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Paule MINK


Communarde,conférencière,
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Elles font l’histoire…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la gent féminine et du rôti Wellington réunis, bonjour ! Nous voici le Mardi 28 avril 2020, 09è jour de Floréal dédié à la Hyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ?

Je ne sais plus qui a dit: les femmes font l’histoire, les hommes l’écrivent. Voilà pourquoi j’aime à vous parler d’icelles qui ont participé aux grandes luttes du passé. Louise Michel, Olympe de Gouge, Nathalie Lemel, Victorine Brocher et tant d’autres. Anna Paulina Mekarski, plus Mink caricatureconnue sous le nom de Paule Mink où Minck, est femme de lettres, journaliste et oratrice socialiste, communarde et féministe. Son père est un comte polonais, cousin du Roi Stanislas II. Ayant pris part à la révolution polonaise de 1830, il doit fuir son pays et se réfugie l’année suivante en France, où il devient Saint-simonien. Vers 1867, Paule s’installe à Paris, où elle gagne sa vie, comme lingère et en donnant des cours de langue. Paule Mink est républicaine et s’oppose à l’Empire. Bien plus, elle milite pour le socialisme et la cause des femmes. Elle collabore à divers journaux tel que celui de la fédération rouennaise de l’A.I.T., La Réforme sociale, et prend la parole lors de conférences. Elle créait également une organisation féministe et révolutionnaire dans une forme mutualiste, la Société fraternelle de l’ouvrière.(ici à gauche; caricaturée par Destouches)

En 1870, alors que la France est en guerre avec la Prusse, Paule Mink participe activement à la défense d’Auxerre. On veut, par la suite, lui décerner la Légion d’honneur, mais elle la refuse. Durant la Commune, elle s’implique fortement dans l’agitation sociale. On la retrouve en tant Louise,Paule,qu’oratrice dans des Clubs, notamment celui de l’église St Sulpice et celui de l’église Nôtre Dame de la croix. A Montmartre, elle fait partie du Comité de Vigilance des citoyennes aux côtés d’André Léo et de Louise Michel et ouvre une école gratuite dans l’église Saint Pierre. Elle part, également, en province, à plusieurs reprises, pour y porter l’idéal communal et tenter de la rallier à Paris. La semaine sanglante a lieu alors qu’elle est justement en tournée, ce qui lui permet d’échapper à la répression versaillaise. Elle se réfugie en Suisse où elle rencontre James Guillaume dont j’ai parlé ici. Elle participe au 5e Congrès de la Paix à Lausanne et continue à mener son combat pour le féminisme et le socialisme.(Ici à droite en compagnie de Louise Michel et Marie Ferré)

A la faveur de l’amnistie de 1880, elle revient en France et s’installe dans le Midi. Elle assiste, en tant que déléguée des ouvrières de mink05Valence, au congrès du Parti Ouvrier de France, au Havre, en novembre 1880. Elle y plaide pour une instruction civile, intégrale et identique pour toutes et tous. Le 31 mai 1881, elle se voit infligée un mois de prison pour avoir participé à un meeting de protestation contre la condamnation d’une nihiliste russe du nom de Jessy Helfman. Elle meurt à Paris le 28 avril 1901. Son incinération, le 1er mai au Père-Lachaise, donne lieu à une grande manifestation rassemblant des socialistes, des anarchistes et des féministes. Elle se termine en affrontements avec la police.Voila, c’est tout pour aujourd’hui, merci encore de votre visite, en attendant un prochain billet, confinez gaiement et à bientôt peut-être.

En sortant de l’école…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la pédagogie non-directive et des limitations de vitesse réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 04 Septembre 2019, dix huitième jour de Fructidor dédié au Nerprun, famille des rhamnacées dans laquelle on trouve aussi la Bourdaine dont le butinage permet la fabrication d’une lichouserie locale particulièrement appréciée des connaisseurs (dont vôtre serviteur): le miel de Bourdaine.

Aujourd’hui, pour marquer cette rentrée, je voudrais vous dire un mot de Victorine Brocher, institutrice, qui vit le jour à Paris un O4 septembre de l’an 1839. Internationaliste, Communarde, anarchiste et pédagogue, voila une carte de visite comme on les aime chez « les cénobites victorine avec louise et Paule Minktranquilles ». Elle naît, Victorine Malenfant, dans une famille de Républicains pur jus (son père, Franc-maçon et Républicain fut contraint à l’exil en 1851), en 61 elle épouse Jean Rouchy et le couple ira s’installer à Paris. Elle travaille comme couturière puis participe à la création d’une boulangerie coopérative. Dès le début, elle va participer à la Commune de Paris et s’engagera comme cantinière de bataillon. Puis on la retrouve qui prend part aux combats (bataillon des Turcos) comme ambulancière. Condamnée à mort par contumace comme « pétroleuse », elle se réfugie en Suisse; son mari sera emprisonné deux ans. Ici en compagnie de Louise Michel et Paule Mink.

De Suisse, elle part enseigner en Hongrie puis reviendra à Genève à la libération de son mari où elle va créer une coopérative de la chaussure et venir en aide aux proscritsLouise de la Commune. De retour à Paris après l’amnistie elle va fréquenter les anarchistes (Malatesta fut arrêté en sa compagnie), à la mort de son mari, elle se lie avec le libre penseur Gustave Brocher, ils adopteront cinq enfants de communards et feront de leur maison un asile pour de nombreux exilés. En 1890, la voici institutrice dans une école libre initiée par Louise Michel. Elle va mourir le 4 novembre 1921 à Lausanne où, avec Gustave, elle avait fondé une école. En 1909, elle publiera souvenirs d’une morte vivante.

C‘est à ces gens que nous devons l’école laïque (donc libre) l’école émancipatrice, l’école de l’égalité des chances, bref, l’école de la République. Et aujourd’hui, on assiste à un retour en arrière au motif qu’une bande de gougnafiers (certes élus !) se  sont mis en tête de dépecer un à un deux siècles d’acquis sociaux: L’école, la sécu, l’âge légal de départ à la retraite, le temps de travail, le droit d’asile, etc. La prochaine fois que tu mettras un bulletin dans l’urne, réfléchis petit scarabée… Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien, et à bientôt peut-être.

André Léo…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du matérialisme historique et du cachou Lajaunie réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 20 Mai 2019, premier jour de Prairial dédié à la luzerne. Le mois de prairial était le neuvième mois du calendrier Prairialrépublicain français. Il correspondait, à quelques jours près (selon l’année), à la période allant du 20 mai au 18 juin du calendrier grégorien. Il tirait son nom « de la fécondité riante & de la récolte des prairies de mai en juin », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II (24 octobre 1793) par Fabre d’Églantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ». Quel poète ce Fabre…

Le 20 mai 1900, mort d’André LEO (pseudonyme de Léodile BERA, veuve CHAMPSEIX), à St-Maurice. Ecrivaine, journaliste, militante féministe, membre de l’Internationale et bien sûr, communarde. Elle naît le 18 août 1824, à Lusignan (dép. de la Vienne) dans un milieu andré léobourgeois. Vers 1849, elle se lie avec Grégoire Champseix, un brillant journaliste qui, condamné à plusieurs mois de prison en 1849, vit en exil en Suisse. Le mariage a lieu à Lausanne en 1851 et en 1853 Léodile donne naissance à des jumeaux : André et Léo. C’est vers1860 qu’elle commence sa carrière littéraire avec son roman « La vieille fille » puis « Un mariage scandaleux » qu’elle auto-éditera à Paris. Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s’engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle intervient aux côtés de Paule Mink pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union libre, et adhère à « Ligue de la Paix et de la Liberté ». Allez, tiens, on est jamais si bien moqué que par soi même…

Très liée à Noémie Reclus, c’est chez elle, en 1869, qu’est créée la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ». En compagnie de Maria Deraisme, créatrice de l’ordre maçonnique « Le droit Humain ». En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s’occupe ensuite de l’aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice à « La République des travailleurs », organe de l’Internationale. Elle rentreLogo_du_Droit_Humain_International à Paris début avril pour prendre part à la Commune. Elle collabore à divers journaux, en particulier au « Cri du peuple ». Après son appel « Au Travailleur des campagnes » puis « Toutes avec tous », où elle tente de faire accepter les femmes parmi les révolutionnaires, elle s’investit dans divers Comités de vigilance d’arrondissements puis à la Commission organisant l’enseignement dans les écoles de filles aux côtés notamment de Noémie Reclus et d’Anna Jaclard. Après la semaine sanglante, elle parvient à quitter la France et à rejoindre Malon en Suisse. Par testament, elle lèguera une petite rente à la première commune de France qui voudra tenter une expérience collectiviste.

Allez, portez-vous bien et à bientôt peut-être.

Louise, Olympe,Victorine et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des commémorations et du goulash de bœuf réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 04 novembre 2017, 14è jour de brumaire dédié à l’endive… Il y a maintenant fort longtemps de cela, un petit bonhomme vit le jour dans la maison familiale sur les bords du Port-Rhu à Douarnenez (29). Très tôt il montra tous les signes du révolté port-rhu avantchronique, vilipendant la famille, l’école, l’armée, les patrons, les curés, les flics et tutti quanti. Comme Jean kemener, de Recouvrance, il grandit puis il devint grand… Il fêta son vingtième anniversaire en 1968 ; autant dire que l’air du temps lui convenait parfaitement. Le stalinisme et les atermoiements de la sociale-démocratie achevèrent sa conversion et il se rangea définitivement dans le camp des non-alignés. Aujourd’hui, après une carrière, somme toute bien remplie, il coule des jours heureux dans son ermitage de Keramoal et vous abreuve quasi quotidiennement de ses modestes billets sous le pseudonyme du cénobite.

C‘est aussi (mais cela n’a rien à voir) un 04 novembre que disparut cette ardente militante que fut Victorine BROCHER qui vit le jVictorineour à Paris un 4 septembre de l’an 1839. Internationaliste, Communarde, anarchiste et pédagogue, voila une carte de visite comme on les aime chez. Elle naît, Victorine Malenfant, dans une famille de Républicains pur jus (son père, Franc-maçon et Républicain fut contraint à l’exil en 1851), en 61 elle épouse Jean Rouchy et le couple ira s’installer à Paris. Elle travaille comme couturière puis participe à la création d’une boulangerie coopérative. Dès le début, elle va participer à la Commune de Paris et s’engagera comme cantinière de bataillon. Puis on la retrouve qui prend part aux combats (bataillon des Turcos) comme ambulancière. ici en compagnie de Paule Mink et Louise Michel.

Condamnée à mort par contumace comme « pétroleuse », elle se réfugie en Suisse; son mari sera emprisonné deux ans. De Suisse, elle part enseigner en Hongrie puis reviendra à Genêve à la libération de son mari où elle va créer une coopérative de la chaussure et venir en aide aux proscrits de la Commune. De retour à Paris après l’amnistie elle va fréquenter les anarchistes (Malatesta fut arrêté en sa compagnie), à la mort de son mari, elle se lie avec le libre Louisepenseur Gustave Brocher, ils adopteront cinq enfants de communards et feront de leur maison un asile pour de nombreux exilés. En 1890, la voici institutrice dans une école libre initiée par Louise Michel. Elle va mourir le 4 novembre 1921 à Lausanne où, avec Gustave, elle avait fondé une école. En 1909, elle publiera souvenirs d’une morte vivante. C’est à ces gens que nous devons l’école laïque (donc libre) l’école émancipatrice, l’école de l’égalité des chances, bref, l’école de la République. Et aujourd’hui, on assiste à un retour en arrière au motif qu’une bande de gougnafiers (certes élus !) se  sont mis en tête de dépecer un à un deux siècles d’acquis sociaux: L’école, la sécu, l’âge légal de départ à la retraite, le temps de travail, le droit d’asile, etc. La prochaine fois que tu mettras un bulletin dans l’urne, réfléchis petit scarabée…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Louise, André, Maria et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du matérialisme historique et du cachou Lajaunie réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 20 Mai 2017, premier jour de Prairial dédié à la luzerne. Le mois de prairial était le neuvième mois du calendrier républicain français. Il correspondait, à quelques jours près (selon l’année), à la période allant du 20 mai au 18 juin du calendrier Prairial-190x300grégorien. Il tirait son nom « de la fécondité riante & de la récolte des prairies de mai en juin », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II (24 octobre 1793) par Fabre d’Églantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ». Quel poète ce Fabre… Et c’est donc le jour de la luzerne, nommée aussi le sainfoin (celui là n’aura pas sa statue à Carnoët) très appréciée par nos amis les bêtes, il parait que c’est plein de protéine et de carotène. Par ailleurs, un ami écolo me demande de préciser que la luzerne déshydratée remplace avantageusement les tourteaux de soja importés et aux origines douteuses (OGM), voila, j’ai fait ma b.a.

Le 20 mai 1900, mort d’André LEO (pseudonyme de Léodile BERA, veuve CHAMPSEIX), à St-Maurice. Ecrivaine, journaliste, militante féministe, membre de l’Internationale et bien sûr, communarde. Elle naît le 18 août 1824, à Lusignan (dép. de la Vienne) dans un milieu bourgeois. Vers 1849, elle se lie avec Grégoire Champseix, un brillant journaliste qui, condamné à plusieurs mois de prison en 1849, vit enAndré Léo exil en Suisse. Le mariage a lieu à Lausanne en 1851 et en 1853 Léodile donne naissance à des jumeaux : André et Léo. C’est vers1860 qu’elle commence sa carrière littéraire avec son roman « La vieille fille » puis « Un mariage scandaleux » qu’elle auto-éditera à Paris. Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s’engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle intervient aux côtés de Paule Mink pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union libre, et adhère à « Ligue de la Paix et de la Liberté ».

Très liée à Noémie Reclus, c’est chez elle, en 1869, qu’est créée la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ». En compagnie de Maria Deraisme, créatrice de l’ordre maçonnique « Le droit Humain ». En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s’occupe ensuite de l’aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice le droit humainà « La République des travailleurs », organe de l’Internationale. Elle rentre à Paris début avril pour prendre part à la Commune. Elle collabore à divers journaux, en particulier au « Cri du peuple ». Après son appel « Au Travailleur des campagnes » puis « Toutes avec tous », où elle tente de faire accepter les femmes parmi les révolutionnaires, elle s’investit dans divers Comités de vigilance d’arrondissements puis à la Commission organisant l’enseignement dans les écoles de filles aux côtés notamment de Noémie Reclus et d’Anna Jaclard. Après la semaine sanglante, elle parvient à quitter la France et à rejoindre Malon en Suisse. Par testament, elle lèguera une petite rente à la première commune de France qui voudra tenter une expérience collectiviste.

Allez, le bonjour vous va; portez vous bien, à bientôt peut-être et, vive le p’tit commerce…

Louise, Olympe, Victorine et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la gent féminine et du rôti Wellington réunis, bonjour ! Nous voici le mardi 28 avril, neuvième jour de floréal dédié à la Hyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ?

Je ne sais plus qui a dit: les femmes font l’histoire, les hommes l’écrivent. Voilà pourquoi j’aime à vous parler d’icelles qui ont participé aux grandes luttes du passé. Louise Michel, Olympe de Gouge, Nathalie Lemel, Victorine Brocher et tant paule Minkd’autres. Tenez, par exemple, Anna Paulina Mekarski, plus connue sous le nom de Paule Mink où Minck, naît à Clermont-Ferrand. Son père est un comte polonais, cousin du Roi Stanislas II. Ayant pris part à la révolution polonaise de 1830, il doit fuir son pays et se réfugie l’année suivante en France, où il devient Saint-simonien. Vers 1867, Paule s’installe à Paris, où elle gagne sa vie, comme lingère et en donnant des cours de langue. Paule Mink est républicaine et s’oppose à l’Empire. Bien plus, elle milite pour le socialisme et la cause des femmes. Elle collabore à divers journaux tel que celui de la fédération rouennaise de l’A.I.T., La Réforme sociale, et prend la parole lors de conférences. Elle participe également à la création d’une organisation féministe et révolutionnaire dans une forme mutualiste, la Société fraternelle de l’ouvrière.

En 1870, alors que la France est en guerre avec la Prusse, Paule Mink participe activement à la défense d’Auxerre. On veut, par la suite, lui décerner la Légion d’honneur, mais elle la refuse. Durant la Commune, elle s’implique fortement dans  l’agitation sociale. On la retrouve en tant qu’oratrice dans des Clubs, notamment celui de l’église St Sulpice et celui de avec Louisel’église Nôtre Dame de la croix. A Montmartre, elle fait partie du Comité de Vigilance des citoyennes aux côtés d’André Léo et de Louise Michel et ouvre une école gratuite dans l’église Saint Pierre. Elle part, également, en province, à plusieurs reprises, pour y porter l’idéal communal et tenter de la rallier à Paris. La semaine sanglante a lieu alors qu’elle est justement en tournée, ce qui lui permet d’échapper à la répression versaillaise. Elle se réfugie en Suisse où elle rencontre James Guillaume dont j’ai parlé ici. Elle participe au 5e Congrès de la Paix à Lausanne et continue à mener son combat pour le féminisme et le socialisme.(Ici à droite en compagnie de Louise Michel). A la faveur de l’amnistie de 1880, elle revient en France et s’installe dans le Midi. Elle assiste, en tant que déléguée des ouvrières de Valence, au congrès du Parti Ouvrier de France, au Havre, en novembre 1880. Elle y plaide pour une instruction civile, intégrale et identique pour toutes et tous.
Le 31 mai 1881, elle se voit infligée un mois de prison pour avoir participé à un meeting de protestation contre la condamnation d’une nihiliste russe du nom de Jessy Helfman.
seule à gaucheMenacée d’expulsion du territoire français, du fait de son origine russo-polonaise, Negro, un ouvrier mécanicien anarchiste, l’épouse. Il reconnaît également deux de ses filles nées en Suisse. Elle meurt à Paris le 28 avril 1901. Son incinération, le 1er mai au Père-Lachaise, donne lieu à une grande manifestation rassemblant des socialistes, des anarchistes et des féministes. Elle se termine en affrontements avec la police.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, merci encore de votre visite, je ne le répéterais jamais assez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les pétroleuses…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la parité bien ordonnée et du café cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 20 Mai 2014, premier jour de Prairial dans le calendrier républicain et, en réalité, le mardi 03 Merdre 141 St Siège, sous-pape dans celui des la Pataphysique. A l’heure où les jeunes Prairiallycéens nantais portent la jupe pour manifester contre le sexisme ambiant, je pense aux pionnières (souvent oubliées) et je pense notamment à André Léo (de son vrai nom Léodile BERA) qui fut une femme aux principes solides, qui plaida sa cause par son œuvre littéraire et ses actions politiques. L’histoire ne lui a guère rendu justice, « les cénobites tranquilles » essaye modestement de raviver la flamme du souvenir. Elle naît le 18 août 1824 à Lusignan (dép. de la Vienne) dans un milieu bourgeois (elle décède le 20 mai 1900). Vers 1849, elle se lie avec Grégoire Champseix, un brillant journaliste qui, condamné à plusieurs mois de prison en 1849, vit en exil en Suisse. Le mariage a lieu à Lausanne en 1851 et en 1853 Léodile donne naissance à André Léodes jumeaux : André et Léo. Elle milita avec acharnement, mais surtout sans aucune sorte de compromission et même parfois en “solo” pour la défense des principes de solidarité, coopération, émancipation, égalité, justice, démocratie ; elle voulut et sut lever sa voix forte et orgueilleuse quelquefois même en désaccord avec ses camarades et compagnons de lutte, comme quand elle prit nettement parti contre Marx et le Conseil Général de l’Association Internationale des Travailleurs, qu’elle jugeait une institution autoritaire, hiérarchique et trop liée à la vieille organisation sociale. Faisons une pause, si vous le voulez bien, en compagnie d’une autre grande dame et d’un très grand bonhomme: Colette Magny et Victor Hugo.

Quand dans ses textes elle plaidait l’instruction des femmes ou leur droit à un salaire comparable à celui des hommes, quand elle condamnait les mariages “ de convenance” ou les religions qui s’allient aux systèmes politiques autoritaires et centralisateurs, pour ne citer que quelques-uns des thèmes qui lui étaient chers, elle abordait des sujets brûlants, périlleux, qui gênaient l’opinion publique et l’ordre social. Rejetée donc par la bourgeoisie, d’où elle était pourtant issue, contestée par d’importants secteurs du socialisme contemporain, elle s’est destinée à l’isolement et à l’oubli. Sa condition de femme, en outre, ne l’a certes pas aidée à s’affirmer dans une société où les principes de l’infériorité de la femme étaient encore bien solides. ( Sources : La thèse de Fernanda Gastaldello accessible sur le site de l’association André Léo)

Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s’engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle intervient aux côtés de Paule Mink et Maria Deraisme (à droite en photo, et qui allait créer l’obédience maçonnique « Le droit humain ») pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union Deraismelibre, et adhère à la « Ligue de la Paix et de la Liberté ». Très liée à Noémie Reclus, c’est chez elle, en 1869, qu’est créée la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ». Avec Noémie, elle projette la création d’une école primaire laïque de jeunes filles. En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s’occupe ensuite de l’aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice à « La République des travailleurs », organe de l’Internationale. Dès le 18 mars 1871, André Léo se voua sans réserve à la cause de la Commune. Son engagement politique se livra sur plusieurs fronts : elle fut journaliste, oratrice et adhéra à différents comités.

En voilà de sacrées pétroleuses. Allez, portez vous bien et à demain peut-être

 

LES PETROLEUSES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

Amis du genre humain et de la gavotte des montagnes réunis, bonjour ! Nous sommes donc le dimanche 18 août 2013, c’est le premier jour de imagesfructidor, dédié à la prune et, pour beaucoup d’entre vous c’est les vacances. Vacances d’accord, mais, ce n’est pas une raison suffisante pour oublier ceux sans qui il n’y aurait jamais eu de congés payés.

Je pense à André Léo (de son vrai nom Léodile BERA) qui fut une femme aux principes solides, qui plaida sa cause par son œuvre littéraire et ses actions politiques. L’histoire ne lui a guère rendu justice, « les cénobites tranquilles » essaye modestement de raviver la flamme du souvenir. Elle naît le 18 août 1824, à Lusignan (dép. de la Vienne) dans un milieu bourgeois. Vers 1849, elle se lie avec Grégoire Champseix, un brillant journaliste qui, condamné à plusieurs mois de prison en 1849, vit en exil en Suisse. Le mariage a lieu à Lausanne en 1851 et en 1853 Léodile donne naissance à des 67382654_pjumeaux : André et Léo. Elle milita avec acharnement, mais surtout sans aucune sorte de compromission et même parfois en “solo” pour la défense des principes de solidarité, coopération, émancipation, égalité, justice, démocratie ; elle voulut et sut lever sa voix forte et orgueilleuse quelquefois même en désaccord avec ses camarades et compagnons de lutte, comme quand elle prit nettement parti contre Marx et le Conseil Général de l’Association Internationale des Travailleurs, qu’elle jugeait une institution autoritaire, hiérarchique et trop liée à la vieille organisation sociale. Faisons une pause, si vous le voulez bien, en compagnie d’une autre grande dame et d’un très grand bonhomme: Colette Magny et Victor Hugo.

Quand dans ses textes elle plaidait l’instruction des femmes ou leur droit à un salaire comparable à celui des hommes, quand elle condamnait les mariages “ de convenance” ou les religions qui s’allient aux systèmes politiques autoritaires et centralisateurs, pour ne citer que quelques-uns des thèmes qui lui étaient chers, elle abordait des sujets brûlants, périlleux, qui gênaient l’opinion publique et l’ordre social. Rejetée donc par la bourgeoisie, d’où elle était pourtant issue, contestée par d’importants secteurs du socialisme contemporain, elle s’est destinée à l’isolement et à l’oubli. Sa condition de femme, en outre, ne l’a certes pas aidée à s’affirmer dans une société où les principes de l’infériorité de la femme étaient  encore bien solides. ( Sources : La thèse de Fernanda Gastaldello accessible sur le site de l’association André Léo)

Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s’engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle67382725_p intervient aux côtés de Paule Mink et Maria Deraisme (à droite en photo, et qui allait créer l’obédience maçonnique « Le droit humain ») pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union libre, et adhère à la « Ligue de la Paix et de la Liberté ». Très liée à Noémie Reclus, c’est chez elle, en 1869, qu’est créée la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ». Avec Noémie, elle projette la création d’une école primaire laïque de jeunes filles. En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s’occupe ensuite de l’aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice à « La République des travailleurs », organe de l’Internationale. Dès le 18 mars 1871, André Léo se voua sans réserve à la cause de la Commune. Son engagement politique se livra sur plusieurs fronts : elle fut journaliste, oratrice et adhéra à différents comités.

En voilà de sacrées pétroleuses. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

COURS, CAMARADE, LE VIEUX MONDE EST DERRIERE TOI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des commémorations et du goulash de bœuf réunis, bonjour !

Nous sommes le 04 novembre 2011, 14è jour de brumaire dédié à l’endive…

Il y a maintenant fort longtemps de cela, un petit bonhomme vit le jour dans la maison familiale sur les bords du Port-Rhu à Douarnenez. Très tôt il montra tous les signes du révolté chronique, vilipendant la famille, l’école, l’armée, les patrons, les curés, les flics et tutti quanti. Comme Jean kemener, de Recouvrance, il grandit puis il devint grand…Il fêta son vingtième anniversaire en 1968 ; autant dire que l’air du temps lui convenait parfaitement. Le stalinisme et les atermoiements de la sociale-démocratie achevèrent sa conversion et il se rangea définitivement dans le camp des non-alignés. Aujourd’hui, après une carrière, somme toute bien remplie, il coule des jours heureux dans son ermitage de Keramoal et vous abreuve quotidiennement de ses modestes billets sous le pseudonyme du cénobite.

 

C‘est aussi un 04 novembre que disparut cette ardente militante que futVictorine BROCHER qui vit le jour à Paris un 4 septembre de l’an 1839. Internationaliste, Communarde, anarchiste et pédagogue, voila une carte de visite comme on les aime chez « les cénobites tranquilles« .
Elle naît, Victorine Malenfant, dans une famille de Républicains pur jus (son père, Franc-maçon et Républicain fut contraint à l’exil en 1851), en 61 elle épouse Jean Rouchy et le couple ira s’installer à Paris. Elle travaille comme couturière puis participe à la création d’une boulangerie coopérative. Dès le début, elle va participer à la Commune de Paris et s’engagera comme cantinière de bataillon. Puis on la retrouve qui prend part aux combats (bataillon des Turcos) comme ambulancière. ici en compagnie de Paule Mink et Louise Michel.


Condamnée à mort par contumace comme « pétroleuse », elle se réfugie en Suisse; son mari sera emprisonné deux ans.
De Suisse, elle part enseigner en Hongrie puis reviendra à Genêve à la libération de son mari où elle va créer une coopérative de la chaussure et venir en aide aux proscrits de la Commune. De retour à Paris après l’amnistie elle va fréquenter les anarchistes (Malatesta fut arrêté en sa compagnie), à la mort de son mari, elle se lie avec le libre penseur Gustave Brocher, ils adopteront cinq enfants de communards et feront de leur maison un asile pour de nombreux exilés.
En 1890, la voici institutrice dans une école libre initiée par Louise Michel. Elle va mourir le 4 novembre 1921 à Lausanne où, avec Gustave, elle avait fondé une école. En 1909, elle publiera souvenirs d’une morte vivante.
C‘est à ces gens que nous devons l’école laïque (donc libre) l’école émancipatrice, l’école de l’égalité des chances, bref, l’école de la République. Et aujourd’hui, on assiste à un retour en arrière au motif qu’une bande de gougnafiers (certes élus !) se  sont mis en tête de dépecer un à un deux siècles d’acquis sociaux: L’école, la sécu, l’âge légal de départ à la retraite, le temps de travail, le droit d’asile, etc. La prochaine fois que tu mettras un bulletin dans l’urne, réfléchis petit scarabée…

voilà pour ce jour anniversaire, on n’est jamais si bien servit que par soi même, n’est-il pas ? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES PETROLEUSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du genre humain et de la gavotte des montagnes réunis, bonjour !

Nous sommes donc le 18 août, c’est le premier jour de fructidor, dédié à la prune, bref, pour beaucoup d’entre vous c’est les vacances.Y compris pour votre serviteur, résultat des courses, le billet de hier s’est malencontreseument trouvé amputé d’une partie du poème que je voulais vous présenter. C’est réparé… Vacances d’accord, mais, ce n’est pas une raison suffisante pour oublier ceux sans qui il n’y aurait jamais eu de congés payés.

Je pense à André Léo qui fut une femme aux principes solides, qui plaida sa cause par son œuvre littéraire et ses actions politiques. L’histoire ne lui a guère rendu justice, « les cénobites tranquilles » essaye modestement de raviver la flamme du souvenir. Elle milita avec acharnement, mais surtout sans aucune sorte de compromission et même parfois en “solo” pour la défense des principes de solidarité, coopération, émancipation, égalité, justice, démocratie ; elle voulut et sut lever sa voix forte et orgueilleuse quelquefois même en désaccord avec ses camarades et compagnons de lutte, comme quand elle prit nettement parti contre Marx et le Conseil Général de l’Association Internationale des Travailleurs, qu’elle jugeait une institution autoritaire, hiérarchique et trop liée à la vieille organisation sociale.

Quand dans ses textes elle plaidait l’instruction des femmes ou leur droit à un salaire comparable à celui des hommes, quand elle condamnait les mariages “ de convenance” ou les religions qui s’allient aux systèmes politiques autoritaires et centralisateurs, pour ne citer que quelques-uns des thèmes qui lui étaient chers, elle abordait des sujets brûlants, périlleux, qui gênaient l’opinion publique et l’ordre social. Rejetée donc par la bourgeoisie, d’où elle était pourtant issue, contestée par d’importants secteurs du socialisme contemporain, elle s’est destinée à l’isolement et à l’oubli. Sa condition de femme, en outre, ne l’a certes pas aidée à s’affirmer dans une société où les principes de l’infériorité de la femme étaient  encore bien solides. ( Sources : La thèse de Fernanda Gastaldello accessible sur le site de l’association André Léo)

Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s’engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle intervient aux côtés de Paule Mink et Maria Deraisme (à droite en photo, et qui allait créer l’obédience maçonnique « Le droit humain ») pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union libre, et adhère à la « Ligue de la Paix et de la Liberté ».
Très liée à
Noémie Reclus, c’est chez elle, en 1869, qu’est créée la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ». Avec Noémie, elle projette la création d’une école primaire laïque de jeunes filles. En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s’occupe ensuite de l’aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice à « La République des travailleurs », organe de l’Internationale. Dès le 18 mars 1871, André Léo se voua sans réserve à la cause de la Commune. Son engagement politique se livra sur plusieurs fronts : elle fut journaliste, oratrice et adhéra à différents comités.

En voilà de sacrées pétroleuses. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.