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Photo de l'artiste Paul SIGNAC

Paul SIGNAC


Peintre et anarchiste
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SUIVEZ CE LUPIN BLANC…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour! Et bien voilà, nous y sommes au 15 août… Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous sommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Je connaissais la valeur décorative du lupin et ses fleurs de toutes les couleurs mais, un jour dans le Sud de la France j’aiimages
découvert que ses graines saumurées étaient comestibles et que les autochtones les consommaient à l’apéro sous le nom de Tramousse.  Au Portugal, le lupin (Tremoços) est très apprécié aux apéritifs accompagné de chorizo, jambon fumé, fromage et bien entendu d’une bière bien fraîche. En Amérique latine le lupin blanc est cultivé pour en faire de la farine et au Brésil ils en tirent une bière. Egyptiens, Incas et Mayas connaissaient déjà cette plante protéagineuse fort nourrissante. Comme disait Lewis Carroll: Suivez ce lupin blanc… Et puisque nous sommes le jour de Marie, je vais en profiter pour vous parler de… Paul.

 

Le 15 août 1935, mort de Paul SIGNAC, à Paris. Artiste peintre néo-impressionniste et anarchiste. A gauche, son portrait par Seurat. Il naît le 11 novembre 1863, à Paris. Fils unique de riches commerçants, il peut donner libre court à sa passion pour la peinture. Sa carrière 67350669_partistique débute en 1880, mais sa rencontre en 1884 avec Seurat est déterminante pour son orientation artistique. L’école néo-impressionniste vient de naître et il devient rapidement un de ses brillants représentants. A l’avant-garde des recherches picturales il en vient naturellement à s’intéresser aux idées révolutionnaires de son temps. La lecture de Kropotkine, d’Élisée Reclus lui font découvrir les idées anarchistes.

 

Ami de Jean Grave, il va alors collaborer à partir de 1896 aux « Temps Nouveaux », revue qu’il aide également financièrement. Mais l’art purement militant ne l’intéresse guère, il lui préférera une libre 67350686_pexpression de l’artiste plus à même de lutter contre les conventions bourgeoises. Nombre de ses tableaux représentent des paysages bucoliques de bord de Seine où de bord de mer, mais son Chef-d’œuvre, tant par sa taille (3 mètres sur 4) que par l’idée qu’il exprime, reste le célèbre Au temps d’harmonie qui décrit une société libertaire réalisée. D’abord désigné sous le titre de « Temps d’anarchie » et destiné à décorer la Maison du Peuple de Bruxelles, ce tableau nécessitera deux ans de travail (1893-1895) ici à droite.

Parmi les quelques portraits, notons celui de son ami Félix Fénéon (ici à gauche) où celui des « Démolisseurs » symbolisant admirablement 10-_Signac_-_Portrait_de_Felix_Feneon_-_1890_-_74x95cml’assaut contre la société bourgeoise. Profondément anarchiste, le ralliement en 1914 de Jean Grave et Kropotkine en faveur de l’intervention guerrière lui causera un véritable traumatisme qui l’empêchera de peindre pendant trois ans. Il rejoint alors les pacifistes internationalistes autour de Romain Rolland, puis s’enthousiasme pour la révolution russe. Un an avant sa mort, il se mobilisera encore au sein d’un comité de vigilance des intellectuels antifascistes et de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires.

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être

 

 

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour!

Et bien voila, nous y sommes au 15 août…Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous sommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Je connaissais la valeur décorative du lupin et ses fleurs de toutes les couleurs mais, un jour dans le Sud de la France j’ai découvert que ses graines saumurées étaient comestibles et que les autochtones les consommaient à l’apéro sous le nom de Tramousse.

En Amérique latine le lupin blanc est cultivé pour en faire de la farine et au Brésil ils en tirent une bière. Egyptiens, Incas et Mayas connaissaient déja cette plante protéagineuse fort nourrissante. Comme disait Lewis Carroll:Suivez ce lupin blanc… Et puisque nous sommes le jour de Marie, je vais en profiter pour vous parler de… Paul.

 

Le 15 août 1935, mort de Paul SIGNAC, à Paris.
Artiste peintre néo-impressionniste et anarchiste. A gauche, son portrait par Seurat.
Il naît le 11 novembre 1863, à Paris. Fils unique de riches commerçants, il peut donner libre court à sa passion pour la peinture. Sa carrière artistique débute en 1880, mais sa rencontre en 1884 avec Seurat est déterminante pour son orientation artistique. L’école néo-impressionniste vient de naître et il devient rapidement un de ses brillants représentants. A l’avant-garde des recherches picturales il en vient naturellement à s’intéresser aux idées révolutionnaires de son temps. La lecture de Kropotkine, d’
Élisée Reclus lui font découvrir les idées anarchistes.

Ami de Jean Grave, il va alors collaborer à partir de 1896 aux « Temps Nouveaux », revue qu’il aide également financièrement. Mais l’art purement militant ne l’intéresse guère, il lui préférera une libre expression de l’artiste plus à même de lutter contre les conventions bourgeoises. Nombre de ses tableaux représentent des paysages bucoliques de bord de Seine où de bord de mer, mais son Chef-d’œuvre, tant par sa taille (3 mètres sur 4) que par l’idée qu’il exprime, reste le célèbre Au temps d’harmonie qui décrit une société libertaire réalisée. D’abord désigné sous le titre de « Temps d’anarchie » et destiné à décorer la Maison du Peuple de Bruxelles, ce tableau nécessitera deux ans de travail (1893-1895) ici à droite.

Parmi les quelques portraits, notons celui de son ami Félix Fénéon où celui des « Démolisseurs » symbolisant admirablement l’assaut contre la société bourgeoise. Profondément anarchiste, le ralliement en 1914 de Jean Grave et Kropotkine en faveur de l’intervention guerrière lui causera un véritable traumatisme qui l’empêchera de peindre pendant trois ans. Il rejoint alors les pacifistes internationalistes autour de Romain Rolland, puis s’enthousiasme pour la révolution russe. Un an avant sa mort, il se mobilisera encore au sein d’un comité de vigilance des intellectuels antifascistes et de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires.

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.