Résultat de recherche pour “Jules Vallès”

Page 1 de 1

Photo de l'artiste JULES VALLES

JULES VALLES


Jules Vallès (nom de plume de Jules Louis Joseph Vallez), né au Puy-en-Velay (Haute-Loire) le 11 juin 1832, mort à Paris le 14 février 1885 est un journaliste, écrivain et un homme politique français d'extrême-gauche. Fondateur du journal Le Cri du Peuple, il fait partie des élus de la Commune de Paris en 1871. Condamné à mort, il doit s'exiler à Londres (de 1871 à 1880).
Voir la page wikipédia de l'artiste JULES VALLES


Photo de l'artiste Jules Vallès

Jules Vallès


Journaliste, écrivain, Révolutionnaire et communard
Voir la page wikipédia de l'artiste Jules Vallès


Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , , , ,

Amis de la généalogie et des enfants de Marie réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 07 février 2017, date qui nous renlécho-de-la-modevoie au 19è jour de pluviôse que nos amis républicains ont eu la bonne idée de dédier à la pulmonaire, alors… Attention les bronches ! Ceux qui le souhaitent peuvent célébrer les Aodren (Audren). La légende en fait le fils du roi breton d’Armorique Salaun (Salomon) ce qui est peu probable car ce dernier régna quelques siècles plus tard. Aodren a malgré tout laissé son nom à la charmante petite cité de caractère Chatelaudren en Côtes-d’Armor (castel Aodren) bien connu pour avoir abrité pendant des décennies l’imprimerie du non moins fameux Petit Echo de la Mode très prisé dans les milieux populaires car à chaque numéro, ont pouvait y découper un patron. C’est pas de nos jours qu’une idée pareille jaillirait dans l’esprit ramolli des classes laborieuses.

le 7 février 1941, décès de Maximilien Jules LUCE à Paris, (né le 18 Mars 1858). Peintre, graveur et militant anarchiste. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors de nombreux LUCEdessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à Guingamp (22), au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A gauche, son portrait par Signac. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte » (Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».

En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à droite) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort 790k3-L-execution-d-Eugene-Varlin-300x251d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques. Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commission des substances et directeur général des approvisionnements militaires, Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Allez, c’est sous un ciel bas et lourd que je m’en vais au bourg faire quelques emplettes. Or donc, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Il est libre Max…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , , ,

Amis de la chronique locale et du Baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 13 mars 2016, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient cochléaire-300x225l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades. J’ai « emprunté » l’illustration sur le site Les taxinomes, photo prise sur les dunes de Plouarzel.

Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules LUCE à Paris, (mort à Paris le 7 février 1941). Peintre, graveur et militant anarchiste. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors LUCEde nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A droite, son portrait par Signac. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte » (Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».

En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à gauche) Luce 790k3-L-execution-d-Eugene-Varlindonnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques. Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commision des substances et directeur général des approvisionnements militaires, Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Si le temps ne vous manque pas de trop, vous pouvez visiter la galerie de portraits des cénobites, y’a que du beau monde. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le temps des noyaux d’cerises…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la butte Montmartre et de la grève générale, illimitée et insurrectionnelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 23 février Francisco_de_Goya_y_Lucientes_-_Witches'_Sabbath_-_WGA100072016 correspondant au 5è jour de ventôse qui était généralement dédié au bouc, ce qui bien évidemment n’a rien à voir avec ce qui suit. Je me dois, chers lecteurs, de vous faire un aveu; je suis super à la bourre. Les intempéries ayant momentanément décidé de lever le pied, je sors les miens de leur sabot unique pour me précipiter au jardin. En conséquence de quoi je délaisse le clavier pour le sécateur.

Vingt-cinq ans, que cela passe vite vingt-cinq ans… A cette époque là, les socialos se souvenaient encore d’où ils venaient: en témoigne cette plaque_28mai71plaque commémorative située au 17 de la rue de la Fontaine-au-Roi (Paris, 11e) Hommage du « Parti Socialiste » à Eugène Varlin, Théophile Ferré et Jean-Baptiste Clément. défenseurs, le 28 mai 1871, de la dernière barricade de la Commune durant la « Semaine sanglante ». Clément lui, était mort le 23 février en 1903. Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai.

« Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux, du soleil au cœur!
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur! (…)
Le Temps des Cerises.

Mon pauvre Jean-Baptiste, un siècle après ta mort, regarde ce qu’ils font de tes rêves, de tes espoirs, de tes acquis, toi qui, avec Louise Michel, Jules Vallès, Eugène Varlin, Gustave Courbet, Blanqui, Delescluze, Maxime Vuillaume créateur du « Père Duchène », avez rêvé d’un nouveau monde. Qui se souvient que pendant ces quelques semaines, vous avez imaginé la séparation des églises et de l’État, la diminution du temps de travail, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’interdiction du travail de nuit, la journée de dix heures, le mariage libre par consentement mutuel, la fin de l’enseignement confessionnel… Aujourd’hui, le patronat, hommes liges de la haute finance, a sifflé la fin de la récré et les soi-disant socialistes, le doigt sur la couture du bragou-braz, ne se souviennent plus où ils habitent. J’ai pas franchement l’impression que le grand soir est pour demain.

Allez, comme le dit la chanson d’Eugène Pottier: Tout ça n’empêche pas Nicolas que la Commune n’est pas morte. Portez vous bien et à demain peut-être.

De Majan à Vallès…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , , ,

Amis du structuralisme et des jeans Levi-strauss réunis,  bonjour ! Nous sommes le jeudi 11 juin 2015, c’est le 23è jour de Prairial dédié au chèvrefeuille. Pour les adeptes de la pataphysique, cette date est importante car le 11 Juin 2015 est en réalité le Mercredi 25 Merdre 142 apparition d’Ubu roi. Par chez nous, certains vont célébrer les Majan (du vieux breton Maiian). A la même époque que Thénénan, peu après Plouguin-Loc-Majan2-224x300l’an 600, Thudon émigrait, lui aussi, en Armorique, accompagné de ses fils Majan et Gouesnou et de sa fille Tudona. Il accosta dans la région de Landéda, puis vint créer son ermitage au lieudit Saint-Thudon, situé à 2 km du bourg de Guipavas sur l’actuelle route de Gouesnou, près de Kervao. Je vous conterai un de ces jours les aventures de Majan qui a laissé son nom à une très jolie fontaine (aujourd’hui en fort mauvais état) que l’on nomme encore Feuteun ar Boan Benn, fontaine du mal de tête, qui était ce pourquoi on la fréquentait.  Outre les maux d’yeux on venait ici pour rechercher un mieux être.

Mais, passons à notre portrait du jour. Voici quelques mots sur un célèbre Communard qui a longtemps fréquenté Nantes. Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay (Haute Loire). Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain. Très tôt révolté, il prendVallès part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes (où il est renvoyé du lycée). En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’Etat en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père (qui ne partage pas ses idées) le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. (à droite: son portrait réalisé par Nadar)
Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit.

Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire » (dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé), « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune. Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge » (appel à l’insurrection), c’est tout le réfractairenaturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante » puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édité sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la poésie et de la botanique réunies, bonjour ! Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le mercredi 18 mars 2015, c’est à dire le 28è jour de Ventôse, qui est comme vous le savez, consacré à la capillaire dans le fameux et désormais célèbre capillairedemontpellier1calendrier républicain. Moi qui ait en commun avec Fabrice Lucchini, d’avoir tenté de débuter dans la vie active à travers la coiffure pour dames (la comparaison s’arrête là); je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais, je vais au… capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

Je l’évoquais hier et le commentaire de Rem* m’y ramène, le 18 mars 1871, débutait la Commune de Paris. Elle s’achèvera fin mai par la semaine sanglante où les derniers combats eurent lieu au cimetière du Père-Lachaise. Des milliers de fédérés furent fusillés par les troupes versaillaises, on évoque le chiffre de 10 000 à 30 000. Cinq mur des fédémille personnes furent condamnées à la déportation, la plupart vers la Nouvelle Calédonie.(à droite, le mur des fédérés)
Quand vous ferez votre promenade romantique au pied de la basilique de Montmartre, souvenez vous qu’elle a été construite et financée par l’église et l’Etat pour « expier les crimes des fédérés »… Souvenez vous de Louise Michel, de Jules Vallès, d’Eugène Varlin, de Gustave Courbet, de Blanqui, de Delescluze, de Maxime Vuillaume créateur du « Père Duchène », de Clément et son « temps des cerises » et de tant d’autres.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Souvenez vous que pendant ces quelques semaines, on imagina la séparation des églises et de l’Etat, la diminution du temps de travail, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’interdiction du travail de nuit, la journée de dix heures, le mariage libre par consentement mutuel, la fin de l’enseignement confessionnel… Aujourd’hui on débat de la loi Macron. Elles est pas belle la vie ?
Allez, comme le dit la chanson d’Eugène Pottier: Tout ça n’empêche pas Nicolas que la Commune n’est pas morte. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le cercle des hydropathes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , ,

Amis du Chicago blues et du Gin-fizz réunis, bonjour! Nous sommes le lundi 17 mars 2014 qui correspond au 27è jour de images7-150x150ventôse dédié à la Sylvie. Ah, la Sylvie… Euh, oui, bon, ça c’est une autre histoire. Il s’agit bien évidemment de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois. L’anémone sylvie est considérée comme toxique alors évitez les décoctions. Par contre, mon aïeule qui, vous le savez maintenant, se piquait de quelques connaissances en herboristerie, l’utilisait en friction contre les rhumatismes.

Le 17 mars 189, mort de Jules JOUY (né en avril 1855, à Paris). Chansonnier, poète et anarchiste, pionnier de la chanson sociale, il fait partie de ces goguettiers dont j’ai souvent parlé ici.
Après une enfance pauvre, marquée par la Commune, il exerce divers métiers : boucher, peintre sur porcelaine, etc. Mais c’est la poésie et la chanson qui vont révéler ce parfait autodidacte. Il débute au « Tintamarre », puis aux « Hydropates » et au « Chat noir », faisant le succès des cabarets de Montmartre. Il écrit dès lors un nombre impressionnant de260px-Jouy_Jules chansons sociales qui évoquent la misère du monde ouvrier, et qu’interpréteront aussi les célébrités de l’époque. Il collabore au journal « Le cri du peuple » de Vallès, à qui il donnera « La chanson du jour » pendant des années. Il s’opposera à la tentative de dictature du général Boulanger, et contribuera, par ses chansons, à ridiculiser cet « aventurier ». Aimant faire des blagues, mais aussi teigneux, il se battra plusieurs fois en duel. Il faut néanmoins regretter que Jules Jouy comme Adolphe Willette  ait fait partie du courant antisémite qui existait à l’époque à Montmartre. Mais son obsession de la guillotine et de la mort l’entraînèrent dans la folie. Interné dans un asile, il y mourut deux ans plus tard. l’ensemble des chansonniers montmartrois suivra son enterrement au cimetière du Père-Lachaise. Sa sépulture située dans la 53e division est ornée d’un buste en bronze réalisé par Dalou.
Patrick BIAU lui a consacré une biographie : « Jules Jouy, le poète chourineur ».                                                          Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Encore un grand bonhomme…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, LES BEAUX SAINTS

, , , ,

Amis de l’insurrection et du Fernet branca réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 11 juin, 23è jour de Prairial dédié au Chèvrefeuille.

Après avoir évoqué samedi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui lui aussi a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay Haute Loire. Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes où il est renvoyé du lycée. En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’État en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père qui ne partage pas ses idées, le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. à droite: son portrait réalisé par Nadar. Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire », dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé, « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune. Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge », appel à l’insurrection, c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante » puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édités sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Encore un sacré bonhomme. J’ai franchement l’impression que le moule est cassé et qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

UN ARTISTE POINTILLEUX…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , , ,

Amis du pointillisme et de l’eau de seltz réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 12 mars de l’an 2012, 22è jour de ventôse dédié au Persil… Demain nous commémorons l’anniversaire d’un peintre anarchiste : Maximilien LUCE. Allez, hop, dans la galerie…

 

Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules LUCE à Paris, (mort à Paris le 7 février 1941).
Peintre, graveur et militant anarchiste.
Enfant, il est témoin de plusieurs faits tragiques de la Commune de Paris. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de
Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A droite, son portrait par Signac.

En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte »(Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».
En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à gauche) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques.Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commision des substances et directeur général des approvisionnements militaires,
Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Si le temps ne vous manque pas de trop, vous pouvez visiter la galerie de portraits des cénobites, y’a que du beau monde. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Amis de l’illusion et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Je connais votre passion pour les jeux de l’esprits, en voici un fort amusant. Mais, passons à notre portrait du jour.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de l’illusion et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Je connais votre passion pour les jeux de l’esprits, en voici un fort amusant. Mais, passons à notre portrait du jour.

Après avoir évoqué mercredi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay (Haute Loire).
Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.
Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes (où il est renvoyé du lycée). En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’Etat en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père (qui ne partage pas ses idées) le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. (à droite: son portrait réalisé par Nadar)

Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire » (dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé), « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune.
Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge » (appel à l’insurrection), c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante »puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y s’expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édité sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Et oui, illusion, tout est illusion, enfin, presque…Prenez ce blog par exemple: Le voici à présent ancré dans la réalité quotidienne d’un nombre impressionnant de lecteurs (j’exagère). Réalité virtuelle pourrait-on dire car, un orage, un tremblement de terre, un court circuit chez l’hébergeur, un jaloux, un doigt qui ripe sur la touche « supprimer ce blog » et tout disparaît. Etre ou ne pas être, telle est bien la question. Et les billes dans la vidéo est-ce qu’elles montent réellement ? Et vous amis visiteurs, serez vous au rendez vous du lendemain . En attendant, portez vous bien.

Le 9 janvier 1905, mort de Louise MICHEL. Je ne pouvais pas ne pas évoquer cette grande figure emblématique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable. Elle deviendra institutrice. Mais, déjà rebelle, elle refuse de prêter serment à l’Empire et préfère ouvrir une école libre à Audeloncourt puis à Millières. Elle arrive ensuite à Paris où elle y rencontrera Jules Vallès, Eugène Varlin et surtout Théophile Ferré avec qui elle se lie. Elle collabore aux journaux d’opposition et écrit de la poésie. Le 12 janvier 1870, habillée en homme et armée d’un poignard, elle est parmi la foule qui assiste aux funérailles du journaliste Victor Noir, assassiné. Le 22 janvier 1871, en habit de garde national, elle participe à la fusillade de l’Hôtel de Ville contre le gouvernement accusé de lâcheté. Dès le 18 mars, elle prend une part active à la Commune de Paris où elle collabore au journal « Le Cri du Peuple » de Jules Vallès. Durant la Semaine sanglante, elle tire ses dernières cartouches sur la barricade de la Chaussée Clignancourt.Le 16 décembre 1871, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 29 aout 1873 après 20 mois de prison elle est embarquée sur « La Virginie » en direction de La Nouvelle Calédonie où elle accoste quatre mois plus tard. Elle s’intéresse alors aux Canaques à qui elle va dispenser des cours, et prendra ensuite la défense des tribus lors de leurs révoltes contre le colonialisme.Amnistiée en juillet 1880 avec les autres communards, elle arrive le 9 novembre 1880 à Paris où elle est accueillie triomphalement par les ouvriers parisiens. Le 8 janvier 1882, elle est inculpée d’outrage à agent et condamnée à quinze jours de prison, suite à la manifestation marquant le 1er anniversaire de la mort de Blanqui. Libérée en janvier 1886 elle devient rapidement la figure de proue des anarchistes. Exilée en Angleterre, elle y retrouve les communards Rochefort et Kropotkine. En 1895, elle se rend à Paris puis accompagne Sébastien Faure dont j’ai déjà parlé ici, et fonde avec lui « Le libertaire ». De retour, très affaiblie, elle meurt dans un hôtel de Marseille le 9 janvier 1905, à l’issue d’un meeting.Le 22 janvier 1905, ses funérailles entre Paris et le cimetière de Levallois-Perret seront suivies par une foule immense.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

,

Le 9 janvier 1905, mort de Louise MICHEL. Je ne pouvais pas ne pas évoquer cette grande figure emblématique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable. Elle deviendra institutrice. Mais, déjà rebelle, elle refuse de prêter serment à l’Empire et préfère ouvrir une école libre à Audeloncourt puis à Millières. Elle arrive ensuite à Paris où elle y rencontrera Jules Vallès, Eugène Varlin et surtout Théophile Ferré avec qui elle se lie. Elle collabore aux journaux d’opposition et écrit de la poésie. Le 12 janvier 1870, habillée en homme et armée d’un poignard, elle est parmi la foule qui assiste aux funérailles du journaliste Victor Noir, assassiné. Le 22 janvier 1871, en habit de garde national, elle participe à la fusillade de l’Hôtel de Ville contre le gouvernement accusé de lâcheté. Dès le 18 mars, elle prend une part active à la Commune de Paris où elle collabore au journal « Le Cri du Peuple » de Jules Vallès. Durant la Semaine sanglante, elle tire ses dernières cartouches sur la barricade de la Chaussée Clignancourt.
Le 16 décembre 1871, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 29 aout 1873 après 20 mois de prison elle est embarquée sur « La Virginie » en direction de La Nouvelle Calédonie où elle accoste quatre mois plus tard. Elle s’intéresse alors aux Canaques à qui elle va dispenser des cours, et prendra ensuite la défense des tribus lors de leurs révoltes contre le colonialisme.
Amnistiée en juillet 1880 avec les autres communards, elle arrive le 9 novembre 1880 à Paris où elle est accueillie triomphalement par les ouvriers parisiens. Le 8 janvier 1882, elle est inculpée d’outrage à agent et condamnée à quinze jours de prison, suite à la manifestation marquant le 1er anniversaire de la mort de Blanqui. Libérée en janvier 1886 elle devient rapidement la figure de proue des anarchistes. Exilée en Angleterre, elle y retrouve les communards Rochefort et Kropotkine. En 1895, elle se rend à Paris puis accompagne Sébastien Faure dont j’ai déjà parlé ici, et fonde avec lui « Le libertaire ». De retour, très affaiblie, elle meurt dans un hôtel de Marseille le 9 janvier 1905, à l’issue d’un meeting.
Le 22 janvier 1905, ses funérailles entre Paris et le cimetière de Levallois-Perret seront suivies par une foule immense.

Allez, en prime je vous mets un texte de Francesca Solleville écrit en mémoire de Louise Lichel.

Louise Michel d’un dernier espoir
Louise Michel de la contre-Histoire
Il pleut ce matin sur un Paris mort
Des femmes refont un coin du décor
Une autre parure

Louise Michel d’un autre regard
Louise venue d’une autre mémoire
Il me reste encore tes mots en allés
Ces bribes de vie que je chanterai
Comme une blessure
Comme une blessure.

Et ben dis donc, quelle envolée pour un samedi ! A nouveau ce matin tout est blanc et pourtant il va falloir se décider à y aller. Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.