Résultat de recherche pour “James GUILLAUME”

Page 1 de 2

Photo de l'artiste James GUILLAUME

James GUILLAUME


Anarchiste d'origine Suisse, proche de Bakounine.
Voir la page wikipédia de l'artiste James GUILLAUME


Dans les traces d’Elisée Reclus…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis du paradoxe et du tiramisu aux spéculoos réunis, bonjour ! Nous voici le Mercredi 14 juin 2017, 26è jour de prairial dédié au jasmin. jasmin-300x218Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopâtre serait allé à la rencontre de Marc-Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

En Bretagne on célèbre les Dogmael évêque gallois de Pembroke du 5e siècle, émigré en petite Bretagne, honoré à Rospez. Le calendrier des postes, lui, affirme sans vergogne qu’aujourd’hui c’est la st Elisée. Le220px-EliseeReclusNadar-208x300 seul que je connaisse c’est Elisée RECLUS. Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue dune famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère, Elie également anarchiste et communard, en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Ici, son portrait par Nadar.

Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles près de Bruxelles qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Études en 1894 dans lequel il enseignera. Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : Le Révolté, L’Insurgé, Le Cri du Peuple, etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire les-freres-reclus-300x232Géographie Universelle 19 volumes, et de L’Homme et la Terre 6 volumes, ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme avec son environnement, et aborde des sujets très variés éducation, naturisme, etc. Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de L’Homme et la Terre ne sortira qu’après sa mort édité par son neveu Paul Reclus. « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus. En effectuant mes modestes recherches j’ai déniché un très bon billet que lui avait consacré Paul, notre ami de La feuille charbinoise, en 2010, dans lequel il y avait cette étonnante photographie d’une partie de la fratrie. Il parait qu’ils furent dix sept enfants… C’est autrement plus documenté que mes gribouillis, je vous invite à visiter ce site aussi souvent que possible.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la prochaine édition, portez vous bien et à demain peut-être.

Pour faire le portrait d’un Brestoa…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du Delta blues et du Kan-ha-Diskan réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 03 juin 2017, c’est à dire le 15è jour de Prairial, habituellement consacré à la Caille, allez savoir pourquoi…

Voici pour compléter notre galerie de portraits, un bref aperçu de la vie d’un « P’tit zef » (un Brestois) qui s’illustra au cours de la Commune de Paris notamment. Il est né le 3 juin 1840 dans la cité du ponant. Faut-il rappeler qu’une tentative d’instauration d’une Commune à Brest eut lieu dès le 2 octobre 187O; elle était l’œuvre d’un certain Constant Le Doré qui tenta de s’emparer de l’hôtel de ville. La décision avait été PINDY Gprise lors d’une réunion publique réunissant plus de 3000 personnes. Un détail, il y avait parmi ces personnes des volontaires américains débarqués le matin même et qui venaient combattre les Prussiens. Jean-Louis PINDY, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est  communard et anarchiste, il est menuisier de son état, en 1867, il est membre de la section brestoise de l’Internationale. Résidant ensuite à Paris, il sera condamné en avril 1870 à un an de prison (lors du 3e procès contre l’Internationale). Libéré le 4 septembre à la proclamation de la république, il est, en janvier 1871, l’un des signataires de l’affiche rouge (ne pas confondre avec celle de Manoukian) qui revendique « Place au peuple! Place à la commune! ».

Le 18 mars 1871, il prend part à l’occupation de l’Hôtel de Ville dont il deviendra gouverneur, puis est élu, le 26 mars, membre de la Commune. Il s’opposera au Comité de Salut Public. Le 24 mai 1871, pendant la Semaine Sanglante, c’est lui qui donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville. Condamné à mort par contumace, il se cache à Paris,LOI 1905 avant de rejoindre Lausanne, en Suisse, puis la Chaux-de-Fonds où, en contact avec James Guillaume, il devient un militant actif de la Fédération Jurassienne. Le 16 septembre 1872, il assiste au Congrès de l’A.I.T anti-autoritaire à Saint-Imier, puis participera aux Congrès qui suivront. En 1877, il crée, avec Paul Brousse et François Dumartheray, une section française de l’A.I.T (association internationale des travailleurs), avec son journal « L’Avant-Garde ». Il participera, par la suite, à la fondation de la Libre Pensée, à la Chaux-de-Fonds, où il mourra le 24 juin 1917. L’illustration de droite est parue dans « l’idée libre » en 1926 et s’intitule: La libre pensée contre le Fascisme.

Et bien voila, c’est tout pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien, à bientôt peut-être et vive le p’tit commerce.

Ici, c’est Brest…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du Delta blues et du Kan-ha-Diskan réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 03 juin 2016, c’est à dire le 15è jour de Prairial, habituellement consacré à la Caille, allez savoir pourquoi… Je m’aperçois que j’ai un problème avec mes réglages (taille de l’écran…) et je n’arrive pas à rectifier le tir.

Voici pour compléter notre galerie de portraits, un bref aperçu de la vie d’un « P’tit zef » (un Brestois) qui s’illustra au cours de la Commune de Paris notamment. Il est né le 3 juin 1840 dans la cité du ponant. Faut-il rappeler qu’une tentative d’instaurationPindy d’une Commune à Brest eut lieu dès le 2 octobre 187O; elle était l’œuvre d’un certain Constant Le Doré qui tenta de s’emparer de l’hôtel de ville. La décision avait été prise lors d’une réunion publique réunissant plus de 3000 personnes. Un détail, il y avait parmi ces personnes des volontaires américains débarqués le matin même et qui venaient combattre les Prussiens.Jean-Louis PINDY, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est  communard et anarchiste, il est menuisier de son état, en 1867, il est membre de la section brestoise de l’Internationale. Résidant ensuite à Paris, il sera condamné en avril 1870 à un an de prison (lors du 3e procès contre l’Internationale). Libéré le 4 septembre à la proclamation de la république, il est, en janvier 1871, l’un des signataires de l’affiche rouge (ne pas confondre avec celle de Manoukian) qui revendique « Place au peuple! Place à la commune! ».

Le 18 mars 1871, il prend part à l’occupation de l’Hôtel de Ville dont il deviendra gouverneur, puis est élu, le 26 mars, membre de la Commune. Il s’opposera au Comité de Salut Public. Le 24 mai 1871, libre-penséependant la Semaine Sanglante, c’est lui qui donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville. Condamné à mort par contumace, il se cache à Paris, avant de rejoindre Lausanne, en Suisse, puis la Chaux-de-Fonds où, en contact avec James Guillaume, il devient un militant actif de la Fédération Jurassienne. Le 16 septembre 1872, il assiste au Congrès de l’A.I.T anti-autoritaire à Saint-Imier, puis participera aux Congrès qui suivront. En 1877, il crée, avec Paul Brousse et François Dumartheray, une section française de l’A.I.T (association internationale des travailleurs), avec son journal « L’Avant-Garde ». Il participera, par la suite, à la fondation de la Libre Pensée, à la Chaux-de-Fonds, où il mourra le 24 juin 1917. L’illustration de droite est parue dans « l’idée libre » en 1926 et s’intitule: La libre pensée contre le Fascisme.

Et bien voila, c’est tout pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.

L’utopie est la seule réalité…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 15 mars 2016, 16è jour de Messidor dédié au thon, et, c’est un 15 Mars en 1830 à Sainte-Foy-la-Grande en Gironde, que vit le jour Elisée RECLUS dont je voulais vous entretenir aujourd’hui.

Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste.220px-EliseeReclusNadar Issue dune famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère, Elie également anarchiste et communard, en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Ici, son portrait par Nadar.

Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles près de Bruxelles qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Études en 1894 dans lequel il enseignera. Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : Le Révolté, L’Insurgé, Le Cri du Peuple, etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire Géographie Universelle 19 volumes, et de L’Homme et la Terre 6 volumes, ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme avec son les-freres-reclus-300x232environnement, et aborde des sujets très variés éducation, naturisme, etc. Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de L’Homme et la Terre ne sortira qu’après sa mort édité par son neveu Paul Reclus. « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus. En effectuant mes modestes recherches j’ai déniché un très bon billet que lui avait consacré Paul, notre ami de La feuille charbinoise dans lequel il y avait cette étonnante photographie d’une partie de la fratrie. Il parait qu’ils furent dix sept enfants… C’est autrement plus documenté que mes gribouillis, je vous invite à visiter ce site aussi souvent que possible.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la prochaine édition, portez vous bien et à demain peut-être.

Journée internationale du Jazz…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

,

Amis de l’Amérique profonde et du Breizh Cola light réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 30 avril 2015, onzième jour de Floréal dédié à la rhubarbe. Autant dire que c’est la fin du mois. C’est donc en ce mercredi 11 Palotin – 142 – Explosion Docteur-Saxdu Palotin qu’apparaît aux yeux du monde, béat d’admiration, cela va sans dire même si ça va mieux en l’écrivant, ce 2162è billet des « cénobites tranquilles » que l’univers blogosphérique dans son entier nous envie… Or, il y a un demi-siècle de cela, le 30 avril 1959, paraissait ce merveilleux livre de Jack Kerouac, Docteur sax. Et c’est bien parce que mon aïeule, dans sa stricte éducation, a su m’inculquer l’ immense modestie qui me caractérise, que je ne tracerai aucun parallèle entre ces deux chefs-d’œuvre; mais il me fallait trouver une intro pour vous parler (un peu tardivement) de ce qui suit…

Cette année, Paris accueille la 4e Journée internationale du Jazz, créée par l’Unesco en 2012. Ce jeudi 30 avril, en journée et en soirée, une cinquantaine d’événements, concerts, showcases, conférences, projections, expositions, jams, ateliers et masterclasses se répartiront dans les vingt arrondissements de la capitale. En accès gratuit et dans la mesure des places jazz_day_2015_affiche_detaildisponibles. Les clubs de jazz de la capitale participent bien sûr à la fête, offrant une trentaine de concerts gratuits, comme cette « nuit italienne » au Sunside, dans la fameuse rue des Lombards, avec entre autres le pianiste Nico Morelli et le saxophoniste et clarinettiste Francesco Bearzatti. En cette journée particulière, le jazz débordera largement des clubs où l’on a l’habitude de l’entendre. Hôtel de Ville, mairies d’arrondissement, le Forum des Halles (la Place Carrée), le kiosque du Luxembourg, mais aussi les grandes gares SNCF, seront mises à contribution.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Il sera ainsi possible d’entendre Dee Dee Bridgewater et Al Jarreau en conférence, et d’assister à des showcases de Kellylee Evans, Giovanni Mirabassi, Lou Tavano, China Moses, André Manoukian ou Daniel Humair. Les plus défavorisés et les personnes qui souffrent recevront également quelques visites musicales. Pour le Jazz Day 2015, des concerts sont programmés dans quelques centres d’hébergement ainsi que inter jazz daydes hôpitaux de la capitale. Comme son nom l’indique, la Journée internationale du Jazz ne concerne pas que Paris. Quelque 185 pays y participent à travers le monde. Il y aura également de nombreux événements en région. Mais la capitale sera l’épicentre de l’événement avec la venue d’éminences du jazz, à commencer par Herbie Hancock, ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco pour le dialogue interculturel. Sous la direction du compositeur John Beasley, il animera un concert de prestige qui réunira Wayne Shorter, Dee Dee Bridgewater, Al Jarreau, Marcus Miller, Annie Lennox, Til Bronner, Dianne Reeves, Igor Butman, Avishai Cohen, Eliane Elias, Terri Lyne Carrington, Mino Cinelu, Antonio Farao, Kenny Garrett, James Genus, Lee Ritenour, Femi Kuti, Grégoire Maret, Hugh Masekela, A Bu, Ibrahim Maalouf, Guillaume Perret, Rudy Perez, Claudio Roditi, Isfar Sarabski, Dhafer Youssef, Ben Williams… Que du beau linge !

Amusons nous, faisons les fous, la vie est une fête et, surtout, portez vous bien et à demain peut-être.

Louise, Olympe, Victorine et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la gent féminine et du rôti Wellington réunis, bonjour ! Nous voici le mardi 28 avril, neuvième jour de floréal dédié à la Hyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ?

Je ne sais plus qui a dit: les femmes font l’histoire, les hommes l’écrivent. Voilà pourquoi j’aime à vous parler d’icelles qui ont participé aux grandes luttes du passé. Louise Michel, Olympe de Gouge, Nathalie Lemel, Victorine Brocher et tant paule Minkd’autres. Tenez, par exemple, Anna Paulina Mekarski, plus connue sous le nom de Paule Mink où Minck, naît à Clermont-Ferrand. Son père est un comte polonais, cousin du Roi Stanislas II. Ayant pris part à la révolution polonaise de 1830, il doit fuir son pays et se réfugie l’année suivante en France, où il devient Saint-simonien. Vers 1867, Paule s’installe à Paris, où elle gagne sa vie, comme lingère et en donnant des cours de langue. Paule Mink est républicaine et s’oppose à l’Empire. Bien plus, elle milite pour le socialisme et la cause des femmes. Elle collabore à divers journaux tel que celui de la fédération rouennaise de l’A.I.T., La Réforme sociale, et prend la parole lors de conférences. Elle participe également à la création d’une organisation féministe et révolutionnaire dans une forme mutualiste, la Société fraternelle de l’ouvrière.

En 1870, alors que la France est en guerre avec la Prusse, Paule Mink participe activement à la défense d’Auxerre. On veut, par la suite, lui décerner la Légion d’honneur, mais elle la refuse. Durant la Commune, elle s’implique fortement dans  l’agitation sociale. On la retrouve en tant qu’oratrice dans des Clubs, notamment celui de l’église St Sulpice et celui de avec Louisel’église Nôtre Dame de la croix. A Montmartre, elle fait partie du Comité de Vigilance des citoyennes aux côtés d’André Léo et de Louise Michel et ouvre une école gratuite dans l’église Saint Pierre. Elle part, également, en province, à plusieurs reprises, pour y porter l’idéal communal et tenter de la rallier à Paris. La semaine sanglante a lieu alors qu’elle est justement en tournée, ce qui lui permet d’échapper à la répression versaillaise. Elle se réfugie en Suisse où elle rencontre James Guillaume dont j’ai parlé ici. Elle participe au 5e Congrès de la Paix à Lausanne et continue à mener son combat pour le féminisme et le socialisme.(Ici à droite en compagnie de Louise Michel). A la faveur de l’amnistie de 1880, elle revient en France et s’installe dans le Midi. Elle assiste, en tant que déléguée des ouvrières de Valence, au congrès du Parti Ouvrier de France, au Havre, en novembre 1880. Elle y plaide pour une instruction civile, intégrale et identique pour toutes et tous.
Le 31 mai 1881, elle se voit infligée un mois de prison pour avoir participé à un meeting de protestation contre la condamnation d’une nihiliste russe du nom de Jessy Helfman.
seule à gaucheMenacée d’expulsion du territoire français, du fait de son origine russo-polonaise, Negro, un ouvrier mécanicien anarchiste, l’épouse. Il reconnaît également deux de ses filles nées en Suisse. Elle meurt à Paris le 28 avril 1901. Son incinération, le 1er mai au Père-Lachaise, donne lieu à une grande manifestation rassemblant des socialistes, des anarchistes et des féministes. Elle se termine en affrontements avec la police.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, merci encore de votre visite, je ne le répéterais jamais assez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’insurgé…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 15 mars 2014, 16è jour de Messidor dédié au tabac.. Et, c’est un 4 juillet en 1905 à Torhout (près de Bruges) que s’éteignait Elisée RECLUS dont je voulais vous entretenir aujourd’hui.

Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue dune famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une Eliséepart active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère, Elie également anarchiste et communard, en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

 

Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles près de Bruxelles qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Études en 1894 dans lequel il enseignera. Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : Le Révolté, L’Insurgé, Le Cri du Peuple, etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire Géographie Universelle 19 volumes, et de L’Homme et la Terre 6 les-freres-reclus-300x232volumes, ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme avec son environnement, et aborde des sujets très variés éducation, naturisme, etc.. Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de L’Homme et la Terre ne sortira qu’après sa mort édité par son neveu Paul Reclus. « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus. En effectuant mes modestes recherches j’ai déniché un très bon billet que lui avait consacré Paul, notre ami de La feuille charbinoise dans lequel il y avait cette étonnante photographie d’une partie de la fratrie. Il parait qu’ils furent dix sept enfants… C’est autrement plus documenté que mes gribouillis, je vous invite à visiter ce site aussi souvent que possible.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la prochaine édition, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un brestoa à Paris…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis Républicains, bonjour ! Nous sommes le mardi 03 juin 2014, c’est à dire le 15è jour de Prairial, habituellement consacré à la Caille, allez savoir pourquoi… Voici pour compléter notre galerie de portraits, uPrairial 2n bref aperçu de la vie d’un « P’tit zef » (un Brestois) qui s’illustra au cours de la Commune notamment. Il est né le 3 juin 1840 dans la cité du ponant. Faut-il rappeler qu’une tentative d’instauration d’une Commune à Brest eut lieu dès le 2 octobre 187O; elle était l’œuvre d’un certain Constant Le Doré qui tenta de s’emparer de l’hôtel de ville. La décision avait été prise lors d’une réunion publique réunissant plus de 3000 personnes. Un détail, il y avait parmi ces personnes des volontaires américains débarqués le matin même et qui venaient combattre les Prussiens.

Jean-Louis PINDY est communard et anarchiste, il est menuisier de son état, en 1867, il est membre de la section brestoise de l’Internationale. Résidant ensuite à Paris, il sera condamné en avril 1870 à un an de prison (lors du 3e procès contre l’Internationale). Libéré le 4 septembre à la 220px-Jean-Louis_Pindy2proclamation de la république, il est, en janvier 1871, l’un des signataires de l’affiche rouge (ne pas confondre avec celle de Manoukian) qui revendique « Place au peuple! Place à la commune! ». Le 18 mars 1871, il prend part à l’occupation de l’Hôtel de Ville dont il deviendra gouverneur, puis est élu, le 26 mars, membre de la Commune. Il s’opposera au Comité de Salut Public. Le 24 mai 1871, pendant la Semaine Sanglante, c’est lui qui donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville. Condamné à mort par contumace, il se cache à Paris, avant de rejoindre Lausanne, en Suisse, puis la Chaux-de-Fonds où, en contact avec James Guillaume, il devient un militant actif de la Fédération Jurassienne.

Le 16 septembre 1872, il assiste au Congrès de l’A.I.T anti-autoritaire à Saint-Imier, puis participera aux Congrès qui suivront. En 1877, il crée, avec Paul Brousse et François libre penséeDumartheray, une section française de l’A.I.T (association internationale des travailleurs), avec son journal « L’Avant-Garde ». Il participera, par la suite, à la fondation de la Libre Pensée, à la Chaux-de-Fonds, où il mourra le 24 juin 1917. L’illustration de droite est parue dans « l’idée libre » en 1926 et s’intitule: La libre pensée contre le Fascisme.

Et bien voila, c’était le 1841ème billet des « cénobites tranquilles » un blog d’humeur et d’humour, ouvert 7 jours sur 7… Vous êtes de plus en plus nombreux à le consulter et, ne serait-ce ma modestie légendaire, j’en serais très fier. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Comme à Ostende…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis de la peinture à l’eau et de la sardine à l’huile réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 19 novembre 2013, 29è jour de brumaire dédié au cormier. Il s’agit d’un bel arbre reconnu pour la dureté de son bois. Il a longtemps été le plus prisé 70219495_ppour la confection des fûts d’outils de corroyage (rabots, rifflards, varlopes, guillaumes…), le pommier massif ou en semelle rapportée étant moins apprécié. Il fut aussi utilisé pour réaliser des outils de traçage, règles, trusquins, et de toise. Dans les moulins , les dents rapportées sur couronne en fonte de l’engrenage multiplicateur étaient faites en cormier. Les fruits, cormes ou sorbes, comestibles après blettissement (comme la nèfle), servaient aussi à préparer une boisson faiblement alcoolisée (piquette de cormes). Ils existent quelques spécimens remarquables de cormier qui peuvent être plusieurs fois centenaire comme celui-ci dans le parc du château du Martreil non loin de Chemillé dans le Maine et Loire.

 

Le 19 novembre c’est aussi la date anniversaire de la mort d’un grand peintre et graveur Belge: James ENSOR. Anarchiste, symboliste et expressionniste, il est né à Ostende en 1860. Fils d’un ingénieur anglais ruiné, sa maman tenait une boutique de souvenirs. En 1877, il s’inscrit à l’académie70219626_p des beaux arts de Bruxelles et commence à fréquenter les milieux artistiques de la capitale. Il se lie avec Félicien Rops et le professeur Rousseau qui vont l’introduire plus avant dans l’anarchisme. En 1881, il expose ses premières œuvres et va intégrer divers cercles artistiques d’avant-garde mais, ses toiles ne suscitent qu’incompréhension et refus de la part des salons d’Anvers et Bruxelles. C’est en 88 qu’il peint le tableau qui le rendra célèbre par la suite: « Entrée du Christ à Bruxelles » aujourd’hui au musée Getty à Los-Angeles. Ici à droite.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

J‘imagine l’accueil que lui réserveraient les fondamentalistes chrétiens qui manifestaient contre les affiches Benneton, le « Piss-Christ » de Serrano ou la pièce de Donatelli… Soutenu par Emile Verhaeren (les villes tentaculaires), il expose au salon 70219737_pde la « libre esthétique » puis à Paris en 1894 sans pourtant soulever un grand enthousiasme. Il ne rencontrera la reconnaissance officielle qu’à partir de 1929, année où il devient citoyen belge et où la bourgeoisie, pas rancunière, lui décerne le titre de Baron, organisant une grande rétrospective de son œuvre au palais des beaux arts de Bruxelles. Ce précurseur du surréalisme et du mouvement Cobra, est aussi un musicien et un écrivain pamphlétaire insolent et savoureux. Si vos pérégrinations vous conduisent du côté d’Ostende, n’hésitez pas à visiter la « Maison ENSOR« , transformée en musée. Je vous préviens l’espace est réduit et il faut parfois attendre que les visiteurs précédents aient vidé les lieux pour y accéder.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’insurgé…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

, , ,

Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 15 mars 2013,  25è jour de ventôse dédié au Thon. Le 15 mars 1830, naissance d’ Elisée RECLUS à Sainte-Foy-la-Grande, Gironde.

Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue dune famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la DownloadedFile-1main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère, Elie également anarchiste et communard, en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Après la Suisse, cest en Belgique, à Ixelles près de Bruxelles qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Etudes en 1894 dans lequel il enseignera. Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : Le Révolté, L’Insurgé, Le Cri du Peuple, etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire Géographie Universelle 19 volumes, et de L’Homme et la Terre 6 volumes, ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme avec son environnement, et aborde des sujets très variés éducation, naturisme, etc.. Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernierles-freres-reclus volume de L’Homme et la Terre ne sortira quaprès sa mort édité par son neveu Paul Reclus. « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus. En effectuant mes modestes recherches j’ai déniché un très bon excellent billet que lui avait consacré Paul, notre ami de La feuille charbinoise dans lequel il y avait cette étonnante photographie d’une partie de la fratrie. Il parait qu’ils furent dix sept enfants… C’est autrement plus documenté que mes gribouillis, je vous invite à visiter ce site aussi souvent que possible.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la prochaine édition, portez vous bien et à demain peut-être.