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Photo de l'artiste Madeleine PELLETIER

Madeleine PELLETIER


Féministe, anarchiste et franc-maçonne
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Ce soir, j’attend Madeleine…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’égalité des sexes et du jambon de Bayonne réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 29 décembre 2017, 9è jour de nivôse, officiellement déclaré jour du salpêtre… Comme vous pouvez le constater, c’est la fin de la semaine, pratiquement la fin du mois et, ipso facto, la fin de l’année.

Je vous ai déjà proposé dans ce blog quelques billets qui rappelaient la lutte des femmes et particulièrement de quelques pionnières pelletiercomme Olympe de Gouges, Maria Deraisme, Louise Michel, Voltairine de Cleyre ou Renée Vivien. Voici l’une d’entre elles, passablement oubliée mais qui fut une militante de tous les combats. Je veux parler de Madeleine PELLETIER. C’est au moment de son entrée à l’internat que son collègue Paul-Maurice Legrand, président de la Grande Loge Symbolique Écossaise « maintenue et mixte » la dirige vers cette obédience. Madeleine Pelletier est reçue apprentie le 27 mai 1904 à la loge parisienne La Philosophie Sociale. Dans une lettre, elle revendique l’honneur d’avoir conduit Louise Michel jusqu’à la franc-maçonnerie .(je vous jure que ce n’est pas Oliver Hardy sur la photo de droite)

Première femme psychiatre interne des hôpitaux de Paris, elle milite également dans le mouvement socialiste, anarchiste et communiste. Elle crée et édite le journal La Suffragiste de 1907 à 1914, afin d’accentuer la lutte pour le vote des femmes. En France une vingtaine de féministes, dont Madeleine Pelletier, se présentent aux fuck vaisselleélections législatives de 1910 mais leurs candidatures sont rejetées. Madeleine Pelletier est l’une des rares femmes déléguées syndicales du début du siècle, mais particulièrement âpre à défendre la cause des femmes. Elle est représentante du Nord au congrès qui fonde le parti socialiste en 1905, puis membre du PS. Féminisme et syndicalisme sont pour elle étroitement liés. Inculpée pour avoir pratiqué des avortements, puis relaxée mais déclarée folle, Madeleine Pelletier est placée en asile psychiatrique. Quelques ami(e)s politiques ou féministes tentent sans succès une action judiciaire pour la faire sortir de l’asile. Madeleine meurt isolée, le 29 décembre 1939, d’une apoplexie cérébrale.

Elle méritait bien qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ah, les beaux jeudis…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de Luke Skywalker et de la piste aux étoiles réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 18 décembre 2017, 28è jour de frimaire dédié à la truffe. En vérité on pourrait croire qu’il s’agit de la saint Georges Lucas à voir les milliers d’adeptes de cette secte étrange, vêtus de déguisements improbables, faire la queue devant les cinémas de quartier pour vénérer les dernier opus de leur grand maître; même si ce dernier  n’est plus à la réalisation: Ah les beaux jeudis. Hein, non, c’est pas cela ? Ah oui, ça me revient: les derniers jeudis.

Allez tiens, puisque nous avons une nouvelle miss France et en mémoire d’une militante pour l’égalité des sexes avant l’heure. Le 18 décembre 1922, mort de Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878. Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe? Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et Madeleine Pelletier ou Louise Michel en nellyroussel05-179x300fréquentant « La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes. l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement.

Tiens, ça me revient comme un pâté chaud, c’est pas les jeudis, c’est les jeux d’ail. D’ailleurs, il conviendrait de dire les jeux d’aux. Les derniers jeux d’aux, ça aurait de la gueule non ? Allez merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Nelly Roussel, femme libre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’épicurisme et de Siné-mensuel réunis, bonjour ! Nous sommes le 18 Décembre 2016, 28è jour de Frimaire dédié à la truffe.

Le 18 décembre 1922, mort de Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878. Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe? Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et Madeleine Pelletier ou Louise Michel en fréquentant « Nelly_Roussel_1896-234x300 La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes. l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement.

Elle est militante antinataliste. Comme Madeleine Pelletier, elle est l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de nellyroussel05-179x300contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement. Elle adhère au mouvement néo-malthusianiste de Paul Robin qui soutient que le contrôle des naissances, la « prudence parentale », est un moyen d’émancipation des classes sociales les plus pauvres. Elle lutte pour modifier l’image traditionnelle de la femme. C’est ainsi que l’« action, la vie et la pensée de Nelly Roussel s’insurgent bien sûr contre ce modèle, développant au contraire celui de la « nouvelle femme », bien représenté aux États-Unis : une femme sportive, active, investie dans une profession valorisante. Roussel oppose à « l’éternel féminin » ce qu’elle nomme « l’éternelle sacrifiée » – c’est le titre de l’un de ses livres. La femme, écrit-elle, est en effet sacrifiée non seulement par Dieu et par la Nature mais aussi par la société républicaine elle-même. »

En 1904, elle écrit dans Le Libertaire : « Nul n’est plus que moi – vous le savez peut-être – partisan de l’union libre. Mais « union libre » n’est pas malheureusement synonyme de « union illégale ». L’union véritablement libre – basée uniquement sur l’amour et n’ayant point d’autre raison d’être que lui, – l’union idéale que nous rêvons et que Nelly Rousselnous travaillons de toutes nos forces à rendre un jour réalisable, cette union-là n’existe pas, ne peut pas exister actuellement pour la femme, – ou tout au moins pour la plupart des femmes.(en photo avec sa fille Mireille vers 1905) Car, vous le savez aussi bien que moi, il n’est guère de métier où elle ne puisse, même par le travail le plus acharné, subvenir complètement à ses besoins et à ceux de ses enfants. Et ce qui fait son esclavage, ce sont moins peut être les chaînes légales, l’injurieux article du Code lui prescrivant l’obéissance, que la nécessité où elle se trouve, neuf fois sur dix, de recourir à un homme qui l’aide à vivre et qui souvent abuse de sa situation pour l’humilier et l’asservir. Mariage régulier, union illégitime, ou « galanterie »… au fond, c’est toujours la même chose pour la femme, toujours la même situation, aussi périlleuse qu’humiliante : livrer son corps à l’homme en échange du pain quotidien. Si l’amour se glisse au foyer, c’est par hasard et par exception. Eh bien, c’est cela que nous ne voulons plus ! »

Allez, portez vous bien et à bientôt, peut-être.

pour faire le portrait d’une pédagogue…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la mémoire en chantant et du cassoulet réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 11 octobre 2016, 20è jour de vendémiaire dédié au pressoir. A une époque où les femmes polonaises sont dans la rue pour défendre leurs droits, où Donald Trump s’exprime comme un gros beauf vis à vis de la gent féminine, voici l’histoire d’une militante oubliée. Fille de Zoé de Gamond, pédagogue, féministe et fouriériste et de Jean-Baptiste Gatti, artiste peintre et républicain italien, Isabelle nait à Paris le 28 juillet 1839.

Vers 1861, elle entreprend de suivre les cours publics organisés par la Ville de Bruxelles où elle retrouve comme professeur Henri Bergé, un ami de la famille. Elle se lie également avec Marie Errera. En 1862, Isabelle lance la revue L’éducation de la femme où elle affirme la nécessité d’un enseignement féminin plus poussé. Deux ans plus tard, ses idées vont prendre corps. Grâce à l’entregent d’Henri Bergé, elle obtient l’aide de la Ville de Bruxelles pour créer son école. C’est ainsi isabellequ’en octobre 1864, le premier Cours d’Éducation pour jeunes filles s’ouvre sous son égide rue du Marais à Bruxelles, administrant aux jeunes filles une formation scientifique solide délivrée de toute emprise cléricale. Il s’agit de la première véritable école communale laïque d’enseignement moyen pour filles de Belgique. Malgré l’opposition pugnace des culs-bénis, son ouvrage Cours d’Éducation pour jeunes filles connait un franc succès. L’école s’étend, de nouvelles implantations voient le jour. Isabelle Gatti de Gamond y développe une pédagogie novatrice, rédigeant ses manuels scolaires et formant elle-même son équipe d’institutrices dont Marie Popelin et mademoiselle Henriette Dachsbeck.

L‘âge de la retraite venu, elle quitte la direction de l’école en 1899. Si, en tant que directrice, elle s’était imposé un certain devoir de réserve, elle affiche dès lors ses convictions féministes, rationalistes et politiques rejoignant notamment les rangs du Parti Ouvrier Belge (POB). Elle y œuvre pour la justice et l’émancipation affirmant que « Le socialisme est en même temps le féminisme ». Elle collabore régulièrement avec les Cahiers féministes, Le Peuple, le Journal de Charleroi et Le Conscrit, un journal antimilitariste. Secrétaire de la Fédération nationale des Femmes socialistes », elle milite pour les droits politiques des femmes, exigeant le suffrage universel. Espoir malheureusement déçu lorsque le Conseil général du POB suspend le mouvement pour le suffrage féminin en 1901, sous prétexte qu’il favoriserait les cléricaux.

Membre du Comité de la Fédération nationale des libres penseurs, elle participe aux travaux de la Libre Pensée et ira notamment au Congrès international de la Libre pensée à Madrid en 1892. C’est sous sa direction qu’est créée la première école primaire mixte, annexée à l’Orphelinat, et construite l’annexe de la rue Marconi, à l’époque rue Verte. Dans un texte de 1903, elle décrit les méthodes éducatives mises en œuvre à l’Orphelinat : « Que sera l’Orphelinat laïque? L’ancien système éducatif avait pour formule: la religion et le prêtre; le nouveau aura pour devise: l’hygiène et le médecin.(…) Quand la vieille pédagogie parle de répression et de punition, la nouvelle parle MadeleinePelletier2d’attention vigilante et de soins physiques. Les principaux traits de ces nouveaux établissements ont été ébauchés à Cempuis, et reproduits à Forest-Bruxelles: coéducation, instruction rationnelle, travaux manuels, culture des sens par la musique et le dessin, voyages, chants, etc ». C’est à cette époque, vers 1903, qu’elle est initié dans la loge « Diderot » de la Grande Loge symbolique écossaise, à Paris. C’est la première femme belge franc-maçonne. Elle meurt le 11 octobre 1905, des suites d’une opération chirurgicale. Ses funérailles sont l’occasion d’un imposant rassemblement et c’est « la citoyenne Lepelletier – Madeleine Pelletier -, ayant ceint le cordon bleu bordé de rouge et orné des insignes maçonniques » qui prononça l’éloge maçonnique au nom de la loge « Diderot ». Elle est enterrée au cimetière du Dieweg à Uccle où sa sépulture est toujours visible. Par testament, elle lègue sa fortune entre trois organismes : l’Orphelinat rationaliste, le Cours d’infirmiers et d’infirmières rationalistes créé par César De Paepe et la Libre Pensée.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le réveil de la Corse…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de Luke Skywalker et de la piste aux étoiles réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 18 décembre 2015, 28è jour de frimaire dédié à la truffe. En vérité on pourrait croire qu’il s’agit de la saint Georges Lucas à voir les milliers d’adeptes de cette secte étrange, vêtus de déguisements improbables, faire la queue devant les cinémas de quartier pour vénérer les dernier opus de leur grand maître. Le Kupkaréveil de la source, heuuu non, c’est pas ça. Ah, c’est trop ballot, ça m’échappe. Ah oui, La vieille et le féroce; non plus ? C’est trop bête, je vois encore l’affiche, ah oui, Les dindons de la force… Ça va me revenir, La force qui veille, non, L’union fait la force, Le réveil de la Corse; bof, à la vérité cela n’a guère d’importance. Et puisque Noël n’est plus très loin, voyez ci-dessus en cadeau de fin d’année ce magnifique croquis de KUPKA, peintre Tchèque né en Bohème, intitulé « La vérité ». Il est dédié à Malato, écrivain anarchiste qui accompagna Louise Michel en Nouvelle Calédonie. KUPKA est considéré comme un des pères de l’abstraction avec Kandinsky et Mondrian. Bien qu’antimilitariste, il a participé à la grande boucherie de 14/18, a fini capitaine et a même reçu la légion d’honneur. Ce qui n’enlève rien à son talent.

Allez tiens, histoire de respecter la parité, en mémoire d’une militante pour l’égalité des sexes avant l’heure. Le 18 décembre 1922, mort de Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878. Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe? Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et nellyroussel05-179x300Madeleine Pelletier ou Louise Michel en fréquentant « La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes. l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement.

Voilà pour ce jour. Attendez une seconde, ça ne serait pas Le dégel de l’amorce ? Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Femen avant l’heure…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

 

Amis de l’égalité des sexes et du jambon de Bayonne réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 29 décembre 2013, 9è jour de nivôse, officiellement déclaré jour du salpêtre… Je vous ai déjà proposé dans ce blog quelques billets qui rappelaient la lutte des femmes et particulièrement de quelques pionnières comme Olympe de Gouges, Maria Deraisme, Louise Michel, Voltairine de Cleyre ou Renée Vivien. Voici l’une d’entre elles, passablement oubliée mais qui fut une militante de tous les combats. Je veux parler de Madeleine PELLETIER. Sa mère tient une boutique de fruits et légumes 71393131_pdans le Marais. Sa bigoterie romaine et ses opinions royalistes la font surnommer la Jésuite ou Mme Sévigné. Son père, cocher de fiacre, est frappé d’hémiplégie en 1878, mais cloué sur son fauteuil roulant, il discute énormément avec la petite Madeleine pour qui l’école devient l’alternative à la misère et à l’enfermement familial. C’est au moment de son entrée à l’internat que son collègue Paul-Maurice Legrand, président de la Grande Loge Symbolique Écossaise « maintenue et mixte » la dirige vers cette obédience. Madeleine Pelletier est reçue apprentie le 27 mai 1904 à la loge parisienne La Philosophie Sociale. Dans une lettre, elle revendique l’honneur d’avoir conduit Louise Michel jusqu’à la franc-maçonnerie .(je vous jure que ce n’est pas Oliver Hardy sur la photo de droite)

 

Première femme psychiatre interne des hôpitaux de Paris, elle milite également dans le mouvement socialiste, anarchiste et communiste. Elle crée et édite le journal La Suffragiste de 1907 à 1914, afin d’accentuer la lutte pour le vote des femmes.
Dans les années 20, Madeleine Pelletier lutte pour la liberté de contraception et d’avortement avec les néomalthusiens. Pour elle, la femme doit être libre de sa créativité et libre de choisir 71393171_pson destin : En France une vingtaine de féministes, dont Madeleine Pelletier, se présentent aux élections législatives de 1910 mais leurs candidatures sont rejetées. Madeleine Pelletier est l’une des rares femmes déléguées syndicales du début du siècle, mais particulièrement âpre à défendre la cause des femmes. Elle est représentante du Nord au congrès qui fonde le parti socialiste en 1905, puis membre du PS. Féminisme et syndicalisme sont pour elle étroitement liés : La manière dont elle s’habille reflète également ses idées : elle a coupé ses cheveux et s’habille comme un homme : « Je montrerai les miens [de seins] dès que les hommes commenceront à s’habiller avec une sorte de pantalon qui montre leur c.. » dit-elle. Elle prône aussi la chasteté comme71393209_p manière d’échapper à une sexualité où s’exprime la domination masculine (oui, bon là, heu…). Ces actions ont été perçues comme un attentat porté contre l’identité sexuelle. Inculpée pour avoir pratiqué des avortements, puis relaxée mais déclarée folle, Madeleine Pelletier est placée en asile psychiatrique. Quelques ami(e)s politiques ou féministes tentent sans succès une action judiciaire pour la faire sortir de l’asile. Madeleine meurt isolée, le 29 décembre 1939, d’une apoplexie cérébrale.

Elle méritait bien qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Femme, femme, femme…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la macrobiotique et du filet de merlan réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 18 décembre 2013, 28è jour de Frimaire dédié à la Truffe ce qui bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre. Alors que dans une récente étude, le ministère du travail (Dares), révèle que la « ségrégation professionnelle » est toujours d’actualité en France (On estime en effet qu’il faudrait que plus de la moitié des femmes (52%) changent de métier pour aboutir à une répartition égalitaire des sexes dans les différents métiers.) rendons un petit hommage à une pionnière oubliée de (presque) tous.

Le 18 décembre 1922, nous quittait Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878. Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe. Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet, libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les nellyroussel05-179x300traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et Madeleine Pelletier ou Louise Michel en fréquentant « La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes.

Elle est militante antinataliste. Comme Madeleine Pelletier, elle est l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement. Elle Nelly_Roussel_1896-234x300adhère au mouvement néo-malthusianiste de Paul Robin qui soutient que le contrôle des naissances, la « prudence parentale », est un moyen d’émancipation des classes sociales les plus pauvres. Elle lutte pour modifier l’image traditionnelle de la femme. C’est ainsi que l’« action, la vie et la pensée de Nelly Roussel s’insurgent bien sûr contre ce modèle, développant au contraire celui de la « nouvelle femme », bien représenté aux États-Unis : une femme sportive, active, investie dans une profession valorisante. Roussel oppose à « l’éternel féminin » ce qu’elle nomme « l’éternelle sacrifiée » – c’est le titre de l’un de ses livres. La femme, écrit-elle, est en effet sacrifiée non seulement par Dieu et par la Nature mais aussi par la société républicaine elle-même. »

Parmi ses écrits: « Paroles de combat et d’espoir » (1919) – « Quelques lances rompues pour vos libertés » – « Trois conférences », etc.

Allez, une militante de plus pour notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

Elle était une fois…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la macrobiotique et du filet de merlan réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 18 décembre 2012, 28è jour de Frimaire dédié à la Truffe.

Il y a 90 ans, le 18 décembre 1922, nous quittait Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878.

Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe. Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet, libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et Madeleine Pelletier ou Louise Michel en fréquentant « La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes.

Elle est militante antinataliste. Comme Madeleine Pelletier, elle est l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement. Elle adhère au mouvement néo-malthusianiste de Paul Robin qui soutient que le contrôle des naissances, la « prudence parentale », est un moyen d’émancipation des classes sociales les plus pauvres.

Elle lutte pour modifier l’image traditionnelle de la femme. C’est ainsi que l’« action, la vie et la pensée de Nelly Roussel s’insurgent bien sûr contre ce modèle, développant au contraire celui de la « nouvelle femme », bien représenté aux États-Unis : une femme sportive, active, investie dans une profession valorisante. Roussel oppose à « l’éternel féminin » ce qu’elle nomme « l’éternelle sacrifiée » – c’est le titre de l’un de ses livres. La femme, écrit-elle, est en effet sacrifiée non seulement par Dieu et par la Nature mais aussi par la société républicaine elle-même. »

Parmi ses écrits: « Paroles de combat et d’espoir » (1919) – « Quelques lances rompues pour vos libertés » – « Trois conférences », etc.

Allez, une militante de plus pour notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

MOULINEX LIBERE LA FEMME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’égalité des sexes et du jambon de Bayonne réunis, bonjour !

Nous sommes le 29 décembre, 9è jour de nivôse, officiellement déclaré jour du salpêtre…

Je vous ai déjà proposé dans ce blog quelques billets qui rappelaient la lutte des femmes et particulièrement de quelques pionnières comme Olympe de Gouges, Maria Deraisme, Louise Michel, Voltairine de Cleyre ou Renée Vivien. Voici l’une d’entre elles, passablement oubliée mais qui fut une militante de tous les combats. Je veux parler de Madeleine PELLETIER.

Sa mère tient une boutique de fruits et légumes dans le Marais. Sa bigoterie romaine et ses opinions royalistes la font surnommer la Jésuite ou Mme Sévigné. Son père, cocher de fiacre, est frappé d’hémiplégie en 1878, mais cloué sur son fauteuil roulant, il discute énormément avec la petite Madeleine pour qui l’école devient l’alternative à la misère et à l’enfermement familial.

C‘est au moment de son entrée à l’internat que son collègue Paul-Maurice Legrand, président de la Grande Loge Symbolique Écossaise « maintenue et mixte » la dirige vers cette obédience.
Madeleine Pelletier est reçue apprentie le 27 mai 1904 à la loge parisienne La Philosophie Sociale. Dans une lettre, elle revendique l’honneur d’avoir conduit Louise Michel jusqu’à la franc-maçonnerie .(je vous jure que ce n’est pas Oliver Hardy sur la photo de droite)

 

Première femme psychiatre interne des hôpitaux de Paris, elle milite également dans le mouvement socialiste, anarchiste et communiste. Elle crée et édite le journal La Suffragiste de 1907 à 1914, afin d’accentuer la lutte pour le vote des femmes.
Dans les années 20, Madeleine Pelletier lutte pour la liberté de contraception et d’avortement avec les néomalthusiens. Pour elle, la femme doit être libre de sa créativité et libre de choisir son destin :

En France une vingtaine de féministes, dont Madeleine Pelletier, se présentent aux élections législatives de 1910 mais leurs candidatures sont rejetées.

Madeleine Pelletier est l’une des rares femmes déléguées syndicales du début du siècle, mais particulièrement âpre à défendre la cause des femmes. Elle est représentante du Nord au congrès qui fonde le parti socialiste en 1905, puis membre du PS. Féminisme et syndicalisme sont pour elle étroitement liés :


La manière dont elle s’habille reflète également ses idées : elle a coupé ses cheveux et s’habille comme un homme : « Je montrerai les miens [de seins] dès que les hommes commenceront à s’habiller avec une sorte de pantalon qui montre leur … » dit-elle. Elle prône aussi la chasteté comme manière d’échapper à une sexualité où s’exprime la domination masculine. Ces actions ont été perçues comme un attentat porté contre l’identité sexuelle.

Inculpée pour avoir pratiqué des avortements, puis relaxée mais déclarée folle, Madeleine Pelletier est placée en asile psychiatrique. Quelques ami(e)s politiques ou féministes tentent sans succès une action judiciaire pour la faire sortir de l’asile.
Madeleine meurt isolée, le 29 décembre 1939, d’une apoplexie cérébrale.

Elle méritait bien qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.