Résultat de recherche pour “Madeleine LAMBERET”

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Photo de l'artiste Madeleine LAMBERET

Madeleine LAMBERET


Peintre, anarchiste, résistante
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Le portrait de Madeleine…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la peinture à l’huile et du pastis à l’eau réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 09 Mai 2016, vingtième jour de Floréal dédié au sarcloir. Mais, en y regardant de plus près, notamment chez lez pataphysiciens, on voit que ce jour est en réalité le Vendredi 20 Palotin 143 St Ti Belot, séide.

 
Voici le portrait d’une militante anarchiste Madeleine LAMBERET qui nous a quitté un 9 mai en 1999 après une vie fort bien remplie. Elle était née à Paris en 1907 dans une famille de libres penseurs. Sœur cadette de Renée LamberetLamberet, Madeleine avait commencé à dessiner dès l’âge de neuf ans et à peindre dès ses quatorze ans. Elle étudia à l’Ecole des arts décoratifs de Paris, notamment la gravure, puis dans les ateliers de divers grands peintres dont Signac, Vuillard et Maurice Denis. Elle fit sa première exposition en 1929 au Salon d’automne. Elle obtint plusieurs prix dont en 1934 le prix Blumenthal, dont elle ne reçut que la moitié, parce qu’étant une femme ! Au début des années 1930 elle découvrait l’Andorre, les Pyrénées et l’Espagne dont elle aimait à peindre les paysages et ses habitants et y entra en contact avec le mouvement libertaire.

Au moment du coup d’état franquiste de juillet 1936, elle se trouvait en Andorre avec sa sœur Renée et les deux jeunes filles parvenaient à entrer en Espagne, épisode que Madeleine racontait ainsi : « En 1936 nous étions en Andorre en famille, nous avons appris les évènements de la révolution, mais il était très difficile de passer en Espagne. Quand mes parents sont partis, nous avons essayé de madeleine &passer la frontière vers la Seo d’Urgell, nous avons essayé deux fois et avons été repoussées. La troisième fois, nous sommes allées sans rien, avec une petite robe légère, rien dans les mains, rien dans les poches et nous sommes arrivées à entrer en Espagne… Nous sommes entrées à la Seo d’Urgell, Renée et moi, et nous avons été accueillies surtout par les deux miliciens dont j’ai fait les portraits, Carricondo et Peiret… ».(en photo: Madeleine Lamberet et Georges Grigoroff photo de Georges Makari). Toutes deux allaient être les témoins de la Révolution qui s’y déroulait. Tandis que Renée enquêtait sur les collectivités et accumulait informations et témoignages qui feront d’elle un historienne incontournable de la révolution espagnole, Madeleine l’accompagnait avec son carnet de dessin où elle croquait « sur le vif les militants anarchistes rencontrés » (dont Virgilio Garrido, Francisco Giner, Bernardo Pou, Baltasar Lobo et beaucoup de miliciens anonymes) et « des scènes de la vie quotidienne ».

Lors de la Retirada de février 1939 (un demi million d’hommes de femmes et d’enfants sur les routes de l’exil) elle participa avec Renée à l’aide apportée aux réfugiés internés dans les camps du sud de la France et, là encore, retiradadessina plusieurs scènes poignantes au passage de la frontière au Perthus et au camp de Bram. Pendant la période de l’occupation nazie, elle utilisa « ses talents de graveur pour permettre aux camarades de survivre dans la clandestinité » et participa à l’atelier de faux papiers monté par le compagnon espagnol Laureano Cerrada. En juin 1998, avec le soutien du syndicat CNTF de la communication et de la culture, une exposition de ses dessins réalisés en Espagne fut organisée à L’Espace Louise Michel dans le 20ème arrondissement à Paris.

Et voila, portez vous bien et à demain peut-être.

Y’a du mouron à s’faire…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la cause féminine et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 08 mars 2014, 18è jour de ventôse dédié au Mouron. Allez, vous faites pas de bile, c’estfleur-bleue-mouron seulement dans le calendrier Républicain. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; Le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expression se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: se faire du mouron.

Mais c’est aussi la journée internationale de la femme, officialisée par l’ONU en 1977. Rappel: En 1975, lors de l’année internationale de la femme, l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale de la 220px-Frauentag_1914_Heraus_mit_dem_Frauenwahlrecht-193x300femme le 8 mars. Deux ans plus tard, en décembre 1977, l’assemblée générale a adopté une résolution proclamant la Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale, à observer n’importe quel jour de l’année par les États membres, conformément à leurs traditions historiques et nationales. En adoptant sa résolution, l’assemblée générale a reconnu le rôle des femmes dans les efforts de paix et de développement et a appelé à mettre fin aux discriminations et à renforcer le soutien à la pleine participation des femmes.

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Ce blog s’évertue depuis son origine à remettre en mémoire la lutte de ces pionnières qui ont placé la question de l’égalité au cœur de toutes les révolutions. Depuis louise Michel et son amie Nathalie Lemel (une brestoise), jusqu’à Madeleine jeu21-216x300Lamberet ou Ito Noe en passant par Leda Rafanelli et Isabelle Eberhardt sans oublier Olympe de Gouges, Emma Goldman et Clara Zetkin et Maria Deraisme et Paule Minck et Virginia Woolf (ici en photo)… la liste est longue, j’ai eu la flemme de mettre les liens, vous pouvez passer par la galerie de portraits pour retrouver les billets les concernant. Il serait bon de se rappeler en effet qu’il s’agit dans l’appellation officielle de « la journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale » et non pas la journée de la femme comme il existe la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale (23 mai) ou la journée internationale du Novruz (21 mars).

La journée des femmes elle, a été créée par le camarade Vladimir Illitch en 1921. A peu près au même moment son pote Léon faisait tirer sur les insurgés de Kronstadt. Ce jour là, imagesle comité révolutionnaire provisoire de Kronstadt envoyait le télégramme suivant: « …Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. » Bon, cela ne lui a pas porté chance, il faut dire qu’il avait du mouron à se faire et il a fini par rencontrer un piolet qui lui a fichu un mal de tête irrémédiable.

Quand on vous dit que la femme est l’avenir de l’homme… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est la faute à Eve…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la cause féminine et du poulet basquaise réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 08 mars 2013, 18è jour de ventôse dédié au Mouron. Allez, vous faites pas de bile, c’est seulement dans le calendrier Républicain. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; Le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expresssion se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: se faire du mouron.

Mais c’est aussi la journée internationale de la femme, officialisée par l’ONU en 1977. 220px-Frauentag_1914_Heraus_mit_dem_FrauenwahlrechtRappel: En 1975, lors de l’Année internationale de la femme, l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale de la femme le 8 mars. Deux ans plus tard, en décembre 1977, l’Assemblée générale a adopté une résolution proclamant la Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale à observer n’importe quel jour de l’année par les États Membres, conformément à leurs traditions historiques et nationales. En adoptant sa résolution, l’Assemblée générale a reconnu le rôle des femmes dans les efforts de paix et de développement et a appelé à mettre fin aux discriminations et à renforcer le soutien à la pleine particiaption des femmes.

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Ce blog s’évertue depuis son origine à remettre en mémoire la lutte de ces pionnières qui ont placé la question de l’égalité au cœur de toutes les révolutions. Depuis louise jeu21-216x300Michel et son amie Nathalie Lemel (une brestoise), jusqu’à Madeleine Lamberet ou Ito Noe en passant par Leda Rafanelli et Isabelle Eberhardt sans oublier Olympe de Gouges, Emma Goldman et Clara Zetkin et Maria Deraisme et Paule Minck et Virginia Woolf (ici en photo)… la liste est longue. Il serait bon de se rappeler en effet qu’il s’agit dans l’appellation officielle de « la journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale » et non pas la journée de la femme comme il existe la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale (23 mai) ou la journée internationale du Novruz (21 mars).

La journée des femmes elle, a été créée par le camarade Vladimir Illitch en 1921. A peu près au même moment son pote Léon faisait tirer sur les insurgés de Kronstadt. Ce jour là, le comité révolutionnaire provisoire de Kronstadt envoyait le télégramme suivant: « …Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. » Bon, cela ne lui a pas porté chance, il faut dire qu’il avait du mouron à se faire et il a fini par rencontrer un piolet qui lui a fichu un mal de tête irrémédiable.

Quand on vous dit que la femme est l’avenir de l’homme… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA FEMME EST L’AVENIR DE L’HOMME…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la cause féminine et du poulet basquaise réunis, bonjour !

Nous sommes le Jeudi 08 mars, 18è jour de ventôse dédié au Mouron. Allez, vous faites pas de bile, c’est seulement dans le calendrier Républicain. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; Le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expresssion se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: se faire du mouron.

Mais c’est aussi la journée internationale de la femme, officialisée par l’ONU en 1977.

« Investissons dans les femmes rurales, éliminons les discriminations dont elles sont victimes en droit et en pratique, veillons à ce que les politiques répondent à leurs besoins, garantissons leur le même accès aux ressources qu’aux hommes et accordons-leur un rôle à jouer dans la prise de décisions. » Ban Ki Moon – Secrétaire Général de l’ONU.

Le thème officiel de la Journée internationale de la femme 2012 est : « L’autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim, le développement et les défis actuels ».

En contribuant de manière déterminante aux économies mondiales, les femmes rurales jouent un rôle crucial dans les nations développées comme en développement : elles renforcent le développement agricole et rural, améliorent la sécurité alimentaire et peuvent aider à réduire les niveaux de pauvreté au sein de leurs communautés. Dans certaines parties du monde, les femmes constituent 70% de la main-d’œuvre agricole, comptant pour 43% des travailleurs agricoles de par le monde.

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Les estimations montrent que si les femmes bénéficiaient du même accès aux ressources productives que les hommes, elles pourraient augmenter les récoltes de leurs exploitations agricoles de 20 à 30%, permettant de sortir de la famine de 100 à 150 millions de personnes. L’inégalité entre les sexes et l’accès limité au crédit, aux soins de santé et à l’éducation ont toutefois posé un certain nombre de problèmes aux femmes rurales. La crise alimentaire et économique mondiale de même que les changements climatiques n’ont fait qu’aggraver la situation. On estime par exemple que 60% des personnes victimes de famine chronique sont des femmes et des filles. Et pourtant, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que les gains de productivité réalisés en garantissant aux femmes l’égalité de l’accès aux engrais, aux semences et aux outils pourrait permettre de réduire le nombre de personnes affamées de 100 à 150 millions.

Ce blog s’évertue depuis son origine à remettre en mémoire la lutte de ces pionnières qui ont placé la question de l’égalité au cœur de toutes les révolutions. Depuis louise Michel et son amie Nathalie Lemel (une brestoise), jusqu’à Madeleine Lamberet ou Ito Noe en passant par Leda Rafanelli et Isabelle Eberhardt sans oublier Olympe de Gouges, Emma Goldman et Clara Zetkin et Maria Deraisme et Paule Minck et Virginia Woolf, ici en photo… la liste est longue.

Quand on vous dit que la femme est l’avenir de l’homme… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

CE SOIR J’ATTENDS MADELEINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la peinture à l’huile et du pastis à l’eau réunis, bonjour !

 

Voici le portrait d’une militante anarchiste Madeleine LAMBERET qui nous a quitté un 9 mai en 1999 après une vie fort bien remplie. Elle était née à Paris en 1907 dans une famille de libres penseurs.

Sœur cadette de Renée Lamberet, Madeleine avait commencé à dessiner dès l’âge de 9 ans et à peindre dès ses 14 ans. Elle étudia à l’Ecole des arts décoratifs de Paris, notamment la gravure, puis dans les ateliers de divers grands peintres dont Signac, Vuillard et Maurice Denis. Elle fit sa première exposition en 1929 au Salon d’automne. Elle obtint plusieurs prix dont en 1934 le prix Blumenthal, dont elle ne reçut que la moitié, parce qu’étant une femme ! Au début des années 1930 elle découvrait l’Andorre, les Pyrénées et l’Espagne dont elle aimait à peindre les paysages et ses habitants et y entra en contact avec le mouvement libertaire.

Au moment du coup d’état franquiste de juillet 1936, elle se trouvait en Andorre avec sa sœur Renée et les deux jeunes filles parvenaient à entrer en Espagne, épisode que Madeleine racontait ainsi : « En 1936 nous étions en Andorre en famille, nous avons appris les évènements de la révolution, mais il était très difficile de passer en Espagne. Quand mes parents sont partis, nous avons essayé…de passer la frontière…vers la Seo d’Urgell, nous avons essayé deux fois et avons été repoussées. La troisième fois, nous sommes allées sans rien, ave une petite robe légère, rien dans les mains, rien dans les poches et nous sommes arrivées à entrer en Espagne… Nous sommes entrées à la Seo d’Urgell, Renée et moi, et nous avons été accueillies surtout par les deux miliciens dont j’ai fait les portraits, Carricondo et Peiret… ». Toutes deux allaient être les témoins de la Révolution qui s’y déroulait. Tandis que Renée enquêtait sur les collectivités et accumulait informations et témoignages qui feront d’elle un historienne incontournable de la révolution espagnole, Madeleine l’accompagnait avec son carnet de dessin où elle croquait « sur le vif les militants anarchistes rencontrés » (dont Virgilio Garrido, Francisco Giner, Bernardo Pou, Baltasar Lobo et beaucoup de miliciens anonymes) et « des scènes de la vie quotidienne ».

Lors de la Retirada de février 1939 (un demi million d’hommes de femmes et d’enfants sur les routes de l’exil) elle participa avec Renée à l’aide apportée aux réfugiés internés dans les camps du sud de la France et, là encore, dessina plusieurs scènes poignantes au passsage de la frontière au Perthus et au camp de Bram. Pendant la période de l’occupation nazie, elle utilisa « ses talents de graveur pour permettre aux camarades de survivre dans la clandestinité » et participa à l’atelier de faux papiers monté par le compagnon espagnol Laureano Cerrada.

En juin 1998, avec le soutien du syndicat CNTF de la communication et de la culture, une exposition de ses dessins réalisés en Espagne fut organisée à L’Espace Louise Michel dans le 20ème arrondissement à Paris.

Et voila, portez vous bien et à demain peut-être.