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Pierre DAC


Le roi de la loufoquerie
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Higoumène mais pas que…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’histoire bretonne et des moules marinières réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 05 du mois de janvier 2018, 16è jour de nivôse du calendrier républicain, dédié au silex. De ce côté ci du Couesnon, en Bretagne armoricaine donc, on célèbre (ou pas) KONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon. Il est resté célèbre dans notre petite histoire pour avoir fricoté autant avec Nominoé (Duc de Bretagne) qu’avec le roi de France (Louis le débonnaire) pour obtenir sa charge. Il serait né vers 800 à Comblessac (en Ille-et-Vilaine) d’une famille gallo-romaine ayant eu des sénateurs romains dans son ascendance.

Il décide avec 5 compagnons, d’aller fonder un monastère, à l’extrémité de l’évêché de Vannes, à la frontière avec le royaume franc. Ayant eut successivement les autorisations du machtiern du statue-de-saint-conwoion-de-l-eglise-saint-sauveur-redon-116x300lieu, Ratuili, de Nominoë et de l’empereur Louis le Pieux, et ayant décidé de suivre la règle monastique de Saint Benoît d’Aniane, Conwoion commence à accueillir de plus en plus de monde dans son monastère, et reçoit de plus en plus de donations. L’abbaye de Redon commence à devenir, alors, un pôle important qui accompagne l’ascension politique de Nominoë. Après la bataille de Ballon en 845, qui a lieu à proximité de Redon, Nominoë prend du recul par rapport au pouvoir Franc, et aidé de Konwoion, à l’occasion d’un synode vers 849, il chasse les évêques francs des diocèses Bretons, et nomme des évêques bretons. Konwoion ira jusqu’à Rome justifier ce qui sera qualifié de schisme breton.

Voici ce qu’en dit Albert le Grand « L’an de grace 826, l’Empereur Louys le Debonnaire ayant esté degradé & enfermé dans un Monastere, les Brele petit sainttons qui, dés l’an 826, avoient offert la Couronne Royale de Bretagne à Neomene (laquelle il refusa) l’importunerent de rechef d’accepter le Royaume, & les affranchir de la servitude de l’Empire, ce qu’il accepta ; &, ayant esté proclamé Roy, pour premier exploict, bannit & chassa de la Bretagne tous les Agents & Officiers des Empereurs, cassa et annula toutes leurs Loix et Ordonnances, remettant le pays en son entiere et prestine liberté. » On dit qu’il s’est éteint un cinq janvier de l’an 868 à l’âge canonique de 80 ans, ceci explique cela…

Encore une histoire de saint me direz vous ! Oui mais, je suis bien obligé de reconnaître que l’histoire Bretonne contient moins d’anarcho-libertaires que de Poujado-populistes et qu’il y a plus de saints en Bretagne que de fromages en France. Allez, les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier… Vous avez entendu Emmanuel 1er, présenter ses vœux comme on dit. L’avenir est devant nous qu’il a dit. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré… Bon, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Anargyre toi même…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 26 septembre 2017, c’est pour vous dire si ça passe vite, et cela correspond au 5è jour de vendémiaire, dédié au cheval. Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi la saint Côme, rien à voir avec le lac que ma belle et moi visitions voici quelques temps à pareille époque.

Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres (du grec an- et argyrios, qui refusent l’argent). Joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques. Mon aïeule, qui avait un dicton pour pratiquement chaque jour de l’année, n’aurait pas manqué d’ajouter: Priez Saint-Côme et Saint-Damien, vous vous porterez toujours bien ! Côme-03C’est à Saint-Louis que l’on doit la création de la confrérie de Saint-Cosme, première « association professionnelle » des chirurgiens. Jean Pitard, premier chirurgien de saint-Louis en créant la confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien distingue les chirurgiens dits de robe longue qui doivent désormais passer un examen devant leurs pairs avant d’exercer, des chirurgiens dits de robe courte ou barbiers qui ne sont plus chargés que des interventions minimes. A Paris, rue de l’école de médecine on trouve encore trace de ce remarquable hôtel de la confrérie des chirurgiens. Etonnant, non !  En Bretagne armoricaine on célèbre les Oedmal, prénom très peu usité qui nous vient d’un des premiers évêques d’Aleth (St-Malo): ceci se déroulait sous le pontificat du pape Jean IV, et le règne du roi de Bretagne Alain II; l’eglise de Tours était gouvernée par Charegisilus et le royaume de France par Dagobert qui mit sa culotte à l’envers.

 
Tiens, c’est aussi la date anniversaire de la naissance de Julie London célèbre pour sa voix grave et sensuelle, première interprète de la chanson Cry Me a River (ci-dessus en vidéo) en 1955. Plus tard, elle interpréta le rôle de l’infirmière Dixie McCall dans l’ancêtre de la série Urgences, Emergency! dans les années 70.

Sur ce je m’en vais à la cueillette. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quand il est mort le poète…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de la chanson populaire et du calvados hors d’âge réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 septembre 2017, jour béni entre tous puisqu’il est dédié au houblon dans notre calendrier républicain. C’est aussi le jour anniversaire de la naissance d’un chansonnier, poète, anarchiste qui, à l’instar d’un Gaston Couté disparaît des mémoires.

Charles d’Avray arrive à Paris, ayant terminé ses études secondaires, en 1898. Il a 18 ans, l’âge de toutes les ambitions, de tous les espoirs. Il n’est pas très chaud pour suivre les traces de son père. Ses préférences vont à la musique, à la chanson. Il compose ses premières Avray Gœuvres, qu’il interprète dans des cafés-chantants. Ainsi naquirent les « chansons du trottoir », les « chansons des veillées ». Un jour, il rencontra le compagnon de la mère de Jeanne Humbert, libertaire militant, qui l’introduisit dans les milieux néo-malthusiens, et lui fit connaître et partager l’idéal anarchiste qui l’animait. Charles fréquenta ce milieu, riche en militants, et parmi eux Sébastien Faure, grand orateur libertaire, qui eut sur lui une grande influence et dont je parle souvent ici. A cette époque naquirent les « chansons sociales », les « chansons rouges », « les penseurs », « les fous », « les géants », « loin du rêve », etc… qu’il interprétait dans les cabarets de la Butte et du quartier Latin, où elles firent scandale. Ecoutez « les 4 barbus » chanter le triomphe de l’anarchie.

Mais surtout, et durant toute son existence, il parcourut la France dans tous les sens, organisant des tournées de conférences par la chanson où les foules se pressaient. Il n’arrêta plus jamais d’écrire, de chanter, de lutter. Charles-Henri Jean (dit d’Avray) se rallia à l’anarchisme au moment de l’affaire Dreyfus et décida d’utiliser la chanson pour diffuser ses idées. Il en composera quatre-vingt pour dénoncer l’Etat, la religion,tombe D le militarisme, les prisons… et exalter la société libertaire. Il composera le célèbre Triomphe de l’anarchie. Ses conférences chantées étaient annoncées par des affiches où on lisait : « Avec le passé détruisons le présent pour devancer l’avenir. » Charles d’Avray s’est éteint le 7 novembre 1960 à Paris. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans la 88e division (photo de droite). Charles d’Avray était franc-Maçon, membre du grand Orient et fréquentait la loge « Equité » à Pantin. Il figura en 1905 parmi les fondateurs de La Muse rouge, Groupe de propagande révolutionnaire par les arts, où en 1919 débutèrent Lucien Noël, qui devait devenir Noël Noël et André Isaac, le futur Pierre Dac.

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

L’abbey (road) ne fait pas le moine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des années bissextiles et de la pizza trois fromages réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 26 septembre 2016, c’est pour vous dire si ça passe vite, et cela correspond au 5è jour de vendémiaire, dédié au cheval. Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi la saint Côme, rien à voir avec le lac que ma belle et moi visitions voici quelques temps à pareille époque.

Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres (du grec an- et argyrios, qui refusent l’argent). Joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques.

Tout à fait autre chose.

Saviez vous que c’est un 26 septembre, en 1969, que paru le fameux Abbey-road des Beatles ? C’est le onzième album original publié par les M-RR-The-Beatles-French-480i60_480x270Beatles, paru le 26 septembre 1969 au Royaume-Uni, et le 1er octobre aux États-Unis. Bien que sa sortie précède celle de Let It Be, paru en mai 1970, il est le dernier album enregistré par les Fab Four. Le 20 août 1969, les quatre Beatles sont réunis pour la toute dernière fois en abbey roadstudio et, vers la fin de septembre, au moment où le disque paraît, John Lennon met fin au abbey-roadgroupe en lui annonçant son départ définitif. La séparation des Beatles n’est toutefois officialisée qu’en avril 1970. La pochette du disque reste une des plus célèbres de l’histoire de la musique, représentant les Beatles traversant un passage piéton au croisement de Grove End Road et Abbey Road, face aux studios où ils ont enregistré presque toutes leurs chansons depuis 1962. Voici, à droite, une photo des plus amusantes dans le style «un quart d’heure avant JC !» On peut imaginer que la petite dame à conseillé aux Beatles ne rester dans les clous… Etonnant, non !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Gymnopédies…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la libre pensée et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 1er juillet 2016 c’est à dire le 13 de Messidor, jour habituellement consacré à la giroflée et non pas au clou de girofle comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent.

Et l’homme du jour est Alfred-Erik Leslie-Satie, né à Honfleur le 17 mai 1866 — mort à Paris, le 1er juillet 1925. Il passe son enfance à Honfleur. Après le décès de sa mère, il est élevé par ses grands-parents et prend des cours d’orgue avec un oncle. En 1879-1886, il rejoint son père, courtier maritime, à Paris, sa mère était écossaise. Il entre au Satie 02conservatoire de Paris et suit les cours de Decombes, Taudou, Mathias, peut-être de Lavignac. En 1886, il compose Ogives, pour le piano. À partir de 1887, il adopte la vie Montmartroise. Les Trois Gymnopédies datent de 1888, les Trois Gnossiennes de 1890. De 1891 à 1895, il connaît une période assez énigmatique d’adhésion au mouvement de la Rose-Croix de Josephin Péladan (voir mon billet du 28 mars 2010) qui porte le titre de « Sâr ». Ce qui fit dire à Pierre DAC : «le sâr dine à l’huile !» En 1891, il compose les Trois Préludes du Fils des étoiles « wagnerie kaldéenne » sur un texte de Péladan. On fera de cette œuvre une source d’inspiration de Pelléas de Debussy. A gauche, son portrait par Suzanne Valadon, qui fut sa compagne et qui donna naissance au futur Utrillo… Voici une « invitation à danser » sur des images du vieux Paris.

En 1892-1893, il compose les Sonneries de la Rose-Croix et les Danses gothiques et en 1895, la Messe des Pauvres pour chœur et orgue. Il s’engage comme pianiste dans des cabarets de Montmartre, puis Satie droites’installe à Arcueil vers 1898. En1905 il entre à la Schola Cantorum, et suit des études de composition et de contrepoint avec Vincent d’Indy, Roussel et Sérieyx. Vers 1910, il se rapproche de novateurs comme Diaghilev, Picasso, Cocteau. Il compose Socrate, certainement son chef-d’œuvre en 1918. En 1924, Relâche « ballet instantanéiste », sur un argument de Francis Picabia, avec un intermède cinématographique de René Clair ( Entracte), une chorégraphie de Jean Borlin, avec les Ballets suédois de Rolph de Maré. La même année on donne Mercure, dans des décors de Picasso et avec une chorégraphie de Massine. Alphonse Allais, lui, le nomme « Esotérik Satie ». Faut-il rappeler qu’il fut membre du collège de pataphysique.

Satie fait figure de proue de l’Avant-garde et deux groupes se recommandent de son autorité. Le Groupe des Six et l’ École d’Arcueil. Engagé dans la vie sociale, il collecte des fonds et organise des goûters pour les enfants déshérités. Il écrits plusieurs articles pour le journal l’Humanité, mais estime que ses camarades Bolchéviks ne valent pas mieux que les bourgeois. Lui qui était entouré de tant d’amis, il fréquenta aussi bien Picasso que Picabia, Debussy et man Ray, André Breton et Duchamp, vivait dans une extrème précarité. lorsque, à sa santiago_rusic3b1ol_-_portrait_erik_satie_jouant_lharmoniummort, ses amis pénétrèrent dans son studio d’Arcueil, auquel Satie refusait l’accès à quiconque, ils y trouvèrent deux pianos complètement désaccordés et attachés ensemble, remplis de correspondances non ouvertes (auxquelles il avait toutefois en partie répondu) et derrière lesquels ont été retrouvées un certain nombre de partitions jusqu’alors inédites, comme celle de Geneviève de Brabant qu’il pensait avoir perdue.(A gauche un portrait signé Santiago Rusiñol) Dans un placard, une collection de parapluies et de faux-cols. Et dans l’armoire, des costumes de velours gris identiques au sempiternel costume que Satie portait toujours : il les avait fait faire d’avance et en prenait un nouveau lorsque le précédent commençait à être trop usé. L’état du studio révélait la pauvreté dans laquelle avait vécu Satie : ne pouvant vivre de ses talents de musicien, il ne se plaignait toutefois pas ou très peu. Quant à demander une aide financière à ses proches, c’était chose encore plus rare et plus difficile pour lui.

Allez, débutons ce mois de juillet en musique, portez vous bien et à demain peut-être.

L’épinard ça devrait être obligatoire…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’universalité partagée et du cochon de lait réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 06 mars 2016, correspondant au 16è jour de ventôse, dédié à l’épinard. Et, comme disait Coluche: L’épinard…Ça devrait être obligatoire !!! Voici un petit mot sur une figure remarquable de l’anarchie dont j’ai déjà parlé mais, abondance de biens ne nuit pas… Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION. Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.

Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et Léo C.ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires. Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).
Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France. Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme Le petit Campion illustré, Libres Pensées , ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : Le drapeau noir, l’équerre et le compas , etc.

On lui doit, entre autres, la fameuse définition:  « Enfant: Fruit qu’on fit. » et puis, celle-ci que j’aime beaucoup:  « Dès qu’on dit feu Untel, c’est qu’ Untel s’est éteint. » Il était aussi régent de pygologie du collège de pataphysique, grand maitre de la confrérie des chevaliers du taste fesses (c’est lui qui intronisa le Mannekenpiss en 1983) et on se souvient de sa participation au fameux feuilleton radiophonique de Pierre Dac: Signé Furax. Parallèlement, son ascension en maçonnerie continue, il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33e et équerre et compassiégera au Consistoire d’Ile-de-France. Dans son livre « le drapeau noir..; » on peut lire ceci: « Si les Maçons anarchistes sont une infime minorité, la vocation libertaire de la Maçonnerie est indéniable …elle est la seule association à laquelle puisse adhérer celui qui n’adhère à rien.
Et, après avoir cité l’article premier (ci-dessous *) de la Constitution du Grand Orient de France, il commentait: « Quel libertaire n’y souscrirait pas ? Quelle contradiction y pourrait-il trouver avec l’Anarchie? Pour les Anarchistes, comme pour les francs-maçons, le dénominateur commun est l’homme. Anarchisme et Maçonnerie sont basés tous deux sur une morale du comportement de l’homme. Tous deux prétendent à l’universalité. Tous deux associent, complémentairement et harmonieusement, l’individu au social. »

(*) La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi même, la liberté absolue de conscience.
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle a pour devise: Liberté, Égalité, Fraternité.

Un fameux bonhomme qui portait haut et fort la devise de ce blog: Humeur et humour. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

De l’Asaret à l’oeuvre au noir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du trot attelé et du pendule de Foucault réunis, bonjour ! Nous sommes, qui l’eut cru, le Mercredi 24 février 2016, sixième jour de Ventôse dédié à l’Asaret qui est, chacun le sait, une plante herbacée de Trille-rouge-fleur-01la famille des Aristolochiacées. L’Asaret du Canada est une plante désignée vulnérable à la récolte par le gouvernement, il est interdit de la cueillir ou d’en faire le commerce. Sa fleur est petite et de forme particulière. Le rhizome de l’Asaret du Canada a une odeur et une saveur de gingembre c’est pourquoi on l’appelle aussi gingembre sauvage. Voilà, vous savez tout. Tiens, à propos de gens qui savent tout…

Il y a quelques jours nous apprenions le décès de Umberto Eco et, comme le dit fort justement Martin Lessard, «la disparition d’Umberto Eco fait baisser à lui tout seul la moyenne du QI planétaire». Ce Piémontais d’origine me fait penser à un autre italien, Florentin lui, par leur capacité à emmagasiner les savoirs. Je veux parler de Jean Pic de la Mirandole. Troisième fils d’une vieille famille comtale, Jean Pic naquit le 24 février 1463 au château de Mirandole. Suite à la mort prématurée Pico1de sa mère, il hérita très jeune d’une fortune considérable qui allait lui permettre bien des voyages, bien des libertés et bien des extravagances. D’abord inscrit à l’Université de Bologne pour des études en Droit canon (sa mère le destinait à la prêtrise) il renonça bien vite aux diplômes universitaires pour devenir autodidacte. Il séjourna aussi à Ferrare avant de s’établir à Florence. À 23 ans, il publie 900 thèses sous le titre : Conclusions philosophiques, cabalistiques et théologiques, et, grand seigneur, invite tous les érudits à en débattre avec lui à Rome, quitte à ce qu’il leur paie les frais de déplacement ! L’initiative déplaît en haut lieu et le 31 mars 1487, Pic de la Mirandole doit renoncer à plusieurs de ses conclusions, jugées hérétiques par une commission papale.

Il mourut le 17 novembre 1494, alors que le roi de France entrait à Florence. Jean Pic de la Mirandole décéda, assisté en ses derniers instants par Savonarole qui voyait dans la victoire des troupes françaises la réalisation de ses prophéties… Cette mort mystérieuse, emportant en moins de deux semaines un homme dans la force de l’âge, a fait croire à un empoisonnement dont le secrétaire de Pic aurait Ludwig-von-Langenmantel-Savonarola-preaching-against-luxury-and-preparing-the-bonfire-of-the-vanities-1881-détailété l’auteur. Ce personnage, cupide et fort louche au demeurant, aurait été soudoyé par Pierre de Médicis, qui n’aurait jamais pardonné au protégé de son père d’avoir pris le parti de Savonarole ou, du moins, de s’en être ostensiblement rapproché. Certains voient dans Le discours la quintessence même de la pensée de Pic de la Mirandole et cet extrait a maintes fois été repris; on le retrouve dans L’œuvre au noir de Marguerite Yourcenar. Ce sont les paroles par lesquelles le Créateur, s’adressant au premier homme, lui confère le privilège de la liberté: « Je ne t’ai donné ni visage, ni place qui te soit propre, ni aucun don qui te soit particulier, ô Adam, afin que ton visage, ta place, et tes dons, tu les veuilles, les conquières et les possèdes par toi-même. Nature enferme d’autres espèces en des lois par moi établies. Mais toi, que ne limite aucune borne, par ton propre arbitre, entre les mains duquel je t’ai placé, tu te définisses toi-même. Je t’ai placé au milieu du monde, afin que tu pusses mieux contempler ce que contient le monde. Je ne t’ai fait ni céleste ni terrestre, mortel ou immortel, afin que de toi-même, librement, à la façon d’un bon peintre ou d’un sculpteur habile, tu achèves ta propre forme.» et d’aucun d’y lire l’œuvre du prototype même de l’humaniste du Quattrocento. Savonarole, L’œuvre au noir, Le nom de la rose… Brrrrr !

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Myriam, arrête tes Khomri…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis des belles lettres et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 20 février 2016 c’est à dire le deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller. Cette plante a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet,En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de martinelaquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit. Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse ». Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». On dirait du Pierre DAC;  amusant, non !

On le voit, le droit du travail évolue sans cesse et, l’on pourrait croire que c’est au profit des petites mains qui se tuent à l’ouvrage. Que nenni ! Myriam El Khomri, ministre du travail (et de la cohésion sociale – on croit rêver) présentera le 09 mars en conseil des ministres son projet de loi: Majoration des heures supplémentaires mais désormais ce seuil passe à 46 heures et 12 heures par jour, voire même 60 heures en cas de « circonstances exceptionnelles ». Plafonnement des indemnités Code du travailprud’homales, référendums en entreprise, licenciement économique simplifié, journée de douze heures, temps d’astreinte considéré comme temps de repos, et pour les apprentis de moins de 18 ans:10 heures par jours et 40 par semaine. Résultats: Gattaz exulte, Hamon s’égosille, Aubry se retourne dans sa tombe (Ah bon, elle n’est pas morte ?) Macron dissimule une légère érection  et François-mon-ennemi-c’est-la-finance sourit aux alouettes… Cerise sur le gâteau, Myriam El Khomri n’exclut pas de recourir à l’article 49-3 pour faire passer sa réforme faute d’adhésion suffisamment large des parlementaires. Cette procédure du 49-3 permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote. Le gouvernement y avait eu recours en juillet 2015 pour faire adopter la loi Macron. Ne t’inquiète pas Myriam, ils ont voté la loi sur le renseignement, il ont voté la prolongation de l’état d’urgence, ils ont voté les pleins pouvoirs à Pétain, ils ont voté et puis après…
Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
À fumer le scrutin de liste
Jusqu’au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient La Marseillaise
Avec des cartes perforées
Le jour de gloire est arrivé.
Léo Ferré
Ah, on vit une époque formidable madame Michu. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Coup de vent à Tronoën…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS, Non classé, TRADITION

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Amis de l’analyse concrète et du pâté Hénaff réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 janvier 2016, quinzième jour de Nivôse dédié au Lapin. Les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier…  Le Président nous a présenté ses vœux et, l’avenir est devant nous qu’il a dit. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré…

Tiens, les habitants de Penmar’ch qui viennent d’essuyer un coup de tabac de Sud-Ouest (140 Kh) vont célébrer St Rumon, un de ces mystérieux saints bretons  dont on ne sait s’ils ont véritablement existé ou s’ils sont nés de l’imagination des évangélisateurs. Je m’en vais donc vous conter quelques histoires pour honorer mon contrat avec l’office du tourisme… Il a laissé son nom à la commune de Saint-Jean-Trolimon (29). Saint-Jean-Trolimon vient du breton « treff » (village) et de saint Rumon. A noter que saint Rumon est le frère de saint Tudi. Saint-Jean-Trolimon était appelé jadis Kerillis-Tref Rumon (village de l’église RUMONtréviale de Saint-Rumon). Au Moyen-Âge, Saint-Jean-Tromelin a d’abord été un hameau, puis une trève. Cette trève dépendait autrefois de la paroisse de Beuzec-Cap-Caval (aujourd’hui en Plomeur) qui elle même dépendait primitivement de l’ancienne paroisse primitive de Plomeur. La création de la commune et de la paroisse date de la Révolution. Village gaulois d’abord, Tronoën (du breton Tro-an-aon, signifiant trève ou sous-paroisse), devient ensuite une place-forte gallo-romaine destinée à défendre l’arrière-pays contre toute invasion venant de la mer. Le culte païen qui y était célébré disparaît avec l’arrivée des bretons de Grande-Bretagne, à partir du VIème siècle.

Au XIVème et XVème siècles, arrivent en ce lieu des moines-soldats, les Hospitaliers de Saint-Jean, qui auront pour mission de défendre la côte entre Penmarc’h et la Pointe du Raz. On rencontre les appellations suivantes : Treff Rumon (en 1389), Trolymon ou Saint Jean Rumon (en 1536), Saint Jean Rumon ou Sant Yann, en breton (en 1690), puis st-jean-trolimon-300x194Saint-Jean-Trolimon. On peut y visiter la chapelle de Tronoën et son célèbre calvaire, considéré comme un des plus anciens de Bretagne. « La fontaine placée sous le vocable de Notre Dame de Tronoën, luttait contre la stérilité des femmes. Il fallait pour cela boire de son eau car, de par son caractère fécond, l’eau est fécondante. » De petits morceaux de porcelaine encore visibles au fond ou autour du bassin indiquent que l’on pratiquait ici la tradition des  « bravigou » (jolies petites choses. Du breton bravig, bijou). Les pauvres ou les enfants qui ne pouvaient donner quelque menue monnaie en offrande les remplaçaient par de petits morceaux de porcelaine. Et voilà pourquoi votre fille est muette !

Allez, ravi de débuter l’année en votre compagnie, portez vous bien et à demain peut-être.

Mieux vaut en rire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des utopies souriantes et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous nous retrouvons donc en ce 1er janvier 2016 dans les vapeurs à peine dissipées de cette nuit d’ivresse pour un nouveau parcours. Après moult* hésitations, le cénobite a décidé de poursuivre cette aventure à laquelle vous êtes forcément associés. Pas de lecteur, pas de blogueur, aurait dit mon aïeule qui ne voulait jamais s’en laisser compter… Nous sommes le 12è jour du mois de nivôse dédié à l’argile. *on me dit que moult serait invariable et pourtant: « Et, pour finir, moulte chose
Blanche et noire, effet et cause, Le lis droit, la rose éclose… »
Verlaine. Comme chaque année et devant le désolant spectacle des guignols qui aspirent à nous gouverner; écoutons Pierre Dac et Francis Blanche et prenons le parti d’en rire.

A tout seigneur, tout honneur, débutons l’année en ayant une pensée pour Louis Auguste Blanqui dit « l’enfermé » à cause des nombreuses années de sa vie passées en prison (près de 37 ans) dont certaines au château du taureau en baie de Morlaix. Il était né en 1805 dans les anarchieAlpes-Maritimes et mourut à Paris en 1881, un 1er janvier. Toute sa vie fut consacrée à l’émancipation de l’homme, et de la femme, contre toutes les discriminations, pour le suffrage universel (un homme-une voix) contre le travail des enfants… On dit que ses obsèques furent suivies par cent mille personnes qui écoutèrent Louise Michel lui rendre un dernier hommage. Il est enterré au Père-Lachaise.
Sur ce, je vous remercie de votre fidélité toutes ces années ( 2300 billets) et je vous adresse tous mes vœux. Portez vous bien et à demain peut-être.