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Jules DURAND


Anarcho syndicaliste condamné à tort et mort à l'asile
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Le Sâr dine à l’huile…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 28 mars 2018, huitième jour de Germinal, dédié à la jonquille dans le calendrier républicain, mais en réalité pour les pataphysiciens, le Vendredi 6 Clinamen 145 – St Ganymède, professionnel. Bien entendu, ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède, quoique…

A propos de Joséphin Péladan.

Il est né un 28 mars en 1859, aujourd’hui totalement oublié, ce dandy lettré ferait un malheur sur nos plateaux de télé. (tiens, ça me fait penser à quelqu’un…) Issu d’une famille de cultivateurs et de commerçants, Joseph-Aimé Péladan, qui se donnera plus tard le Péladanprénom de Joséphin, est le fils de Louis-Adrien Péladan, et de Joséphine Vaquier. Il manifeste un esprit indépendant qui lui vaut d’être renvoyé du lycée pour avoir traité un professeur d’athée, puis du petit séminaire de Nîmes. Il voyage beaucoup et  rencontre Léon Bloy et Paul Bourget et enthousiasme Jules Barbey d’Aurevilly qui préface son roman Le Vice suprême (1884), livre pétri de romantisme et d’occultisme, qui met en scène la lutte de forces secrètes qui s’acharnent à détruire l’humanité et prend résolument le contre-pied du naturalisme de Zola. Son originalité plaît mais son exaltation fait sourire. Jean Lorrain le surnomme « le pélican blanc ». Plus tard on l’appellera « le Mage d’Épinal », « Platon du Terrail » ou « le Sâr pédalant ». Rodolphe Salis alla jusqu’à oser un très cruel « Artaxerfesse » qui lui valut des poursuites de l’intéressé.

En 1888, Péladan est le co-fondateur avec Stanislas de Guaita de l’ Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix. Parmi les membres de l’Ordre, on peut relever quelques noms passés à la posterité : Papus, F.-Ch. Barlet. Prétextant un refus de la magie opérative, il se sépare du groupe en 1891 pour fonder l’ Ordre de la Rose-Croix Catholiquesar-peladan_4vJY6W et esthétique du Temple et du Graal. L’année suivante, il organise le premier Salon de la Rose-Croix du 10 mars au 10 avril 1892 à la célèbre galerie parisienne Durand-Ruel. C’est un très grand succès. Soixante artistes y participent parmi lesquels nombre de peintres et sculpteurs de talent (Hodler, Khnopff, Delville, Schwabe, Bourdelle etc.) et vingt mille Parisiens dont le Tout-Paris mondain et artistique (Mallarmé, Zola, Verlaine, Gustave Moreau etc.), viennent le visiter, au son du prélude de Parsifal et des Sonneries composées par Erik Satie (en vidéo ci-dessus). Voici, à gauche, copie d’une page de « Rose+Croix » organe trimestriel publié par J. Peladan en 1893. Si Péladan utilise un ton souvent polémique ou rose croixlyrique, c’est au service de convictions sincères et d’une défense de la grandeur de l’art qu’il estime prostitué sous une IIIeme république souvent mercantile. Il produit d’innombrables plaquettes de critique d’art, contribuant à faire connaître en France l’œuvre de Léonard de Vinci. En définitive, le contexte de la fin de siècle s’éloignant, Joséphin Péladan renonce à ses outrances et vit dans la vénération de sa seconde femme; Christiane Taylor, En 1908, il reçoit le prix Charles Blanc de l’Académie française. Il meurt en 1918 presque oublié. Curieux personnage, non? Mais j’ai pensé qu’il avait sa place dans notre galerie de portraits.

Allez, le bonjour vous va, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Tout l’monde peut pas s’appeler Durand…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 20 février 2018, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la cornouiller-male-cornus-mas-oiseaux-arbuste-floraison-jaune-fruits-rouges-soleil-vegetaux-haie-massiffructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ». Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !

Tout à fait autre chose.

Oyez l’histoire de jules Durand; c’est comme cela, il y a des gens julesqui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le béret, des noms capables de procurer une érection à Jean-marie. Mais, tous ceux la qui s’invitent dans notre galerie de portraits, pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Or donc, le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre. Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre. Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. OnPour Durand essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile. La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Voila pour aujourd’hui, en attendant un prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Tout le monde peut pas s’appeler Durand, au gué, au gué…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la propédeutique et de la sauce Nantua réunies, bonjour ! Nous régressionsommes le Lundi 11 septembre 2017, 25è jour de Fructidor dédié à l’écrevisse. En raison d’un mouvement d’humeur d’une partie du personnel des « Cénobites tranquilles », soucieux de faire preuve de solidarité avec le mécontentement croissant du petit peuple, nous ne sommes pas en mesure de vous présenter le programme habituel. Naaan, je galèje.

Tiens, connaissez vous Jules Gustave Durand ? C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, desjules-durand noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le béret, des noms capables de procurer une érection à Phillipot. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés, Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, il y a des hommes et des femmes qui ont depuis longtemps aboli les frontières, et qui appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».
Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre. Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.

Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce affiche-Duranddernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile. La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Jules Durand.

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour! Nous sommes le Lundi 20 février 2017, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dacornouillerns la culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ». Par chez nous, on cite le cornouiller comme un bois pour tailler un biniou :

De ma bourse un peu pauvrette
Où l’ennui m’a fait fouiller
Je me suis permis l’emplette
D’un biniou de
cornouiller

On dit même que le fameux Cheval de Troie fut réalisé en bois de cornouiller. Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !

Tout à fait autre chose.

C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec jules durandl’identité nationale, des noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le bérèt, des noms capables de procurer une érection à Phillipot. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés, Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, il y a des hommes et des femmes qui ont depuis longtemps aboli les frontières, et qui appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».
Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.

Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand avait faiaffiche Durandt voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile. La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Sâr dine à l’huile…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 10 Mars 2016 et c’est le jour du cordeau dans le calendrier républicain mais en réalité pour les pataphysiciens, le Lundi 16 Pédale 143 – Sts Templiers, adeptes .  Bien entendu, ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède, quoique…

L‘homme du jour est né un 28 mars en 1859, aujourd’hui totalement oublié, ce dandy lettré ferait un malheur sur nos plateaux de télé.(tiens, ça me fait penser à quelqu’un…) Issu d’une famille de cultivateurs et de commerçants, Joseph-Aimé Péladan, qui se donnera plus tard le prénom de Joséphin, est le fils de Louis-Adrien Péladan, et de Joséphine Vaquier. Il manifeste un esprit indépendant qui lui vaut peladand’être renvoyé du lycée pour avoir traité un professeur d’athée, puis du petit séminaire de Nîmes. Il voyage beaucoup et  rencontre Léon Bloy et Paul Bourget et enthousiasme Jules Barbey d’Aurevilly qui préface son roman Le Vice suprême (1884), livre pétri de romantisme et d’occultisme, qui met en scène la lutte de forces secrètes qui s’acharnent à détruire l’humanité et prend résolument le contre-pied du naturalisme de Zola. Son originalité plaît mais son exaltation fait sourire. Jean Lorrain le surnomme « le pélican blanc ». Plus tard on l’appellera « le Mage d’Épinal », « Platon du Terrail » ou « le Sâr pédalant ». Rodolphe Salis alla jusqu’à oser un très cruel « Artaxerfesse » qui lui valut des poursuites de l’intéressé. C’est à son frère Adrien, l’un des premiers homéopathes français, que Joséphin Péladan doit son entrée dans une branche toulousaine de la Rose-Croix. A cet Ordre appartenait aussi le Vicomte Louis-Charles-Edouard de Lapasse, un alchimiste toulousain présenté comme un élève du Prince Balbiani de Palerme, prétendu disciple de Cagliostro.

En 1888, Péladan est le co-fondateur avec Stanislas de Guaita de l’ Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix. Parmi les membres de l’Ordre, on peut relever quelques noms passés à la postérité : Papus, F.-Ch. Barlet. Prétextant un refus de la magie opérative, il se sépare du groupe en 1891 pour fonder l’ Ordre de la Rose-Croix Catholique et esthétique du Temple et du Graal. L’année suivante, il organise le premier Salon de la Rose-Croix du 10 mars au 10 avril 1892 à la célèbre galerie parisiennerose croix Durand-Ruel. C’est un très grand succès. Soixante artistes y participent parmi lesquels nombre de peintres et sculpteurs de talent (Hodler, Khnopff, Delville, Schwabe, Bourdelle etc.) et vingt mille Parisiens dont le Tout-Paris mondain et artistique (Mallarmé, Zola, Verlaine, Gustave Moreau etc.), viennent le visiter, au son du prélude de Parsifal et des Sonneries composées par Erik Satie. Voici, à droite, copie d’une page de Rose+Croix organe trimestriel publié par J. Peladan en 1893.
Il ambitionnait d’extirper la laideur du monde moderne, s’opposant ainsi au matérialisme ambiant ; à ce titre, il est un porte parole du mouvement symboliste.

Prônant une re-sacralisation de l’art et de la vie, Péladan opte délibérément pour un transfert du religieux vers l’art, dans la plus pure tradition baudelairienne. Son ton, les symboles choisis pour la Rose+Croix témoignent d’une volonté de s’opposer au trivial et inaugurent une pratique « publicitaire » que les avant-gardes exploiteront abondamment par la suite. Si Péladan utilise un ton Sceau-144x300souvent polémique ou lyrique, c’est au service de convictions sincères et d’une défense de la grandeur de l’art qu’il estime prostituées sous une troisième République souvent mercantile. Il produit d’innombrables plaquettes de critique d’art, contribuant à faire connaître en France l’œuvre de Léonard de Vinci. Ses textes critiques, mêlent ouvrages parfois décevants et vraies fulgurances. En définitive, le contexte de la fin de siècle s’éloignant, Joséphin Péladan renonce à ses outrances et vit dans la vénération de sa seconde femme; Christiane Taylor, En 1908, il reçoit le prix Charles Blanc de l’Académie française et en 1917, à une voix près, il faillit succéder à Octave Mirbeau à l’Académie Goncourt. Paul Verlaine lui trouvait un talent considérable et Anatole France voyait en lui un écrivain de race. Il meurt en 1918 presque oublié.

Curieux personnage, non? Mais j’ai pensé qu’il avait sa place dans ma galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le Sâr dine à l’huile…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 28 mars 2014 dédié à la jonquille dans le calendrier républicain mais en réalité pour les pataphysiciens, le Vendredi 6 Clinamen 141 – St Ganymède, professionnel.  Bien entendu, ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède, quoique…
L‘homme du jour est né un 28 mars en 1859, aujourd’hui totalement oublié, ce dandy lettré ferait un malheur sur nos plateaux de télé.(tiens, ça me fait penser à quelqu’un…) Issu 51295188_pd’une famille de cultivateurs et de commerçants, Joseph-Aimé Péladan, qui se donnera plus tard le prénom de Joséphin, est le fils de Louis-Adrien Péladan, et de Joséphine Vaquier. Il manifeste un esprit indépendant qui lui vaut d’être renvoyé du lycée pour avoir traité un professeur d’athée, puis du petit séminaire de Nîmes. Il voyage beaucoup et  rencontre Léon Bloy et Paul Bourget et enthousiasme Jules Barbey d’Aurevilly qui préface son roman Le Vice suprême (1884), livre pétri de romantisme et d’occultisme, qui met en scène la lutte de forces secrètes qui s’acharnent à détruire l’humanité et prend résolument le contre-pied du naturalisme de Zola. Son originalité plaît mais son exaltation fait sourire. Jean Lorrain le surnomme « le pélican blanc ». Plus tard on l’appellera « le Mage d’Épinal », « Platon du Terrail » ou « le Sâr pédalant ». Rodolphe Salis alla jusqu’à oser un très cruel « Artaxerfesse » qui lui valut des poursuites de l’intéressé. C’est à son frère Adrien, l’un des premiers homéopathes français, que Joséphin Péladan doit son entrée dans une branche toulousaine de la Rose-Croix. A cet Ordre appartenait aussi le Vicomte Louis-Charles-Edouard de Lapasse, un alchimiste toulousain présenté comme un élève du Prince Balbiani de Palerme, prétendu disciple de Cagliostro.

En 1888, Péladan est le co-fondateur avec Stanislas de Guaita de l’ Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix. Parmi les membres de l’Ordre, on peut relever quelques noms passés à la posterité : Papus, F.-Ch. Barlet. Prétextant un refus de la magie opérative, il se sépare du groupe en 1891 pour fonder l’ Ordre de la Rose-Croix Catholique et esthétique du Temple et du Graal. L’année suivante, il organise le premier Salon de la51295167_p Rose-Croix du 10 mars au 10 avril 1892 à la célèbre galerie parisienne Durand-Ruel. C’est un très grand succès. Soixante artistes y participent parmi lesquels nombre de peintres et sculpteurs de talent (Hodler, Khnopff, Delville, Schwabe, Bourdelle etc.) et vingt mille Parisiens dont le Tout-Paris mondain et artistique (Mallarmé, Zola, Verlaine, Gustave Moreau etc.), viennent le visiter, au son du prélude de Parsifal et des Sonneries composées par Erik Satie. Voici, à droite, copie d’une page de « Rose+Croix » organe trimestriel publié par J. Peladan en 1893.
Il ambitionnait d’extirper la laideur du monde moderne, s’opposant ainsi au matérialisme ambiant ; à ce titre, il est un porte parole du mouvement symboliste. Prônant une resacralisation de l’art et de la vie, Péladan opte délibérément pour un transfert du religieux vers l’art, dans la plus pure Sceautradition baudelairienne. Son ton, les symboles choisis pour la Rose+Croix témoignent d’une volonté de s’opposer au trivial et inaugurent une pratique « publicitaire » que les avant-gardes exploiteront abondamment par la suite. Si Péladan utilise un ton souvent polémique ou lyrique, c’est au service de convictions sincères et d’une défense de la grandeur de l’art qu’il estime prostitué sous une troisième république souvent mercantile. Il produit d’innombrables plaquettes de critique d’art, contribuant à faire connaître en France l’œuvre de Léonard de Vinci. Ses textes critiques, mêlent ouvrages parfois décevants et vraies fulgurances.
En définitive, le contexte de la fin de siècle s’éloignant, Joséphin Péladan renonce à ses outrances et vit dans la vénération de sa seconde femme; Christiane Taylor, En 1908, il reçoit le prix Charles Blanc de l’Académie française et en 1917, à une voix près, il faillit succéder à Octave Mirbeau à l’Académie Goncourt. Paul Verlaine lui trouvait un talent considérable et Anatole France voyait en lui un écrivain de race. Il meurt en 1918 presque oublié. Curieux personnage, non? Mais j’ai pensé qu’il avait sa place dans ma galerie de portraits. Sources

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Histoire de Jules…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour!

Nous sommes le mercredi 20 février 2013, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué227435_1
une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ». Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » tout comme une fameuse recette belge; allez savoir pourquoi. Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». Amusant, non !

Il s’appelait Jules…

C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent 49928480_pbon le terroir, la baguette et le bérèt, des noms capables de procurer une érection à Claude GUEANT. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés… Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Ainsi donc, le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre. Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.

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Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que 49928529_pDurand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour
lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile. La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Voilà pour la petite histoire, pour la grande, je pourrai vous raconter que c’est un 20 février, en l’an de grâce 1171 que CONAN IV  fils d’Alain le noir, seigneur de Guingamp et Comte de Richmond devint Duc de Bretagne mais ce sera pour une autre fois. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

BIENVENUE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour!

Nous sommes le 20 février, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit« . Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !

Il s’appelait Jules DURAND.

C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le bérèt, des noms capables de procurer une érection à Claude GUEANT. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés… Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.
Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain
. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile.
La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.


CHANGEMENT D’ADRESSE.

Bon allez, c’est parti pour la bascule. Le camion de déménagement est là; à partir de maintenant et jusqu’à dorénavant, on se retrouve sur:                               lescenobitestranquilles.fr

Le nouveau site va fonctionner un moment en doublure avec celui-ci, le temps pour vous, amis lecteurs, de mettre à jour vos carnets d’adresses. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre. Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile.La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des belles lettres et de la crêpe suzette réunies, bonjour !


Nous
voici le 20 février c’est à dire le deuxième jour de ventôse.
C’est un dimanche de grande marée alors, à vos rateaux. Le jour est
dédié au cornouiller jolie plante qui a avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La
corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la
presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à
mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre
cette injustice, la grève est générale au Havre, et s'étend au
secteur international des docks anglais et américain. Puis une
protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l'homme,
aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement,
Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu
fou, et finit sa vie à l'asile.La révision de son procès, le
15 juin 1918, l'innocenta totalement.">
laissé sa trace dans la
culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la
fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une
sorte de convention collective avant la lettre. La floraison
indiquait la période à partir de laquelle les servantes des
fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter
après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait
cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en
ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit
la veillada a falit
« . Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !


Tout
à fait autre chose.


Le 20
février 1926
vit la disparition tragique de Jules DURAND.

Le
20 février
1926,
mort de
Jules Gustave
DURAND
,
né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste
révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du
Havre.
avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La
corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la
presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à
mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre
cette injustice, la grève est générale au Havre, et s'étend au
secteur international des docks anglais et américain. Puis une
protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l'homme,
aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement,
Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu
fou, et finit sa vie à l'asile.La révision de son procès, le
15 juin 1918, l'innocenta totalement.">
Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera
victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un
« jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand
avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La
corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la
presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à
mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre
cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au
secteur international des docks anglais et américain. Puis une
protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme,
aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement,
Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu
fou, et finit sa vie à l’asile.
La révision de son procès, le
15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Un
qui n’est « plus » totalement innocent.

C’est le site du journal « La Croix » qui l’annonce. Et oui, j’ai des bonnes lectures.

Le
tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi
Eric
Zemmour

à 2.000 euros avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La
corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la
presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à
mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre
cette injustice, la grève est générale au Havre, et s'étend au
secteur international des docks anglais et américain. Puis une
protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l'homme,
aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement,
Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu
fou, et finit sa vie à l'asile.La révision de son procès, le
15 juin 1918, l'innocenta totalement.">
d’amende avec sursis pour provocation à la haine
raciale pour ses propos controversés sur « les Noirs et les
Arabes ».

Eric Zemmour avait été cité en
justice par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l’UEJF et J’accuse, pour
des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Dans l’émission de Thierry
Ardisson « Salut les terriens », diffusée sur la chaîne
cryptée, Eric Zemmour s’était indigné après une intervention sur
les contrôles au faciès: « Mais pourquoi on est contrôlé 17
fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et
arabes, c’est comme ça, c’est un fait ».

Voilà qui est fort réjouissant.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE SAR DINE A L’HUILE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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JOSEPHIN PELADAN.

Il est né un 28 mars en 1859, aujourd’hui totalement oublié, ce dandy lettré ferait un malheur sur nos plateaux de télé.(tiens, ça me fait penser à quelqu’un…)

Issu d’une famille de cultivateurs et de commerçants, Joseph-Aimé Péladan, qui se donnera plus tard le prénom de Joséphin, est le fils de Louis-Adrien Péladan, et de Joséphine Vaquier. Il manifeste un esprit indépendant qui lui vaut d’être renvoyé du lycée pour avoir traité un professeur d’athée, puis du petit séminaire de Nîmes. Il voyage beaucoup et  rencontre Léon Bloy et Paul Bourget et enthousiasme Jules Barbey d’Aurevilly qui préface son roman Le Vice suprême (1884), livre pétri de romantisme et d’occultisme, qui met en scène la lutte de forces secrètes qui s’acharnent à détruire l’humanité et prend résolument le contre-pied du naturalisme de Zola. Son originalité plaît mais son exaltation fait sourire. Jean Lorrain le surnomme « le pélican blanc ». Plus tard on l’appellera « le Mage d’Épinal », « Platon du Terrail » ou « le Sâr pédalant ». Rodolphe Salis alla jusqu’à oser un très cruel « Artaxerfesse » qui lui valut des poursuites de l’intéressé.

En 1888, Péladan est le co-fondateur avec Stanislas de Guaita de l’ Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix. Parmi les membres de l’Ordre, on peut relever quelques noms passés à la posterité : Papus, F.-Ch. Barlet. Prétextant un refus de la magie opérative, il se sépare du groupe en 1891 pour fonder l’ Ordre de la Rose-Croix Catholique et esthétique du Temple et du Graal. L’année suivante, il organise le premier Salon de la Rose-Croix du 10 mars au 10 avril 1892 à la célèbre galerie parisienne Durand-Ruel. C’est un très grand succès. Soixante artistes y participent parmi lesquels nombre de peintres et sculpteurs de talent (Hodler, Khnopff, Delville, Schwabe, Bourdelle etc.) et vingt mille Parisiens dont le Tout-Paris mondain et artistique (Mallarmé, Zola, Verlaine, Gustave Moreau etc.), viennent le visiter, au son du prélude de Parsifal et des Sonneries composées par Erik Satie. Voici, à droite, copie d’une page de « Rose+Croix » organe trimestriel publié par J. Peladan en 1893.

Il ambitionnait d’extirper la laideur du monde moderne,s’opposant ainsi au matérialisme ambiant ; à ce titre, il est un porte parole du mouvement symboliste. Prônant une resacralisation de l’art et de la vie, Péladan opte délibérément pour un transfert du religieux vers l’art, dans la plus pure tradition baudelairienne. Son ton, les symboles choisis pour la Rose+Croix témoignent d’une volonté de s’opposer au trivial et inaugurent une pratique « publicitaire » que les avant-gardes exploiteront abondamment par la suite. Si Péladan utilise un ton souvent polémique ou lyrique, c’est au service de convictions sincères et d’une défense de la grandeur de l’art qu’il estime prostitué sous une IIIeme république souvent mercantile.

Il produit d’innombrables plaquettes de critique d’art, contribuant à faire connaître en France l’œuvre de Léonard de Vinci. Ses textes critiques, mêlent ouvrages parfois décevants et vraies fulgurances.

En définitive, le contexte de la fin de siècle s’éloignant, Joséphin Péladan renonce à ses outrances et vit dans la vénération de sa seconde femme; Christiane Taylor, En 1908, il reçoit le prix Charles Blanc de l’Académie française. Il meurt en 1918 presque oublié. Curieux personnage, non? Mais j’ai pensé qu’il avait sa place dans ma galerie de portraits.

………………………………….

A ceux à qui cela aurait échappé, je rappelle qu’il est toujours possible de voter pour ce blog, colonne de droite, en haut. La pédagogie étant l’art de la répétition, je sais que vous me pardonnerez cette insistance qui, je vous l’accorde, devra bien cesser. Allez, en tous cas c’est sympa d’être passé et de vous être arrêté un instant. Vous êtes toujours les bienvenus sur « Les cénobites tranquilles » billet d’humeur et d’humour. A demain…Peut-être.