Résultat de recherche pour “Jacques DOUAI”

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Colchique dans les prés…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Et bien voilà, ça y est, nous sommes le Lundi 25 septembre 2017 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchique-2colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés… Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ? Regardez cet extrait de l’émission télé « Rendez vous avec » animée par Jacqueline Joubert en 1956…

Pour les plus jeunes je rappelle que Jacques Douai sera l’un des tout premiers à chanter Prévert et notamment les chansons du film « Les Visiteurs du soir ». Jacques DOUAI était un prince de la chanson intemporelle. Les témoignages ne manquent pas sur l’impression qu’il dégageait, ainsi celui de Francis Claude, directeur du Cabaret Quod Libet douai1dans les années 1948-49 : « Un soir d’hiver, une sorte d’apparition de Noël s’encadra sous la voûte de l’escalier menant au caveau. Il était vêtu d’un duffle-coat couvert de neige et semblait être l’incarnation d’un Chopin expirant. Il vint à moi et me demanda simplement : « On peut chanter ?  J’acquiesçai, déjà séduit (…) Il chanta, et le sortilège produit son effet. L’assistance subjuguée, osant à peine applaudir… » (cité par Gilles Schlesser dans « Le Cabaret rive gauche, de la Rose rouge au Bateau ivre« , éd. de l’Archipel, 2006, ) Citons également le témoignage de Pierre Seghers écoutant Jacques DOUAI à l’Echelle de Jacob : « Tout à coup, à travers la fumée, le bar entier se mettait à louvoyer sur les marches du palais ou bien cinglait vers La Rochelle. Nous étions tous transportés dans un autre monde. » (cité par Gilles Schlesser, même ouvrage) voir aussi ce billet sur « Esprits nomades » .

Allez, merci d’être fidèle, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Hélène ou le règne végétal…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis du symbolisme et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 30 mars 2017, dixième jour de germinal dans notre calendrier républicain et, dédié au couvoir.   

Je tiens René-Guy CADOU pour un des poètes majeurs du XXè siècle. Beaucoup ont tenté de mettre ses vers en musique, d’autres l’ont chanté, Servat, Manu Lann huel, Jacques Douai ou Julos Beaucarne. J’ai choisi de vous proposer Michèle Bernard; à vous de juger.

 

Voila peut-être pourquoi je ne suis pas « un gars de la ville » et que je vous écris tous les matins depuis mon ermitage campagnard. Comme Cadou: « J’ai choisi mon pays à des lieues de la ville Pour ses nids sous le toit et ses volubilis » . René-Guy CADOU était un enfant de la Brière, Ste Reine ( j’y connais une excellente auberge où l’anguille grillée est à nulle autre pareille…) mais Cadou & hélènetoute son œuvre est ouverte à la Bretagne. Le 22 octobre 1941, trois camions bâchés roulent vers la Sablière de Châteaubriant, transportant les 27 otages qui seront fusillés quelques instants plus tard : l’instituteur Cadou rejoint alors à vélo l’école du village où il enseigne et croise le chemin des otages. Les poèmes de « Pleine Poitrine » s’ancreront sur cet épisode terrible de la barbarie nazie, pour revendiquer dans ce ton si personnel de la poésie de Cadou, la liberté, l’amour, la fraternité des hommes… A lire absolument « Hélène ou le règne végétal ». Il n’avait pas 35 ans lorsqu’il nous a quitté et, on peut supposer que ce qui serait devenue une œuvre immense, repose avec lui au cimetière de la bouteillerie à Nantes. Sa poésie a été publiée en œuvre complète chez Seghers en 1976.

A la place du cielRené Guy Cadou
Je mettrai son visage
Les oiseaux ne seront               
Même pas étonnés
Et le jour se levant
Très haut dans ses prunelles
On dira: «le printemps
Est plus tôt cette année?»

Voila, c’était pour vous réconcilier avec la vie, au cas ou l’affligeant spectacle de nos politicards vous donnerait envie de faire votre trou dans l’eau. Portez vous bien, n’hésitez pas à repasser, c’est ouvert tous les jours et à bientôt peut-être.

Nostalgie ? Est-ce que j’ai une gueule de nostalgie…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Et bien voilà, ça y est, nous sommes le Dimanche 25 septembre 2016 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés… Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ? Regardez cet extrait de l’émission télé ‘Rendez vous avec » animée par Jacqueline Joubert en 1956…

Pour les plus jeunes je rappelle que Jacques Douai sera l’un des tout premiers à chanter Prévert et notamment les chansons du film « Les Visiteurs du soir ». Jacques DOUAI était un prince de la chanson intemporelle. Les témoignages ne manquent pas sur l’impression qu’il dégageait, ainsi celui de Francis Claude, directeur du Cabaret Quod Libet dans les années 1948-49 : « Un soir d’hiver, une sorte d’apparition de douai1Noël s’encadra sous la voûte de l’escalier menant au caveau. Il était vêtu d’un duffle-coat couvert de neige et semblait être l’incarnation d’un Chopin expirant. Il vint à moi et me demanda simplement : « On peut chanter ? » J’acquiesçai, déjà séduit (…) Il chanta, et le sortilège produit son effet. L’assistance subjuguée, osant à peine applaudir… » (cité par Gilles Schlesser dans « Le Cabaret rive gauche, de la Rose rouge au Bateau ivre« , éd. de l’Archipel, 2006, ) Citons également le témoignage de Pierre Seghers écoutant Jacques DOUAI à l’Echelle de Jacob : « Tout à coup, à travers la fumée, le bar entier se mettait à louvoyer sur les marches du palais ou bien cinglait vers La Rochelle. Nous étions tous transportés dans un autre monde. » (cité par Gilles Schlesser, même ouvrage) voir aussi ce billet sur « Esprits nomades » .

Allez, merci d’être fidèle, portez vous bien et à bientôt peut-être.

René-Guy Cadou…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

 

Amis du symbolisme et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 30 mars 2014, dixième jour de germinal dans notre calendrier républicain et, dédié au couvoir.

Je tiens René-Guy CADOU pour un des poètes majeurs du XXè siècle. Beaucoup ont tenté de mettre ses vers en musique, d’autres l’ont chanté, Servat, Manu Lann huel, Jacques Douai ou Julos Beaucarne. J’ai choisi de vous proposer Michèle Bernard; à vous de juger.

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- Pourquoi n’allez-vous pas à Paris ?
- Mais l’odeur des lys ! Mais l’odeur des lys !
- Les rives de la Seine ont aussi leurs fleuristes
- Mais pas assez tristes oh ! pas assez tristes !
Je suis malade du vert des feuilles et des chevaux
Des servantes bousculées dans les remises du château
- Mais les rues de Paris ont aussi leurs servantes
- Que le diable tente ! que le diable tente !
Mais moi seul dans la grande nuit mouillée
L’odeur des lys et la campagne agenouillée
Cette amère montée du sol qui m’environne
Le désespoir et le bonheur de ne plaire à personne
- Tu périras d’oubli et dévoré d’orgueil
- Oui mais l’odeur des lys la liberté des feuilles !

Voila peut-être pourquoi je ne suis pas « un gars de la ville » et que je vous écris tous les matins depuis mon ermitage campagnard. René-Guy Cadou était un enfant de la Brière (Ste Reine – j’y connais une excellente auberge où l’anguille grillée est à nulle autre pareille… N’est-ce pas Jean-Yves !) mais toute son œuvre est ouverte à la Bretagne. A lire absolument « Hélène ou le règne végétal ». Il n’avait pas 35 ans lorsqu’il nous a quitté et, on peut supposer que ce qui serait devenue une œuvre immense, repose avec lui au cimetière de la bouteillerie à Nantes. Sa poésie a été publiée en œuvre complète chez Seghers en 1976.

Voila, c’était pour vous réconcilier avec la vie, au cas ou… Les résultats des municipales vous auraient quelque peu coupé l’appétit. Portez vous bien et à demain peut -être.

Pourquoi n’allez vous pas à Paris ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la flûte enchantée et de la miche de cinq livres réunies, bonjour !

Nous sommes le mercredi 20 mars 2013, ce trentième et dernier jour de ventôse est 2216994-3092138dédié au plantoir. C’est sans doute l’équinoxe de printemps et demain c’est la journée mondiale de la poésie, proclamée par la conférence générale de l’ONU, en 1999. L’objectif de cette journée est d’encourager la lecture, la rédaction, la publication et l’enseignement de la poésie dans le monde entier. Alors, saluons à notre manière cette initiative. Je tiens René-Guy CADOU pour un des poètes majeurs du XXè siècle. Beaucoup ont tenté de mettre ses vers en musique, d’autres l’ont chanté, Servat, Manu Lann huel, Jacques Douai ou Julos Beaucarne. Jai choisi de vous proposer Gilles Servat; à vous de juger.

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Voilà peut-être pourquoi je ne suis pas « un gars de la ville » et que je vous écris tous les matins depuis mon ermitage campagnard. René-Guy CADOU était un enfant de la 51389330_pBrière, Ste-Reine de Bretagne, à l’époque on disait Loire-inférieure – j’y connais une excellente auberge où l’anguille grillée est à nulle autre pareille… Mais toute son oeuvre est ouverte à la Bretagne. Le 22 octobre 1941, trois camions bâchés roulent vers la Sablière de Châteaubriant, transportant les 27 otages qui seront fusillés quelques instants plus tard : l’instituteur Cadou rejoint alors en vélo l’école du village où il enseigne et croise le chemin des otages. Les poèmes de « Pleine Poitrine » s’ancreront sur cet épisode terrible de la barbarie nazie, pour revendiquer dans ce ton si personnel de la poésie de Cadou, la liberté, l’amour, la fraternité des hommes…                                                                                          A lire absolument Hélène ou le règne végétal où il célèbre celle qui devint sa femme, Hélène Laurent. Il n’avait pas 35 ans lorsqu’il nous a quitté (20 mars 1951) et, on peut supposer que, ce qui serait devenue une oeuvre immense, repose avec lui au cimetière de la bouteillerie à Nantes. Sa poésie a été publiée en oeuvre complète chez Seghers en 1976.

Voilà, cétait pour vous réconcilier avec la vie, au cas ou… Allez, portez vous bien et à demain peut être.