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Karrig an Ankou…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’écologie et du point de croix réunis, bonjour ! Nous voici le Lundi18 juin 2018, mais rassurez vous, je ne vais pas en remettre une couche sur l’appel du grand Charles. En vérité, c’est le trentième et dernier jour de Prairial consacré au chariot (avec un seul « r ») cela fait partie des mystères de la langue française… D’ailleurs, le Conseil Supérieur de la langue française, recommande l'ankoul’orthographe charriot avec deux « r ». En effet, pourquoi en mettre deux à carrosse, charrue, charrette, carriole et un seul à chariot ?  D’ailleurs en Breton, on en met deux à Karrig. Mon aïeule, dont je vous ai si souvent parlé, avait le don inné de la pédagogie active. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la faible lueur de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les Bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir.

Et bien, l’Ankou est venu chercher un immense guitariste de Blues et de Rock: Matt Murphy. Il est connu pour être le guitariste des Blues Brothers. The Blues Brothers est le nom d’un groupe de blues composé des comédiens Dan Aykroyd et John Belushi et de quelques-uns des plus grands musiciens de la musique soul. C’est matt & Johnégalement le titre d’un film sorti en 1980, racontant l’histoire fictive de ce groupe. En 1980, le film devenu culte  réalisé par John Landis, sort sur les écrans de cinéma, avec les apparitions d’Aretha Franklin, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, John Lee Hooker, Carrie Fisher, Frank Oz, Steven Spielberg, John Candy, Joe Walsh, Pinetop Perkins, Chaka Khan et Paul Reubens. Il se déroule à Chicago et dans sa région. Matt Murphy lui, est né en 1929 à Sunflower, Mississippi. Mais c’est à Chicago, où il alla s’installer en 1952 et qu’il entama sa longue association avec Memphis Slim, que sa carrière débuta. Son sens du rift blue aux accents rock and roll lui valut de jouer avec les plus grands noms du blues comme Chuck Berry, Ike Turner, Etta James, Memphis Slim, Muddy Waters, Howlin’ Wolf, Willie Dixon. Quand à John  Belushi, devenu cocaïnomane, il meurt à Hollywood d’une surdose de speedball en mars 1982.

Voila pour débuter cette semaine. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Chez Laurette ou chez Marie-Rose…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 Juin 2018, 25è jour de Prairial dédié à wild-bill-300x225la tanche, il n’est donc pas trop tard pour s’en payer une…Vous connaissez dorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ». Il s’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, c’était un 13 juin. Il est décédé en 1983 à Los angeles.

Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoirjuke box collaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE. Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1948… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tente d’implanter le rock face à la variété. Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à douarenez-029-300x189Douarnenez, il y avait surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous on écoutait « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, chez « Micheline » café restaurant de la rade.

Bon allez, c’est pas tout, j’ai mon lait qu’est su’l’feu… Portez vous bien, à bientôt peut-être et n’oubliez pas, vive le p’tit commerce.

Chicago Blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la métaphore et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Lundi 15 janvier 2018, 26è jour de nivôse dédié à l’Etain. Si le prix du kilo de langoustines à provoqué chez vous un spleen insurmontable, je vous propose d’enfoncer le clou en écoutant un maître du blues : Junior WELLS.

Amos Blackmore WELLS – alias Junior WELLS – est élevé à West-Memphis, Arkansas, où il apprend par lui-même l’harmonica. Il rencontre tout d’abord le maître de cet instrument, Sonny Boy Williamson puis, inspiré par les bluesmen locaux, Junior WELLS se met à jouer dans les rues. Installé à Chicago en 1946, devenu un Junior Wellsvirtuose et un très bon chanteur, Junior WELLS accompagne Tampa Red, Big MACEO et Little Johnny JONES. Il fonde ensuite les Little Chicago Devils, qui deviendront les Three Deuces puis les Aces, avec le guitariste Louis MYERS, son frère David MYERS à la basse et le batteur Fred BELOW. Aussi inventif que Little Walter, Junior WELLS amplifie également son harmonica ce qui lui permet un jeu distordu et soutenu, en restant très respectueux des traditions du Blues. C’est ainsi que Muddy Waters fera appel à Junior WELLS et que Memphis Slim en fera de même.

Mais le tournant de la carrière de Junior WELLS a lieu en 1965, lorsqu’il s’associe au guitariste Buddy Guy dont je vous ai parlé ici (voir mon billet du 30 juillet 2010), pour donner naissance ensemble à une série de titres devenus aujourd’hui incontournables dans l’histoire du Chicago Blues. Ici à gauche avec Buddy Guy. A la fin des années 60, Buddy Guy et Junior WELLS se partagent l’affiche à égalité et se produisent un peu partout dans le monde, faisant même la première partie d’un concert des Rolling Stones en 1970. Trop de titres pour tous les citer içi, tant l’emJunior Wells et Buddy Guypreinte de Junior WELLS sur le Chicago Blues est immense. Un coup de coeur particulier pour ses enregistrements des années 50. Il est décédé le 15 janvier 1998 à Chicago.Sources:La grande encyclopédie du Blues.
L’harmoniciste est effectivement le joueur d’harmonica et non pas d’harmonium comme la fameuse Mlle Lelongbec de Fernand Raynaud qui en jouait à l’église Ste Marie des petits pieds de Jésus; dans ces cas là, on dit organiste, crois-je…

Pour sûr, un très grand à écouter en boucle. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Si tu ne viens pas à la Cardère…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la trompette à cornet et du cornet de frites réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 03 Septembre 2017, 1èè jour de Fructidor dédié à la Cardère. (Si tu ne viens pas à la Cardère…) en vérité, il s’agit cardere-venise-verted’une plante bisannuelle, de 70 cm à 1,5 m de haut. Les feuilles opposées par paires le long de la tige sont soudées par leur base deux à deux et forment une cuvette dans laquelle l’eau de pluie peut s’accumuler, d’où le nom vernaculaire de « cabaret des oiseaux ». Cette racine pourrait aider à soigner la maladie de Lyme. Bien que peu connu, ce remède semblerait fonctionner. Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an.

Reprenons notre tour d’horizon des grands musiciens de jazz et aujourd’hui, coup de chapeau à Memphis SLIM. De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de Memphisl’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus grands, une vraie cave comme on n’en fait plus. Il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire. Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris. On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues.

L‘auteur-illustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit les 3 mailletzpianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres. Ici, c’est une photo de Coleman « aux trois mailletz », belle époque où l’on pouvait écouter de la bonne musique en buvant un coup et en fumant un clope…

Allez, voila pour ce Dimanche de rentrée, portez vous bien et à demain peut-être.

We’re gonna rock…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 13 Juin 2017, 25è jour de Prairial dédié à la tanche, il n’est donc pas trop tard pour s’en payer une…Vous connaissez wild billdorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ». Il s’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, c’était un 13 juin. Il est décédé en 1983 à Los angeles.

Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoir wild billcollaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE. Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1949… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tente d’implanter le rock face à la variété. Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à Douarnenez, il y avait douarenez-029-300x189surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous on écoutait « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, chez « Micheline » café restaurant de la rade.

Bon allez, c’est pas tout, j’ai mon lait qu’est su’l’feu… Portez vous bien, à bientôt peut-être et n’oubliez pas, vive le p’tit commerce.

Sur la route de Memphis Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du trot attelé et du pendule de Foucault réunis, bonjour ! Nous sommes, qui l’eut cru, le Vendredi 24 février 2017, sixième jour de Trille-rouge-fleur-01-300x199Ventôse dédié à l’Asaret qui est, chacun le sait, une plante herbacée de la famille des Aristolochiacées. L’Asaret du Canada est une plante désignée vulnérable à la récolte par le gouvernement, il est interdit de la cueillir ou d’en faire le commerce. Sa fleur est petite et de forme particulière. Le rhizome de l’Asaret du Canada a une odeur et une saveur de gingembre c’est pourquoi on l’appelle aussi gingembre sauvage. Voilà, vous savez tout.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), une formation professionnelle m’avait entrainé dans la capitale. L’ami qui servait de guide au petit provincial que j’étais, me proposa de découvrir les caves de St-Germain et St Michel. Celle-ci se nommait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée 1200px-Aux_Trois_Mailletzdes cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Memphis SLIM. Dans ce cabaret, rue Galande dans le quartier Latin, se produisaient Coleman, Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux. Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par Roosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues électrique, sous l’impulsion de Mmemphisuddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense. Début des années soixante, après avoir   participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque. Egalement très grand chef d’orchestre, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Memphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

le cercle des poètes disparus…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 13 Juin 2016, 25è jour de Prairial dédié à la tanche, il n’est donc pas trop tard pour s’en payer une…

Vous connaissez dorénavant mon goût immodéré pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ». Il juke boxs’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, c’était un 13 juin. Il est décédé en 1983 à Los angeles. Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoir collaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE. Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1949… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tente d’implanter le rock face à la variété. Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à Douarnenez (29), il y avaitdouarenez-029 surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous on écoutait « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, au café restaurant de la rade, chez « Micheline ».

Bon allez, c’est pas tout, j’ai mon lait qu’est su’l’feu… Portez vous bien et à demain peut-être.

Every days I have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis des nuits sans lune et des mers sans fond  réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 3 septembre 2015, 17è jour de fructidor dédié à la cardèrela Cardère. Bon d’accord, vous l’aurez voulu: Si tu ne viens pas à la Cardère… C‘est une plante qui ne manque pas de piquant, on l’appelle aussi le cabaret à oiseaux à cause de sa capacité à conserver l’eau dans ses feuilles, et qui, paraît-il, serait efficace dans le traitement de la maladie de Lyme (c’est la maladie la plus fréquente transmise à l’homme par les tiques). Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes, matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an. Allez, cor’une p’tit’ goutte…

L‘actualité étant des plus réjouissante, il nous reste la musique. Je répondais ce matin à un lecteur du blog en faisant allusion à un jazzman qui aurait cent ans aujourd’hui: Memphis SLIM. De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de l’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus les trois mailletsgrands, une vraie cave comme on n’en fait plus; où l’on pouvait écouter de la bonne musique tout en buvant un coup et en fumant une pipe… Parmi les musiciens qui animaient, les TROIS MAILLETZ à l’époque figurent les plus grands noms: Sidney Bechet, Mezz Mezzrow, Bud Powell, Bill Coleman, John Coltran, Dizzy Gillespie, Count Basie et son grand orchestre, Louis Armstrong… Chanteront également au Cabaret: Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Lil Amstrong et bien d’autres. Quand à Memphis Slim, il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire. Ici à droite, c’est une photo de Bill Coleman lors d’un passage aux trois Mailletz.

Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris. On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues. L‘auteur-Memphisillustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit pianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Willie Dixon: I am the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la libre pensée et du corned beef réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 1er juillet 2014 c’est à dire le 13 de Messidor, jour habituellement consacré au Girofle et non pas à la giroflée  comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent.
Connaissez vous “Willie James Dixon” né à Vicksburg au Mississippi le 1er juillet 1915. Willie Dixon a été l’un des plus grands artistes à chanter le blues avec plus de 500 compositions à son actif. Ses  legendsgatherchansons ont littéralement créé le « Chicago Blues» et ont été enregistrées par des artistes tels que Muddy Waters, Howlin ‘Wolf, Bo Diddley, Koko Taylor, et bien d’autres. Certaines chansons de Dixon ont ensuite atteint un public international dans les années 1960. Plusieurs d’entre elles ont été popularisées par des groupes  comme les Rolling Stones, Cream, Yardbirds, Jeff Beck et Led Zeppelin. Je crois que l’une des chansons les plus enregistrées de Dixon,  My Babe  a été jouée et enregistrée par des artistes aussi variés que:  Elvis Presley, Ricky Nelson, les Righteous Brothers, Nancy Wilson, Ike et Tina Turner et par les bluesmen, John Lee Hooker, Bo Diddley et Lightnin’ Hopkins. Ici à gauche avec Big Joe Williams et Memphis Slim.
Les années 1950 ont été une période difficile pour les bluesmen de Chicago, même si le blues gagnait en popularité dans d’autres parties des États-Unis. En 1959, Willie Dixon fait équipe avec son vieil ami, le pianiste Memphis Slim. Ils se sont produit au Festival Folk de Newport au Rhode Island. Ils ont continué à jouer ensemble dans les cafés et les clubs folkloriques à travers le pays et ont fini par devenir des acteurs clés dans le folk et le blues chez les jeunes blancs, dans les années 1960. Dixon a commencé à internationaliser son blues lorsqu’il est allé en Angleterre avec Memphis Slim en 1960. Ils se sont produit dans le cadre du premier American Folk Blues Festival. Le festival incluait également T-Bone Walker, John Lee Hooker, Sonny Terry et d’autres musiciens de blues américains.

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Tout au long des années 1970 Dixon a continué à écrire de nouvelles chansons pour d’autres artistes tout en livrant ses propres performances sous sa propre étiquette Yambo. Deux albums; “Catalyst” en 1973 et “What’s Happened to My Blues?” en 1977, ont reçu des nominations aux Grammy. Un emploi du temps chargé, les tournées sur Willie-Dixons-Blues-Heaven-Foundation_thumbla route aux États-Unis et à l’étranger six mois par année jusqu’en 1977, ont fait qu’il aggrava une maladie qu’il trainait depuis longtemps. Son diabète lui a valu d’être hospitalisé et il sera amputé d’un pied. A la suite de sa maladie et après une période de convalescence, il reprit son rythme de vie pour la prochaine décennie. Dans les années 1980, Dixon déménage à Los Angeles en Californie afin d’échapper aux hivers rigoureux de Chicago, dans un effort pour améliorer son état de santé. Il mit sur pied la “Blues Heaven Foundation”, une organisation à but non lucratif fournissant des bourses d’études et des instruments de musique dans les écoles mal financées.

Lorsque Willie Dixon est décédé en 1992, le monde de la musique a perdu un de ses plus grands compositeurs et interprètes de blues. Pour honorer une promesse de son défunt mari, Marie Dixon veuve de Willie, a acheté “Chess Records Studio” situé au 2120 S Michigan Avenue à Chicago, qui est devenu siège social de la “Willie Dixon’s Blues Heaven Foundation” (photo ci-dessus à droite). Sources. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

Dans l’port d’Amsterdam…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 juin 2014, 21è jour de Prairial dédié à la tanche.

Vous connaissez dorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ». Il s’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, en plein wild billmois de juin . Il est décédé en 1983 à Los angeles. Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoir collaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE. Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1949… Sur 33t.

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En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tentent d’implanter ce genre face à la variété. Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à Douarn’, il y avait surtout jukede la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous écoutions « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, chez « Micheline ».

Avant c’était mieux ! Pas vrai madame Michu ? Oui mais ça… c’était avant. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.