Résultat de recherche pour “Patachou”

Page 1 de 1

Photo de l'artiste Patachou

Patachou


Chanteuse et comédienne
Voir la page wikipédia de l'artiste Patachou


Germaine Montero…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des droits de l’homme et de Gibraltar réunis, bonjour ! (des droits de Gibraltar ! Oui c’est très mauvais, je vous l’accorde…) Nous voici le lundi 29 juin 2015 c’est à dire le 11è jour du mois de Messidor, généralement consacré à la coriandre. En arabe le mot se dit Kuzbur, même si dans l’Algérois on dit hachiche qui veut dire littéralement: Herbe. Mais, même bien  séchée, je vous déconseille de la fumer.

Tiens, je m’aperçois que c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’une grande dame de la chanson: Germaine MONTERO. Germaine Heygel naît à Paris le 22 octobre 1909, d’un père alsacien et d’une mère normande. Elle passe les premières années de sa vie à Montrouge en banlieue montero droiteparisienne. Après des études au lycée de Versailles et un séjour en Grande-Bretagne, elle se rend en Espagne au début des années trente et suit des cours à l’université de Valladolid. À Madrid, où elle habite par la suite, elle rencontre le poète et dramaturge Federico Garcia Lorca. Il la fait débuter au théâtre en 1932-1933 dans l’interprétation des grands classiques espagnols. De retour à Paris après le coup d’État franquiste de 1936, elle prend le pseudonyme de Montero. En 1938, elle se révèle au public parisien dans la pièce Font aux Cabres de Lope de Vega. Elle joue ensuite dans Noces de sang de Garcia Lorca et dans Divines Paroles de Valle Inclan.

En 1939, elle débute en tant que chanteuse dans le cabaret d’Agnès Capri en y interprétant un florilège de chansons populaires espagnoles. Germaine Montero mènera toujours de front et avec un égal succès ses carrières de comédienne et de chanteuse. Au théâtre, elle joue Pirandello, Cocteau, Brecht (Mère Courage), Anouilh, Claudel, Montherlant… En 1947, elle participe à la création du festival d’Avignon aux côtés de Jean Vilar. Elle entre par la suite au TNP qu’il dirige. Au cinéma, elle tourne dans de nombreux films, dont Le soleil a toujours raison (1943, de Pierre Billon, adaptation et dialogues de Jacques Prévert), Lady Paname (1950, Henri Jeanson), Monsieur Ripois (1954, René Clément), Mélodie en sous-sol (1963, Henri montero gaucheVerneuil). En dehors des chansons espagnoles qui firent son succès, Germaine Montero mit sa voix au service des grands auteurs français. Elle est l’interprète fétiche de Pierre Mac Orlan : Je peux vous raconter, Ça n’a pas d’importance, La Chanson de Margaret, La Fille de Londres (titre repris par Juliette Gréco et Catherine Sauvage). Comme Yves Montand, Patachou, Cora Vaucaire, Mouloudji et d’autres chanteurs de la Rive gauche, elle a interprété les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma (Barbara, Les Enfants qui s’aiment, Les Feuilles mortes, En sortant de l’école, Et puis après – Je suis comme je suis). Elle a aussi chanté Léo Ferré (Paris Canaille, Le Piano du pauvre), Mouloudji et Georges Van Parys (Un jour tu verras) et Léon Xanrof. Son répertoire contient par ailleurs des chansons plus anciennes : La Semaine sanglante Jean-Baptiste Clément, 1871, Nini peau de chien (Aristide Bruant, 1904), Du gris (Benech et Dumont, 1920), La Butte rouge (Montéhus, 1922), La Java Bleue (Vincent Scotto et Geo Koger, 1938).

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Chez Temporel…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du romantisme et du far aux pruneaux réunis, bonjour. Nous sommes le mercredi 10 juin 2015, c’est à dire le 22 de prairial qui est considéré comme le jour de la Camomille. Ce jour là, Fabre d’Eglantine devait être souffrant car, on ne dira jamais assez tous les bienfaits que nous sommes en droitcamomille d’attendre de cette plante de la famille des Astéracées.
Vous avez tous vu la fleur de Camomille même si souvent on prend cela pour des marguerites…Il s’agit en règle générale de la camomille romaine (Anthémis). L’hydrolat de camomille est adapté à tous types de peau,  il régénère, apaise, purifie et rééquilibre l’épiderme, et son usage est recommandé par exemple après une longue exposition au soleil ou au vent pour calmer la peau.  Je vous épargne la longue liste de ses bienfaits; comme disait mon aïeule: c’est bon pour tout ce qui est mauvais !

Tout à fait autre chose.

Née Henriette Ragon le 10 juin 1918 à Paris XIIème, la future Patachou commence dans la vie par des petits boulots avant de rencontrer et d’épouser Jean Billon au début de la Seconde patachou_005Guerre Mondiale. Après la Libération de Paris, ils achètent une pâtisserie Butte Montmartre, puis un restaurant. La délurée Patachou pousse un jour la chansonnette avec des fêtards et est repérée par Maurice Chevalier. Le restaurant se transforme alors en cabaret, Patachou commence une carrière d’interprète en 1948. Son cabaret permet à maints chansonniers de faire leurs premiers pas ou de conforter leur succès, Georges Brassens, Hugues Auffray, Michel Sardou, Jacques Brel, Charles Aznavour…  L’endroit est même le théâtre de la dernière apparition d’Edith Piaf.

Brassens débutera dans son cabaret et chantera en duo avec elle le titre « Maman, papa ». En effet, elle fut la première à interpréter ses chansons (« Le bricoleur », « La chasse aux papillons » …). Et le soir où elle les chanta pour la première patachou brassensfois, elle proposa à son public de rester à la fin du spectacle, afin de découvrir l’auteur de ces chansons. Georges Brassens monta alors sur la scène du cabaret pour la première fois et chanta « Le Gorille » et « Putain de toi » (entre autres), que Patachou estimait ne pas pouvoir interpréter elle-même. on la voit ici avec Brassens en 1952.

Le répertoire de Patachou chanteuse est principalement composé de chansons réalistes comme « Gamin de Paris » et « La Complainte de la Butte », ou de ritournelles légères dont « Le Tapin tranquille », « Douce Marijane ». Le parfum d’un cabaretParis aux pavés intacts et à l’air respirable. Patachou se consacre au Restaurant de la Tour Eiffel dans les années 70, puis à partir de 1979 elle délaisse la chanson pour la comédie, réussissant une seconde carrière honorable. Seules des apparitions dans La Chance aux Chansons viennent rappeler au public son passé de chanteuse. Patachou reste pour toujours une représentante des 30 glorieuses et d’un art de vivre parisien révolu. Je me souviens avoir fréquenté son cabaret à la fin des années soixante alors que j’étais en villégiature dans la capitale, c’était pas triste du tout…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Mourir pour des idées…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la sérénitude et de l’omelette aux champignons réunies, bonjour ! brumaireNous sommes le mardi 22 octobre 2013, 1er jour de brumaire, dédié à la pomme dans le calendrier républicain mais où l’on fête les Salomé. Elle se reconnaîtra ! Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance du grand, très grand Georges Brassens. Les cénobites tranquilles marque chaque année cet évènement majeur.

Il est né en 1921 à Sète qui autrefois se nommait Cette, ceci pour la petite histoire. En 1940, agé de 19 ans, il monte à Paris et trouve asile chez Jeanne Le Bonniec que l’on retrouvera dans ses chansons plus tard. « La jeanne » et « la cane de Jeanne », c’est pour son mari qu’il va écrire « chanson pour l’auvergnat ». En 1943 il est envoyé en Allemagne via le STO, service du travail obligatoire. Lors d’une permission, il s’évade et trouve refuge chez Jeanne où il se cache jusqu’à la fin de la guerre. Adhérent à la fédération anarchiste, il écrira de nombreux articles pour « Le libertaire »

En 47, il rencontre celle qui sera la compagne de toute une vie, Joha Heiman, d’origine estonienne, qu’il surnommait Püppchen, la petite poupée. Bien que ne vivant pas ensemble, ils resteront amants jusqu’à la fin. C’est pour elle qu’il écrivit « La non demande en mariage ». C’est brassensPatachou qui va le faire découvrir au public et en 52, c’est le premier 33t. A la fin des années soixante, le fameux duo qu’il composait avec Pierre Nicolas à la contrebasse, s’enrichit d’un jeune guitariste de talent Joël Favreau. Une de ses chansons, les Deux Oncles, (tonton Nestor, vous eûtes tort, je vous le dis tout net…) où il renvoie dos à dos les deux camps opposés de la Seconde Guerre mondiale, lui vaut des inimitiés. Il en fera état dans une chanson ultérieure, Mourir pour des idées, ici en vidéo.

 

 

Il va mourir en octobre 1981. Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, non pas au cimetière marin de Sète où est enterré Paul Valéry, mais au cimetière du brel,brassensPy, juste au-dessus de l’étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le ramassis » car c’est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer. Voici la photo culte qui immortalise la rencontre des trois monstres sacrés de la chanson française, Brel, Ferré, Brassens. C’était le 6 janvier 1969 à l’initiative du journaliste de « Rock’n Folk » François-René Christiani, la photo est de Jean-Pierre Leloir. Cela s’est passé dans un petit appartement de la rue Saint Placide à Paris.

Georges Brassens a vendu environ 20 millions d’albums de son vivant, de 1953 à 1981, ce qui constitue un record pour quelqu’un ayant commencé à vendre de la musique dans les années 50 et dont le style était largement (et volontairement) hors mode en 1970. Avec Moustache et d’autres de ses amis, Brassens fit néanmoins une petite incursion dans le jazz avec Elégie pour un rat de cave, créé en hommage à sa compagne. Je crois bien que Brassens est le premier chanteur dont je me souvienne avoir entendu la voix à la TSF, mon père me faisait écouter Gare au gorille et ma mère ne trouvait pas ça drôle du tout, il ne m’a jamais quitté depuis. Je vais trouver une place tout en haut de ma galerie de portraits.

Allez merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La fille de Londres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , , , ,

Amis des droits de l’homme et de la marine à voile réunis, bonjour ! Nous voici le samedi 29 juin 2013 c’est à dire le 11è jour du mois de Messidor, généralement consacré à la coriandre. Les étymologistes se disputent à propos de l’origine du mot: Grecs pour les uns, de source Mycéenne pour les autres – Koriadnon, pour54685429_p Ariane la fille de Minos – En arabe le mot se dit Kuzbur, même si dans l’Algérois on dit hachiche qui veut dire littéralement: Herbe. Mais, même bien  séchée, je vous déconseille de la fûmer. La coriandre se marie très bien avec les carrottes sous toutes les formes. Mais ça le fait aussi avec les patates.  Avec l’été venu, imaginez une petite salade de pommes de terre au cumin, légèrement citronnée et parsemée de coriandre; un vrai régal qui mériterait un article chez Madame « dans ma cuizine ». La coriandre c’est comme le cochon, tout est bon de la feuille à la racine en passant par la fleur et la graine. On lui prête même des vertus antiseptiques dans les bains de bouche destinés à calmer les douleurs dentaires et ça, ça m’intéresse…

Tiens, je m’aperçois que c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’une grande dame de la chanson: Germaine MONTERO. Germaine Heygel naît à imagesParis le 22 octobre 1909, d’un père alsacien et d’une mère normande. Elle passe les premières années de sa vie à Montrouge en banlieue parisienne. Après des études au lycée de Versailles et un séjour en Grande-Bretagne, elle se rend en Espagne au début des années trente et suit des cours à l’université de Valladolid. À Madrid, où elle habite par la suite, elle rencontre le poète et dramaturge Frederico Garcia Lorca. Il la fait débuter au théâtre en 1932-1933 dans l’interprétation des grands classiques espagnols. De retour à Paris après le coup d’État franquiste de 1936, elle prend le pseudonyme de Montero. En 1938, elle se révèle au public parisien dans la pièce Font aux Cabres de Lope de Vega. Elle joue ensuite dans Noces de sang de Garcia Lorca et dans Divines Paroles de Valle Inclan.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

En 1939, elle débute en tant que chanteuse dans le cabaret d’Agnès Capri en y interprétant un florilège de chansons populaires espagnoles. Germaine Montero mènera toujours de front et avec un égal succès ses carrières de comédienne et de chanteuse. Au théâtre, elle joue Pirandello, Cocteau, Brecht (Mère Courage), Anouilh, Claudel, Montherlant… En 1947, elle participe à la création du festival images-1d’Avignon aux côtés de Jean Vilar. Elle entre par la suite au TNP qu’il dirige. Au cinéma, elle tourne dans de nombreux films, dont Le soleil a toujours raison (1943, de Pierre Billon, adaptation et dialogues de Jacques Prévert), Lady Paname (1950, Henri Jeanson), Monsieur Ripois (1954, René Clément), Mélodie en sous-sol (1963, Henri Verneuil). En dehors des chansons espagnoles qui firent son succès, Germaine Montero mit sa voix au service des grands auteurs français. Elle est l’interprète fétiche de Pierre Mac OrlanJe peux vous raconter, Ça n’a pas d’importance, La Chanson de Margaret, La Fille de Londres (titre repris par Juliette Gréco et Catherine Sauvage). Comme Yves Montand, Patachou, Cora Vaucaire, Mouloudji et d’autres chanteurs de la Rive gauche, elle a interprété les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma (Barbara, Les Enfants qui s’aiment, Les Feuilles mortes, En sortant de l’école, Et puis après – Je suis comme je suis). Elle a aussi chanté Léo Ferré (Paris Canaille, Le Piano du pauvre), Mouloudji et Georges Van Parys (Un jour tu verras) et Léon Xanrof. Son répertoire contient par ailleurs des chansons plus anciennes : La Semaine sanglante Jean-Baptiste Clément, 1871, Nini peau de chien (Aristide Bruant, 1904), Du gris (Benech et Dumont, 1920), La Butte rouge (Montéhus, 1922), La Java Bleue (Vincent Scotto et Geo Koger, 1938). En mars 1955, elle enregistre dix chansons de Pierre-Jean de Béranger, parmi lesquelles Les Cinq Étages, Les Gueux, À mes amis devenus ministres et Ma grand-mère. Sources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La complainte de la butte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des miscellanées et du caviar d’aubergines réunis, bonjour ! Nous voici le lundi 10 juin 2013, 22è jour de prairial, dédié à la camomille. Je voulais pour ma part dédié ce billet à une grande dame de la chanson française, PATACHOU.

Née Henriette Ragon le 10 juin 1918 à Paris XIIème, la future Patachou commence dans la vie par des petits boulots avant de rencontrer et d’épouser patachou_005Jean Billon au début de la Seconde Guerre Mondiale. Après la Libération de Paris, ils achètent une pâtisserie Butte Montmartre, puis un restaurant. La délurée Patachou pousse un jour la chansonnette avec des fêtards et est repérée par maurice Chevalier. Le restaurant se transforme alors en cabaret, Patachou commence une carrière d’interprète en 1948.

Son cabaret permet à maints chansonniers de faire leurs premiers pas ou de conforter leur succès, Georges Brassens, Hugues Auffray, Michel Sardou, Jacques Brel, Charles Aznavour…  L’endroit est même le théatre de la dernière apparition d’Edith Piaf.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Brassens débutera dans son cabaret et chantera en duo avec elle le titre « 65487921_pMaman, papa ». En effet, elle fut la première à interpréter ses chansons (« Le bricoleur », « La chasse aux papillons » …). Et le soir où elle les chanta pour la première fois, elle proposa à son public de rester à la fin du spectacle, afin de découvrir l’auteur de ces chansons. Georges Brassens monta alors sur la scène du cabaret pour la première fois et chanta « Le Gorille » et « Putain de toi » (entre autres), que Patachou estimait ne pas pouvoir interpréter elle-même. on la voit ici avec Brassens en 1952. Le répertoire de Patachou chanteuse est65487894_p principalement composé de chansons réalistes comme « Gamin de Paris » et « La Complainte de la Butte », ou de ritournelles légères dont « Le Tapin tranquille », « Douce Marijane ». Le parfum d’un Paris aux pavés intacts et à l’air respirable. Patachou se consacre au Restaurant de la Tour Eiffel dans les années 70, puis à partir de 1979 elle délaisse la chanson pour la comédie, réussissant une seconde carrière honorable. Seules des apparitions dans La Chance aux Chansons viennent rappeler au public son passé de chanteuse. Patachou reste pour toujours une représentante des 30 glorieuses et d’un art de vivre parisien révolu. Je me souviens avoir fréquenté son cabaret à la fin des années soixante alors que j’étais en villégiature dans la capitale, c’était pas triste du tout…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Germaine Montero…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis de la chanson à textes et du tarot de Marseille réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 22 octobre 2012 et c’est le premier jour de Brumaire dédié à la pomme. Je voulais profiter de cette date pour évoquer une grande voix, que hélas, on n’entend plus guère. Germaine MONTERO.

Germaine Heygel naît à Paris le 22 octobre 1909, d’un père alsacien et d’une mère normande. Elle passe les premières années de sa vie à Montrouge en banlieue parisienne. Après des études au lycée de Versailles et un séjour en Grande-Bretagne, elle se rend en Espagne au début des années trente et suit des cours à l’université de Valladolid. À Madrid, où elle habite par la suite, elle rencontre le poète et dramaturge Federico Garcia Lorca. Il la fait débuter au théâtre en 1932-1933 dans l’interprétation des grands classiques espagnols. De retour à Paris après le coup d’État franquiste de 1936, elle prend le pseudonyme de Montero. En 1938, elle se révèle au public parisien dans la pièce Font aux Cabres de Lope de Vega. Elle joue ensuite dans Noces de sang de Garcia Lorca et dans Divines Paroles de Valle Inclan. En 1939, elle débute en tant que chanteuse dans le cabaret d’Agnès Capri en y interprétant un florilège de chansons populaires espagnoles. Voici une interprétation de La fille de Londres de Pierre Mac-Orlan (1952).

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Germaine Montero mènera toujours de front et avec un égal succès ses carrières de comédienne et de chanteuse. Au théâtre, elle joue Pirandello, Cocteau, Brecht (Mère Courage), Anouilh, Claudel, Montherlant… En 1947, elle participe à la création du festival d’Avignon aux côtés de Jean Vilar. Elle entre par la suite au TNP qu’il dirige. Au cinéma, elle tourne dans de nombreux films, dont Le soleil a toujours raison (1943, de Pierre Billon, adaptation et dialogues de Jacques Prévert), Lady Paname (1950, Henri Jeanson), Monsieur Ripois (1954, René Clément), Mélodie en sous-sol (1963, Henri Verneuil). En dehors des chansons espagnoles qui firent son succès, Germaine Montero mit sa voix au service des grands auteurs français. Elle est l’interprète fétiche de Pierre Mac Orlan : Je peux vous raconter, Ça n’a pas d’importance, La Chanson de Margaret, La Fille de Londres (titre repris par Juliette Gréco et Catherine Sauvage). Comme Yves Montand, Patachou, Cora Vaucaire, Mouloudji et d’autres chanteurs de la Rive gauche, elle a interprété les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma (Barbara, Les Enfants qui s’aiment, Les Feuilles mortes, En sortant de l’école, Et puis aprèsJe suis comme je suis). Elle a aussi chanté Léo Ferré (Paris Canaille, Le Piano du pauvre), Mouloudji et Georges Van Parys (Un jour tu verras) et Léon Xanrof. Son répertoire contient par ailleurs des chansons plus anciennes : La Semaine sanglante Jean-Baptiste Clément, 1871, Nini peau de chien (Aristide Bruant, 1904), Du gris (Benech et Dumont, 1920), La Butte rouge (Montéhus, 1922), La Java Bleue (Vincent Scotto et Geo Koger, 1938). En mars 1955, elle enregistre dix chansons de Pierre-Jean de Béranger, parmi lesquelles Les Cinq Étages, Les Gueux, À mes amis devenus ministres et Ma grand-mère.

Elle a reçu le Grand Prix du Disque en 1953 et Le Grand Prix de l’Académie Charles Cros en 1970. Elle décède le 29 juin 2000, près d’Orange dans le Vaucluse. Sources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

On est entouré de petits…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la météo marine et des tonnerre de Brest réunis, bonjour !

Nous sommes dimanche 15 juillet et s’éloignent déjà les flonflons du bal. En ce lendemain du jour où la Nation se souvient qu’il est toujours possible de se débarrasser des gougnafiers qui nous gouvernent je vous avoue que je suis un peu sec. Enfin, c’est une façon de parler compte tenu des conditions atmosphériques…

A propos de rois, je vous invite à accrocher aux cimaises de la galerie le portrait de l’un d’entre eux. Parolier, écrivain, poète né en juillet 1931 du côté de Nogent (ça commençait bien !) Bernard DIMEY fait partie de ces pierrots la lune qui ont hanté les bistros de Montmartre et qui nous ont laissé quelques textes sublimes. Il a été interprété par les plus grands: Montand, Aznavour, Reggiani, Patachou, Gréco et Salvador pour ne citer qu’eux. Souvenez vous de Syracuse, ou encore de Mémère chanté par Michel Simon. Ses poèmes sont ceux du monde de la nuit, de l’ivresse, de la dérive. Bernard Dimey était un « être démesuré » qui se demandait pourquoi il vivait souvent avec les « nains ». J’ai connu quelqu’un qui dans ses moments d’ivresse répétait souvent: « On est entouré de petits… », sans doute un connaisseur… .

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Bernard Dimey restera parmi les poètes du XX° siècle aux côtés de Prévert ou de Vian….Eternel angoissé par la vie qui lui filait entre les doigts au fil de ses excès, il était une des figures de la Place du Tertre dont il avait fait son refuge, et plus largement de tous les quartiers de Paris dans lesquels il déambulait des nuits entières, son carton à dessins sous le bras et dans lequel ses croquis se mélangeaient avec les bribes de poèmes ou les traits de génie qui lui venaient à l’esprit dans le feu de ses ivresses . Mouloudji disait de lui: « c’est un tragique qui ne se prends pas au sérieux » J’ai choisi, pour illustrer ce billet, un texte dit par Dimey lui même et qui devrait interpeller bon nombre de blogueurs…Ca s’appelle: Quand on n’a rien à dire.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

MOURIR POUR DES IDEES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de la sérénitude et de l’omelette aux champignons réunies, bonjour !

Nous sommes le 22 octobre 2011, 1er jour de brumaire, dédié à la pomme dans le calendrier républicain mais où l’on fête les Salomé. Elle se reconnaîtra !

 

 Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance du grand, très grand Georges Brassens. Les cénobites tranquilles ne pouvaient passer sous silence cet évènement majeur.
Il est né en 1921 à Sète qui autrefois se nommait Cette, ceci pour la petite histoire. En 1940, agé de 19 ans, il monte à Paris et trouve asile chez Jeanne Le Bonniec que l’on retrouvera dans ses chansons plus tard. « La jeanne » et « la cane de Jeanne« , c’est pour son mari qu’il va écrire « chanson pour l’auvergnat« . En 1943 il est envoyé en Allemagne via le STO, service du travail obligatoire. Lors d’une permission, il s’évade et trouve refuge chez Jeanne où il se cache jusqu’à la fin de la guerre. Adhérent à la fédération anarchiste, il écrira de nombreux articles pour « Le libertaire »
En 47, il rencontre celle qui sera la compagne de toute une vie, Joha Heiman, d’origine estonienne, qu’il surnommait Püppchen, la petite poupée. Bien que ne vivant pas ensemble, ils resteront amants jusqu’à la fin. C’est pour elle qu’il écrivit « La non demande en mariage« .
C‘est Patachou qui va le faire découvrir au public et en 52, c’est le premier 33t. A la fin des années soixante, le fameux duo qu’il composait avec Pierre Nicolas à la contrebasse, s’enrichit d’un jeune guitariste de talent Joël Favreau. Une de ses chansons, les Deux Oncles, (tonton Nestor, vous eûtes tort, je vous le dis tout net…) où il renvoie dos à dos les deux camps opposés de la Seconde Guerre mondiale, lui vaut des inimitiés. Il en fera état dans une chanson ultérieure, Mourir pour des idées, ici en vidéo.
Il va mourir en octobre 1981. Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, non pas au cimetière marin de Sète où est enterré PaulValéry, mais au cimetière du Py, juste au-dessus de l’étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le ramassis » car c’est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer.
Voici la photo culte qui immortalise la rencontre des trois monstres sacrés de la chanson française, Brel, Ferré, Brassens. C’était le 6 janvier 1969 à l’initiative du journaliste de « Rock’n Folk » François-René Christiani, la photo est de Jean-Pierre Leloir. Cela s’est passé dans un petit appartement de la rue Saint Placide à Paris.
Georges Brassens a vendu environ 20 millions d’albums de son vivant, de 1953 à 1981, ce qui constitue un record pour quelqu’un ayant commencé à vendre de la musique dans les années 50 et dont le style était largement (et volontairement) hors mode en 1970. Avec Moustache et d’autres de ses amis, Brassens fit néanmoins une petite incursion dans le jazz avec Elégie pour un rat de cave, créé en hommage à sa compagne.

Je crois bien que Brassens est le premier chanteur dont je me souvienne avoir entendu la voix à la TSF, il ne m’a jamais quitté depuis. Je vais trouver une place tout en haut de ma galerie de portraits. La liste serait trop longue de tous ceux qui ont repris les chansons de Brassens de Paco Ibanez à Renaud en passant par Maxime le Forestier.

Bon et bien voila, les gelées sont là, la Toussaint n’est plus très loin, les trompettes de la mort ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez…En attendant la dégustation, portez vous bien et à demain peut-être.

LES AMIS DE GEORGES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis de l’unité syndicale et du topinambour réunis, bonjour !

Nous voici donc enfin arrivé en brumaire et pour marquer le coup, ce matin, les premières gelées étaient au rendez-vous.


Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance du grand, très grand Georges Brassens. Les cénobites tranquilles ne pouvaient passer sous silence cet évènement majeur.
Il est né en 1921 à Sète qui autrefois se nommait Cette, ceci pour la petite histoire. En 1940, agé de 19 ans, il monte à Paris et trouve asile chez Jeanne Le Bonniec que l’on retrouvera dans ses chansons plus tard. « La jeanne » et « la cane de Jeanne« , c’est pour son mari qu’il va écrire « chanson pour l’auvergnat« . En 1943 il est envoyé en Allemagne via le STO, service du travail obligatoire. Lors d’une permission, il s’évade et trouve refuge chez Jeanne où il se cache jusqu’à la fin de la guerre. Adhérent à la fédération anarchiste, il écrira de nombreux articles pour « Le libertaire »
En 47, il rencontre celle qui sera la compagne de toute une vie, Joha Heiman, d’origine estonienne, qu’il surnommait Püppchen, la petite poupée. Bien que ne vivant pas ensemble, ils resteront amants jusqu’à la fin. C’est pour elle qu’il écrivit « La non demande en mariage« .
C‘est Patachou qui va le faire découvrir au public et en 52, c’est le premier 33t. A la fin des années soixante, le fameux duo qu’il composait avec Pierre Nicolas à la contrebasse, s’enrichit d’un jeune guitariste de talent Joël Favreau. Une de ses chansons, les Deux Oncles, (tonton Nestor, vous eûtes tort, je vous le dis tout net…) où il renvoie dos à dos les
deux camps opposés de la Seconde Guerre mondiale, lui vaut des
inimitiés. Il en fera état dans une chanson ultérieure, Mourir pour des idées, ici en vidéo.
Il va mourir en octobre 1981. Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, non pas au cimetière marin de Sète où est enterré PaulValéry, mais au cimetière du Py,
juste au-dessus de l’étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le
ramassis » car c’est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer.
Voici la photo culte qui immortalise la rencontre des trois monstres sacrés de la chanson française, Brel, Ferré, Brassens. C’était le 6 janvier 1969 à l’initiative du journaliste de « Rock’n Folk » François-René Christiani, la photo est de Jean-Pierre Leloir. Cela s’est passé dans un petit appartement de la rue Saint Placide à Paris.
Georges Brassens a vendu environ 20 millions d’albums de son vivant, de
1953 à 1981, ce qui constitue un record pour quelqu’un ayant commencé à
vendre de la musique dans les années 50 et dont le style était largement
(et volontairement) hors mode en 1970. Avec Moustache et d’autres de ses amis, Brassens fit néanmoins une petite incursion dans le jazz avec Elégie pour un rat de cave, créé en hommage à sa compagne.

Je crois bien que Brassens est le premier chanteur dont je me souvienne avoir entendu la voix à la TSF, il ne m’a jamais quitté depuis. Je vais trouver une place tout en haut de ma galerie de portraits. La liste serait trop longue de tous ceux qui ont repris les chansons de Brassens de Paco Ibanez à Renaud en passant par Maxime le Forestier.

Bon et bien voila, les gelées sont là, la Toussaint n’est plus très loin, les trompettes de la mort ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez…En attendant la dégustation, portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND ON A RIEN A DIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de la conscience éclairée et du maréchage réunis, bonjour !


Tiens, histoire de déroger un peu à la haute tenue traditionnelle qui sied à ce blogue, commençons par une histoire de vesces. Et oui, nous sommes le 28 de messidor et Fabre d’Eglantine avait imaginé de consacrer ce jour à la vesce, plante herbacée appartenant à la famille des Fabacées  dont certaines sont cultivées comme plantes fourragères ou comme légunineuses. Par exemple, la fève que nos cousins Québecois appellent « Gourgane » et que les anciens glissaient à l’intérieur des galettes des rois.

A propos de rois, je vous invite à accrocher aux cimaises de la galerie le portrait de l’un d’entre eux. Parolier, écrivain, poète né un 16 juillet en 1931 du côté de Nogent (ça commençait bien !) Bernard DIMEY fait partie de ces pierrots la lune qui ont hanté les bistros de Montmartre et qui nous ont laissé quelques textes sublimes. Il a été interprété par les plus grands: Montand, Aznavour, Reggiani, Patachou, Gréco et Salvador pour ne citer qu’eux. Souvenez vous de Syracuse, ou encore de Mémère chanté par Michel Simon. Ses poèmes sont ceux du monde de la nuit, de l’ivresse, de la dérive. Bernard Dimey était un « être démesuré » qui se demandait pourquoi il vivait souvent avec les « nains ». J’ai connu quelqu’un qui dans ses moments d’ivresse répétait souvent: « On est entouré de petits… », sans doute un connaisseur… Voici un extrait de l’un de ses textes qui en dit plus que trois pages d’explications:


Ivrogne, c’est un mot que ni les dictionnaires
ni les intellectuels, ni les gens du gratin
ne comprendront jamais…C’est un mot de misère
qui ressemble à de l’or à cinq heures du matin.
Ivrogne…Et pourquoi pas ? Je connais cent fois pire,
Ceux qui ne boivent pas, qui baisent par hasard,
qui sont moches en troupeau et qui n’ont rien à dire.
Venez boire avec moi…On s’ennuiera plus tard.

Bernard Dimey restera parmi les poètes du XX° siècle aux côtés de Prévert ou de Vian….Eternel angoissé par la vie qui lui filait entre les doigts au fil de ses excès, il était une des figures de la Place du Tertre dont il avait fait son refuge, et plus largement de tous les quartiers de Paris dans lesquels il déambulait des nuits entières, son carton à dessins sous le bras et dans lequel ses croquis se mélangeaient avec les bribes de poèmes ou les traits de génie qui lui venaient à l’esprit dans le feu de ses ivresses . Mouloudji disait de lui: « c’est un tragique qui ne se prends pas au sérieux » J‘ai choisi, pour illustrer ce billet, un texte dit par Dimey lui même et qui devrait interpeller bon nombre de blogueurs…Ca s’appelle: Quand on n’a rien à dire.

Allez, sur ces considérations, portez vous bien et à demain peut-étre.