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JOSSOT


caricaturiste libertaire
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Henri Jossot, portrait…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 07 avril 2018, c’est le 18è jour de Germinal 220px-Cicuta_virosadédié à la cigüe  et ce qui suit n’a rien à voir… Quoique. Socrate, grand parmi les grands philosophes mourut lui même par la cigüe et les sorcières de MacBeth en font bel usage:  « … oreille d’un singe noir et de la ciguë arrachée un soir. Remplissez la chaudière et bouillez l’ensemble afin qu’opère ce mélange infernal, ce charme sans égal. » Vous remarquerez qu’avant la réforme de l’orthographe, on mettait le tréma sur le ë et les points sur les i; mais ceci est un autre histoire.

Pour l’heure, voici le petit portrait d’un grand caricaturiste, ancêtre de nos dessinateurs humoristes et satiriques. Le 16 avril 1866, naissance de Gustave Henri JOSSOT, à Dijon. Individualiste amieuxlibertaire, dessinateur et caricaturiste de talent et aquarelliste. Né dans une famille bourgeoise, il s’éloigne de son milieu pour se consacrer à la peinture et au dessin. Toute sa révolte passe par le trait de ses caricatures qui prennent pour cibles les institutions de la société : famille, armée, justice, églises, écoles, etc. Jossot, profondément libertaire, refuse pourtant l’étiquette d’anarchiste. Ses premiers dessins sont publiés vers 1891 dans « Le Rire », puis dans « L’Assiette au beurre », « Le Diable » (anticlérical), « Les temps nouveaux », etc. On voit ici une reproduction d’une publicité pour les sardines à l’huile Amieux, dont une fameuse usine était implantée à Douarnenez (Finistère).

Morceaux choisis: « La besogne du caricaturiste ne consiste pas à Jossotfaire tressauter sous le rire les bedaines des brutes, mais à semer dans les cerveaux qui pensent les idées libératrices » (in « Le foetus récalcitrant »).

« mon sacré tempérament de caricaturiste me pousse à me moquer des choses les plus respectables : les anarchistes eux-mêmes trinquent un peu (ô si peu!) » (in une lettre à Jean Grave en 1906).

Comme disait mon aïeule: des comme ça, y-en a plus beaucoup par ici…
 

 

A partir de 1907, il abandonne ce mode d’expression et, après une longue dépression, il se retire en Tunisie, en 1911, se convertissantjossot 2  même à l’islam en 1913, après une crise mystique qui ne durera pas. Toujours aussi individualiste et révolté, il défend, dans les journaux, les mariages inter-communautés, une plus grande liberté pour les musulmanes, etc. Il ne peint plus que des paysages et tableaux sur la vie quotidienne tunisienne. Il meurt le 7 avril 1951, à Sidi Bou Saïd. Ayant renoncé à toute religion, il sera enterré civilement. Voila un bonhomme qui mérite bien de rejoindre notre collection de portraits dans notre galerie.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

La loi Gonery…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la méditation transcendentale et du brocoli réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 avril 2016, jour correspondant au 15 de germinal habituellement dédié à l’abeille.

 
En Bretagne on fête les Goneri. Ils existent plusieurs saints Gonery par chez nous et notamment un village le long du canal de Nantes à Brest où mon pote Thierry m’initia à la pêche aux carnassiers. Il est aussi, en Côtes d’Armor, du côté de Plougrescant, une chapelle St Gonery dont la fâcheuse habitude du clocher à pencher dangereusement a fait le bonheur de plus d’un photographe. Goneri était dit-on le fils de le canalElibouban qui se retira sur l’île de Loaven pour vivre sa vie d’ermite. Ce nom est formé à partir de « kon » (chien de guerre). L’église a popularisé la forme lénifiée « Goneri » au lieu de « Koneri ». Gonéry était un ermite de Grande-Bretagne qui émigra en Armorique au 6e siècle. Après avoir longtemps vécu à Brenngili près de Rohan, où il convertit le prince Alwand, tiern de Noyal, il se retira à Plougrescant pour mourir près de l’île Loaven où sa mère, sainte Elibouhan, s’était retirée. On raconte d’ailleurs que saint Gonéry, certes mort à Plougrescant, quitte tous les ans sa chapelle pour se rendre à l’île Loaven pour rendre hommage à sa maman. C’est-y pas mignon !

Saint Gonéry est invoqué pour soulager les angoisses et les fièvres (rien n’est dit contre la gastro). Le pardon (c’est une fête paroissiale locale) du 29 juillet (ou dernier dimanche de ce mois) est renommé. Autrefois, ce jour-là, il y avait toujours un audacieux pour escalader le clocher, à l’aide des crampons de fer qui garnissent sa face extérieure. Il montait pour attacher des clocherrubans multicolores à la queue du coq de la flèche, sous les applaudissements de la foule admirative. A son retour au sol, le sportif recevait pompeusement une tasse pleine de vin. Voila, j’ai fait ma b.a. vis à vis de l’office du tourisme. Si le cœur vous en dit n’hésitez pas à visiter le coin de Plougrescant, vous ne serez pas déçu, c’est un des plus beaux endroits de la côte bretonne. C’est là où se trouve la fameuse petite maison nichée dans les rochers et qui a fait mille couvertures de magazines avant que le propriétaire ne fasse valoir son droit à l’image. J’espère qu’il ne va pas me faire un procès…

Tout à fait autre chose.
Le 4 avril 1901, sortie à Paris du premier numéro de « L’Assiette au Beurre ». Célèbre revue satirique illustrée paraissant toutes les semaines, elle est tirée à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires. assiette_beurreDe très nombreux illustrateurs, la plupart anarchistes ou anarchisant comme A. Delannoy, Grandjouan, Hermann-Paul, H.G. Ibels, Jossot, Kupka, Leandre, Poulbot, Roubille, Steinlen, Vallotton, Van Dongen, Willette, etc., y collaboreront. Elle publiera 593 numéros jusqu’au 15 octobre 1912, 7 numéros hors-série. Des almanachs et des cartes postales verront également le jour, pour un total de 9600 illustrations. Lire sur le sujet l’ouvrage d’Elisabeth et Michel Dixmier : « l’Assiette au Beurre, revue satirique illustrée » consacré à l’étude de cette publication.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’Assiette au Beurre…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la métempsychose et du caramel au beurre salé réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 04 avril 2015, quinzième jour de Germinal dédié à l’abeille.

Le 04 avril 1901 paraissait le premier numéro de L’assiette au Beurre. Dès son apparition, L’Assiette au Beurre se distingue de la plupart des autres feuilles humoristiques françaises par sa composition inédite : chaque numéro comprend majoritairement dessins et caricatures en bi ou trichromie et pleine (ou double) page (au lieu de quarts de page habituels), avec un minimum de 16 pages illustrées. Régulièrement, un médiocratieartiste se voit confier la réalisation d’un numéro sur un thème précis, ce qui fait de chaque livraison un véritable album. Des numéros spéciaux peuvent aller jusqu’à 48 pages. Son directeur et fondateur, Samuel-Sigismond Schwarz, est un immigrant hongrois naturalisé français et assez fortuné. Il arrive à Paris en 1878 et devient courtier en librairies, se spécialisant dans l’œuvre de Victor Hugo par le biais de Paul Meurice, puis gère Le Frou-frou (où Picasso livre des croquis), Le Tutu, Le Pompon, des magazines assez légers, voire grivois. Installé  rue Sainte-Anne à Paris en tant qu’éditeur de romans paraissant en feuilletons, il lance le premier numéro de L’Assiette au Beurre le 4 avril 1901 qui coûte 25 centimes et qui ne porte pas sur un thème précis.

La première de couverture est illustrée par Steinlen (« Caisse de grève ») et fait sans doute allusion aux mouvements ouvriers de Montceau-les-Mines et à Pierre Waldeck-Rousseau, entre autre ministre de l’Intérieur. Willette signe ensuite une liberté enseignementlettre illustrée qui joue sur l’expression « l’assiette au beurre ». Un dessin de Jean Veber occupe ensuite une double page, suivie par des créations de Charles Léandre, Jossot, Steinlein, Jacques Villon, Charles Huard, Vogel, Jeanniot, Ibels, Kupka, Roubille, et enfin Hermann-Paul. Peu de textes donc, et aucun programme anarchiste franchement avoué : en revanche, le ton est férocement satirique et irrespectueux des institutions et des nantis ; cette tendance ira croissante.

Le niveau des ventes des premiers numéros se situe entre 25 000 et 40 000 exemplaires ; l’éditeur Schwarz se montre donc satisfait, son titre est rentable. En 1902, il enregistre même des ventes approchant les 250 000. En octobre 1903, Schwarz passe la gérance à un certain De Boulay, les affaires semblent 1er maialler de nouveau mal pour lui. La qualité du journal ne baisse cependant pas, ni les ventes. En janvier 1905, l’hebdomadaire est définitivement repris par Joncières, et ce, jusqu’en octobre 1912. Joncières introduit de la publicité et des produits dérivés (cartes postales, almanachs, calendriers) il meurt en août 1920. Georges Anquetil relance L’Assiette au Beurre le 20 novembre 1921 dans une édition mensuelle. D’octobre 1925 à janvier 1927, Le Merle blanc en fait son supplément littéraire. Par la suite, les éditions se font plus rares jusqu’en 1936 où le titre disparaît officiellement, bien qu’entre 1943 et 1944 soient sortis des numéros spéciaux reprenant quelques anciens dessins des années 1910-1912.
Et voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.

Les bien-pensants…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour ! Au train où vont les choses nous allons nous retrouver en mars sans y prendre garde. Pour l’heure nous voici le mardi 4 février 2014 sauf pour nos amis républicains pour qui ce jour était le 16è de pluviôse dédié au buis.  

 Ainsi donc, l’ultra droite catho et réactionnaire est humour241-300x217re-redescendu dans la rue avec poussettes, familles nombreuses et carré Hermès. Il faut noter que pour une fois on ne peut les taxer de traditionalistes. En effet contrairement à ce qui se passe habituellement, ils ne manifestent pas pour défendre des droits qu’un pouvoir plus ou moins légitime voudrait leur retirer mais pour interdire à d’autres d’y accéder. Sur les plateaux des chaînes d’information les experts nous disent « ce qu’il convient de penser de la situation ». Vous savez les fameux éditocrates qui ont un avis sur tout et surtout un avis du moment qu’ils passent à la télé. Ils sont interchangeables comme les chemises de l’archiduchesse. Olivennes à quitté le nouvel Obs, Julliard est parti à Marianne, Demorand à quitté Europe pour remplacer Joffrin à Libé qui lui va remplacer Olivennes à l’Obs, et la liste pourrait se prolonger. La seule chose qui ne change pas c’est l’écharpe de Christophe Barbier. Ainsi se fait ce que jossot5l’on nomme l’opinion publique qui n’est, c’est bien connu, ni de droite ni de gauche, ni Vichy ni Londres, ni collabo ni résistance, ni François ni Ségo, ni dessert ni fromage, ni thé ni café. Elle est là, c’est tout. Elle porte l’actualité autant que l’actualité la porte, soumise aux vents les plus forts c’est à dire au « politiquement correct ». Aujourd’hui, il est correct de soutenir les peuples qui descendent dans la rue et occupent les grand-places du Proche et du Moyen-orient et même d’Ukraine (sauf les palestiniens, faut pas déconner…) comme hier il était correct de soutenir Ben Ali et consorts, remparts contre l’islamisme. Comme « ils » ont soutenu Pinochet ou Franco face au péril bolchevique. L’opinion publique a toujours préféré la peste au choléra… Je hais l’opinion publique !

Et voilà, je me surprends à nouveau à vitupérer contre l’espèce 61473767_phumaine, sachant que c’est très mauvais pour mes artères, espèce qui pourtant est capable de produire des poètes comme Pierre QUILLARD,(à gauche, son portrait par Félix Valloton) décédé à Neuilly (oui, oui, Neuilly) un 4 février en 1912, anarchiste et Dreyfusard et qui nous a laissé ceci:

 

Âme riche de nuit, d’étoiles et de rêves
Qui puisas des trésors aux urnes d’un tombeau
N’abandonneras-tu jamais tes blêmes grèves
Pour cette ville en fleurs sous le printemps nouveau ?                      Âme riche de nuit, mon âme, tu recèles                                            Assez d’astres perdus et de soleils éteints:                                      Viens connaître la chair et les lèvres de celles                                     Qui tendent leurs seins nus aux pourpres des matins…

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Les desseins du dessin…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la caricature et du pigeon rôti réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 07 avril 2013, c’est le 18è jour de germinal dédié à la Cigüe  et ce qui suit n’a rien à voir… Quoique.

Voici le petit portrait d’un grand caricaturiste, ancêtre de nos dessinateurs humoristes et timthumb.phpsatiriques. J’ai eu envie de vous en reparler en lisant le billet de MHPA consacré à la BD et sur lequel vous devez vous précipiter. Le 16 avril 1866, naissance de Gustave Henri JOSSOT, à Dijon. Individualiste libertaire, dessinateur et caricaturiste de talent et aquarelliste. Né dans une famille bourgeoise, il s’éloigne de son milieu pour se consacrer à la peinture et au dessin. Toute sa révolte passe par le trait de ses caricatures qui prennent pour cibles les institutions de la société : famille, armée, justice, églises, écoles, etc. Jossot, profondément libertaire, refuse pourtant l’étiquette d’anarchiste.Ses premiers dessins sont publiés vers 1891 dans « Le Rire », puis dans « L’Assiette au beurre », « Le Diable » anticlérical, « Les temps nouveaux », etc.

On voit ici une reproduction d’une publicité pour les sardines à l’huile Amieux, dont une fameuse usine était implantée à Douarnenez (Finistère). Tout près de la plage des imagesdames il y avait le non moins fameux « poulic Amieux » dans lequel nous faisions nos premiers essais de « plonjadenn » en chantant: à la première plonjadenn du haut du mel rocher, un plonge à pic moi j’ai fait, un castrec moi j’ai lonqué. Que les non douarnenistes me pardonnent cette petite digression folklorique.

Mais revenons à notre caricaturiste. Morceaux choisis: La besogne du caricaturiste ne consiste pas à faire tressauter sous le rire les bedaines des brutes, mais à semer dans les cerveaux qui pensent les idées libératrices… in « Le foetus récalcitrant ». Mon sacré tempérament de caricaturiste me pousse à me moquer des choses les plus respectables : les anarchistes eux-mêmes trinquent un peu ô si peu!  in une lettre à Jean Grave en 1906.

A partir de 1907, il abandonne ce mode d’expression et, après une longue dépression, il 63465435_pse retire en Tunisie, en 1911, se convertissant même à l’islam en 1913 (nobody’s perfect), après une crise mystique qui ne durera pas. Toujours aussi individualiste et révolté, il défend, dans les journaux, les mariages inter-communautés, une plus grande liberté pour les musulmanes, etc. Il ne peint plus que des paysages et tableaux sur la vie quotidienne tunisienne. Il meurt le 7 avril 1951, à Sidi Bou Saïd. Ayant renoncé à toute religion, il sera enterré civilement.Voila un bonhomme qui mérite bien de rejoindre notre collection de portraits dans notre galerie.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être

 

Les desseins du dessin…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la caricature et du pigeon rôti réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 07 avril -dans un mois on saura- c’est le 18è jour de germinal dédié à la Cigüe. Ce qui suit n’a rien à voir…Quoique.

Voici le petit portrait d’un grand caricaturiste, ancêtre de nos dessinateurs humoristes et satiriques. Le 16 avril 1866, naissance de Gustave Henri JOSSOT, à Dijon. Individualiste libertaire, dessinateur et caricaturiste de talent et aquarelliste. Né dans une famille bourgeoise, il s’éloigne de son milieu pour se consacrer à la peinture et au dessin. Toute sa révolte passe par le trait de ses caricatures qui prennent pour cibles les institutions de la société : famille, armée, justice, églises, écoles, etc. Jossot, profondément libertaire, refuse pourtant l’étiquette d’anarchiste.Ses premiers dessins sont publiés vers 1891 dans « Le Rire », puis dans « L’Assiette au beurre », « Le Diable » anticlérical, « Les temps nouveaux », etc.

On voit ici une reproduction d’une publicité pour les sardines à l’huile Amieux, dont une fameuse usine était implantée à Douarnenez (Finistère). Tout près de la plage des dames il y avait le non moins fameux « poulic Amieux » dans lequel nous faisions nos premiers essais de « plonjadenn » en chantant: » à la première plonjadenn du haut du mel rocher, un plonge à pic moi j’ai fait, un castrec moi j’ai lonqué.« . Que les non douarnenistes me pardonnent cette petite digression folklorique.

Mais revenons à notre caricaturiste. Morceaux choisis: »La besogne du caricaturiste ne consiste pas à faire tressauter sous le rire les bedaines des brutes, mais à semer dans les cerveaux qui pensent les idées libératrices » in « Le foetus récalcitrant ». « mon sacré tempérament de caricaturiste me pousse à me moquer des choses les plus respectables : les anarchistes eux-mêmes trinquent un peu ô si peu! » in une lettre à Jean Grave en 1906. A partir de 1907, il abandonne ce mode d’expression et, après une longue dépression, il se retire en Tunisie, en 1911, se convertissant même à l’islam en 1913 (nobody’s perfect), après une crise mystique qui ne durera pas. Toujours aussi individualiste et révolté, il défend, dans les journaux, les mariages inter-communautés, une plus grande liberté pour les musulmanes, etc. Il ne peint plus que des paysages et tableaux sur la vie quotidienne tunisienne.Il meurt le 7 avril 1951, à Sidi Bou Saïd. Ayant renoncé à toute religion, il sera enterré civilement.Voila un bonhomme qui mérite bien de rejoindre notre collection de portraits dans notre galerie.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être


Amis de la caricature et du pigeon roti réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la caricature et du pigeon roti réunis, bonjour !

Voici le petit portrait d’un grand caricaturiste, ancêtre de nos dessinateurs humoristes et satiriques. Le 16 avril 1866, naissance de Gustave Henri JOSSOT, à Dijon.
Individualiste libertaire, dessinateur et caricaturiste de talent et aquarelliste.
Né dans une famille bourgeoise, il s’éloigne de son milieu pour se consacrer à la peinture et au dessin. Toute sa révolte passe par le trait de ses caricatures qui prennent pour cibles les institutions de la société : famille, armée, justice, églises, écoles, etc. Jossot, profondément libertaire, refuse pourtant l’étiquette d’anarchiste.

Ses premiers dessins sont publiés vers 1891 dans « Le Rire », puis dans « L’Assiette au beurre », « Le Diable » (anticlérical), « Les temps nouveaux », etc. On voit ici une reproduction d’une publicité pour les sardines à l’huile Amieux, dont une fameuse usine était implantée à Douarnenez (Finistère).

Morceaux choisis:


« La besogne du caricaturiste ne consiste pas à faire tressauter sous le rire les bedaines des brutes, mais à semer dans les cerveaux qui pensent les idées libératrices »
(in « Le foetus récalcitrant »).
« mon sacré tempérament de caricaturiste me pousse à me moquer des choses les plus respectables : les anarchistes eux-mêmes trinquent un peu (ô si peu!) » (in une lettre à Jean Grave en 1906).

 

A partir de 1907, il abandonne ce mode d’expression et, après une longue dépression, il se retire en Tunisie, en 1911, se convertissant même à l’islam en 1913, après une crise mystique qui ne durera pas. Toujours aussi individualiste et révolté, il défend, dans les journaux, les mariages inter-communautés, une plus grande liberté pour les musulmanes, etc. Il ne peint plus que des paysages et tableaux sur la vie quotidienne tunisienne.
Il meurt le 7 avril 1951, à Sidi Bou Saïd. Ayant renoncé à toute religion, il sera enterré civilement.

Voila un bonhomme qui mérite bien de rejoindre notre collection de portraits dans notre galerie.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.