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Photo de l'artiste Michel BAKOUNINE

Michel BAKOUNINE


Avec Proudhon, un des pères de l'Anarchisme.
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Quand Zénon, Zénon !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la philosophie et de la soupe à l’oignon réunies, bonjour ! Nous voici le Jeudi 14 juin 2018, 26è jour de prairial dédié au jasmin. jasmin-300x218Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopâtre serait allé à la rencontre de Marc-Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

Voici pour notre galerie de portraits, un rajout qui peut surprendre tant on a pris l’habitude de situer la naissance de l’anarchisme au XIXè siècle du côté de Proudhon et de Bakounine. Mais, puisque nous sommes à la veille de l’épreuve de philo du bac, petit exerZenoncice d’école. Je fais partie de ceux qui pensent que les véritables racines sont peut-être à chercher du côté du stoïcisme c’est à dire chez ZENON DE CITIUM. Fils d’un riche marchand phénicien installé à Chypre, Zénon montre dès sa jeunesse un goût pour la philosophie. Son père lui achète, au cours de ses voyages, des traités socratiques. Il vient à Athènes en -312, et devient l’élève de Cratès de Thèbes qui comme chacun le sait, animait l’école dite des cyniques, de Stilpon, de Xénocrate et de Diodore Cronos. (après ça, Michel Onfray peut aller se rhabiller).

Après avoir étudié différents systèmes philosophiques, il décide de fonder sa propre école et il choisit le portique appelé Pœcile (le portique peint), qu’on nommait aussi Pisianactée ; le premier de ces noms fut donné au portique, à cause des diverses peintures dont Polygnote l’avait enrichi. Sous les trente tyrans, mille quatre cents 332px-Zeno_of_Citium_in_Thomas_Stanley_History_of_Philosophycitoyens y avaient été mis à mort. Zénon, voulant effacer l’odieux de cet endroit, le choisit pour y tenir ses discours. Ses disciples y vinrent l’écouter, et furent pour cette raison appelés stoïciens (de stoa : portique), aussi bien que ceux qui suivirent leurs opinions. Après ça, vous pouvez vous présenter à « questions pour un champion ». Il devient rapidement très populaire au point que les Athéniens lui élèvent une statue de bronze, lui remettent les clefs de la citadelle et lui offrent une couronne d’or. Zénon est à mes yeux le premier anarchiste utopique de l’ancienne Grèce et aussi un précurseur important de l’anarchisme que nous connaissons aujourd’hui. Dans « Le bois tordu de l’humanité », Isaiah Berlin -ed Albin Michel- décrit les propos de Zénon comme suit : « Les hommes sont raisonnables, ils n’ont pas besoin d’être commandés; les êtres raisonnables n’ont aucun besoin d’un État, ou d’argent, ou de lois, ou de n’importe quelle vie organisée et institutionnelle. Dans la société parfaite, les hommes et les femmes porteront des vêtements et l’alimentation par un pâturage commun sera identique.« 

À 71 ans (dans certains écrits, il est question de 98), victime d’un accident, il décide de mettre fin à ses jours. Aucun de ses ouvrages ne nous est parvenu, nous n’avons que leurs titres, rapportés par Diogène Laërce, et quelques fragments dans des compilations. Le Stoïcisme doit beaucoup aussi à Sénèque (le style est le vêtement de la pensée. Dans lettre à Lucilius) ou encore à Epitecte et même à l’empereur Marc-Aurèle qui fut l’un de ses ardents propagandistes.

Bon, je ne suis pas sûr d’avoir mon bac avec ça mais, après tout, pour un jeudi matin, c’est pas mal. Dois-je vous rappeler chers visiteurs, que vos commentaires sont les bienvenus; ils m’aident à faire un peu le tri dans ce bric à brac qu’est ce blogue. Allez, portez vous bien, restez stoïque et à demain peut-être.

Et si j’faisais grève !

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des colères homériques et du bouillon de poule réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 16 janvier 2018, 27è jour de nivôse dédié au plomb et vous me faites l’amitié de jeter un œil sur le billet quotidien des « cénobites tranquilles ». C’est le 3031è de la série et, comme le cenobite face à son claviervous, 408 800 autres visiteurs ont bien voulu s’y attarder un moment. Je ne dirais jamais assez l’indicible bonheur que cela me procure. Infime goutte d’eau dans l’océan chimérique d’internet, minuscule bloguinet tentant d’apporter sa pierre à l’édification d’une conscience universelle qui donnerait aux peuples la force de se débarrasser de tous ces malfaisants qui se sont accaparé  notre droit imprescriptible à disposer de nous mêmes… Voilà pourquoi je continue et continuerai à présenter ma galerie de portraits des Proudhon, Louise Michel, Kropotkine, Bakounine et tant d’autres. Les résistants, les indignés. Ils n’avaient pas Free mais ils avaient tout compris.

Combien de temps encore les damnés de la terre supporteront-ils ce système qui, non content d’engraisser quelques uns avec la sueur des autres, s’ingénie à détruire notre planète ? Ce sont les mêmes milliardaires-2-ca3a9qui font monter la menace du terrorisme pour justifier la guerre. Ce sont les mêmes qui exagèrent les risques de pandémie pour vendre leurs vaccins. Ce sont les mêmes qui louent les mérites des OGM pour forcer le commerce de leurs semences. Ce sont les mêmes qui polluent, qui déforestent, qui délocalisent, qui font travailler les mômes en Inde et au Pakistan pour un salaire de misère. Ce sont les  mêmes qui laissent crever les habitants de Gaza et qui s’apprêtent à foutre sur la gueule de l’Iran parce que là bas il y a du pétrole qu’on ne peut tout de même pas laisser entre les mains de ces enturbannés. Ils tiennent popote à Bilderberg ou aux diners du Siècle, ils pantouflent dans les agences de notation, ils sinécurent dans les conseils d’administration, ils font du gras dans les salons dorés de retraité en grèvel’Europe ou de la République, notre République. La leur, celle des copains et des coquins s’est couchée depuis longtemps, comme une vielle catin à la resquille devant sa majesté Le Marché. Marché de dupes bien entendu, qui pratique la théorie du pâté d’alouette ; enrichissement pour les déjà riches, austérité pour les toujours pauvres.

Résultat des courses, je m’emporte, je vitupère, et ça, c’est pas bon pour mes artères. Je m’en vais donc reprendre la taille de mes hortensias comme le sage sur sa montagne en attendant des lendemains qui chantent. Allez, portez vous bien et à demain peut-être

St Michel avait un coq…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des bains-douches municipaux et des Linguines à la sicilienne réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 08 avril 2017 qui correspond au 19è jour de germinal dédié au radis; et ça, ça m’botte…Et, à propos de botte, petite histoire italienne.

Le 8 avril 1877, à Letino, dans le massif du Matese (Italie), ceux que l’on allait désigner sous le nom de « La bande du Matese » libèrent le village et déclarent: « Nous, soussignés, Carlo Cafiero, Errico Malatesta, Pietro Cesare Ceccarelli, déclarons avoir occupé la St Michel avait un coqmunicipalité de Letino, à main armée, au nom de la révolution sociale. » Cafiero, est à l’origine proche de Marx et d’Engels, il rompt ensuite avec eux, en partie pour suivre l’idéologie anarchiste de Bakounine, alors très populaire en Italie. (Le film des frères Taviani -1971-  St Michel avait un coq s’inspire largement de sa vie et de cet épisode).(à gauche, l’affiche du film) Rassemblée sur la place du village, la foule écoute les paroles de Cafiero, juché sur une croix où flotte un grand drapeau rouge et noir. Il explique aux habitants les principes de l’anarchie. Puis on décrète le communisme libertaire. Les titres de propriétés sont brûlés, ainsi que les archives de la monarchie et de l’Etat. Quand à Malatesta, suite aux émeutes contre l’augmentation du pain à Ancône (Italie) en 1898, il est arrêté et condamné à la relégation sur l’île Lampedusa qui revient aujourd’hui dans l’actualité de façon navrante.

La police, comme en 1874, est avertie dès le début du complot grâce à leur infiltration dans les milieux anarchistes, peu enclins à la discipline nécessaire à la clandestinité et au secret. Les insurgés ont été trahis BD Malatestapar Vicenzo Farina, un vieux garibaldien qui devait leur servir de guide. Et six jours après le début de leur aventure, à l’endroit où des compagnons devaient les rejoindre, ce sont près de 12 000 carabiniers qui les encerclent. Des coups de feu sont échangés et deux gendarmes sont atteints, dont l’un succombera à ses blessures. Pris par le vent, le froid et la faim avec des armes défaillantes, les insurgés se font livrer par les paysans qu’ils sont venus délivrer. Les inculpés, jugés a partir du 14 août 1878, seront finalement acquittés, ils vont bénéficier de l’amnistie consécutive au sacre du nouveau roi Umberto 1er. (à droite un extrait d’une BD de Fabio Santin « Malatesta »)

Et voila pour ce jour d’hui, en attendant la prochaine histoire du cénobite, portez vous bien et à demain peut-être.

La Marseillaise de la paix…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la philosophie et des paupiettes de veau réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 03 Avril 2017, quatorzième jour de Germinal dédié au Hêtre; et, comme disait le poète: un seul hêtre vous manque et…

Le 3 avril 1837, naissance de Paul ROBIN à Toulon (Var). Pédagogue anarchiste injustement oublié. Il participe à la première internationale en Belgique, avant d’être expulsé de ce pays en 1869. Il se réfugie alors en Suisse où il se lie avec Michel Bakounine. Après 10 années passées à Londres, il prend, en 1880, la direction de l’Orphelinat Prévost à Cempuis (Oise). Il y insuffle toute son énergie et met en pratique une pédagogie libertaire tout à fait originale. A Cempuis, Paul Robin va mettre en œuvre un certain nombre de principes qui sont pour paul Robin Glui fondamentaux, notamment celui de l’éducation intégrale ; « Tout enfant a droit de devenir en même temps un travailleur des bras et un travailleur de la tête ». L’école communale a pour objectif de donner une formation générale ; la formation à un métier particulier ne doit intervenir qu’après cette initiation globale. L’apprentissage doit reposer en priorité sur l’observation :« Laissez l’enfant faire lui-même ses découvertes, attendez ses questions, répondez-y sobrement, avec réserve, pour que son esprit continue ses propres efforts, gardez-vous par-dessus tout de lui imposer des idées toutes faites, banales, transmises par la routine irréfléchie et abrutissante ». Les enfants de Cempuis composèrent une « Marseillaise » qui débute ainsi:

De l’universelle patrie
Puisse venir le jour rêvé !
De la paix, de la paix chérie
Le rameau sauveur est levé ! (bis)
On entendra vers les frontières
Les peuples se tendant les bras
Crier : il n’est plus de soldats !
Soyons unis, nous sommes frères!

Fonctionnant comme un internat, plus de 600 enfants y séjournèrent entre 1880 et 1894. L’enseignement y était basé sur l’observation, le développement du sens artistique de l’enfant et la prise en compte de ses désirs. Education physique, manuelle et intellectuelle ; il existait 19 ateliers différents qui donnaient à chacun une formation complète d’un métier (de la boulangerie à l’imprimerie, en passant par la photographie ou la maçonnerie). Ces ateliers procuraient également à l’école une certaine autonomie financière. La mixité était de règle, les enfants étaient emmenés pour deux mois au bord de la mer, chaque été, etc. Mais les attaques répétées contre cette école libertaire finiront par avoir raison d’elle. Paul Robin est révoqué le 31 août 1894. Il prend alors une part très active au combat néo-malthusien, que rejoindra un temps Eugène Humbert.
Fatigué et usé par la vie, il se suicidera le 1er septembre 1912.
Cempuis aura une grande influence sur deux autres pédagogues libertaires : Francisco Ferrer et Sébastien Faure, on peut supposer que Célestin Freinet y a été sensible.

Sources:L’excellent bouquin de Nathalie BREMANT « Cempuis, une expérience d’éducation libertaire à l’époque de Jules Ferry » c’est aux éditions du Monde libertaire. L’excellent blog de Paul « La feuille Charbinoise » et, l’éphéméride anarchiste.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Olympe, Nathalie, Louise, Maria et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la cause féministe et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 08 mars 2017, 18è jour de ventôse dédié au Mouron. Allez, vous faites pas de bile, c’est seulement dans le mouron-rouge-150x150calendrier Républicain. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expression se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: se faire du mouron. Et quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend, y’a largement de quoi s’en faire du mouron, madame Michu…

Chaque année, à l’occasion du 8 mars, journée internationale des Droits des femmes, la Ville de Brest soutient les actrices et acteurs locaux concernés par l’égalité entre les sexes. L’an passé, c’est Nathalie Lemel qui était à l’honneur elle qui fut socialiste, révolutionnaire, anarchiste, féministe, défenseure acharnée du droit des femmes. Elle était née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un Lemelatelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du cœur de l’époque, on appelait cela: coopérative alimentaire. Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe !), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos. Nathalie Lemel est morte le 08 Mai 1921 à l’hospice d’Ivry, atteinte de cécité et dans le dénuement le plus total.

Or donc, journée internationale  des droits de la femme et non journée de la femme comme il existe la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale (23 mai)… La journée de la femme elle, a été fuck-vaissellecréée par le camarade Vladimir Illitch en 1921. A peu près au même moment son pote Léon faisait tirer sur les insurgés de Kronstadt. Ce jour là, le comité révolutionnaire provisoire de Kronstadt envoyait le télégramme suivant: « …Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. » Bon, cela ne lui a pas porté chance, il faut dire qu’il avait du mouron à se faire et il a fini par rencontrer un piolet qui lui a fichu un mal de tête irrémédiable.

Quand on vous dit que la femme est l’avenir de l’homme… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Nathalie marchait devant moi…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis du pendule de Foucault et de « qui veut gagner des millions » réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 22 mars 2016, deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route.

Chaque année, à l’occasion du 8 mars, journée internationale des Droits des femmes, la Ville de Brest soutient les actrices et acteurs locaux concernés par l’égalité entre les sexes. Cette année, l’engagement des femmes est particulièrement mis à l’honneur. Et celui de Nathalie Lemel, socialiste, révolutionnaire, anarchiste, féministe, défenseure acharnée du droit des femmes, est particulièrement remarquable. Cet hommage si mérité prend plusieurs formes. La plus visuelle sera la BD que lui consacre l’artiste Laëtitia Rouxel. En création-résidence à la médiathèque Jo-Fourn Europe, Laëtitia Rouxel participera aussi à un déjeuner-discussion autour de son travail sur Nathalie Lemel le 29 mars à L Cause, l’espace associatif résolument féministe.

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Photo: Le Télégramme de Brest

Encore plus visible sera l’immense portrait de Nathalie Lemel, réalisé par les artistes Guy Denning et Shoof, sur les murs de la Cafet’ d’Ahmed, au 3, rue Sisley. Avant, on fera mieux connaissance avec cette femme admirable grâce à l’exposition Nathalie Lemel, pétroleuse bretonne, à la médiathèque Jo-Fourn Europe. Elle était née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un atelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et LemelBakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du cœur de l’époque, on appelait cela:coopérative alimentaire. Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe !), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos. Nathalie Lemel est morte le 08 Mai 1921 à l’hospice d’Ivry, atteinte de cécité et dans le dénuement le plus total.

Bon, les jeunes sont dans la rue, Nathalie Lemel sur les murs; peut-être ne faut-il pas désespérer de l’humanité et que la Macron-mania n’a pas encore gagné la partie. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

L’inter…sera le genre humain !

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 28 septembre 2015, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte.

Le 28 septembre 1864, des ouvriers de toute l’Europe se réunissent à Londres, à Saint Martin’s Hall, en soutien aux Polonais, victimes en 1863 d’une féroce répression russe. Il s’ensuit la formation de l’Association internationale des travailleurs (AIT), qui sera plus tard connue sous le nom de première Internationale. Les syndicats sont nés Marxquarante ans plus tôt en Angleterre, à la faveur de la révolution industrielle. Ils rassemblent surtout des compagnons qui appartiennent aux métiers traditionnels et possèdent un bon niveau d’instruction : imprimerie, bâtiment, confection etc. C’est un intellectuel allemand, réfugié à Londres depuis l’échec des révolutions de 1848, qui rédige les statuts de l’Association internationale des travailleurs. Il s’appelle Karl Marx. Il a 46 ans et vit à Londres dans des conditions matérielles précaires. En 1864, il est surtout connu des syndicalistes et des socialistes par un opuscule qu’il a publié en 1848 avec son ami Friedrich Engels : Le Manifeste du Parti communiste.

L‘Association Internationale des Travailleurs aligne dans ses plus belles années quelques milliers d’adhérents seulement dans toute l’Europe. Elle est très tôt minée par les rivalités entre Karl Marx, qui prône un socialisme «scientifique», et le courant anarchiste animé par Pierre Joseph Proudhon puis par Michel Bakounine. L’Association ne survit pas marx proudhon bakounineaux tensions nées de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris, en 1871. Les anarchistes de Bakounine sont expulsés l’année suivante et l’AIT transporte son siège à New York, où elle s’éteint dans l’indifférence. En juillet 1889, six ans après la mort de Marx, à l’initiative de Friedrich Engels, son ami, les socialistes se retrouvent à Paris où ils fondent une deuxième Internationale. De 1919 à 1943, la IIe Internationale est concurrencée par une IIIe Internationale dite communiste (Komintern) et sévèrement contrôlée par Staline. Une IVe Internationale, concurrente des précédentes, fait également son apparition à l’initiative de Trotski, en 1938. Elle sera très en vogue parmi les jeunes contestataires français de Mai 68.

Quand à la IIe Internationale, demeurée fidèle à la démocratie parlementaire, elle survit tant bien que mal sous le nom d’Internationale ouvrière et socialiste, adopté en 1923. Elle est relayée en France par un parti connu sous le nom de SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière), issu de la fusion de différents partis socialistes, dont celui, réformiste, de Jean Jaurès et celui, marxiste, de Jules Guesde. Ses compromissions dans les guerres coloniales, sous l’autorité de Guy Mollet, l’amènent, le 4 mai 1969, à changer son nom Encadré-Troika-Final pour celui de Parti socialiste. Le 11 juin 1971, au congrès d’Épinay-sur-Seine, François Mitterrand en prend la direction avec le titre modeste de premier secrétaire. Aujourd’hui, tout ce petit monde, à force de fréquenter les ors de la République, s’est transformé en social-démocrate pour ne pas dire en social-libéral; engendrant une bourgeoisie d’État Énarquologiste et son catéchisme ultra libéral: Hayek, puis Milton Friedman. Et les pantins qui mettent en œuvre leurs politiques néfastes. Thatcher, Pinochet, Bush, Sarkozy, Merkel… Ainsi que les pseudos et antidémocratiques institutions qui les servent: Banques centrales, Commission, FMI, et maintenant… Hollande et la social démocratie, désormais convertis au social-libéralisme. Réalité de la dette, nécessité de réduire les dépenses publiques, austérité… Tout le cortège d’inepties  imposées par la finance internationale aux États qui n’ont plus de Nation que le souvenir.

Et voilà, c’était une petite piqure de rappel. Portez vous bien et à demain peut-être.

Article de fin de mois…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la pédale wah-wah et du tour de France réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 30 juin 2014, autant dire que c’est la fin du mois et 12è jour de Messidor dédié à l’artichaut qui est au léonard ce que la frite est au belge, la poule au pot, et la dette au FMI… On dit qu’une plante récoltenommée cynara était connue des Grecs et des Romains. Reste à savoir à quoi elle correspondait exactement. On lui a attribué des pouvoirs aphrodisiaques et elle tirerait son nom de l’arabe Ardi CHawke(لخرشوف) qui veut dire épine de la terre. Il semble cependant que l’artichaut que nous connaissons ne soit apparu en Europe qu’à la fin du Moyen-Âge, et qu’il s’agisse d’un chardon transformé par sélection. Je parle du camus de Bretagne, pas le violet de Provence, ni même l’épineux de Sicile. Non, il s’agit bien de ce bon gros chardon qui, comme disait le regretté Coluche : « Les artichauts, c’est un vrai plat de pauvres. C’est le seul plat que quand t’as fini de manger, t’en as plus dans ton assiette que quand tu as commencé ! ».

Vous me faites le plaisir de consulter le 1868è billet de la série et, si j’en juge par mon petit compteur, 240 000 visiteurs ont bien voulu faire le détour par « lescenobitestranquilles.fr ». Je ne dirais jamais assez l’indicible chatouillis que cela procure à ma légendaire modestie. Infime goutte d’eau dans l’océan chimérique d’internet, minuscule bloguinet badge-logo-cenobites21tentant d’apporter sa pierre à l’édification d’une conscience universelle qui donnerait aux peuples la force de se débarrasser de tous ces malfaisants qui se sont accaparé notre droit imprescriptible à disposer de nous mêmes… Voilà pourquoi je continue et continuerai à présenter ma galerie de portraits des Proudhon, Louise Michel, Kropotkine, Bakounine et tant d’autres. Les rebelles, les résistants, les indignés. Ils n’avaient pas Free mais ils avaient tout compris.

Combien de temps encore les damnés de la terre supporteront-ils ce système qui, non content d’engraisser quelques uns avec la sueur des autres, s’ingénie à détruire notre planète ? Ce sont les mêmes (j’ai les noms…) qui font monter la menace du terrorisme pour justifier la guerre. Ce sont les mêmes qui exagèrent les risques de pandémie pour vendre leurs vaccins. Ce sont les mêmes qui louent les mérites des OGM pour forcer le commerce de leurs semences. Ce sont les mêmes qui j'emmerde...polluent, qui déforestent, qui délocalisent, qui font travailler les mômes en Inde et au Pakistan pour un salaire de misère. Ce sont les mêmes qui laissent crever les habitants de Gaza et qui s’apprêtent à foutre sur la gueule de l’Iran parce que là bas il y a du pétrole qu’on ne peut tout de même pas laisser entre les mains de ces enturbannés. Ce sont les mêmes qui tiennent popote à Bilderberg ou aux diners du Siècle, ou encore dans les conférences de la trilatérale;  ils pantouflent dans les agences de notation, ils sinécurent dans les conseils d’administration, ils font du gras dans les salons dorés de l’Europe ou de la République, notre République. La leur, celle des copains et des coquins s’est couchée depuis longtemps, comme une vielle catin à la resquille devant sa majesté Le Marché. Marché de dupes bien entendu, qui pratique la théorie du pâté d’alouette ; enrichissement pour les déjà riches, austérité pour les toujours pauvres. Résultat des courses, je m’emporte, je vitupère, et ça, c’est pas bon pour mes artères. Je m’en vais donc reprendre la taille de mes rosiers comme le sage sur sa montagne en attendant des lendemains qui chantent.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

En sortant de l’école…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la guitare sèche et de la potée léonarde réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 03 avril 2014, 14è jour de germinal dédié au hêtre dans le calendrier républicain, alors que pour les pataphysiciens, il s’agit de la St Georges Dazet, poulpe au regard de soie.

Le 03 avril 1837, naissance de Paul ROBIN à Toulon (Var). Pédagogue anarchiste injustement oublié. Il participe à la première internationale en Belgique, avant d’être expulsé de ce pays en 1869. Il se réfugie alors en Suisse où il se lie avec 51523473_pMichel Bakounine. Après 10 années passées à Londres, il prend, en 1880, la direction de l’Orphelinat Prévost à Cempuis (Oise). Il y insuffle toute son énergie et met en pratique une pédagogie libertaire tout à fait originale. A Cempuis, Paul Robin va mettre en œuvre un certain nombre de principes qui sont pour lui fondamentaux, notamment celui de l’éducation intégrale ; « Tout enfant a droit de devenir en même temps un travailleur des bras et un travailleur de la tête ». L’école communale a pour objectif de donner une formation générale ; la formation à un métier particulier ne doit intervenir qu’après cette initiation globale. L’apprentissage doit reposer en priorité sur l’observation :«Laissez l’enfant faire lui-même ses découvertes, attendez ses questions, répondez-y sobrement, avec réserve, pour que son esprit continue ses propres efforts, gardez-vous par-dessus tout de lui imposer des idées toutes faites, banales, transmises par la routine irréfléchie et abrutissante».

Fonctionnant comme un internat, plus de 600 enfants y séjournèrent entre 1880 et 1894. L’enseignement y était basé sur l’observation, le développement du sens artistique de l’enfant et la prise en compte de ses désirs. Education physique, manuelle et intellectuelle ; il existait 19 ateliers différents qui donnaient à chacun une formation complète d’un métier (de la boulangerie à l’imprimerie, en passant par la photographie ou la maçonnerie). Ces ateliers procuraient 51523521_pégalement à l’école une certaine autonomie financière. La mixité était de règle, les enfants étaient emmenés pour deux mois au bord de la mer, chaque été, etc. Mais les attaques répétées contre cette école libertaire finiront par avoir raison d’elle. Paul Robin est révoqué le 31 août 1894. Il prend alors une part très active au combat néo-malthusien, que rejoindra un temps Eugène Humbert.
Fatigué et usé par la vie, il se suicidera le 1er septembre 1912.
Cempuis aura une grande influence sur deux autres pédagogues libertaires : Francisco Ferrer et Sébastien Faure, on peut supposer que Célestin Freinet y a été sensible. Sources:l’excellent bouquin de Nathalie BREMANT:  « Cempuis, une expérience d’éducation libertaire à l’époque de Jules Ferry » aux éditions du Monde libertaire. L’inimitable blog de notre ami Paul: La feuille Charbinoise, ainsi que l’éphéméride anarchiste. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Article de fin de mois…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la pédale quimpéroise et du tour de France réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 30 juin 2013, autant dire que c’est la fin du mois, 12è jour de Messidor dédié à l’artichaut qui est au léonard ce que la frite est au belge, la 800px-P8220094poule au pot, et la dette au FMI… On dit qu’une plante nommée cynara était connue des Grecs et des Romains. Reste à savoir à quoi elle correspondait exactement. On lui a attribué des pouvoirs aphrodisiaques et elle tirerait son nom de l’arabe Ardi CHawke(لخرشوف) qui veut dire épine de la terre. Il semble cependant que l’artichaut que nous connaissons ne soit apparu en Europe qu’à la fin du Moyen-Âge, et qu’il s’agisse d’un chardon transformé par sélection.

Vous me faites le plaisir de consulter le 1504è billet de la série et, comme vous, 120 000 autres visiteurs ont bien voulu faire le détour par « lescenobitestranquilles.fr ». Je ne dirais jamais assez l’indicible chatouillis que 71905701cela procure à ma légendaire modestie. Infime goutte d’eau dans l’océan chimérique d’internet, minuscule bloguinet tentant d’apporter sa pierre à l’édification d’une conscience universelle qui donnerait aux peuples la force de se débarrasser de tous ces malfaisants qui se sont accaparé  notre droit imprescriptible à disposer de nous mêmes…
Voilà pourquoi je continue et continuerai à présenter ma galerie de portraits des Proudhon, Louise Michel, Kropotkine, Bakounine et tant d’autres. Les rebelles,
les résistants, les indignés. Ils n’avaient pas Free mais ils avaient tout compris. 

 

Combien de temps encore les damnés de la terre supporteront-ils ce système qui, non content d’engraisser quelques uns avec la sueur des autres, s’ingénient à détruire notre planète ? Ce sont les mêmes (j’ai les noms…) qui font monter la menace du terrorisme pour justifier la guerre. Ce sont les mêmes qui exagèrent les risques de pandémie pour vendre leurs vaccins. Ce sont les mêmes qui louent les mérites des OGM pour forcer le commerce de leurs semences. Ce sont les mêmes qui polluent, qui déforestent, qui délocalisent, qui font travailler les mômes en Inde et au Pakistan pour un salaire de misère. Ce sont les mêmes qui laissent crever les habitants de Gaza et qui s’apprêtent à foutre sur la gueule de l’Iran parce que là bas il y a du pétrole qu’on ne peut tout de même pas laisser entre les mains de ces enturbannés.

Ce sont les mêmes qui tiennent popotte à Bilderberg (début Juin près de Londres) ou aux diners du Siècle, ou encore dans les conférences de la trilatérale (en mars à Berlin) ils pantouflent dans les agences de notation, ils sinécurent dans les conseils bilderbergd’administration, ils font du gras dans les salons dorés de l’Europe ou de la République, notre République. La leur, celle des copains et des coquins s’est couchée depuis longtemps, comme une vielle catin à la resquille devant sa majesté Le Marché. Marché de dupes bien entendu, qui pratique la théorie du pâté d’alouette ; enrichissement pour les déjà riches, austérité pour les toujours pauvres.
Résultat des courses, je m’emporte, je vitupère, et ça, c’est pas bon pour mes artères. Je m’en vais donc reprendre la taille de mes rosiers comme le sage sur sa montagne en attendant des lendemains qui chantent.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.