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On frise les moins zéro…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la marine à voiles et de la fondue de poireaux réunies, bonjour ! Le Dimanche 4 décembre 2016 correspond au 14è jour de frimaire que nos amis républicains avaient dédié au sapin. Bon d’accord, sur ce coup là, ils ne se sont pas donné beaucoup de mal. Le 04 décembre c’est aussi la sainte Barbe. Figurez vous que mon arrière grand-mère Barbematernelle portait le doux prénom de Barbe, patronne des pompiers (oubliez pas le calendrier). Alors, en son honneur, le dicton du jour: Pour la Ste Barbe, le cénobite se fait la barbe ! Selon les récits édifiants du Moyen-âge, Barbe fut enfermée par son père, un roi d’Orient, dans une tour éclairée de deux fenêtres afin qu’elle ne se convertisse pas à la religion chrétienne. Elle réussit malgré tout à se faire baptiser et fait percer une troisième fenêtre dans la tour (signe de la Trinité). Furieux, son père voulut la mettre à mort. Barbe s’enfuit et trouve refuge dans le creux d’un rocher qui s’ouvre miraculeusement pour l’abriter. Cependant, trahie par un berger, elle est capturée et doit subir plusieurs supplices. Finalement, son père l’amène au sommet d’une montagne et la décapite. Encore une bluette pour endormir les petits enfants de Raqqa et Mossoul.

Savez vous que c’est un 4 décembre (1875 à Prague) que vint au monde ce géantissime poète qu’était Rainer-Maria Rilke. En 1896, il rainer mariapart pour Munich et rencontre un an plus tard, Lou-Andréa Salomé, qui a alors trente-six ans. Leur amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion Léon Tolstoï. Je suis un admirateur inconditionnel de l’oeuvre de Rilke, que j’ai eu la chance de découvrir très tôt à travers les élégies de Duino. Deux personnages que l’on dirait tout droit sortis de l’imagination d’un Flaubert ou d’un Dostoïesvky tant leurs vies sont romanesques. Je me suis promis de faire un billet sur chacun d’eux et de les accrocher à la galerie de portraits.

Allez, je m’en vais rentrer du bois car, pour le moment, je ressemble à un « pav kaol sornet » (pied de chou gelé) expression imagée qu’employait mon aïeule pour désigner les ceusses qu’elle ne portait pas dans son cœur; il est vrai qu’on frise les moins zéro comme dit l’autre.

Poètes, vos papiers…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis des gymnopédies et de la trois-fromages réunies, bonjour! Nous sommes le jeudi 04 décembre 2014, 14è jour de frimaire dédié au sapin… Bien entendu, si vous êtes pataphysicien, nous sommes en réalité  le Mercredi 4 Sable 142 *Ste Barbe (femme à), femme-canon. L’avenir de l’Homme étant de plus en plus compromis (je vous invite à prendre connaissance du document signalé par Rem*) il nous reste la poésie…

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ici Rainer-Maria RILKE… Je profite de ce quatre décembre, jour anniversaire de sa naissance, en 1875 à Prague, pour en remettre une couche. En 1896, il part pour Munich et rencontre un an plus tard, Lou-Andréa Salomé, qui a alors trente-six ans. Leur amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur rilkevie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion Léon Tolstoï. Je suis un admirateur inconditionnel de l’oeuvre de Rilke, que j’ai eu la chance de découvrir très tôt à travers les élégies de Duino. Rilke fut sans doute le poète allemand le plus important de la première moitié du XXème siècle. Son oeuvre,introvertie, est une longue méditation sur les événement essentiels de l’existence humaine, et en particulier, la mort, qui lui semblait le point culminant auquel toute vie doit préparer. «Donne à chacun sa propre mort/La mort née de sa propre vie, où il connut l’amour et la misère…» « car nous ne sommes que l’écorce, que la feuille,le fruit qui est au centre de tout, c’est la grande mort, que chacun porte en soi» écrit-il dans Le Livre de la Pauvreté et La mort. En voici un extrait :

Là, des hommes insatisfaits peinent à vivre
et meurent sans savoir pourquoi ils ont souffert;
et aucun d’eux n’a vu la pauvre grimace
qui s’est substituée au fond des nuits sans nom
au sourire heureux d’un peuple plein de foi.
Ils vont au hasard, avilis par l’effort
de servir sans ardeur des choses dénuées de sens,
et leurs vêtements s’usent peu à peu,
et leurs belles mains vieillissent trop tôt.

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Assez tôt considéré comme un maître par les autres poètes, il n’en demeura pas moins pendant très longtemps peu lu, et doit, en particulier en France, sa notoriété à un recueil de lettres Les lettres à un jeune poète , publié après sa mort par Franz Xaver Kappus, avec qui il avait correspondu. Rilke y ouvre son cœur à quelqu’un qu’il ne connaissait pratiquement pas, avec une confiance et une justesse de ton, qui ne peuvent pas laisser indifférent. Il y parle encore de la mort, rilke peinturemais aussi de l’amour, de la solitude, et de la création, avec une profondeur qui fait encore de cet ouvrage une source où toute une jeunesse en quête d’une spiritualité sans dogme vient s’abreuver. A gauche, son portrait par Paula Modersohn-Becker. Il nourrit des amitiés vivantes avec quelques-uns des créateurs les plus novateurs de son époque, en particulier, Auguste Rodin, dont il fut le secrétaire, et dont il admirait la force de travail et la volonté, et Marina Tsvetaeva, dont il décela le génie avant tout le monde et avec qui il entretint quelques mois une correspondance d’une altitude et d’une liberté à la mesure de ces deux grands esprits contemporains. Afin de parachever sa biographie de poète et de lui assurer une traversée des siècles sans encombre, il mourut (lui qui avait écrit un recueil en Français sur les jardins, Verger) du fait des suites d’une mauvaise piqûre de rose qui dégénéra en leucémie, et au seuil de la mort, refusa les soins thérapeutiques qui auraient pu lui éviter la souffrance, de peur de voir lui échapper «sa propre mort.».(Piers Tenniel) Sources:Wiki et pierdelune.com

Allez, merci de votre, vos visites, portez vous bien et à demain peut-être.

POUR FAIRE LE PORTRAIT D’UN…POETE.

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des gymnopédies et de la trois-fromages réunies, bonjour!

Nous sommes le 04 décembre, 14è jour de frimaire dédié au sapin…

Je m’étais engagé il y a quelque temps déjà à consacrer un billet à Rainer-Maria RILKE…Je profite de ce quatre décembre, jour anniversaire de sa naissance, en 1875 à Prague, pour m’y atteler.

En 1896, il part pour Munich et rencontre un an plus tard, Lou-Andréa Salomé, qui a alors trente-six ans. Leur amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion Léon Tolstoï.

Je suis un admirateur inconditionnel de l’oeuvre de Rilke, que j’ai eu la chance de découvrir très tôt à travers les élégies de Duino.

 

 

Rilke fut sans doute le poète allemand le plus important de la première moitié du XXème siècle. Son oeuvre,introvertie, est une longue méditation sur les événement essentiels de l’existence humaine, et en particulier,la mort, qui lui semblait le point culminant auquel toute vie doit préparer. «Donne à chacun sa propre mort/La mort née de sa propre vie, où il connut l’amour et la misère…»« car nous ne sommes que l’écorce,que la feuille,le fruit qui est au centre de tout, c’est la grande mort,que chacun porte en soi» écrit-il dans Le Livre de la Pauvreté et La mort. En voici un extrait :

 

Là, des hommes insatisfaits peinent à vivre
et meurent sans savoir pourquoi ils ont souffert;
et aucun d’eux n’a vu la pauvre grimace
qui s’est substituée au fond des nuits sans nom
au sourire heureux d’un peuple plein de foi.

Ils vont au hasard, avilis par l’effort
de servir sans ardeur des choses dénuées de sens,
et leurs vêtements s’usent peu à peu,
et leurs belles mains vieillissent trop tôt.

Assez tôt considéré comme un maître par les autres poètes, il n’en demeura pas moins pendant très longtemps peu lu, et doit, en particulier en France, sa notoriété à un recueil de lettres Les lettres à un jeune poète , publié après sa mort par Franz Xaver Kappus, avec qui il avait correspondu. Rilke y ouvre son coeur à quelqu’un qu’il ne connaissait pratiquement pas, avec une confiance et une justesse de ton, qui ne peuvent pas laisser indifférent. Il y parle encore de la mort, mais aussi de l’amour, de la solitude, et de la création, avec une profondeur qui fait encore de cet ouvrage une source où toute une jeunesse en quête d’une spiritualité sans dogme vient s’abreuver. A gauche, son portrait par Paula Modersohn-Becker.

Il nourrit des amitiés vivantes avec quelques-uns des créateurs les plus novateurs de son époque, en particulier, Auguste Rodin, dont il fut le secrétaire, et dont il admirait la force de travail et la volonté, et Marina Tsvetaeva, dont il décela le génie avant tout le monde et avec qui il entretint quelques mois une correspondance d’une altitude et d’une liberté à la mesure de ces deux grands esprits contemporains.

Afin de parachever sa biographie de poète et de lui assurer une traversée des siècles sans encombre, il mourut (lui qui avait écrit un recueil en Français sur les jardins, Verger) du fait des suites d’une mauvaise piqûre de rose qui dégénéra en leucémie, et au seuil de la mort, refusa les soins thérapeutiques qui auraient pu lui éviter la souffrance, de peur de voir lui échapper «sa propre mort.».(Piers Tenniel)

Sources:Wiki et pierdelune.com

voilà, un peu de poésie en ce dimanche pluvieux. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

PIED DE CHOU GELE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la marine à voiles et de la fondue de poireaux réunies, bonjour !

Le 4 décembre correspond au 14è jour de frimaire que nos amis républicains avaient dédié au sapin. Bon d’accord, sur ce coup là, ils ne se sont pas donné beaucoup de mal.

Bien sûr, l’actualité est toute occupée par l’épisode neigeux qui permet aux journaleux de rivaliser d’imagination dans l’emploi des clichés et des expressions convenues. Passons rapidement sur les naufragés de la route, le malheur des uns qui fait le bonheur des autres à propos des enfants sans école, les « blancs manteaux », les « que-fait-la-DDE », et les « la-Météo-avait-pourtant-prévenu ». ERDF  en profite pour faire passer son sempiternel message: Une centrale aujourd’hui ou des coupures demain. Et les marchands de fruits et légumes nous expliquent qu’ils n’y sont pour rien…C’est le marché qui décide de la hausse des prix.

Savez vous que c’est un 4 décembre que vint au monde ce géantissime poète qu’était Rainer-Maria Rilke. En 1896, il part pour Munich et rencontre un an plus tard, Lou-Andréa Salomé, qui a alors trente-six ans. Leur amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion Léon Tolstoï. Je suis un admirateur inconditionnel de l’oeuvre de Rilke, que j’ai eu la chance de découvrir très tôt à travers les élégies de Duino.

Deux personnages que l’on dirait tout droit sortis de l’imagination d’un Flaubert ou d’un Dostoïesvky tant leurs vies est romanesques. Je me suis promis de faire un billet sur chacun d’eux et de les accrocher à la galerie de portraits.

Pour le moment je ressemble davantage à un « pav kaol sornet » (pied de chou gelé) et je vais donc préparer mon « louzou » (médicament) à base de citron et de miel, mixture qui est censée me remettre d’aplomb si j’en crois mon aïeule, qui, vous l’ai-je assez répété, n’ignorait rien de l’art de guérir de manière naturelle. Ma confiance dans les remèdes de bonnes-femmes étant néanmoins limitée, je double par quelques cachets de Paracétamol.

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l’évolution des choses; en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.