T’AURAIS, FANTÔMAS, JE T’AURAIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le mardi 8 juin c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé pour empaler les zombies dans les films de genre.

Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à SAUVE que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier.

Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan. La recette est tenue secrète depuis près de dix siècles. Mais si vous tenez absolument à faire l’acquisition de la véritable fourche de Sauvé, assurez vous qu’elle porte bien la fameuse « cravate » en écorce; c’est un label aussi solide que l’abeille de Laguiole.

Maintenant, j’entends bien vos réticences:

- Mais, Erwandekeramoal, que faire aujourd’hui d’une fourche à trois becs en bois de micocoulier?

- Et bien, si vous êtes patients, je vous donnerais bientôt une liste de banquiers, spéculateurs, ministres, escrocs, dont la tête pourrait bien fournir à vos fourches à trois becs en bois de micocoulier, l’occasion de reprendre du service…

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Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir…Quoique.


L‘homme du jour pour illustrer notre galerie de portraits est Robert DESNOS décédé un 8 juin  en 1945 dans un camp de concentration en Tchécoslovaquie quelques jours après sa libération par l’armée Rouge.

Il avait adhéré très tôt aux mouvements d’intellectuel santifascistes. Après la défaite de 40, il devient journaliste et rejoint rapidement la résistance.(Ici, une photo de Desnos en 1924.)

Avant la guerre il s’était rendu célèbre grâce à sa « complainte de Fantômas » pour le feuilleton du même nom, diffusé sur Radio Paris. Il est arrêté en 44 et déporté à Buchenwald.

C’est sans doute au cours de son service militaire au début des années 20 qu’il rencontre le monde surréaliste. Probablement est-ce au cours d’une permission que le troufion Desnos établit enfin le contact avec « ces compteurs d’étoiles », selon le mot de Victor Hugo. Tout se passe alors au Certa, un bar du passage de l’Opéra aujourd’hui disparu. S’y retrouvent Aragon, Breton, Radiguet (qui mourra en 1923), Tzara, Soupault, Cendrars, et quelques autres. Desnos monte dans la nacelle sans se faire prier, car il a déjà expérimenté à sa façon l’écriture automatique, forme d’expression aussi peu contrôlée que possible. En 1922, c’est certain, il a rejoint l’aventure Surréaliste.

Desnos s’installe alors dans l’atelier du peintre André Masson au 45 de la rue Blomet, à Montparnasse, près du Bal Nègre qu’il fréquente assidûment. Il s’initie à l’opium. C’est alors le temps des trois forteresses surréalistes : Breton, rue Fontaine, Aragon, Prévert, Queneau et André Thirion, rue du Château et cette rue Blomet où Desnos compte Joan Miró et le dramaturge Georges Neveux pour voisins.

Desnos s’éprend à la folie d’une chanteuse de music-hall qui le hantera toute sa vie, Yvonne George, elle est « la mystérieuse » qui règne sur ses poèmes. Elle va mourir de tuberculose en 1929, elle n’a que trente-trois ans.

Au début des années trente, Aragon et Breton vont se charger « d’exécuter » Desnos qui va rompre avec le mouvement surréaliste. Pour Desnos, il est temps de constater que Breton est dépassé, vieux, abêti et sent, effectivement, le cadavre. Avec Corps et Biens, qui parait en 1930, Desnos dresse le bilan d’une belle aventure qui s’achève. La rupture est douloureuse, Desnos se retrouve solitaire mais son chemin continue.

Il va entamer dès lors une carrière qui le conduira à faire beaucoup de radio mais aussi de la publicité. Mais surtout, il est un résistant actif qui a abandonné ses principes pacifistes.

Il est arrêté le 22 février 1944 et, bien qu’averti, il n’a pas fui pour protéger sa compagne Youri Foujita, malade et droguée.

Laissons à Paul Eluard le soin de l’oraison:

« Jusqu’à la mort, Desnos a lutté. Tout au long de ses poèmes l’idée de liberté court comme un feu terrible, le mot de liberté claque comme un drapeau parmi les images les plus neuves, les plus violentes aussi. La poésie de Desnos, c’est la poésie du courage. Il a toutes les audaces possibles de pensée et d’expression. Il va vers l’amour, vers la vie, vers la mort sans jamais douter. Il parle, il chante très haut, sans embarras. Il est le fils prodigue d’un peuple soumis à la prudence, à l’économie, à la patience, mais qui a quand même toujours étonné le monde par ses colères brusques, sa volonté d’affranchissement et ses envolées imprévues. »

Bon, c’est pas gai mais,j’aime à me souvenir que ces gens là ont existé avant nous et nous ont légué un héritage dont nous sommes responsable au yeux de nos enfants et des enfants de nos enfants…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Catherine SAUVAGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Coup de chapeau à Catherine SAUVAGE.

Dès le lycée, elle s’oriente vers le théâtre où elle joue sous son véritable nom, Janine Saunier. Après huit ans d’études du piano, au chant et à l’art dramatique, elle rencontre dans les années 1950 Léo Ferré, qui lui compose entre autres Paris Canaille et Graine d’ananar. En 1954, elle obtient le « Premier prix du disque » pour la chanson L’Homme de Ferré. En tournée au Canada, elle fait la connaissance de Gilles Vigneault qui lui donne Mon Pays, Le Corbeau, la Manikoutai.

Arrivée à Paris, elle adopte le patronyme Sauvage, elle va chanter au « Quod-Libet », à « l’Arlequin », au « Boeuf sur le toit » et puis bien sur à « L’écluse ».

Elle rencontre Léo FERRE, qu’elle contribue à faire connaître en interprétant ses chansons : « Ça a été la rencontre de ma vie. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, dit-on, Jacques Canetti est venu m’écouter un beau soir. Il était toujours à la recherche d’artistes pour la firme de disques dont il était le directeur artistique ainsi que pour les « Trois Baudets » qu’il avait créé.  »

Catherine Sauvage a chanté Louis Aragon, Jacques Audiberti, Charles Baudelaire, Bertolt Brecht, Francis Carco, Colette, Robert Desnos, Paul Éluard, Alfred Jarry, Federico Garcia Lorca, Victor Hugo, Pierre MacOrlan, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Pierre Seghers, Charles Trenet, Gilles Vigneault.

Elle a toujours accordé sa préférence à la poésie mise en musique. Léo Ferré et Gilles Vigneault l’ont considérée comme leur meilleure interprète.

« Je chante Léo depuis toujours… il représente l’une des grandes rencontres de ma carrière, l’autre étant le pianiste accompagnateur Jacques Loussier, lui aussi je l’ai connu lorsqu’il démarrait dans le métier. En 1949, avec Léo Ferré, nous partagions la même scène au cabaret « Les Trois Maillets » au 56 rue Galande, dans le cinquième arrondissement de Paris. Nous avons eu des succès communs. En 1954, mon interprétation de L’Homme m’a valu le Grand Prix du Disque. » Léo Ferré, dit d’elle : « c’est elle qui chante mes chansons avec la plus grande conviction. Je la préfère à toutes les autres. Elle a enregistré près d’une centaine de mes chansons. » Elle a enregistré «  Avec le temps » avant Léo Ferré, en 1972.

Après les Trois-Baudets en 1953, elle passe en vedette en 1954 à l’Olympia, en 1955, puis en 1960, à Bobino pour un long tour de chant. Toujours dans cette salle, elle fait un retour en 1968 et occupe la tête d’affiche. Elle interprète aussi bien Léo Ferré, Louis Aragon que Gilles Vigneault, poète alors inconnu qu’elle rencontre au Québec et dont elle est la première à chanter les textes en France. En 1991, elle enregistre un album entièrement consacré à Jacques Prévert.Elle chante et popularise, notamment, Léo Ferré, Prévert, Gainsbourg, Bertolt Brecht. Elle reçoit le prix de l’académie du Disque Charles Cros.

Sa dernière apparition en scène a été pour les Francofolies de La Rochelle en juillet 1994.Elle a également joué au théâtre dans des pièces comme L’échange de Paul Claudel, Le Cercle de Craie caucasien de Bertolt Brecht.Catherine Sauvage est l’une des 250 personnalités qui, constatant la montée en puissance du Front national, ont lancé l’« Appel des 250 ». Elle meurt en mai 1998.

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Kenavo Rodolphe !

J‘étais confortablement installé sur la terrasse, occupé à siroter un Picon bière en feuilletant d’un oeil distrait la presse quotidienne lorsque je suis tombé sur cette info qui allait changer la face du Net. Rodolphe, c’est fini…

Il avait su conquérir la génération geek et,  avec son look d’ado dégingandé il faisait immanquablement penser à une sorte d’espèce de genre de grand Duduche.

C‘est Saatchi & Saatchi qui avait imaginé cet escogriffe qui ne tarda pas à devenir la mascotte de tout ce que le Net compte d’accrocs au haut débit. Il paraît qu’il avait plus de 400 000 « amis » sur Facebook.

Seulement voilà, la grande agence va cesser sa coopération avec Free pour privilégier ses accords avec Bouygues et du coup, adieu Rodolphe et ses leçons de « french kiss ».

La pub a de tous temps généré des personnages emblématiques ainsi, les plus anciens se souviennent de la mère Denis, de mamie Nova, ou du facteur de Nescafé.

Dans une interview publiée sur le site Elle.fr, voici ce qu’il répond à la question de savoir si on le reverra à la télé: « Ca dépend de vous. Moi je ne bouge pas, sauf le mercredi après-midi, je vais chez Rémy. »

Allez, la vie continue, portez vous bien, n’oubliez pas le collier de nouilles pour la fête des mères et, à demain peut-être.