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Photo de l'artiste Louise MICHEL

Louise MICHEL


Militante et communarde
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Olympe, Nathalie, Louise, Maria et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la cause féministe et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 08 mars 2017, 18è jour de ventôse dédié au Mouron. Allez, vous faites pas de bile, c’est seulement dans le mouron-rouge-150x150calendrier Républicain. Il existe tout un tas de variétés de Mouron; le rouge, le bleu, le mouron des oiseaux, le mouron délicat et même, la véronique faux mouron d’eau… Pour Capelo je précise que le mot « Mouron » vient du vieux français signifiant « chevelure ». D’où l’expression se faire des cheveux blancs, se faire du souci quoi (on revient aux fleurs) et en définitive: se faire du mouron. Et quand on voit c’qu’on voit et qu’on entend c’qu’on entend, y’a largement de quoi s’en faire du mouron, madame Michu…

Chaque année, à l’occasion du 8 mars, journée internationale des Droits des femmes, la Ville de Brest soutient les actrices et acteurs locaux concernés par l’égalité entre les sexes. L’an passé, c’est Nathalie Lemel qui était à l’honneur elle qui fut socialiste, révolutionnaire, anarchiste, féministe, défenseure acharnée du droit des femmes. Elle était née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un Lemelatelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du cœur de l’époque, on appelait cela: coopérative alimentaire. Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe !), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos. Nathalie Lemel est morte le 08 Mai 1921 à l’hospice d’Ivry, atteinte de cécité et dans le dénuement le plus total.

Or donc, journée internationale  des droits de la femme et non journée de la femme comme il existe la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale (23 mai)… La journée de la femme elle, a été fuck-vaissellecréée par le camarade Vladimir Illitch en 1921. A peu près au même moment son pote Léon faisait tirer sur les insurgés de Kronstadt. Ce jour là, le comité révolutionnaire provisoire de Kronstadt envoyait le télégramme suivant: « …Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. » Bon, cela ne lui a pas porté chance, il faut dire qu’il avait du mouron à se faire et il a fini par rencontrer un piolet qui lui a fichu un mal de tête irrémédiable.

Quand on vous dit que la femme est l’avenir de l’homme… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Insoumis mais pas mélenchoniste…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la graine d’ananar et du taboulé réunis, bonjour! Nous sommes le Dimanche 29 janvier 2017, 1Oè jour de pluviôse dédié à la Cognée; vous savez celle qu’il ne faut pas jeter après le manche, à moins que ce ne soit l’inverse… Cette expression date du XVe siècle. Il s’agit de l’histoire d’un bûcheron: en abattant un arbre, sa cognée s’est séparée de son manche et est tombée malheureusement dans une eau profonde l’empêchant de la récupérer. Par dépit, il y jeta également le manche. Un qui n’a jamais baisser les bras c’est bien celui-ci.

Comment ne pas évoquer ce 29 janvier 1910 et la naissance de Maurice JOYEUX, à Paris. 100 ans déjà, on a l’impression que cela fait un siècle ! (hilarant non ?) Figure marquante de l’anarchisme français, on le voyait rarement sans qu’il ait à la bouche, une remarque cinglante et/ou une de ses célèbres pipes.Il milite très jeune et s’engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire. Il raconte leurs premières actions dans le livre « Consulat Polonais ». L’attaque de ce JoyeuxConsulat lui vaut un an de prison. En 1936, il participe aux occupations d’usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences. Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s’évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre « Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.

Dès la libération, il s’emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l’édition du « Libertaire ». Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à Paris « Le Château des brouillards » (dans une petite rue du vieux Montmartre). En décembre1953, c’est la scission. Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A autour du nouveau journal « Le Monde Libertaire » et de sa librairie quiradio lib verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68. Le nom du journal avait changé pour des nécessités administratives mais chacun avait reconnu le vieux journal de Sébastien FAURE et Louise MICHEL .
Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le « Groupe Louise Michel », il crée « La Rue », revue d’expression culturelle libertaire. En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris), que l’on peut écouter sur son ordi, ICI. Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs « Sous les plis du drapeau noir », et « Souvenirs d’un anarchiste ».

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Trochu: participe passé de trop choir…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du Viandox réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 22 janvier 2017 c’est à dire le 3è jour de pluviôse et je note avec amusement que depuis le début de pluviôse, le temps est au sec… C’est le jour du fragon, bien connu dans nos campagnes sous le nom de Petit-houx. En Ille-et-Vilaine, il était connu pour des utilisations pratiques. Ainsi il a été vu à la vente aux marché des Lices (à Rennes) durant la dernière guerre, vendu roulé en boule et Fragonservant  à récurer le matériel de cuisine allant au feu de cheminée, les pointes des feuilles faisant office de grattoir. Un ancien couvreur se rappelle s’en être servi de hérisson pour ramoner: il s’agissait alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par le milieu pour fabriquer ce « hérisson ». En  Gallo, j’ai entendu parler de  « hayen » mais, je ne suis pas sûr de la  prononciation.Merci aux « gallophones » de laisser un commentaire. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux sanguins. On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie). Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par le Bouëdec dont fait partie le Trochulieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre château de Trévarez) installés dans l’hôtel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. C’est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Et c’est encore un 22 Janvier, en 1905, qu’eurent lieu ses funérailles. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU.  Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Pour Trochu : « la fin, c’est l’ordre, l’ordre seul, qui se résume en trois mots: Famille, Propriété, Religion. Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Louise, ma Louise…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

Amis de la chanson réaliste et du far aux pruneaux réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 08 janvier 2017, 19è jour de nivôse, dédié au marbre, et en Bretagne on fête les Gurvan  (ou Gurwant) celui-ci était l’un des prétendants qui se disputèrent le trône de Bretagne après la mort de Salomon. Comte de Rennes, il aurait épousé la fille du roi Erispoë, et prétendait à ce titre succéder à Salomon. J’en profite pour glisser un message perso à l’attention de tous les caillouteux. Notre ami Rodo se débat avec quelques problème techniques sur les site « cailloux dans le brouill’art » résultat des courses: changement d’adresse. Mettez vos blogrolls à jour: http://rodlediazec.blogspot.fr/

Il y a 112 ans, le 09 Janvier 1905, décès de Louise Michel. Louise, ma Louise, mon institutrice préférée, Louise, ma communarde, ma combattante, ma graine d’ananar… J’aime cette image taguée qui la remet au goût du jour. Fille illégitime d’un notable et d’une servante, Louise-tagLouise Michel reçoit dans la famille de ses grands-parents paternels une éducation affectueuse et soignée. Après avoir obtenu un brevet d’institutrice, elle s’installe à Paris en 1856 pour y exercer ce métier. Mais elle se consacre également à la poésie, et, bientôt, à la politique, au sein du mouvement Blanquiste. Savez vous, qu’à ma connaissance, La station Louise Michel (métro de Paris) est la seule à honorer une femme et la seule à honorer une anarchiste… Musique maestro: c’est Louise Michel qui a écrit cette chanson en avril 1871, en pleine Commune de Paris . dans la version originale de Louise Michel, il est fait référence à la journée du 18 mars 1871 qui vit le déclenchement de l’insurrection.

C‘est durant la Commune de Paris que se révèle son dévouement à la cause révolutionnaire. La «Vierge rouge» déploie alors une activité inlassable : propagandiste, animatrice d’un club politique, ambulancière, elle participe également à la plupart des combats contre LouiseMichelles troupes de Versailles. Arrêtée au terme de la Semaine Sanglante, elle est, en 1873, condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie. En exil, Louise Michel côtoie brièvement le libelliste Henri Rochefort. Plus sérieusement, elle se convertit à l’anarchisme et se lie à la population Kanaque. En 1880, l’amnistie générale des crimes commis sous la Commune l’autorise à regagner la métropole. Figure dès lors incontournable du mouvement anarchiste français, Louise Michel est étroitement surveillée par la police, qui l’arrête à plusieurs reprises pour ses participations à des manifestations ou des meetings insurrectionnels.

Le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte.  L’âge venu, elle repart inlassablement, à chacune de ses sorties de prison, pour de longues tournées de conférences à travers la France et le monde. C’est au cours de l’une d’entre elles michel_funerailles-300x202qu’elle s’éteint à Marseille en 1905, victime d’une pneumonie. Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise MICHEL. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17 heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes. La cérémonie s’achève par un grand meeting, où Benoît Broutchoux, Charles Malato et Séverine prennent la parole. Eau-forte d’Albert Peters-Desteray.

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

Nelly Roussel, femme libre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’épicurisme et de Siné-mensuel réunis, bonjour ! Nous sommes le 18 Décembre 2016, 28è jour de Frimaire dédié à la truffe.

Le 18 décembre 1922, mort de Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878. Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe? Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et Madeleine Pelletier ou Louise Michel en fréquentant « Nelly_Roussel_1896-234x300 La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes. l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement.

Elle est militante antinataliste. Comme Madeleine Pelletier, elle est l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de nellyroussel05-179x300contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement. Elle adhère au mouvement néo-malthusianiste de Paul Robin qui soutient que le contrôle des naissances, la « prudence parentale », est un moyen d’émancipation des classes sociales les plus pauvres. Elle lutte pour modifier l’image traditionnelle de la femme. C’est ainsi que l’« action, la vie et la pensée de Nelly Roussel s’insurgent bien sûr contre ce modèle, développant au contraire celui de la « nouvelle femme », bien représenté aux États-Unis : une femme sportive, active, investie dans une profession valorisante. Roussel oppose à « l’éternel féminin » ce qu’elle nomme « l’éternelle sacrifiée » – c’est le titre de l’un de ses livres. La femme, écrit-elle, est en effet sacrifiée non seulement par Dieu et par la Nature mais aussi par la société républicaine elle-même. »

En 1904, elle écrit dans Le Libertaire : « Nul n’est plus que moi – vous le savez peut-être – partisan de l’union libre. Mais « union libre » n’est pas malheureusement synonyme de « union illégale ». L’union véritablement libre – basée uniquement sur l’amour et n’ayant point d’autre raison d’être que lui, – l’union idéale que nous rêvons et que Nelly Rousselnous travaillons de toutes nos forces à rendre un jour réalisable, cette union-là n’existe pas, ne peut pas exister actuellement pour la femme, – ou tout au moins pour la plupart des femmes.(en photo avec sa fille Mireille vers 1905) Car, vous le savez aussi bien que moi, il n’est guère de métier où elle ne puisse, même par le travail le plus acharné, subvenir complètement à ses besoins et à ceux de ses enfants. Et ce qui fait son esclavage, ce sont moins peut être les chaînes légales, l’injurieux article du Code lui prescrivant l’obéissance, que la nécessité où elle se trouve, neuf fois sur dix, de recourir à un homme qui l’aide à vivre et qui souvent abuse de sa situation pour l’humilier et l’asservir. Mariage régulier, union illégitime, ou « galanterie »… au fond, c’est toujours la même chose pour la femme, toujours la même situation, aussi périlleuse qu’humiliante : livrer son corps à l’homme en échange du pain quotidien. Si l’amour se glisse au foyer, c’est par hasard et par exception. Eh bien, c’est cela que nous ne voulons plus ! »

Allez, portez vous bien et à bientôt, peut-être.

Me zo Matilin an dall…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la liberté de conscience et du gin-tonic réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 09 novembre 2016 qui correspond au 19è jour de brumaire et que nos amis républicains, toujours à l’matilin-198x300affut d’une plaisanterie, avaient dédié à la grenade (le fruit bien entendu). Le 9 novembre 1880, Louise MICHEL rentre du bagne grâce à la loi d’amnistie, après 9 ans de prison et de déportation. Elle est attendue Gare Saint-Lazare par une foule énorme qui l’acclame aux cris de « Vive Louise Michel, vive la Commune, A bas les assassins! ». En Bretagne on s’apprête à célébrer les Mathurin ( Matilin en breton) tel Matilin an dall,  « Prince des joueurs de hautbois de la Bretagne » selon Hersart de La Villemarqué, le célèbre auteur du Barzaz-Breiz. Matilin an Dall (Mathurin l’aveugle en français), Mathurin François Furic à l’état-civil est un sonneur de bombarde, né place Saint-Michel, à Quimperlé le 29 janvier 1789 et mort en cette même ville le 14 septembre 1859. Sonneur1 d’exception, il a connu un destin hors du commun, jusqu’à entrer dans la légende. Matilin était célèbre pour ses fameuses gavottes de l’Aven qui se caractérise par un pas « glissé » au contraire de nos gavottes du Centre Bretagne au pas « sauté ». Voyez cette vidéo:

On dit qu’en 1847, le roi Louis-Philippe le fait venir aux Tuileries pour l’entendre jouer. En 1858, Napoléon III vient en Bretagne, et un grand bal est donné en son honneur à Quimper, animé, entre autres, par quatre couples de sonneurs, dont le vieux Matilin. Hélas Matilin décèdera quelques mois plus tard, en janvier 1859 dans l’incendie de sa maison.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la littérature érotique et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 29 mai 2016, dixième jour de Prairial, dédié à la faux. Alors qu’en vérité, les pataphysiciens vous diront que nous sommes le Jeudi 12 Merdre 143 Stes Miches, catéchumènes, fête suprême quarte. Par chez nous, quelques nostalgiques s’entêtent à fêter les Riagad. L’air du temps me désole profondément, la violence du capitalisme et de ses sbires à l’encontre de la classe ouvrière me révulse. Quoi ! Classe ouvrière, capitalisme, et pourquoi pas révolution pendant qu’on y est. – Dis donc, le cénobite, tu nous ferais pas une rechute ?

le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne), naissance de Louise Michel. Louise, ma Louise, mon institutrice préférée, Louise, ma communarde, ma combattante, ma graine d’ananar… J’aime cette image taguée qui la remet au goût du jour. Fille illégitime d’un notableLouise-tag et d’une servante, Louise Michel reçoit dans la famille de ses grands-parents paternels une éducation affectueuse et soignée. Après avoir obtenu un brevet d’institutrice, elle s’installe à Paris en 1856 pour y exercer ce métier. Mais elle se consacre également à la poésie, et, bientôt, à la politique, au sein du mouvement Blanquiste. Savez vous, qu’à ma connaissance, La station Louise Michel (métro de Paris) est la seule à honorer une femme et la seule à honorer une anarchiste…

C‘est durant la Commune de Paris que se révèle son dévouement à la cause révolutionnaire. La «Vierge rouge» déploie alors une activité inlassable : propagandiste, LouiseMichelanimatrice d’un club politique, ambulancière, elle participe également à la plupart des combats contre les troupes de Versailles. Arrêtée au terme de la Semaine Sanglante, elle est, en 1873, condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie. En exil, Louise Michel côtoie brièvement le libelliste Henri Rochefort. Plus sérieusement, elle se convertit à l’anarchisme et se lie à la population Kanaque. En 1880, l’amnistie générale l’autorise à regagner la métropole. Figure dès lors incontournable du mouvement anarchiste français, Louise Michel est étroitement surveillée par la police, qui l’arrête à plusieurs reprises pour ses participations à des manifestations ou des meetings insurrectionnels.

Le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte.  L’âge venu, elle repart inlassablement, à chacune de ses sorties de prison, pour de longues tournées de conférences à Michel L. droitetravers la France et le monde. C’est au cours de l’une d’entre elles qu’elle s’éteint à Marseille en 1905, victime d’une pneumonie. Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise MICHEL. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17 heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes. La cérémonie s’achève par un grand meeting, où Benoît Broutchoux, Charles Malato et Séverine prennent la parole. Eau-forte d’Albert Peters-Desteray.

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

Le portrait de Madeleine…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la peinture à l’huile et du pastis à l’eau réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 09 Mai 2016, vingtième jour de Floréal dédié au sarcloir. Mais, en y regardant de plus près, notamment chez lez pataphysiciens, on voit que ce jour est en réalité le Vendredi 20 Palotin 143 St Ti Belot, séide.

 
Voici le portrait d’une militante anarchiste Madeleine LAMBERET qui nous a quitté un 9 mai en 1999 après une vie fort bien remplie. Elle était née à Paris en 1907 dans une famille de libres penseurs. Sœur cadette de Renée LamberetLamberet, Madeleine avait commencé à dessiner dès l’âge de neuf ans et à peindre dès ses quatorze ans. Elle étudia à l’Ecole des arts décoratifs de Paris, notamment la gravure, puis dans les ateliers de divers grands peintres dont Signac, Vuillard et Maurice Denis. Elle fit sa première exposition en 1929 au Salon d’automne. Elle obtint plusieurs prix dont en 1934 le prix Blumenthal, dont elle ne reçut que la moitié, parce qu’étant une femme ! Au début des années 1930 elle découvrait l’Andorre, les Pyrénées et l’Espagne dont elle aimait à peindre les paysages et ses habitants et y entra en contact avec le mouvement libertaire.

Au moment du coup d’état franquiste de juillet 1936, elle se trouvait en Andorre avec sa sœur Renée et les deux jeunes filles parvenaient à entrer en Espagne, épisode que Madeleine racontait ainsi : « En 1936 nous étions en Andorre en famille, nous avons appris les évènements de la révolution, mais il était très difficile de passer en Espagne. Quand mes parents sont partis, nous avons essayé de madeleine &passer la frontière vers la Seo d’Urgell, nous avons essayé deux fois et avons été repoussées. La troisième fois, nous sommes allées sans rien, avec une petite robe légère, rien dans les mains, rien dans les poches et nous sommes arrivées à entrer en Espagne… Nous sommes entrées à la Seo d’Urgell, Renée et moi, et nous avons été accueillies surtout par les deux miliciens dont j’ai fait les portraits, Carricondo et Peiret… ».(en photo: Madeleine Lamberet et Georges Grigoroff photo de Georges Makari). Toutes deux allaient être les témoins de la Révolution qui s’y déroulait. Tandis que Renée enquêtait sur les collectivités et accumulait informations et témoignages qui feront d’elle un historienne incontournable de la révolution espagnole, Madeleine l’accompagnait avec son carnet de dessin où elle croquait « sur le vif les militants anarchistes rencontrés » (dont Virgilio Garrido, Francisco Giner, Bernardo Pou, Baltasar Lobo et beaucoup de miliciens anonymes) et « des scènes de la vie quotidienne ».

Lors de la Retirada de février 1939 (un demi million d’hommes de femmes et d’enfants sur les routes de l’exil) elle participa avec Renée à l’aide apportée aux réfugiés internés dans les camps du sud de la France et, là encore, retiradadessina plusieurs scènes poignantes au passage de la frontière au Perthus et au camp de Bram. Pendant la période de l’occupation nazie, elle utilisa « ses talents de graveur pour permettre aux camarades de survivre dans la clandestinité » et participa à l’atelier de faux papiers monté par le compagnon espagnol Laureano Cerrada. En juin 1998, avec le soutien du syndicat CNTF de la communication et de la culture, une exposition de ses dessins réalisés en Espagne fut organisée à L’Espace Louise Michel dans le 20ème arrondissement à Paris.

Et voila, portez vous bien et à demain peut-être.

Nathalie marchait devant moi…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis du pendule de Foucault et de « qui veut gagner des millions » réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 22 mars 2016, deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route.

Chaque année, à l’occasion du 8 mars, journée internationale des Droits des femmes, la Ville de Brest soutient les actrices et acteurs locaux concernés par l’égalité entre les sexes. Cette année, l’engagement des femmes est particulièrement mis à l’honneur. Et celui de Nathalie Lemel, socialiste, révolutionnaire, anarchiste, féministe, défenseure acharnée du droit des femmes, est particulièrement remarquable. Cet hommage si mérité prend plusieurs formes. La plus visuelle sera la BD que lui consacre l’artiste Laëtitia Rouxel. En création-résidence à la médiathèque Jo-Fourn Europe, Laëtitia Rouxel participera aussi à un déjeuner-discussion autour de son travail sur Nathalie Lemel le 29 mars à L Cause, l’espace associatif résolument féministe.

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Photo: Le Télégramme de Brest

Encore plus visible sera l’immense portrait de Nathalie Lemel, réalisé par les artistes Guy Denning et Shoof, sur les murs de la Cafet’ d’Ahmed, au 3, rue Sisley. Avant, on fera mieux connaissance avec cette femme admirable grâce à l’exposition Nathalie Lemel, pétroleuse bretonne, à la médiathèque Jo-Fourn Europe. Elle était née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un atelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et LemelBakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du cœur de l’époque, on appelait cela:coopérative alimentaire. Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe !), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos. Nathalie Lemel est morte le 08 Mai 1921 à l’hospice d’Ivry, atteinte de cécité et dans le dénuement le plus total.

Bon, les jeunes sont dans la rue, Nathalie Lemel sur les murs; peut-être ne faut-il pas désespérer de l’humanité et que la Macron-mania n’a pas encore gagné la partie. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Le temps des noyaux d’cerises…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la butte Montmartre et de la grève générale, illimitée et insurrectionnelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 23 février Francisco_de_Goya_y_Lucientes_-_Witches'_Sabbath_-_WGA100072016 correspondant au 5è jour de ventôse qui était généralement dédié au bouc, ce qui bien évidemment n’a rien à voir avec ce qui suit. Je me dois, chers lecteurs, de vous faire un aveu; je suis super à la bourre. Les intempéries ayant momentanément décidé de lever le pied, je sors les miens de leur sabot unique pour me précipiter au jardin. En conséquence de quoi je délaisse le clavier pour le sécateur.

Vingt-cinq ans, que cela passe vite vingt-cinq ans… A cette époque là, les socialos se souvenaient encore d’où ils venaient: en témoigne cette plaque_28mai71plaque commémorative située au 17 de la rue de la Fontaine-au-Roi (Paris, 11e) Hommage du « Parti Socialiste » à Eugène Varlin, Théophile Ferré et Jean-Baptiste Clément. défenseurs, le 28 mai 1871, de la dernière barricade de la Commune durant la « Semaine sanglante ». Clément lui, était mort le 23 février en 1903. Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai.

« Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux, du soleil au cœur!
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur! (…)
Le Temps des Cerises.

Mon pauvre Jean-Baptiste, un siècle après ta mort, regarde ce qu’ils font de tes rêves, de tes espoirs, de tes acquis, toi qui, avec Louise Michel, Jules Vallès, Eugène Varlin, Gustave Courbet, Blanqui, Delescluze, Maxime Vuillaume créateur du « Père Duchène », avez rêvé d’un nouveau monde. Qui se souvient que pendant ces quelques semaines, vous avez imaginé la séparation des églises et de l’État, la diminution du temps de travail, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’interdiction du travail de nuit, la journée de dix heures, le mariage libre par consentement mutuel, la fin de l’enseignement confessionnel… Aujourd’hui, le patronat, hommes liges de la haute finance, a sifflé la fin de la récré et les soi-disant socialistes, le doigt sur la couture du bragou-braz, ne se souviennent plus où ils habitent. J’ai pas franchement l’impression que le grand soir est pour demain.

Allez, comme le dit la chanson d’Eugène Pottier: Tout ça n’empêche pas Nicolas que la Commune n’est pas morte. Portez vous bien et à demain peut-être.