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Pimprenelle sans Nicolas…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des séries télé et des salades bio réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 6 mai 2019, désigné comme le 17 de floréal dans le calendrier républicain et c’est le jour de la pimprenelle. Très jolie fleur qui pimprenellene se dissimule pas dans une peau de vache. Outre son aspect décoratif, elle se déguste en salade. Essayez celle-ci:
- ébouillanter quelques instants la pimprenelle, la retirer et la plonger dans l’eau froide
- cuire les navets dans l’eau de cuisson de la pimprenelle bien salée
- découper des chapeaux sur les navets, les évider délicatement, écraser la pulpe
- mélanger la pulpe avec le fromage de brousse de brebis bien égoutté, ajouter la pimprenelle, assaisonner
- garnir les navets.
Servir avec le sourire et un petit rosé bien frais.

Tout à fait autre chose.

Voici un guitariste de jazz qui a accompagné les plus grands et grandes et qui vous permettra de manger votre salade en musique. Né dans une famille modeste, Barney Kessel s’achète sa première guitare à 12 ans et apprend l’instrument en autodidacte. Dès l’âge de 14 ans, il se produit dans des formations locales. Le voici dans un morceau intitulé « Gypsy in my soul »

https://youtu.be/uAgwe8lSTgw

En 1947, Kessell rejoint la troupe de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l’enregistrement du fameux « Relaxin’ at Camarillo ». En 1952-1953, il accomplit une longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar peterson. Sous le nom des « Poll Winners » (trio 220px-Barney_Kessel_2-206x300réunissant Kessel, le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne), il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès. Barney Kessel est capable de s’adapter à tous les styles. On peut l’entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong, Nat King Cole, Lionel Hampton, George Benson… Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l’entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan et Julie London (c’est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière « Cry me a river »). En 1992, il est victime d’une grave attaque cérébrale et doit restreindre son activité ce qui l’amène à connaître de sérieux problèmes financiers. Barney Kessel s’éteint en mai 2004.

Voila pour aujourd’hui, en attendant une suite, portez vous bien et à bientôt peut-être?

I feel so good…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la basse-Bretagne et de l’artichaut vinaigrette réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 29 Avril 2019 qui correspond au 10è jour de Besné-44-Chapelle-St-Second1floréal dans le calendrier républicain, jour dédié au râteau. Mon secrétariat me prie de vous rappeler que c’est la fête aux Sekondell, originaire de Nantes au 6e siècle, disciple de Friard, ermites tous deux près de Besné (44). Saviez vous que Besné vient du breton « bez-enez » (l’île du tombeau). Ici, la chapelle St-Sekondell à Besné. Loire-Atlantique en Bretagne comme dit l’autre…

J.B. Lenoir, né à Tilton (Mississippi) le 5 mars 1929 et mort à Champaign (Illinois) le 29 avril 1967, est un bluesman américain comme je les aime et comme j’aime à vous les faire découvrir, guitariste, chanteur et compositeur. Nommé J.B. par ses parents (ces initiales ne signifient rien en particulier. Pour les non-initiés encore moins, pour lesLenoir-droite autres elles ont une signification particulière et désignent les colonnes du temple mais je doute que ce soit cela qui ait guidé les parents). Lenoir commence à jouer très tôt. Il laboure dans la journée puis joue de la guitare le soir, en apprenant un peu de tout. Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.

Lenoir avait la réputation d’être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d’amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs Lenoir-gaucheet blancs. Certains disaient même qu’il ressemblait à Martin Luther King car ils avaient beaucoup de points communs, dont le fait d’être père et d’avoir eu une fin tragique. Il n’aura pas vécu assez longtemps pour nous dévoiler toute l’étendue de son talent. En effet, Lenoir, à 38 ans, s’éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d’une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l’hôpital n’ayant pas pris au sérieux ses blessures. On lui doit entre-autres: I feel so good que j’ai posté en vidéo, et qui fut repris par James Brown, Alabama.

Le documentaire The Soul of a Man (2003) de Wim Wenders, qui fait partie de la série The Blues, a Musical Journey de Martin Scorsese, est consacré en partie à ce bluesman. En fait, la chanson de John Mayall marqua tellement Wim Wenders, étudiant en cinéma à l’époque, qu’il se demanda qui était J.B. Lenoir. Puis Wim Wenders devient réalisateur et lenoir-rayérencontre plusieurs fans de Lenoir. Cependant, ils ne trouvent aucun document filmé sur lui. Mais un jour, on découvre des images inédites de Lenoir tournées au début des années 1960 par deux étudiants (allemand et suédois) en art à Chicago. En 2002, Wim Wenders rend visite à ces deux anciens étudiants, le couple Seaberg, désormais marié. Ces derniers croient rêver : leurs images étaient restées sur une étagère sans que personne ne les ait jamais vues pendant 35 ans. Ils avaient perdu espoir que le monde (et particulièrement la Suède où ils avaient proposé leur film) s’intéresse à leur musicien préféré, qui était aussi leur ami proche.

Allez, merci de votre passage, portez vous bien et à bientôt peut-être?

Un peu de cochléaire entre les repas…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la chronique locale et du Baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 mars 2019, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins cochléaire-300x225avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades. Les feuilles fraîches écrasées sont utilisées en cataplasme pour guérir les ulcères. J’ai « emprunté » l’illustration sur le site Les taxinomes géré par Les petits débrouillards (pas certain qu’il existe encore) photo prise sur les dunes de Plouarzel. Nul doute que le saint du jour, Kemo, en a maison-a-laigletrouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne.  Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch-Kemo. Si vous avez l’occasion de circuler sur cette magnifique corniche qui longe la plage de Saint-Efflam, arrêtez vous un instant devant cette étrange bâtisse. Les gens du coin la nomme la maison à l’aigle; on la doit à l’ingénieur Ventome et elle est entièrement en béton ce qui était très rare pour l’époque (1928). C’est un mélange de styles arts-déco et oriental; on dit que l’aigle vient de l’exposition coloniale de Paris (1931).

Bon allez, ça suffit pour aujourd’hui. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être. 

Ceci n’est pas une pipe…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des sciences occultes et des coups de pied du même nom réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 15 février Pipe-st-claude2019, 27è jour de Pluviôse dédié au noisetier. Le coup de tabac est passé, on peut retourner au jardin. Justement, à propos de tabac, c’est en allumant ma pipe que je m’aperçois qu’aujourd’hui, c’est la saint Claude; chez nous on dit Glaoda, et comme disait Fernand Raynaud:  « vous allez voir comme les gens sont méchants… »

«Du Temps du Pape Vigilius & de l’Empereur Justinian I, l’an de salut 540, regnant en la Bretagne Armorique le Roy Hoël, dit le Faineant, deuxième du nom, un certain personnage, nommé Glaudan, passa la Mer, &, quittant la grande Bretagne (qu’à present on appelle Angleterre), vint, avec sa femme Gologuenn, aborder la coste de Leon, en la Bretagne Goulven-fontaine_saint_goulven__Lavoir-300x194Armorique : étans sortis du vaisseau, ils prirent leur chemin le long du rivage, & arriverent en la Paroisse de Ploüider, distant de deux lieuës de la ville de Lesneven,&, voulant passer outre, la nuit les surprit en la greve qui est entre ledit Ploüider & Plou-neour-trez, de façon qu’ils furent contraints de chercher à loger, cette nuit, en un Village situé és paluds de Brengorut, mais le Païsan à qui ils s’adresserent, voyant que c’estoient des étrangers pauvres & necessiteux, les refusa, de sorte qu’ils furent contraints de loger en un lieu, nommé alors Odena, où Gologuenn accoucha dun Fils.» Vous constatez comme moi que le refus de l’autre, la xénophobie, la peur du migrant, tout cela n’a rien de nouveau et Claude et sa petite famille en firent les frais comme aujourd’hui Mohamed ou Mamadou.

Bon, je vous fait grâce de la suite car, c’est long, très long, très très long… Le bon père Albert le Grand aurait fait fortune dans l’écriture de scénarios pour les séries télévisées. Personnages, suspense, rebondissements, tout y est. Dès albert-le-grandqu’un paroissien lui parlait de l’existence d’une source sacrée, d’un menhir ou d’un arbre liés à la très vieille et très ancienne tradition celtique et peut-être même plus ancienne encore; il sortait son petit calepin et inventait illico une histoire de saint garanti grand teint, fervent chrétien et si possible catholique. Voilà pourquoi il y a davantage de saints en Bretagne que de jours dans les calendriers. Néanmoins, si vos pas vous conduisent dans le secteur, prenez le temps de visiter l’anse de Goulven, la baie de Kernic, les dunes de Keremma et le restaurant de la Butte à Plouider…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Malbrough s’en va-t-en guerre…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du doux euphémisme et du cidre brut réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 14 février 2019 (St Valentin), 26è jour la guèdede pluviôse dédié à la guède, cultivée autrefois dans la région du Sud-Ouest pour ses propriétés tinctoriales d’où son nom de Pastel des teinturiers. On y extrayait une teinture bleue à partir de ses feuilles. Sa culture a déclinée avec l’arrivée de l’indigo au XVIIè siècle. La médecine traditionnelle chinoise continue de l’utiliser dans le traitement de l’hépatite infectieuse. Bon, ben, on aura appris un truc aujourd’hui…

Tout à fait autre chose.

Enfourchant son blanc destrier, Macron 1er s’en va t’en guerre ! Contre qui vous entends-je murmurer. Contre les princes d’Arabie Saoudite qui font assassiner les journalistes et bombardent le Yémen; contre le Maréchal Al-Sissi qui emprisonne à guichet fermé ? Que nenni ! Contre Maduro, président démocratiquement élu du Vénézuela. Bon d’accord, on me dit qu’il s’agit du bonhomme qui a dilapidé la rente pétrolière, mis à mal la monnaie, centuplé l’inflation, malmené trump-maduro-split-gettyses opposants et laissé pourrir les services publics… Mais bon, s’il faut atomiser tous les incompétents, il y a du pain sur la plancha ! Alors, que va t-on faire dans cette galère ? D’autant plus que jusqu’à présent, l’Amérique latine était chasse gardée des USA; et d’ailleurs Trump n’a pas manqué de brandir la menace d’une intervention militaire. Les pétroliers du Texas lorgnent depuis longtemps sur le sous-sol vénézuelien; alors, puisqu’on rapatrie les troupes du Moyen-Orient, on peut peut-être rediriger les GI vers les voisins latinos. Quelle mouche a donc piqué la diplomatie française pour qu’elle s’aligne ainsi derrière l’oncle Sam ? De Gaulle doit se retourner sous les pissenlits de Colombey ! Tout cela ressemble fort à un coup d’état initié par l’impérialisme étasunien et soutenu par le fasciste Bolsonaro et leurs affidés européens.

Car, tout de même, imaginez que les plus hautes autorités chinoises appellent les Gilets jaunes à prendre les rues de Paris et des grandes villes françaises. Imaginez que la Russie décide de ne plus reconnaître le président Macron et déclare que le nouveau président français légitime est Marine Le Pen ou Laurent Wauquiez. Imaginez que l’Iran finance et arme des chomskygroupes paramilitaires pour mettre le pays à feu et à sang. Comment appelleriez vous cela ? Hélas, ce scénario rappelle la situation qui a précédé les guerres de Libye et de Syrie. La constitution de gouvernements parallèles, que ce soit le Conseil national de transition libyen ou le Conseil de salut national syrien, avaient constitué les prémisses nécessaires aux bombardements et aux déferlements de mercenaires contre ces pays. L’opinion publique internationale pourrait être encore une fois victime, dans les prochaines semaines, d’une opération d’intoxication médiatique dans le but de justifier une opération militaire contre le Venezuela.

Et me voila une fois de plus à jouer les oiseaux de mauvais augure. Allez, n’en tenez pas compte, portez vous bien et à bientôt peut-être.

If you want…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis des Pâques irlandaises et du irish stew réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 06 février 2019, 18è jour de pluviôse dédié à l’IF. Arbre remarquable surtout dans la St Maudeztradition celtique. Le mot if remonte à un mot gaulois ivos ou, émane d’un étymon celtique qui donne aussi ivin en breton, ywen en gallois, éo en irlandais. Une racine semblable existe en  germanique, iwaz, qui a donné iw en vieil anglais (yew en anglais moderne) et Iwa en vieil haut allemand (Eibe en allemand moderne), dont semble dériver le prénom Yves et donc, Ivan, Ewan, Erwan, (tout ce détour pour parler de lui… Non mais, quel égo !)

Hors des bosquets sacrés et des sentiers battus, cet arbre tient une grande place auprès des Celtes en général et des druides en particulier. Ce conifère odorant est un symbole funéraire dans l’univers celtique. Selon César, deux chef gaulois des Eburons, vaincus au combat, s’empoisonnèrent avec ses fruits. La toxicité de la plante et son lien avec la mort sont patents. L’if se rencontre encore dans les anciens chaudron-gundestrup2cimetières, où il paraît tenir compagnie aux défunts, dans la solitude silencieuse, à la frontière du monde des vivants. Vert en toute saison, cet arbre symbolise aussi la résistance, la vigueur et l’immortalité. En dehors donc des cycles végétatif, l’if est le matériau dans lequel est taillé la roue du druide Mogh Ruth, symbole de l’apocalypse, de la révélation puisque selon les textes, une roue en if, Roth Ramhach, doit tomber du ciel lorsque la fin du monde sera arrivée (y’a pas que les gaulois qui craignaient que le ciel ne leur tombe sur la tête…). La roue du druide mythique Irlandais Mogh Ruith (serviteur de la Roue) est particulière. Elle a un moyeu et des rayons mais pas de jante. Elle est en if. C’est la roue de l’Apocalypse: quiconque la voit devient aveugle, quiconque l’entend devient sourd et quiconque la touche meurt sur le champ. Il reste quelques roues à carillons en Bretagne qui sont des dérivés directs de ce symbole.»

En attendant la fin du monde, je m’ennuie quelques fois, alors, je vais au bourg pour y faire mon Loto… Heu non, ça c’est autre chose. En photo (en haut à droite), l’if de Saintif-de-Pommerit Maudez en Côtes-d’Armor et que l’on dit millénaire. Il en est un autre dans la commune de Pommerit-le-vicomte, près de Guingamp en Côtes-d’Armor aussi, que l’on dit plusieurs fois centenaire, certains affirment qu’il aurait 1700 ans. Malgré les turbulences de la vie, il a même connu un incendie, il est toujours là. Le tronc est creux mais à l’intérieur la vie est présente et le spectacle est digne d’une cathédrale.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Black velvet…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la prosopopée et du marron d’Inde réunis, bonjour Nous sommes le Lundi 14 janvier 2019 et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur… c’est le 25è jour de nivôse dédié au chat. Pour ma part je voulais le dédier à un pianiste de jazz que je considère comme l’un des meilleurs pour son swing renversant et qui nous a quitté un 13 janvier en 1963 à New York. Je veux parler de SONNY CLARK.

Il débute sa carrière professionnelle au début des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et sonny clarknotamment comme sideman du saxophoniste ténor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une tournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney en février. L’année 1957 représente un tournant dans sa carrière musicale; il s’installe à New York et sa renommée naissante l’amène à effectuer de nombreuses collaborations avec des musiciens confirmés (Charles Mingus, Sonny Rollins…).

Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note. A partir de ce moment, il ne quittera plus le prestigieux label d’Alfred Lion. Un mois plus tard, le 21 juillet 1957, il enregistre son premier album en tant que leader, Dial « S » For Sonny. Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée ,à l’age de 31 ans, d’une crise cardiaque ( la rumeur veut que ce soit à la cool-struttinsuite d’une overdose d’héroïne) a été longuement et injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années 1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, l’une des références majeures du hard bop. L’extrait vidéo c’est Black Velvet, un vrai petit bijou (bravig en breton).

Allez, merci à vous d’être venu jusqu’ici. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ar mein glaz – La pierre bleue…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’existentialisme sartrien et du poulet Stroganoff réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 02 janvier 2019, treizième jour de nivôse dédié à l’ardoise. À ciel ouvert ou souterrainement,faoukast l’exploitation de l’ardoise fut une des aventures industrielles les plus passionnantes de Bretagne. Débutée au XIVe siècle dans la région de Châteaulin, elle va s’étendre vers l’Est en suivant le canal de Nantes à Brest. La vitalité des ardoisières a profondément marqué la vie des régions où l’on a extrait ar maen glas, la pierre bleue.  En Bretagne armoricaine justement, ce jour est dédié à Koupaïa dont je vous ai parlé ICI.

Tout à fait autre chose.

Milt Jackson est né un premier Janvier (ceci explique cela)1923 à Detroit. C’était un vibraphoniste de jazz américain, et une des grandes figures du be bop. Milton « Milt » Jackson dit aussi « Bags » a forgé son style à l’écoute des boppers tout en restant proche de l’esprit du blues et des gospels. Il fut le premier vibraphoniste 260px-Milt_Jackson_and_Ray_Brown,_New_York,_between_1946_and_1948_(William_P._Gottlieb_04461)à jouer dans le style be bop. Il est découvert par Dizzy Gillespie en 1946 qui lui offre une place dans son sextet. Milt acquiert rapidement une solide expérience en jouant avec les plus grandes figures du jazz de l’époque : John Coltrane, Woody Herman, Howard McGhee, Thelonious Monk, et Charlie Parker. Dans le Big band de Gillespie, il joue en quartet avec John Lewis, Percy Heath, et Kenny Clarke quand la section cuivre prend des pauses.

https://youtu.be/vyTS7uzVM6A

Ce groupe deviendra le Modern Jazz Quartet (MJQ) qui suivra une belle et longue carrière indépendante de 20 ans jusqu’en 1974. Il est aussi invité par beaucoup d’artistes de jazz, blues et soul, par exemple B. B. King, Ray Charles, Miles Davis, etc. Sa composition Bags’ Groove (« Bags » c’est son surnom, qui vient des poches sous ses yeux quand il arrive en retard) est devenu un standard de jazz. (source wikipédia)

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’absurde c’est Dubillard…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des colonies de vacances et du surimi réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 20 décembre 2018, dernier jour de frimaire dédié à la Pelle. Ce qui réfute une fois pour toutes l’idée qui voudrait que ce soit le 18 juin qui mérite cette appellation. La pelle du dix huit Juin, c’est absurde…

A propos d’absurde, justement, évoquons un maître en la matière: Dubillard était un génie dans son genre, un de ces artistes qui manient la langue avec brio et confrontent le spectateur à l’absurde de sa propre vie. On sort de ses textes le sourire aux lèvres mais dubillard 2vaguement inquiet : et si Dubillard, mine de rien, avait tout compris de tout ? Voici comment le présentait Télérama : « Imaginez un homme au visage impassible avec des faux airs de Richard Burton jouant les clowns tristes, au phrasé lent et hésitant, presque timide, emportant son interlocuteur dans une spirale de mots où l’on peut se perdre puis, sans prévenir, avec un petit plissement des yeux, portant l’estocade en disant : « Mais je suis un auteur comique ». Alors, vous aurez une vague idée de ce Roland Dubillard, auteur parmi les auteurs mais se situant dans les hauteurs de cette confrérie pléthorique. »

 

Il était le maître d’un théâtre placé sous le signe du loufoque, drôle, léger en apparence. (Il faut l’avoir vu dans les films de Mocky…) Bien plus profond, voire effrayant pour peu qu’on se perde dans les méandres de son langage jouant de tous les dérèglements. Connu pour ses Diablogues, suite de saynètes incongrues dubillardreprises régulièrement, Roland Dubillard demeure l’auteur d’une œuvre traversée par le sentiment de la fuite des mots et de l’existence, de la solitude et de la mort. Une mort qui l’a emporté au mois de décembre en 2011, à l’âge de 88 ans. L’ »effaré prodigieux », comme l’appelait Poirot-Delpech, s’était tellement mis en marge du monde et des mots qu’il avait fini par l’être aussi de lui-même : en 1987, un accident vasculaire cérébral l’avait privé de l’usage de ses bras et de ses jambes.

Putain d’AVC, je m’en sors plutôt bien ! Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A en perdre la tête…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, TRADITION

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Amis de la vérité historique et du chouchen chaud réunis, bonjour! Nous voici le Mercredi 28 novembre 2018 qui correspond au 8è jour de frimaire habituellement dédié au miel. Au jour d’aujourd’hui en Bretagne armoricaine nous célébrons Eodez. Celle-là Haude-Tanguy-248x300même qui perdit la tête sous l’épée de son propre frère, Tangi, qui n’en finit pas moins saint lui même. Tous deux étaient enfants du seigneur de Trémazan. Comme disait mon aïeule qui maîtrisait le subjonctif: « Plût au ciel que ces choses là ne fussent point advenues.» Des légendes comme celle là, il y en a plein par chez nous. Elles sont toutes plus gore que n’importe quel film de Brian de Palma et font passer La nuit des morts vivants pour une aimable bluette. Je vous la fait courte.

Or vint à trépasser la mère de nos deux héros. Passé le temps du veuvage, leur père prit en tremazanseconde noce une femme qui haïssait plus que tout Eodez (mauvais choix). Voici la façon dont Albert le Grand nous présente la chose:  « Cette nouvelle dame ne fut gueres en son ménage, qu’elle commença à regarder de travers nos jeunes Saints & se montrer vraye marastre en leur endroit ; elle les rudoyoit & maltraitoit de parole & de fait & leur tint ces rigueurs huit ans durant ; lesquels expirez, Gurguy, déja grand, & à qui le sang commençoit à boilillonner dans les veines, ennuyé d’estre si mal-traité par cette femme, dans la maison de son pere, se résolut de quitter le pays pour quelque temps, & en obtint congé de son Eodez.jpegPere, lequel luy donna une bonne somme d’argent & train honorable. » Et notre Tangi fut envoyé à la cour du roi des francs Childebert. Revenant de France et face aux faux-propos qui lui avaient été rapportés, Tangi décapita sa sœur afin de laver l’affront fait à l’honneur de la famille (un coup à faire passer les Talibans pour d’agréables jouvenceaux…). Celle-ci prit ses jambes à son cou et sa tête sous le bras et s’en retourna à la maison familiale affronter la méchante belle-mère… Il existe encore dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende. On me demande souvent ce qu’est une gwerz, en voici une: Gwerz Ar Vezhinerien, autrement dit, la complainte des goëmoniers, interprétée par Denez Prigent.

Vous voyez que la violence n’a pas attendu les films hollywoodiens pour déferler sur les écrans de l’histoire (tiens, c’est pas mal ça !). Tout au long de la vie des saints, on s’étripe et on se décapite joyeusement, on se démembre en famille, on s’assassine pieusement et tout cela était raconté aux petits n’enfants le soir à la veillée…Les évangélisateurs avaient compris, bien avant Paris-Match, l’importance du poids des mots et du choc des photos…

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.