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Jean ZAY


Grand résistant, Franc-maçon, assassiné par les miliciens de Vichy.
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En Mai, fais ce qu’il te plaît…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 03 mai 2018 c’est à dire le 14 de floréal, jour du calendrier républicain dédié au chamerops, encore nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige.

Le mois de mai doit son nom au latin maius en l’honneur de la déesse de la fécondité, Maia. la tradition du mât de mai remonte à la nuit des temps. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le Sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été, le 1er mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume n’a cessé de se perpétuer au fil du temps, malgré l’opposition farouche de l’Église qui y voyait un rite païen célébrant la fécondité. Finalement, comme bon nombre des rites de nosmat de Mai D ancêtres, il fut intégré au culte chrétien. Depuis le dix-huitième siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de Mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud. Il représente l’honneur de la commune et de sa communauté. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares… Et jusqu’à ce qu’il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l’objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs… L’enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l’obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! le tronc d’arbre dont on se sert pour ce mât de mai est ensuite peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d’une couronne en branches de sapin. Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc. Mon aïeule avait coutume de dire: mariages de mai ne fleurissent jamais…Tiens, vous vous souvenez de Malicorne?

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’il fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon Blum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève ! Souvenons nous des congcongés payés Gés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte… Le 3 mai 1968, la police évacue par la force 500 étudiants qui occupaient la Sorbonne; vous connaissez la suite. C’est pas interdit de rêver !

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

De débattre mon coeur s’est arrêté…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 03 Mai 2017 c’est à dire le 14 de floréal, dédié au chamerops, encore nommé le 300px-StEventpalmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige. Certains vont souhaiter une bonne fête aux Evans, prénom rare du latin Eventius «dénouement». Prêtre chrétien, il est arrêté, livré aux flammes, et meurt décapité en 119. Si, à Lannebert (22), il est statufié en prêtre au-dessus de sa fontaine, il est, à La Malhoure (22), représenté en vêtements sacerdotaux, coiffé d’une barrette et tenant une palme à la main. On l’invoquait, à sa fontaine, pour guérir les coliques des jeunes enfants; en reconnaissance d’une guérison, les mères venaient déposer un bonnet au-dessus du bassin..

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’elle fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon Blum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève !
Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la congés-payéssemaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte… C’est pas interdit de rêver ! Aujourd’hui, le petit peuple va se retrouver par millions devant la sainte télé pour assister au match entre les deux finalistes de l’élection présidentielle. A gauche de l’écran, le représentant de la Macronésie, dents blanches haleine fraîche et qui bénéficie du soutien du beau monde et de la Hollandie réunie. Avec lui, on change tout mais on touche à rien. A l’extrême droite la fille de son père, string bleu-marine, casaque bleu blanc rouge. Avec elle, je sors de l’Europe, je sors de l’euro, je sors mes griffes, je sors le dimanche soir ça fait plus chic. La rencontre sera arbitrée par madame St Cricq de la Deux, alias: ce qu’il faut en penser. Croyez vous que je sois jaloux, pas du tout, pas du tout…

Allez, portez vous bien, à demain peut-être et vive le p’tit commerce.

Voici le mois de Mai…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 03 Mai 2016 c’est à dire le 14 de floréal, jour du chameropscalendrier républicain dédié au chamerops, encore nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige. D’ailleurs, les jardins de Keramoal s’enorgueillissent d’en posséder un qui semble apprécier sa villégiature.

Le mois de mai doit son nom au latin maius en l’honneur de la déesse de la fécondité, Maia. la tradition du mât de mai remonte à la nuit des temps. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le Sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été, le 1er Mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume n’a cessé de se perpétuer au fil du temps, malgré l’opposition farouche de l’Église qui y voyait un rite païen célébrant la fécondité. Finalement, comme bon nombre des rites de nos ancêtres, il fut intégré au culte arbre de Maichrétien. Depuis le XVIIIè siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de Mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud. Il représente l’honneur de la commune et de sa communauté. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares… Et jusqu’à ce qu’il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l’objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs… L’enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l’obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! le tronc d’arbre dont on se sert pour ce mât de mai est ensuite peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d’une couronne en branches de sapin. Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc. Mon aïeule avait coutume de dire: mariages de Mai ne fleurissent jamais…

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’elle fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon congés payésBlum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève !
Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte… C’est pas interdit de rêver !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Entre ici Jean…ZAY

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la satirologie et du pain bénit-oui-oui réunis bonjour ! Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble jusqu’à ce jeudi 28 mai 2015, 9è jour de prairial, que nos amis fleurs serpoletrépublicains avaient dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit…

Ainsi donc voici panthéonisés quatre méritants supplémentaires. L’un d’entre eux a déjà fait l’objet de plusieurs billets sur ce blogue: Jean ZAY. Le cénobite, qui adore se faire des amis, décide de vous offrir une de ses œuvres plutôt que de rééditer l’éloge panégyrique que délivrent toutes les télés. Jean ZAY,  né le 6 août 1904 à Orléans, d’un jean Zay gauchepère lorrain et d’une mère issue d’une famille protestante orléanaise, fut un brillant élève avant de devenir journaliste au Progrès du Loiret, le quotidien radical que dirige son père et d’entamer en 1928 une carrière d’avocat. Il y traite quelques difficiles procès d’assises tout en continuant à militer activement au parti radical. Situé à l’aile gauche de son parti, favorable à l’alliance avec les socialistes, ses amis se nomment Pierre Cot ou Pierre Mendès-France. En 1932, Jean Zay, est élu député du Loiret. Juif, franc-maçon (initié à la loge Etienne Dolet), partisan de l’union des gauches et du soutien à l’Espagne républicaine, anti-munichois, Jean Zay est à peine entré en politique qu’il est déjà, pour une certaine droite, l’homme à abattre. 

Le poème qui suit a été écrit en 1924 par Jean Zay. Aujourd’hui, il vaudrait à son auteur amende et prison, pour injure au drapeau français. Mais, que l’on ne se méprenne pas en cherchant ici l’écho des diatribes d’extrême droite glaviotant sur le complot judéo-maçonnique; tel Céline qui se plaisait à dénoncer en 1938 dans L’École des cadavres le « négrite juif Jean Zay » en ajoutant au terme d’un délire verbal : « Mites ! Larves ! Je vous Zay ! », au lieu de « Je vous hais ». Non, « En un temps on l’on parle de crise des « valeurs républicaines », dans le relativisme ambiant , le grand mérite civique du Drapeau de Zay est qu’il nous aide à identifier et combattre tous les porteurs de drapeaux ennemis de la France républicaine, à différencier les patriotes des antipatriotes, les antifascistes des fascistes, l’esprit de résistance de l’esprit de collaboration. Il nous permet de donner l’exemple de « l’homme qu’il sut être » : un républicain et un patriote qui sut s’engager à l’âge d’homme dans la guerre contre les fascismes totalitaires alors qu’il aimait tant la paix depuis sa jeunesse. Ce n’est pas sans vertu patriotique. » Olivier Loubes – historien.

Le drapeau 

Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là.
Quinze cent mille dans mon pays,
Quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie un espoir, un cœur…
Qu’est ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,
Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille qui n’entendront plus JAMAIS,
Que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.
Quinze cent mille pourris dans quelques cimetières
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?

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Ils ne sont plus que des pourritures…
Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicle sous tes plis
Je te hais au nom des squelettes…
Ils étaient Quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,
Je te hais à cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre,
Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.

Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grand coup
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs

Extrait de Les Respects. 6 mars 1924.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un Front peu en cacher un autre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 03 mai 2015 c’est à dire le 14 de floréal, jour du calendrier républicain dédié au chamerops, encore nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on 290px-Chamaerops_humilis_(Zingaro)015retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige. D’ailleurs, les jardins de Keramoal s’enorgueillissent d’en posséder un qui semble apprécier sa villégiature.  C’est aussi la date anniversaire de la naissance d’un monsieur qui a marqué de son empreinte le protest song: Pete Seeger, personnage clef du mouvement folk revendicatif. L’année dernière,  le vieux Pete à cassé sa pipe à l’âge de 94 ans. On l’entend ici en compagnie de Buffy Sainte Marie.

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Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’elle fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous front popude Léon Blum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève ! Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte…C’est pas interdit de rêver !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un républicain grand teint…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la République républicaine et de l’appenzeller réunis, bonjour ! Oui nous sommes le mercredi 06 août 2014 et donc,gentiane le 19 de thermidor qui est généralement dédié à la gentiane. Selon Pline l’Ancien, la gentiane tire son nom de Gentius, dernier roi d’Illyrie, qui en aurait découvert les vertus curatives. Magnifique fleur d’un bleu inégalable et dont les racines servent à plusieurs préparations dont le fameux Picon qui lui même entre dans l’alchimie du non moins fameux PBC, Picon-Bière-Citron.

Je profite donc de cette date anniversaire pour vous parler d’un grand monsieur qui a toute sa place dans notre galerie de portraits: Jean ZAY. Né le 6 août 1904 à Orléans, d’un père lorrain d’origine juive et d’une mère issue d’une famille jean Zayprotestante orléanaise, il fut un brillant élève au lycée Pothier, puis il devient journaliste au Progrès du Loiret, le quotidien radical que dirige son père, avant d’entamer en 1928 une carrière d’avocat au barreau d’Orléans. Il y traite quelques difficiles procès d’assises tout en continuant à militer activement au parti radical, où il relance la section d’Orléans des Jeunesses laïques et républicaines. Situé à l’aile gauche de son parti, favorable à l’alliance avec les socialistes, ses amis se nomment Pierre Cot ou Pierre Mendès-France. En 1932, Jean Zay, est élu député du Loiret.

Juif, franc-maçon initié à la loge Etienne Dolet (voir mon billet du 03 août), partisan de l’union des gauches et du soutien à l’Espagne républicaine, anti-munichois, Jean Zay est à peine entré en politique qu’il est déjà, pour une certaine droite, l’homme à abattre. Nommé ministre de l’Éducation Nationale et des Beaux-Arts de juin 36 à septembre 39, il est le plus jeune membre du gouvernement de Léon Blum. Partisan de ecole-publique-le-hezol’école unique et de l’égalité des chances pour tous, il instaure la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans, l’harmonisation des programmes et le rapprochement des filières. L’orientation se fait selon les goûts des élèves, les effectifs sont réduits, l’éducation physique devient obligatoire et l’après-midi de plein air voit le jour. Par deux circulaires, Jean Zay s’inscrit contre les propagandes politiques et religieuses à l’école. Son action dans le domaine culturel et scientifique est tout aussi novatrice : aide à la création du CNRS, démocratisation des musées, politique de la lecture et défense d’un droit d’auteur, projet de statut du cinéma et d’un festival de Cannes…

Quand il démissionne de son poste de ministre pour rejoindre l’armée et s’embarquer le 20 juin 1940 avec 27 autres parlementaires pour continuer à servir la France depuis le Maroc, le régime de Vichy s’empare de l’événement pour faire de Jean Zay et de ses amis des fuyards et des déserteurs. Arrêté le 16 août 40 à Rabat, dans un climat terrible d’hostilité charles Develleà la République, il est condamné, le 4 octobre, à la déportation à perpétuité après un simulacre de procès. Le 20 juin 44, Jean Zay est assassiné par des miliciens lors d’un transfert de prison. Il faudra pourtant attendre jusqu’en 1994 pour que la vérité historique soit clairement établie.
Son assassin lui, sera condamné au bagne à perpétuité. Mardi dernier j’évoquais ici même les relents Vichystes que je pressentais dans la politique actuelle de nos gouvernants… Jean Zay était le type même du bouc émissaire que la vieille droite revancharde voulait accrocher à son tableau de chasse après avoir « raté » Dreyfus. Aujourd’hui, si vous êtes Roms, musulmans, un peu bronzé et sans papiers… Faites attention en traversant la rue.

Allez, passez une bonne fin de semaine, portez vous bien et à demain peut-être.

Ils étaient vingt et trois…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour ! Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous sommes le samedi 22 février 2014 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de 72919427cheval. Je profite de l’occasion que nous offre l’entrée au panthéon de grands résistants (tel Jean Zay à qui j’ai consacré plusieurs billets) pour évoquer ceux du groupe Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’Oeuvre Immigrée (FTP-MOI), fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. À l’heure où tant de Français ont peur des migrants et ont oublié l’action capitale des étrangers dans la Libération de notre pays du joug nazi, il est bon de leur rappeler que sans eux, sans des hommes comme Manouchian et tant d’autres jeunes hommes et jeunes femmes venus rendre courage et confiance, la résistance aurait connu bien des heures plus cruelles encore.

Missak Manouchian est né dans une famille de paysans Arméniens en Turquie. Enfant, il perd son père, probablement tué par des militaires turcs lors du génocide Arménien.  Missak écrit des poèmes et, avec son ami arménien Semma, il fonde manouchian1deux revues littéraires, Tchank (l’Effort) et Machagouyt (Culture), où ils publient des articles concernant la littérature Française et Arménienne ; ils traduisent Baudelaire Verlaine et Rimbaud en arménien. À la même époque, Missak et Semma s’inscrivent à la Sorbonne comme auditeurs libres. En1934, Missak adhère au parti communiste. En 1935, il est élu secrétaire du comité de secours pour l’Arménie  qui relève en fait de la MOI (main d’œuvre immigrée). Il devient alors un militant permanent. C’est là qu’il rencontre Mélinée qui deviendra sa compagne.
Au moment de la guerre, il semble qu’en tant qu’étranger, il ait été affecté dans une usine de la région de Rouen en qualité de tourneur. Mais rentré à Paris, après la défaite de juin 1940, il 49962298_preprend ses activités militantes, devenues illégales puisque le parti communiste est interdit depuis septembre 1939. Il est arrêté au cours d’une rafle anticommuniste avant le 21 juin, date de l’invasion de l’URSS par les Allemands. Interné au camp de Compiègne, il est libéré au bout de quelques semaines, aucune charge n’étant retenue contre lui.
Il devient alors responsable politique de la section arménienne clandestine de la MOI dont on ne connaît guère l’activité jusqu’en 1943. En février 43, Manouchian est versé dans les FTP-MOI, groupe des francs-tireurs et partisans main d’oeuvre immigrée de Paris : il s’agit de groupes armés constitués en avril 42. Le premier détachement où il est affecté comporte essentiellement des Juifs roumains et hongrois et quelques Arméniens.

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En juillet 43, il devient commissaire technique des FTP-MOI parisiens puis en août, il est nommé commissaire militaire, à la place de Boris Holban. On doit mettre l’actif de son groupe l’exécution, le 28 septembre 43, du général Julius RITTER, adjoint pour la France de Fritz SAUKEL, responsable de la mobilisation de la main-d’œuvre (STO). Les groupes de Manouchian accomplissent près de trente opérations en plein Paris d’août à la mi novembre 43.
Les Renseignements Généraux, après avoir  réussi deux coups de filet en mars et juillet 1943, purent mener à bien une vaste filature qui aboutit au démantèlement complet des FTP-MOI montvalerien-2-france-germany-wwii-manouchian-klarsfeld_311parisiens à la mi-novembre avec 68 arrestations dont celles de Manouchian et Joseph Epstein. Au matin du 16 novembre, Manouchian est arrêté. Sa compagne Mélinée parvient à échapper à la police. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands.
Missak ­Manouchian meurt fusillé à 38 ans. Après avoir refusé qu’on leur bande les yeux, les vingt-deux hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 44. Seule Olga Bancic, vingt-troisième membre du groupe, fut décapitée à la prison de Stuttgard le 10 mai 44.
Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo ­de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés. ».
Mais l’affaire de l’Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l’ennemi, produit l’effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l’emblème du martyre.lieux-94-ivry-cimetiere-manouchian3 Chacun se souvient du magnifique texte d’Aragon mis en musique par Léo Ferré non moins magnifiquement.Voici ce qu’écrivait Serge Venturini dans un billet consacré au poète Manoukian sur le très beau site Esprits Nomades: « La tombe de Manouchian est oubliée, elle n’est plus même entretenue. Faut-il y voir un signe des temps où la démocratie recule un peu plus chaque jour, où le racisme même n’est plus combattu et devient ordinaire, temps des égoïsmes, des peurs et des mépris où les régressions sont la marque des enténébreurs ? »

Allez, c’est pas gai tout cela, désolé d’avoir fait un peu long. Portez vous bien et à demain peut-être.

Ton panthéon est décousu…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Le poème qui suit a été écrit en 1924 par Jean Zay, qui va entrer au Panthéon… Aujourd’hui, il vaudrait à son auteur amende et prison, pour injure au drapeau français. Le cénobite, qui adore se faire des amis, décide de le publier.
Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là
Quinze cent mille dans mon pays, quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille morts dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie, un espoir, un cœur…
Qu’est-ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,
Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille que nous n’entendrons plus JAMAIS,
que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.
Quinze cent mille pourris dans quelque cimetière
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?
Ils ne sont plus que de la pourriture…
Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicle sous tes plis
Je te hais au nom des squelettes… Ils étaient quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,
Je te hais à cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre, Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.
Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grands coups
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs.
Extrait de Les Respects. 6 mars 1924

UN CRIME FRANCAIS…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’histoire de France et du pâté hénaff réunis, bonjour!

Nous sommes le mercredi 14 mars, 24è jour de ventôse dédié à la Pâquerette…

Ce soir, hélas à 0h 20, FR3 Bretagne diffuse le film de Catherine Bernstein: Jean ZAY, un crime français. Je profite donc de cette occasion pour vous reparler de ce  grand monsieur à qui j’avais consacré un billet au mois d’août 2010.

Né le 6 août 1904 à Orléans, d’un père lorrain d’origine juive et d’une mère issue d’une famille protestante Orléanaise, il fut un brillant élève au lycée Pothier, puis il devient journaliste au Progrès du Loiret, le quotidien radical que dirige son père, avant d’entamer en 1928 une carrière d’avocat au barreau d’Orléans. Il y traite quelques difficiles procès d’assises tout en continuant à militer activement au parti radical, où il relance la section d’Orléans des Jeunesses laïques et républicaines. Situé à l’aile gauche de son parti, favorable à l’alliance avec les socialistes, ses amis se nomment Pierre Cot ou Pierre Mendès-France.

En 1932, Jean Zay, est élu député du Loiret.Juif, franc-maçon initié à la loge Etienne Dolet, partisan de l’union des gauches et du soutien à l’Espagne républicaine, anti-munichois, Jean Zay est à peine entré en politique qu’il est déjà, pour une certaine droite, l’homme à abattre.Nommé ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts de juin 36 à septembre 39, il est le plus jeune membre du gouvernement de Léon Blum . Partisan de l’école unique et de l’égalité des chances pour tous, il instaure la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans, l’harmonisation des programmes et le rapprochement des filières. L’orientation se fait selon les goûts des élèves, les effectifs sont réduits, l’éducation physique devient obligatoire et l’après-midi de plein air est créée. Par deux circulaires, Jean Zay s’inscrit contre les propagandes politiques et religieuses à l’école. Son action dans le domaine culturel et scientifique est tout aussi novatrice : aide à la création du CNRS, démocratisation des musées, politique de la lecture et défense d’un droit d’auteur, projet de statut du cinéma et d’un festival de Cannes…Quand il démissionne de son poste de ministre pour rejoindre l’armée et s’embarquer le 20 juin 1940 avec 27 autres parlementaires pour continuer à servir la France depuis le Maroc, le régime de Vichy s’empare de l’événement pour faire de Jean Zay et de ses amis des fuyards et des déserteurs.

Arrêté le 16 août 40 à Rabat, dans un climat terrible d’hostilité à la République, il est condamné, le 4 octobre, à la déportation à perpétuité» après un simulacre de procès. Le 20 juin 44, Jean Zay est assassiné par des miliciens lors d’un transfert de prison. Il faudra pourtant attendre jusqu’en 1994 pour que la vérité historique soit clairement établie.Son assassin lui, sera condamné au bagne à perpétuité. J’évoque souvent ici même les relents Vichystes que je pressens dans la politique actuelle de nos gouvernants…Jean Zay était le type même du bouc émissaire que la vieille droite revancharde voulait accrocher à son tableau de chasse après avoir « raté » Dreyfus. Aujourd’hui, si vous êtes Roms, musulmans,un peu bronzé et sans papiers…Faites attention en traversant la rue.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’ARBRE QUI CACHE LA FORET…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour !

Nous sommes le 3 mai c’est à dire le 14 de floréal, jour du calendrier républicain dédié au chamerops, encore nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige. D’ailleurs, les jardins de Keramoal s’enorgueillissent d’en posséder un qui semble apprécier sa villégiature.

Le mois de mai doit son nom au latin maius en l’honneur de la déesse de la fécondité, Maia. la tradition du mât de mai remonte à la nuit des temps. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le Sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été, le 1er mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume n’a cessé de se perpétuer au fil du temps, malgré l’opposition farouche de l’Église qui y voyait un rite païen célébrant la fécondité. Finalement, comme bon nombre des rites de nos ancêtres, il fut intégré au culte chrétien.

Depuis le XVIIIè siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud. Il représente l’honneur de la commune et de sa communauté. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares… Et jusqu’à ce qu’il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l’objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs… L’enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l’obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! le tronc d’arbre dont on se sert pour ce mât de mai est ensuite peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d’une couronne en branches de sapin. Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc. Mon aïeule avait coutume de dire: mariages de mai ne fleurissent jamais…

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’il fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon Blum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève !

Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chomage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte…C’est pas interdit de rêver !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être. j’ajoute un message personnel, c’est aussi l’anniversaire du kid de Chicago, Tristan, alors, happy birthday.