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Véronique, nique, nique…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la concorde universelle et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 22 juin 2018 c’est à dire que les jours vont commencer à diminuer. C’est le 4ème de Messidor consacré à la Véronique; cette plante qui était censée guérir de la lèpre (d’où son nom d’herbe aux ladres) et qu’utilisa la Sainte qui lui légua son nom pour soigner l’empereur Tibère.

Chez Tipiak on débraye dans la semoule.

J’ai trouvé cela chez Fakir

Plusieurs centaines de salariés du groupe agroalimentaire ont débrayé lundi matin pour s’offusquer du versement d’une prime de 540.000 euros à leur patron. Un montant qui ne passe pas alors que la société a enregistré des résultats en demi-teinte en 2017. Serait-ce la goutte d’eau qui fait déborder la semoule ? Chez Tipiak, la colère gronde parmi les salariés de l’entreprise agroalimentaire tipiakconnue pour ses produits céréaliers (couscous, quinoa…) et plats préparés (taboulé, galettes bretonnes…). Lundi matin, une partie des 600 salariés des usines de Saint-Herblain, Malville et Ponchâteau (en Loire-Atlantique) ont débrayé durant deux heures à l’appel de leurs syndicats. La raison de leur courroux ? La prime exceptionnelle de 540.000 euros à Hubert Grouès, son PDG, attribuée le 14 juin par le conseil d’administration du groupe lors de l’assemblée générale. Un montant qui reste en travers de la gorge des employés de Tipiak qui ont du se contenter, de leur côté, “de 160 euros d’intéressement et zéro euros de participation”, selon Christopher Baranger, délégué CGT. “La direction nous explique chaque année qu’il faut se serrer la ceinture. Elle pourrait avoir une certaine décence, on n’est pas chez Carrefour” a déploré le responsable syndical dans les colonnes du quotidien régional Presse Océan.

Pour la direction de Tipiak, le versement de cette prime exceptionnelle est justifiée au regard de “la très forte progression de la valeur de l’entreprise depuis la prise de fonction d’Hubert Grouès en 1992”. Si la croissance du groupe a été manifeste depuis la nomination d’Hubert Grouès, les résultats de l’année dernière ont bigoudennéanmoins marqué le pas. Le chiffre d’affaires de Tipiak a faiblement progressé (198,1 millions d’euros) par rapport à 2016 et surtout son résultat net a enregistré une baisse à 4,19 millions d’euros contre 5,11 millions de bénéfices l’année précédente. Ce bilan en demi-teinte n’a pas empêché les actionnaires d’approuver, outre la prime exceptionnelle et la reconduction pour 6 ans de Hubert Grouès, 70 ans, à son poste, la distribution d’une dividende de 3,20 euros par action lors de l’assemblée générale. A cette occasion, Hubert Grouès a renoncé “à toute indemnité de départ” quand il quittera le groupe. Pas sûr que cette modération salariale suffise à apaiser les salariés.Ajoutez à cela les millions du patron de Carrefour, la vaisselle de l’Elysée, la piscine de Brégançon, la non augmentation des APL et autres joyeusetés.

Allez, faut pas que ça vous coupe l’appétit: portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le bâton à bouillie…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la casuistique et de la bouillie d’avoine réunie, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 20 juin 2018, deuxième jour de Messidor dédié à l’avoine et c’est la saint Marc’han (Marcan). Une légende raconte que Saint Broladre et Saint Martin, patron de Roz sur Couesnon délimitèrent leur paroisse à cheval, alors que Saint Marcan cheminait à pied. c’est la raison pour laquelle Marcan ne posséderait que 212 hectares du riche marais de Dol.

La bouillie d’avoine, ou yod kerc’h en breton est une bouillie principalement composée d’avoine comme son nom l’indique, consommée en basse-bouillie-avoine-beurre-800x532Bretagne autrefois par les plus pauvres. C’est une bouillie brune, normalement salée, qui se mange trempée dans du lait ribot. En Bretagne, au moins dans le Finistère, on en trouve dans toutes les grandes surfaces, au rayon frais. Mon aïeule, dont les préceptes culinaires m’ont toujours fait rêver, la préparait à partir d’avoine grillée et moulue. On mettait ce mélange de farine et de son à tremper une nuit. Le lendemain, le gros du son flottait à la surface et était retiré (ce surplus s’appelle gwaskin). Le reste du récipient était délayé avec du lait et/ou de l’eau, mis à cuire dans un chaudron et touillé avec un bâton nommé bazh-yod (le bâton à bouillie). Celui-ci a laissé son nom à un jeu de force très populaire et encore pratiqué de nos jours comme le montre cette photo.

Tous les chroniqueurs et historiens s’accordent pour dire que les bretons avaient une prédilection pour les jeux de bâton. Mais l’ « arracher du bâton » est aussi un jeu symbolique, car le bâton représente le pouvoir : ainsi connaît-on des scènes très anciennes dépeintes dans les églises, et pas seulement en Bretagne, où l’on bazh-yod-300x226voit un moine et un évêque lutter au bâton, mais aussi une femme et son mari, un bourgeois et un noble, etc. Le jeu, bien attesté comme jeu de veillées et d’assemblées de voisins, et qui se retrouve sous diverses formes partout dans le monde, tire probablement son origine de la nécessaire préparation journalière de la bouillie destinée à nourrir le cochon de la maison : celle-ci nécessitait l’utilisation de ces « baz-yod » ou « bâton à bouillie ».

Allez voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Karrig an Ankou…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’écologie et du point de croix réunis, bonjour ! Nous voici le Lundi18 juin 2018, mais rassurez vous, je ne vais pas en remettre une couche sur l’appel du grand Charles. En vérité, c’est le trentième et dernier jour de Prairial consacré au chariot (avec un seul « r ») cela fait partie des mystères de la langue française… D’ailleurs, le Conseil Supérieur de la langue française, recommande l'ankoul’orthographe charriot avec deux « r ». En effet, pourquoi en mettre deux à carrosse, charrue, charrette, carriole et un seul à chariot ?  D’ailleurs en Breton, on en met deux à Karrig. Mon aïeule, dont je vous ai si souvent parlé, avait le don inné de la pédagogie active. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la faible lueur de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les Bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir.

Et bien, l’Ankou est venu chercher un immense guitariste de Blues et de Rock: Matt Murphy. Il est connu pour être le guitariste des Blues Brothers. The Blues Brothers est le nom d’un groupe de blues composé des comédiens Dan Aykroyd et John Belushi et de quelques-uns des plus grands musiciens de la musique soul. C’est matt & Johnégalement le titre d’un film sorti en 1980, racontant l’histoire fictive de ce groupe. En 1980, le film devenu culte  réalisé par John Landis, sort sur les écrans de cinéma, avec les apparitions d’Aretha Franklin, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, John Lee Hooker, Carrie Fisher, Frank Oz, Steven Spielberg, John Candy, Joe Walsh, Pinetop Perkins, Chaka Khan et Paul Reubens. Il se déroule à Chicago et dans sa région. Matt Murphy lui, est né en 1929 à Sunflower, Mississippi. Mais c’est à Chicago, où il alla s’installer en 1952 et qu’il entama sa longue association avec Memphis Slim, que sa carrière débuta. Son sens du rift blue aux accents rock and roll lui valut de jouer avec les plus grands noms du blues comme Chuck Berry, Ike Turner, Etta James, Memphis Slim, Muddy Waters, Howlin’ Wolf, Willie Dixon. Quand à John  Belushi, devenu cocaïnomane, il meurt à Hollywood d’une surdose de speedball en mars 1982.

Voila pour débuter cette semaine. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Quand Zénon, Zénon !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la philosophie et de la soupe à l’oignon réunies, bonjour ! Nous voici le Jeudi 14 juin 2018, 26è jour de prairial dédié au jasmin. jasmin-300x218Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopâtre serait allé à la rencontre de Marc-Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

Voici pour notre galerie de portraits, un rajout qui peut surprendre tant on a pris l’habitude de situer la naissance de l’anarchisme au XIXè siècle du côté de Proudhon et de Bakounine. Mais, puisque nous sommes à la veille de l’épreuve de philo du bac, petit exerZenoncice d’école. Je fais partie de ceux qui pensent que les véritables racines sont peut-être à chercher du côté du stoïcisme c’est à dire chez ZENON DE CITIUM. Fils d’un riche marchand phénicien installé à Chypre, Zénon montre dès sa jeunesse un goût pour la philosophie. Son père lui achète, au cours de ses voyages, des traités socratiques. Il vient à Athènes en -312, et devient l’élève de Cratès de Thèbes qui comme chacun le sait, animait l’école dite des cyniques, de Stilpon, de Xénocrate et de Diodore Cronos. (après ça, Michel Onfray peut aller se rhabiller).

Après avoir étudié différents systèmes philosophiques, il décide de fonder sa propre école et il choisit le portique appelé Pœcile (le portique peint), qu’on nommait aussi Pisianactée ; le premier de ces noms fut donné au portique, à cause des diverses peintures dont Polygnote l’avait enrichi. Sous les trente tyrans, mille quatre cents 332px-Zeno_of_Citium_in_Thomas_Stanley_History_of_Philosophycitoyens y avaient été mis à mort. Zénon, voulant effacer l’odieux de cet endroit, le choisit pour y tenir ses discours. Ses disciples y vinrent l’écouter, et furent pour cette raison appelés stoïciens (de stoa : portique), aussi bien que ceux qui suivirent leurs opinions. Après ça, vous pouvez vous présenter à « questions pour un champion ». Il devient rapidement très populaire au point que les Athéniens lui élèvent une statue de bronze, lui remettent les clefs de la citadelle et lui offrent une couronne d’or. Zénon est à mes yeux le premier anarchiste utopique de l’ancienne Grèce et aussi un précurseur important de l’anarchisme que nous connaissons aujourd’hui. Dans « Le bois tordu de l’humanité », Isaiah Berlin -ed Albin Michel- décrit les propos de Zénon comme suit : « Les hommes sont raisonnables, ils n’ont pas besoin d’être commandés; les êtres raisonnables n’ont aucun besoin d’un État, ou d’argent, ou de lois, ou de n’importe quelle vie organisée et institutionnelle. Dans la société parfaite, les hommes et les femmes porteront des vêtements et l’alimentation par un pâturage commun sera identique.« 

À 71 ans (dans certains écrits, il est question de 98), victime d’un accident, il décide de mettre fin à ses jours. Aucun de ses ouvrages ne nous est parvenu, nous n’avons que leurs titres, rapportés par Diogène Laërce, et quelques fragments dans des compilations. Le Stoïcisme doit beaucoup aussi à Sénèque (le style est le vêtement de la pensée. Dans lettre à Lucilius) ou encore à Epitecte et même à l’empereur Marc-Aurèle qui fut l’un de ses ardents propagandistes.

Bon, je ne suis pas sûr d’avoir mon bac avec ça mais, après tout, pour un jeudi matin, c’est pas mal. Dois-je vous rappeler chers visiteurs, que vos commentaires sont les bienvenus; ils m’aident à faire un peu le tri dans ce bric à brac qu’est ce blogue. Allez, portez vous bien, restez stoïque et à demain peut-être.

Les beaux jeudis…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la liberté d’opinion et du caille-lait réunis, bonjour ! Hé oui, car nous sommes le Mardi 12 juin 2018 et donc, le 24 de prairial, journée du caille-lait, drôle de plante de la famille des rubiacéescaille-lait (appelée aussi gaillet) qui doit son nom au fait qu’elle possède une enzyme qui fait cailler le lait. Mon aïeule, qui se targuait d’en connaître un rayon en plante médicinale, en faisait une sorte de pommade qui était censée lutter contre les irritations. 100G de cette plante, 50g d’écorce d’orme, 500g de saindoux et vous faites chauffer en tournant sans cesse.  Voici une très belle photographie d’un papillon encore appelé Sphynx du caille-lait.

On dirait une leçon de choses.
Enfant, je fréquentais l’école communale de garçons, rue Victor Hugo à Douarnenez. C’est d’ailleurs la seule école que j’ai réussi à fréquenter vraiment. Le maître d’école faisait tous les mercredis après-midi « leçon de choses ». Car à cette époque là, le mercredi b9ab7b4587c4cb78509c8bf764428501--old-time-radio-baby-brothersc’était le jeudi, vous suivez… Le jeudi, lorsque le temps était mauvais (ce qui est évidemment extrêmement rare en Bretagne) on se retrouvait autour de la TSF pour écouter « Les beaux jeudis » émission animée par Alain Saint Ogan (l’inventeur de Zig et Puce) et Arlette Peters; il devait y avoir aussi Jean Nohain. Donc, lorsque le temps le permettait, la leçon de choses se déroulait en extérieur et, avec trois bouts de ficelle le maître nous faisait découvrir les lois de la nature. c’était une double leçon tendant à faire apprendre à la fois une chose et un mot, un fait et son expression, un phénomène et le terme qui le désigne, et par extension toute une classe de phénomènes et toute une classe de mots qui les expriment.

Petits veinards que vous êtes, je vous glisse un dessin de Flavien, intitulé « leçon de choses », paru dans Siné Hebdo du 19 Août 2009 (Etienne, encore en train de rêver ?). Revenons à nos leçons, tout leçon de chosescela c’était longtemps, longtemps, avant la télé, l’internet, l‘Ipod, l’Ipad, l’aïoli…Mais, tous ceux qui ont connu dans leur vie d’écolier l’expérimentation des vases communicants, l’examen attentif des nervures d’une feuille de chêne ou l’observation de la flamme qui s’éteint lorsqu’elle est privée d’oxygène s’en souviennent sans doute avec une certaine nostalgie. Ce sont ces « leçons de choses », emblématiques de l’école primaire républicaine, qui manquent peut-être aujourd’hui aux programmes de  l’éducation nationale.

C‘était, mes très chers frères, la leçon de choses de ce Mardi. Bon, c’est pas tout ça, je dois aller faire un sort aux Caille-lait qui envahissent mes hortensias. Allez, portez vous bien et n’oubliez pas: vive le p’tit commerce.

Catherine Sauvage…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’esprit critique et du baekehoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 29 mai 2018, dixième jour de Prairial, dédié à la faux. Alors qu’en vérité, les pataphysiciens vous dirons que nous sommes le Jeudi 12 Merdre 145 Stes Miches, catéchumènes, fête suprême quarte. Par chez nous, quelques nostalgiques s’entêtent à fêter les Riagad.

Coup de chapeau à Catherine SAUVAGE.

Dès le lycée, elle s’oriente vers le théâtre où elle joue sous son véritable nom, Janine Saunier. Après huit ans d’études du piano, au chant et à l’art dramatique, elle rencontre dans les années 1950 Léo Ferré, qui lui compose entre autres Paris Canaille et Graine d’ananar. C. SauvageEn 1954, elle obtient le « Premier prix du disque » pour la chanson L’Homme de Ferré. En tournée au Canada, elle fait la connaissance de Gilles Vigneault qui lui donne Mon Pays, Le Corbeau, la Manikoutai. Arrivée à Paris, elle adopte le patronyme Sauvage, elle va chanter au « Quod-Libet », à « l’Arlequin », au « Bœuf sur le toit » et puis bien sur à « L’écluse ». Elle rencontre Léo FERRE, qu’elle contribue à faire connaître en interprétant ses chansons : « Ça a été la rencontre de ma vie. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, dit-on, Jacques Canetti est venu m’écouter un beau soir. Il était toujours à la recherche d’artistes pour la firme de disques dont il était le directeur artistique ainsi que pour les « Trois Baudets » qu’il avait créé.  »

Catherine Sauvage a chanté Louis Aragon, Jacques Audiberti, Charles Baudelaire, Bertolt Brecht, Francis Carco, Colette, Robert Desnos, Paul Éluard, Alfred Jarry, Federico Garcia Lorca, Victor Hugo, Pierre MacOrlan, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Pierre Seghers, Charles Trenet, Gilles Vigneault. Elle a toujours accordé sa préférence à la poésie mise en musique. Léo Ferré et Gilles Vigneault l’ont considérée comme leur meilleure interprète. « Je chante Léo depuis toujours… il représente l’une des grandes rencontres de ma Toi-qui-disais-Le-siecle-d-orcarrière, l’autre étant le pianiste accompagnateur Jacques Loussier, lui aussi je l’ai connu lorsqu’il démarrait dans le métier. En 1949, avec Léo Ferré, nous partagions la même scène au cabaret « Les Trois Maillets » au 56 rue Galande, dans le cinquième arrondissement de Paris. Nous avons eu des succès communs. En 1954, mon interprétation de L’Homme m’a valu le Grand Prix du Disque. » Léo Ferré, dit d’elle : « c’est elle qui chante mes chansons avec la plus grande conviction. Je la préfère à toutes les autres. Elle a enregistré près d’une centaine de mes chansons. » Elle a enregistré «  Avec le temps » avant Léo Ferré, en 1972.

Après les Trois-Baudets en 1953, elle passe en vedette en 1954 à l’Olympia, en 1955, puis en 1960, à Bobino pour un long tour de chant. Toujours dans cette salle, elle fait un retour en 1968 et occupe la tête d’affiche. Elle interprète aussi bien Léo Ferré, Louis Aragon que Gilles Vigneault, poète alors inconnu qu’elle rencontre au bobino 1968Québec et dont elle est la première à chanter les textes en France. En 1991, elle enregistre un album entièrement consacré à Jacques Prévert.Elle chante et popularise, notamment, Léo Ferré, Prévert, Gainsbourg, Bertolt Brecht. Elle reçoit le prix de l’académie du Disque Charles Cros. Sa dernière apparition en scène a été pour les Francofolies de La Rochelle en juillet 1994.Elle a également joué au théâtre dans des pièces comme L’échange de Paul Claudel, Le Cercle de Craie caucasien de Bertolt Brecht.Catherine Sauvage est l’une des 250 personnalités qui, constatant la montée en puissance du Front national, ont lancé l’« Appel des 250 ». Elle meurt en mai 1998.

Bon allez, c’est pas tout, j’ai une tondeuse qui me tend les bras. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dans la rue des blancs-manteaux…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la paracentèse bilatérale et de la foire à Neuneu réunies, bonjour ! Nous sommes bien le Mercredi 02 mai 2018, treizième jour de Floréal dédié au bâton d’or (c’est une sorte d’espèce de genre de giroflée), jolie plante qui fleurit au printemps sur les vieux murs où macaronésieelle épanouit ses fleurs jaune orangé d’une odeur délicieuse, recherchées par les abeilles. Si je vous dis qu’il s’agit d’une plante  de la famille des Brassicacées qui inclut les giroflées, dont beaucoup sont originaires de Macaronésie, ça vous la baille belle non ? Encore que je soupçonne certains d’entre vous de faire semblant de prendre la Macaronésie pour un pays de nouilles comme d’autres prennent l’helvétie pour une lanterne… Bon, allez, je vous dis tout: la Macaronésie est un ensemble formé par plusieurs groupes d’îles disséminées au large du continent africain, dans le nord-est de l’Atlantique. Le nom de Macaronésie signifie « îles fortunées » … ce nom leur a été attribué par les géographes de la Grèce antique, qui désignaient sous ce vocable les îles situées à l’ouest du détroit de Gibraltar.

Par ici on célèbre les Avoye. La légende raconte que Sainte Avoye est venue d’Angleterre, remontant la rivière d’Auray (56) dans un mortier de granit rose. Oui, c’était ainsi à l’époque, les saints dans le granit bleu, les saintes dans le granit rose. Devant le Jubé, les visiteurs peuvent se recueillir devant la fameuse pierre; par ailleurs, l’orthophoniste se faisant rare en Morbihan, ils y déposent leurs ste-avoye-001-format-web-300x246enfants ayant des difficultés à parler ou à marcher. Eponyme de Sainte-Avoye en Pluneret (56), cette sainte aurait été l’une des compagnes de sainte Ursule. Jetée en prison par un chef barbare, elle aurait été décapitée à cause de sa vertu. Voilà comment on peut perdre la tête à ne pas vouloir perdre sa virginité. Un ordre de religieuses placé sous son patronage s’était établi à Paris, dans le quartier du Temple, vers 1288. La chapelle abrite une pièce rare : un jubé polychrome de style Renaissance entièrement sculpté. En bois de chêne, il sépare le chœur de la nef et délimite l’espace réservé aux seigneurs et au clergé (le chœur) de celui réservé aux fidèles (la nef).

A Paris, le quartier Sainte-Avoye est derrière celui de la Grève, dont il est séparé, au midi, par une partie de la rue de la Verrerie. Il est borné, à l’orient, par le quartier Saint-Antoine ; au nord, par celui du Temple ; et à l’occident, par celui de Saint-Martin. [...] Si l’on entre blanc-manteauxdans la petite rue de l’Homme-armé, on arrivera bientôt à la rue des Blancs-manteaux, qui traverse celle de Sainte-Avoye dans la vieille rue du Temple. C’est là qu’on trouve le couvent des Blancs-manteaux, où un étranger, qui y est attiré par la curiosité, est bien étonné de voir des moines noirs, tels que les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. C’est que cette maison était autrefois habitée par d’autres religieux qui portaient des manteaux blancs. Quant à la rue des Blancs-Manteaux elle-même, elle fut pendant la Révolution le théâtre de massacres, immortalisés dans une chanson écrite par Jean-Paul Sartre et chantée par Juliette Gréco sur une musique de Joseph Kosma.

Voici comment des îles fortunées nous arrivons à la rue des blanc-manteaux. Etonnant, non ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La bande à B…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la gent féminine et du rôti Wellington réunis, bonjour ! Nous voici le Samedi 28 avril 2018, neuvième jour de Foréal dédié à la jacinthe par De brocHyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ? Oyez son histoire: alors qu’Apollon lui apprend à lancer le disque, Hyacinthe est accidentellement (ou à cause de Zéphyr, disent les mauvaises langues ) frappé à la tempe par le disque, et meurt. De son sang naissent des fleurs que l’on va nommer Jacinthe en souvenir du jeune homme. Entre nous (et la gare de Lyon) il ne s’agit probablement pas de jacinthes mais plutôt des iris. Voyez cette représentation de la mort de Hyacinthe par Jean de Broc.

Tout à fait autre chose.

Nous sommes le 28 Avril 1912, les hommes de la Sûreté emmenés par le préfet Lépine encerclent une villa de Choisy-le-Roi où a trouvé refuge Jules Bonnot. L’ennemi public numéro un terrorise les Parisiens depuis la fin de l’année précédente. Avec sa bande issue la-bande-à-Bdes milieux anarchistes, il a multiplié en quelques mois les braquages de banques et les actions violentes contre les forces de l’ordre. Oui, au début était la bande à Bonnot et leur fameuse De Dion-Bouton. Ils étaient anarchistes comme Lupin était gentleman, c’est à dire surtout cambrioleurs. Ce 28 Avril, les pandores tiennent leur revanche, ils dynamitent la maison et abattent Bonnot et son complice Dubois lors de l’assaut final. Il faudra cependant attendre le 14 mai suivant pour que le reste de la «bande à Bonnot» soit neutralisé dans l’attaque d’un pavillon à Nogent-sur-Marne.

Le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à Paris, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André SOUDY, de Raymond CALLEMIN (dit Raymond la science), et d’Elie MONIER , tous les trois membres de la bande à BONNOT. Voici guillotinece qu’écrira plus tard Victor Méric dans Les bandits tragiques 1926: « C’est fini. La société a fait justice. Justice? Cette opération odieuse, dans ce décor de deuil, sous ce ciel bas et impavide? Justice, ce triple meurtre, préparé dans tous ses détails, réglé, ordonné avec précision, parmi tous ces soldats, ces pelotons de gendarmes et de gardes? Justice, cette méthode sournoise de suppression? Mais à quoi bon philosopher ? Les hommes n’ont encore découvert d’autres moyens que de punir le meurtre par le meurtre. » Il faudra attendre l’année 1981 pour voir disparaître ce « type d’humanisme français ». La litho est de Steinlein.

Bon allez, je vais vous surprendre mais, il pleut sur Brest ce qui, contrairement à une rumeur lancée par Prévert est relativement rare. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 13 mars 2018, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la Cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit socochleaire-officinale-1-231x300n nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades.

Tout à fait autre chose.

Comment ne pas marquer d’une pierre blanche l’anniversaire de la disparition d’un grand artiste: Jean-Joseph Sanfourche, dit simplement Sanfourche, est un peintre, poète, dessinateur et sculpteur français, né le 25 juin 1929 à Bordeaux, et mort le 13 mars 2010 à Saint-Léonard-de-Noblat. Il est arrêté en 1942 avec sa famille par la Gestapo. Soportrait Sanfourchen père, membre de la Résistance intérieure française, est fusillé en 1943 ; sa mère et lui sont libérés et expédiés à Limoges. Mis sous tutelle, l’adolescent étudie ensuite la comptabilité.  Il a pratiqué l’art brut et fut l’ami de Gaston Chaissac, de Jean Dubuffet, de Robert Doisneau, avec lesquels il a entretenu une correspondance.

sanfourche

Il a réalisé des peintures, des sculptures, des émaux, des totems. Il utilise des ossements humains comme supports. On retrouve dans ses œuvres les mêmes petits bonshommes souriants aux gros yeux qu’il a empruntés à Gaston Chaissac. Sa signature est intégrée dans ses œuvres comme une composante graphique : c’est une des particularités de sa peinture. Il avait aussi un besoin impérieux de reconnaissance. À cette fin, il a utilisé de nombreux moyens pour se faire remarquer comme d’inventer que son père avait été fusillé pendant la Grande Guerre. Je devine combien cela vous aurait manqué si j’avais omis d’en parler ce jour…

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le baron philosophe…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du Rockabilly et de la mousse de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes ldoronice Mercredi 07 mars 2018 qui correspond au 17è jour de ventôse dédié au doronic, jolie fleur qui n’a d’autre intérêt que d’être jolie, ce qui, pour une fleur n’est déjà pas si mal. Cette plante fait partie de la même famille que l’Arnica ce qui, j’en suis sûr, vous fait autant d’effet que l’annonce d’un changement de nom pour le Front National. Quoique…Une jolie fleur dans une peau de vache, une jolie vache déguisée en fleur. Comme le disait Brassens: de toute façon, on se fera baiser.

Quelques menus travaux de peinture m’ont emmené à remettre le nez dans les rayonnages quelquefois délaissés de la bibliothèque. Curiosité récompensée car j’y ai retrouvé un ouvrage que je croyais disparu à jamais. Il s’agit d’une perle de la littérature qui, me semble t-il, trouve aujourd’hui tout son sel. Il s’agit de: «  Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans » que l’on doit au baron d’Holbach, ami de Diderot. Réédité il y a quelques années aux ed. Allia. Philosophe français d’origine allemande, érudit et fortuné, Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach est, grâce au salon qu’il anime, l’une des grandes personnalités de la vie parisienne. Sa formation 1006871-Paul_Henri_Thiry_baron_dHolbachaux sciences naturelles lui permet de collaborer à l’Encyclopédie pour des articles de chimie et de minéralogie. Matérialiste et fataliste athée, Holbach s’oppose à toutes les doctrines religieuses, instruments du despotisme. Sans être vraiment novateur par les concepts qu’il développe, il emprunte ses idées aux sources les plus variées. Il les combine et les développe avec une grande hardiesse qui l’oblige à publier ses ouvrages sous un pseudonyme. Sa philosophie est exposée dans « Le christianisme dévoilé » et « Système de la nature », véritable code de l’athéisme. Il y décrit un univers entièrement déterminé par le principe de la causalité qui s’applique à toute la matière, excluant donc toute intervention divine. Ce sont la peur et l’ignorance qui conduisent les hommes à croire en Dieu et les poussent vers les religions. »L’homme n’est superstitieux que parce qu’il est craintif, il ne craint que parce qu’il est ignorant. » (Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach / 1723-1789 / Contagion sacrée / 1767). Un petit livre donc, à méditer en ces temps où il est à nouveau de bon ton de se montrer à la cour.

Et voila pour ce mercredi, triste comme une porte de prison où nous nous réunissons à St Nazaire pour accompagner Rem* vers sa dernière escapade. Allez, à bientôt peut-être.