Résultat de recherche pour “Man RAY”

Page 1 de 26

Black velvet…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la prosopopée et du marron d’Inde réunis, bonjour Nous sommes le Lundi 14 janvier 2019 et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur… c’est le 25è jour de nivôse dédié au chat. Pour ma part je voulais le dédier à un pianiste de jazz que je considère comme l’un des meilleurs pour son swing renversant et qui nous a quitté un 13 janvier en 1963 à New York. Je veux parler de SONNY CLARK.

Il débute sa carrière professionnelle au début des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et sonny clarknotamment comme sideman du saxophoniste ténor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une tournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney en février. L’année 1957 représente un tournant dans sa carrière musicale; il s’installe à New York et sa renommée naissante l’amène à effectuer de nombreuses collaborations avec des musiciens confirmés (Charles Mingus, Sonny Rollins…).

Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note. A partir de ce moment, il ne quittera plus le prestigieux label d’Alfred Lion. Un mois plus tard, le 21 juillet 1957, il enregistre son premier album en tant que leader, Dial « S » For Sonny. Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée ,à l’age de 31 ans, d’une crise cardiaque ( la rumeur veut que ce soit à la cool-struttinsuite d’une overdose d’héroïne) a été longuement et injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années 1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, l’une des références majeures du hard bop. L’extrait vidéo c’est Black Velvet, un vrai petit bijou (bravig en breton).

Allez, merci à vous d’être venu jusqu’ici. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ar mein glaz – La pierre bleue…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, ,

Amis de l’existentialisme sartrien et du poulet Stroganoff réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 02 janvier 2019, treizième jour de nivôse dédié à l’ardoise. À ciel ouvert ou souterrainement,faoukast l’exploitation de l’ardoise fut une des aventures industrielles les plus passionnantes de Bretagne. Débutée au XIVe siècle dans la région de Châteaulin, elle va s’étendre vers l’Est en suivant le canal de Nantes à Brest. La vitalité des ardoisières a profondément marqué la vie des régions où l’on a extrait ar maen glas, la pierre bleue.  En Bretagne armoricaine justement, ce jour est dédié à Koupaïa dont je vous ai parlé ICI.

Tout à fait autre chose.

Milt Jackson est né un premier Janvier (ceci explique cela)1923 à Detroit. C’était un vibraphoniste de jazz américain, et une des grandes figures du be bop. Milton « Milt » Jackson dit aussi « Bags » a forgé son style à l’écoute des boppers tout en restant proche de l’esprit du blues et des gospels. Il fut le premier vibraphoniste 260px-Milt_Jackson_and_Ray_Brown,_New_York,_between_1946_and_1948_(William_P._Gottlieb_04461)à jouer dans le style be bop. Il est découvert par Dizzy Gillespie en 1946 qui lui offre une place dans son sextet. Milt acquiert rapidement une solide expérience en jouant avec les plus grandes figures du jazz de l’époque : John Coltrane, Woody Herman, Howard McGhee, Thelonious Monk, et Charlie Parker. Dans le Big band de Gillespie, il joue en quartet avec John Lewis, Percy Heath, et Kenny Clarke quand la section cuivre prend des pauses.

https://youtu.be/vyTS7uzVM6A

Ce groupe deviendra le Modern Jazz Quartet (MJQ) qui suivra une belle et longue carrière indépendante de 20 ans jusqu’en 1974. Il est aussi invité par beaucoup d’artistes de jazz, blues et soul, par exemple B. B. King, Ray Charles, Miles Davis, etc. Sa composition Bags’ Groove (« Bags » c’est son surnom, qui vient des poches sous ses yeux quand il arrive en retard) est devenu un standard de jazz. (source wikipédia)

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’absurde c’est Dubillard…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis des colonies de vacances et du surimi réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 20 décembre 2018, dernier jour de frimaire dédié à la Pelle. Ce qui réfute une fois pour toutes l’idée qui voudrait que ce soit le 18 juin qui mérite cette appellation. La pelle du dix huit Juin, c’est absurde…

A propos d’absurde, justement, évoquons un maître en la matière: Dubillard était un génie dans son genre, un de ces artistes qui manient la langue avec brio et confrontent le spectateur à l’absurde de sa propre vie. On sort de ses textes le sourire aux lèvres mais dubillard 2vaguement inquiet : et si Dubillard, mine de rien, avait tout compris de tout ? Voici comment le présentait Télérama : « Imaginez un homme au visage impassible avec des faux airs de Richard Burton jouant les clowns tristes, au phrasé lent et hésitant, presque timide, emportant son interlocuteur dans une spirale de mots où l’on peut se perdre puis, sans prévenir, avec un petit plissement des yeux, portant l’estocade en disant : « Mais je suis un auteur comique ». Alors, vous aurez une vague idée de ce Roland Dubillard, auteur parmi les auteurs mais se situant dans les hauteurs de cette confrérie pléthorique. »

 

Il était le maître d’un théâtre placé sous le signe du loufoque, drôle, léger en apparence. (Il faut l’avoir vu dans les films de Mocky…) Bien plus profond, voire effrayant pour peu qu’on se perde dans les méandres de son langage jouant de tous les dérèglements. Connu pour ses Diablogues, suite de saynètes incongrues dubillardreprises régulièrement, Roland Dubillard demeure l’auteur d’une œuvre traversée par le sentiment de la fuite des mots et de l’existence, de la solitude et de la mort. Une mort qui l’a emporté au mois de décembre en 2011, à l’âge de 88 ans. L’ »effaré prodigieux », comme l’appelait Poirot-Delpech, s’était tellement mis en marge du monde et des mots qu’il avait fini par l’être aussi de lui-même : en 1987, un accident vasculaire cérébral l’avait privé de l’usage de ses bras et de ses jambes.

Putain d’AVC, je m’en sors plutôt bien ! Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A en perdre la tête…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, TRADITION

, ,

Amis de la vérité historique et du chouchen chaud réunis, bonjour! Nous voici le Mercredi 28 novembre 2018 qui correspond au 8è jour de frimaire habituellement dédié au miel. Au jour d’aujourd’hui en Bretagne armoricaine nous célébrons Eodez. Celle-là Haude-Tanguy-248x300même qui perdit la tête sous l’épée de son propre frère, Tangi, qui n’en finit pas moins saint lui même. Tous deux étaient enfants du seigneur de Trémazan. Comme disait mon aïeule qui maîtrisait le subjonctif: « Plût au ciel que ces choses là ne fussent point advenues.» Des légendes comme celle là, il y en a plein par chez nous. Elles sont toutes plus gore que n’importe quel film de Brian de Palma et font passer La nuit des morts vivants pour une aimable bluette. Je vous la fait courte.

Or vint à trépasser la mère de nos deux héros. Passé le temps du veuvage, leur père prit en tremazanseconde noce une femme qui haïssait plus que tout Eodez (mauvais choix). Voici la façon dont Albert le Grand nous présente la chose:  « Cette nouvelle dame ne fut gueres en son ménage, qu’elle commença à regarder de travers nos jeunes Saints & se montrer vraye marastre en leur endroit ; elle les rudoyoit & maltraitoit de parole & de fait & leur tint ces rigueurs huit ans durant ; lesquels expirez, Gurguy, déja grand, & à qui le sang commençoit à boilillonner dans les veines, ennuyé d’estre si mal-traité par cette femme, dans la maison de son pere, se résolut de quitter le pays pour quelque temps, & en obtint congé de son Eodez.jpegPere, lequel luy donna une bonne somme d’argent & train honorable. » Et notre Tangi fut envoyé à la cour du roi des francs Childebert. Revenant de France et face aux faux-propos qui lui avaient été rapportés, Tangi décapita sa sœur afin de laver l’affront fait à l’honneur de la famille (un coup à faire passer les Talibans pour d’agréables jouvenceaux…). Celle-ci prit ses jambes à son cou et sa tête sous le bras et s’en retourna à la maison familiale affronter la méchante belle-mère… Il existe encore dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende. On me demande souvent ce qu’est une gwerz, en voici une: Gwerz Ar Vezhinerien, autrement dit, la complainte des goëmoniers, interprétée par Denez Prigent.

Vous voyez que la violence n’a pas attendu les films hollywoodiens pour déferler sur les écrans de l’histoire (tiens, c’est pas mal ça !). Tout au long de la vie des saints, on s’étripe et on se décapite joyeusement, on se démembre en famille, on s’assassine pieusement et tout cela était raconté aux petits n’enfants le soir à la veillée…Les évangélisateurs avaient compris, bien avant Paris-Match, l’importance du poids des mots et du choc des photos…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Savez vous planter les choux?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du positivisme et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 27 novembre 2018 et en ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (Finistère nord). Choux Cabu, Chou-fleur, Chou de Milan , Chou à grosses côtes, petit Chou cœur de bœuf, etc. Cette crucifère comporte pas moins de deux cent variétés, certaines locales, toutes cependant étaient travaillées en cuisine, car ce légume a permis depuis la plus haute antiquité aux citoyens de ce monde de manger et FILLE-D-OUVIER-AGRICOLE-JAMES-GUTRIE-1859-1930-ÉCOSSAIS-253x300quelques fois survivre aux famines, facile à cultiver dans pratiquement tous les types de terres, et dans les climats les plus rudes , se conservant longtemps après la cueillette, il fut presque déifié par les Égyptiens et par les peuples de toutes les religions et origines du bassin méditerranéen. Chanté par Caton, couronné de toutes les vertus, il n’y a qu’ Apicius pour lui trouver des défauts. Oui, osons le dire, le chou-fleur est au Léon ce que la bêtise est à Cambrai, Tristan à Iseult, Castor à Pollux et la Dedion-Bouton à la bande à Bonnot. Mon aïeule, qui ne manquait jamais une occasion d’étaler sa culture, s’empressait de traiter de Pav kaol skornet ! (traduire par: pied de chou gelé) le gougnafier qui s’autorisait à manquer de savoir vivre devant elle. (joli tableau de James Guthrie – peintre écossais)

C’est aussi, le jour ou jamais de célébrer les Goustan, tous les Goustan, et pas seulement le gros des Goustan (humour). Le saint homme est né en Cornouailles britannique en 974. Sant Sten, en breton, tient son nom de l’étain et il a laissé son nom à Saint-Goustan, le très joli petit port d’Auray (56).  A 18 ans, Goustan ou Gulstan est enlevé par des pirates et au cours d’un de leurs voyages, se blesse au pied. Abandonné sur l’île d’Ossa ( peut-être Ouessant, enez Eussa, mais plus probablement l’île d’Hoëdic), il doit son salut, d’abord à la Providence qui lui fournit des poissons, ensuite à Saint Félix qui le soigne puis le convertit au ob_6ec2e1_goustan-diminue-200x300christianisme et le v’la radicalisé. Saint-Goustan est souvent représenté avec un poisson à la main; c’est l’illustration de la légende qui l’entoure. Blessé sur son île, il se serait contenté seulement d’une portion d’un gros poisson, en gardant pour le lendemain. Et chaque jour, le poisson se recomposait totalement. Mon aïeule, qui connaissait autant les cantiques que les chansons à boire, me récitait cette ronde chantée par les femmes des marins du Croisic : « Saint Goustan, notre ami, ramenez nos maris. Saint Goustan, notre amant, ramenez nos parents » étonnant, non ! Bien évidemment il est visible dans la vallée des saints (Carnoët) grâce aux burins de Kito.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être…

Les passagers du vent…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

, ,

Amis du club des poètes disparus et du Waterzoï de poulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 25 Octobre 2018, quatrième jour de brumaire dédié à la betterave. En Bretagne armoricaine, on célèbre Goueznou, saint homme qui a laissé son nom à une commune finistérienne (Gouesnou).

Comme vous le savez, si vous suivez attentivement les chroniques du cénobite, je suis assigné à résidence depuis plusieurs semaines suite à un ennui de santé. Mais bon, à quelque chose malheur est bon comme disait mon aïeule qui avait un proverbe pour chaque Couv_344648situation. Je profite donc de cette sédentarité forcée pour refaire mon retard en matière de lecture. Au rayon BD je viens d’avaler avec voracité le dernier François Bourgeon: Le sang des cerises chez Delcourt. Dans Rue de l’abreuvoir, premier tome du Sang des cerises, on retrouve Zabo, la quarantaine toujours aussi rebelle, qui se fait appeler Clara. Elle se prend d’amitié pour Klervi, une jeune bretonne venue tenter sa chance dans la capitale, quelques années après la Commune de Paris. Fidèle à l’esprit de la série, François Bourgeon mêle la grande histoire à la fiction, racontant le quotidien des « petites gens », et surtout de femmes éprises d’indépendance.

Au travers Le Sang des cerises, troisième et dernier cycle des Passagers du Vent, François BoKlerviurgeon ressuscite une époque oubliée et fait le lien avec La Petite Fille Bois-Caïman grâce à Zabo qui s’appelle désormais Clara. Dans un Paris qui vient à peine d’amnistier ses Communards et qui accompagne Vallès au Père-Lachaise, ce nouvel album est l’occasion d’un voyage sur lequel plane l’ombre de Hugo. Clara va se prendre d’amitié pour Klervi, une jeune bretonne « montée à Paris ». Une fois encore, le perfectionnisme de Bourgeon nous séduit. Tout simplement magnifique.

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Oh, la belle vie…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, ,

Amis du piano-bar et du Mojito réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 20 octobre 2018, vendémiaire touche à sa fin, et c’est le jour dédié à l’orge. Je saisis l’occasion de l’anniversaire de la disparition de cette grande pianiste et chanteuse de jazz, pour vous en parler un peu et surtout, vous inciter à vous procurer un de ses disques.

Avant d’être découverte par Miles Davis, Shirley Horn apprend le piano dès l’âge de quatre ans. Elle doit renoncer à étudier à la Julliard School de New-York, la très réputée école de musique, faute de moyens. Elle suit donc les cours de la Howard University de Washington. Elle chante dans des clubs et signe en 1961 l’album Embers and Ashes. Miles Davis la repère et lui Horn pochettepermet de signer un contrat avec Mercury. Elle enregistre alors le disque Horn with horn. Dans les années 1960, elle décide de faire une pause dans sa carrière pour s’occuper de sa fille. Elle revient en 1978 avec l’album A lazy afternoon avec comme musiciens le contrebassiste Buster Williams et le batteur Billy Hart. Elle eut son propre groupe dans le milieu des années 50 et enregistra de nombreuses sessions pour Mercury Records, souvent avec des musiciens de bop. Pendant des années elle passa beaucoup de son temps en Europe où ses performances dans le monde du cabaret connurent un succès énorme. En 1981, elle participe au Jazz festival de La Haye où elle triomphe et sort les disques I thought about you, puis Close enought for love. Dans deux albums, elle rend hommage à Ray Charles et à Miles Davis. Avec sa voix rauque et son timbre subtil, Shirley Horn, la Diva Jazzy, marque résolument l’histoire du jazz américain. Son album du shirley Horn Gmilieu des années 90 The Main Ingredient fut une inspiration lumineuse, créant une atmosphère détendue de jam-session avec des musiciens d’exception. Cet album a été enregistré en 5 jours, alors qu’elle préparait la cuisine pour ses invités-musiciens. Elle nous a quitté un 20 octobre en 2005. Je vous propose de l’apprécier dans sa fameuse interprétation de the good life puis prenez quelques secondes pour écouter Sacha Distel en 1968 dans, la belle vie. C’est d’ailleurs Sacha Distel qui l’a composée en 62 puis refilée à Tony Bennet qui en à fait un tube repris par Sinatra, Sarah vaughan, Sammy Davis, Petula Clark, Ray Charles et tant d’autres, mais j’avoue que j’ai une tendresse particulière pour la version de Julie London. Affaire de goût…

Voila, j’ai aussi sous le coude la version Gérard Darmon…Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Noyés par balle…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis des chinoiseries et du thé noir réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 octobre 2018, 26è jour de vendémiaire dédié à l’aubergine. Tiens, commençons cette semaine par un peu d’humour: celui-ci est glané dans les colonnes du Canard enchainé: « Ten years ago we have Steve Jobs, Bob Hope and Johnny Cash, now we have no jobs, no hope and no cash. » Amusant non!

Triste anniversaire que ce 17 Octobre mais la montée nauséabonde du sentiment raciste et les percées électorales des divers populismes nous obligent à y revenir. 17 Octobre 1961 : à l’Appel de la Fédération FLN de France des milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour réclamer l’indépendance de leur pays. Selon Réné Rémond, notre siècle manif FLN G1918-1968, Paris, Fayard, « la soirée est tragique : des dizaines, peut-être des centaines d’algériens sont tués, jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les atrocités de cette soirée. » le sinistre Maurice Papon, alors préfet de police de paris a déclaré à la télévision française en 1993, selon libération n’avoir « aucun remords, aucun signe d’angoisse. il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en quelque sorte, maintenir l’ordre ». son directeur de cabinet avait pourtant confirmé à l’historien Michel Winock que « la seine charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle ». le responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la présidence  de Giscard d’Estaing.

Jean-Luc Einaudi a recueilli nombre de témoignages d’appelés du contingent affectés au service sanitaire, d’assistantes sociales et même de certains policiers décrivant la « vision d’horreur » qui les a saisis à l’entrée du Palais des sports ou du Stade de Coubertin. Les sévices sur les détenus se poursuivent jusqu’au 20 octobre où la salle de spectacle doit être libérée pour un concert de Ray Charles. Des centaines de manifestants Etienblessés ont été dirigés sur des hôpitaux. Dans cinq hôpitaux seulement, on compte 260 blessés hospitalisés. Jean-Paul Brunet note que sur ces 260 blessés, 88 sont entrés entre le 19 et le 21, ce qui témoignerait de la persistance des brutalités policières bien au-delà de la nuit du 17 octobre.
Parmi les policiers, une dizaine a été conduite à la Maison de santé des gardiens de la paix pour des blessures légères]. Certains des blessés hospitalisés viennent du Palais des sports où les 150 policiers qui assurent la garde des détenus se livrent à des brutalités dont le syndicaliste policier Gérard Monatte dira dans les semaines suivantes « …d’après ce que nous savons, il y a eu une trentaine de cas absolument indéfendables ».

Cela relève peut-être de l’imprécation mais comment ne pas crier: Plus jamais ça ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un dandy de grands chemins.

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

, ,

Amis du dandysme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi16 octobre 2018, ce jour correspond au 25 de vendémiaire, aimablement dédié au bœuf.

C‘est aussi l’anniversaire de la naissance de Oscar Fingal O’Flaherty Wills Wilde, plus connu sous le nom de Oscar WILDE et j’en profite pour évoquer cette figure de l’anticonformisme libertaire. Oscar Wilde est né à Dublin en 1854. Il est le fils d’un chirurgien irlandais de réputation internationale. Sa mère, Jane Oscar DFrancesa Elgee, est une poétesse pleine de ferveur nationaliste, qui dans les années 1840, soutient la cause irlandaise face à l’Angleterre. Après des études classiques au Trinity College à Dublin, où déjà il fait preuve d’une forte personnalité et se distingue des autres étudiants par l’extravagance des ses vêtements, Oscar Wilde est admis à l’université d’Oxford. Il a notamment comme professeur John Ruskin, l’un des porte-paroles d’un mouvement culturel qui estime que l’art ne doit être que recherche du Beau, sans aucune préoccupation morale ou sociale. Oscar Wilde est un élève brillant et distingué. Il a les cheveux longs, porte des cravates lavallière et orne les boutonnières de ses costumes d’un œillet, d’un lis ou d’un chrysanthème.

Esprit subtil et excentrique, dandy d’une rare élégance, sa célébrité devient grande dans les milieux culturels et aristocratiques londoniens qui accueillent avec ravissement ses premiers Poèmes (1881). Il devient très vite l’un des théoriciens de « l’art pour l’art », et le chef de file des « esthètes ». Il est ainsi invité à donner une série de conférences aux Etats-Unis sur l’esthétisme. De retour en Europe, il s’installe à Paris, où il écrit oscar dublin Gdeux pièces de théâtre (la Duchesse de Padoue, 1883), Véra ou les Nihilistes, 1883) . Il rencontre les principaux écrivains français de l’époque : Verlaine, Mallarmé, Zola, Daudet, et Hugo. De retour à Londres (1884), il épouse l’une de ses admiratrices, Constance Lloyd. Ils auront deux enfants. Il s’emploie également à défendre la cause féministe. Il est à noter qu’il fut Franc-Maçon et, ce fut donc le 16 février 1875 qu’Oscar Wilde fut proposé à l’Appolo University Lodge par Sinclair Franklin Hood et John Edward Courtenay Bodley. Wilde dut bénéficier d’une dérogation car il avait moins de 21 ans. Il fut initié la semaine suivante. Il atteind le 2e Degré le 24 avril 1875 et fut élevé à la Maîtrise le 25 mai de la même année. Il rejoignit la Churchill Lodge en novembre 1875. Membre également de l’Oxford University Chapter n°40 (Rite Ecossais), il y atteint le Grade de Rose Croix (18e). A gauche, la célèbre statue de Merrion square à Dublin.

Pour ses enfants, il organise des bals costumés et écrit des contes. Il publie également des nouvelles (le Crime de lord Arthur Saville et autres histoires, 1891), un essai (Intentions, 1891) et aussi son seul roman (le Portrait de Dorian Gray, 1891). On lui doit aussi la célèbre pièce Salomé, créée par Sarah Bernhardt. Le portrait de DORIAN GRAY lui vaut une très grande notoriété, mais le public anglais, choqué, lui reproche l’immoralité de certains personnages. En 1895, Oscar Wilde décide de porter plainte en diffamation contre le Marquis de Queensberry, le père d’Alfred Douglas, son amant. Ce procès tourne mal. Finalement c’est le Marquis de Queensberry qui porte l’affaire devant les tribunaux, accusant Wilde de pervertir son fils . Oscar Wilde est condamné pour délit d’homosexualité à 2 ans de travaux forcés le 27 mai 1895. Il purgera cette peine dans la très répressive prison de Reading, au sud de tompe oscarl’Angleterre. Il sort de prison le 19 mai 1897, et s’exile en France, à Berneval, près de Dieppe. C’est un homme brisé et ruiné. Il prend pour pseudonyme le nom de Sebastian Melmoth. Il publie en 1898, la ballade de la geôle de Reading, un témoignage émouvant sur sa douleur de prisonnier. Il meurt à Paris, en 1900 dans la misère et la solitude. Il est enterré au Père Lachaise a Paris, où il repose sous un étrange sphinx aîlé de l’américain Jacob Epstein (photo de droite). Le visage, vu de face, évoque les traits de l’écrivain à la fin de sa vie. Cette sculpture fut « interdite de séjour » durant six ans par le préfet de Seine en raison du sexe masculin apposé à cet ange, sexe mutilé en 1961 par un prude ou un collectionneur. On raconte qu’il servit un temps de presse-papiers au conservateur du cimetière. et sa tombe est célèbre parce qu’elle est pleine des empreintes des baisers de toutes ses admiratrices.

Voilà, c’est un peu long non ! maintenant, quand on aime on ne compte pas, allez, portez vous bien et à bientôt peut-être

De St Quay à Marseille…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de la démondialisation et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 12 octobre 2018, 21è jour chanvrede vendémiaire dédié au chanvre, Cannabis Sativa, comme disait mon aïeule qui connaissait toutes les plantes par leur petit nom. Tiens, à propos de mot, saviez vous que le mot Canebière, cher aux marseillais, vient du mot chenevière qui désignait un champ de chanvre. La Canebière vient du provençal canebe, qui provient lui-même du latin cannabis, signifiant le chanvre. En effet Marseille était l’un des plus grands comptoirs de chanvre au monde pour la fabrication des cordages. En provençal une canebiera est une plantation de chanvre, ou « chenevière », en français. Faut pas s’étonner que l’O.M. ait un peu de mal ces temps ci. Étonnant, non !

Par ici on célèbre les Ké. Sant Ke, saint Quay, Saint Kea, est un ermite breton, originaire de Bretagne insulaire ou d’Irlande, autrefois très populaire et auquel on dédiait sous des noms variés, nombre d’églises et de chapelles, de villages et de places. D’après de nombreux hagiographes, « Ké » et « Colledoc » sont un seul et même personnage du fait de l’alliance des deux prénoms dans les noms de paroisses médiévaux, tel « Kécoledoci » formé à partir de Ké et de Colledoc.(à  droite la 300px-Fontaine-saint-ke-clederfontaine St Ké à Cléder.) Selon Albert Le Grand, qui rapporte sa Vita dans les Vies des Saints de Bretagne, Collodoc naquit au début du VIe siècle au nord du Pays de Galles. Son père s’appelait Ludun, et sa mère Tagu. Certains le relient à la ville de Landkey dans le Devon qui lui devrait son nom.  Ke traversa la manche dans une auge de pierre (c’était avant la Brittany ferries et le tunnel) sans vivres, en provenance de Cambrie (sud du Pays de Galles) A cette époque là, les migrants tentaient leur chance dans l’autre sens…. Il atteignit l’anse de Kertugal (que l’on pourrait traduire par: village des Gaulois – Ker tud Gal – photo ci-dessous.

Notre malheureux saint homme fut brutalement accueilli par des lavandières effrayées, qui le prirent pour un démon. Elles le battirent avec des branches de genêt et le laissèrent pour mort. Il pria et supplia la Vierge de lui venir en aide. Elle répondit à son kertugal1vœu, lui apparut et fit jaillir une source sous ses pas qui soigna ses blessures. Elle le guida ensuite jusqu’à un buisson afin qu’il reprenne des forces; c’est pas magnifique ça mes body boys ? Le lendemain, les femmes, regrettant leur méprise, implorèrent son pardon. La Fontaine Saint-Quay se situe depuis à l’emplacement d’où jaillit la source. Et le nom de la ville « Saint-Quay-Portrieux » doit son origine à cette légende. On dit que depuis lors, le genêt ne pousse plus sur la commune. Longtemps, St Quay fut le seul port en eau profonde entre Cherbourg et Brest et c’est dans son casino que Joséphine Baker engloutit sa fortune…

Bon allez, je dis ça, je dis rien et j’ajoute: portez vous bien et à bientôt peut-être.