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Giordano BRUNO


Rationaliste persécuté par l'inquisition
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Ecce homo…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 31 mars 2018, onzième jour de Germinal dédié à la pervenche. Le mot « pervenche » vient de la formule latine vinca pervinca, une formule « magique » crée à partir de vincere (vaincre) car la pervenche aurait des vertus médicinales permettant de pervenchevaincre de nombreux maux (en tous cas si l’on en croit Pline l’ancien). En 1734, Rousseau, sur le chemin des Charmettes avait entrevu une pervenche, alerté en cela par celle qu’il appelait encore « maman », (Mme de Warens). Trente années plus tard, en 1764, en herborisant avec son ami Du Peyrou, il rencontre pour la seconde fois de sa vie cette petite fleur bleue. Cette simple image suffit, à le transporter des années en arrière, au temps heureux…  On retiendra de cet épisode l’importance qu’il a pu avoir dans la vie sentimentale de cet auteur. Comme d’autres auront été marqués par les roses, ou par des madeleines…

Tout à fait autre chose.

Le 31 mars 1888, mort de Jean-Marie GUYAU à Menton. Poète et philosophe libertaire. Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère, Augustine Tuillerie, jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « tour-de-France1-241x300Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno. Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.

Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « Morale d’Epicure »,  et encore « Problèmes de l’esthétique contemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais c’est surtout à ses guyauderniers ouvrages Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction  (1884) et l’Irreligion de l’avenir (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par Nietzsche dans son « Ecce homo ». Pierre Kropotkine  s’y réfère également dans La Morale anarchiste, allant même jusqu’à faire de Guyau le « jeune fondateur de l’éthique anarchiste », éthique qu’il définit comme « la science de la morale des sociétés ».

Allez c’est sympa à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Qui c’est ? C’est l’plombier…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du pendule de Foucault et de Qui veut gagner des millions réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 17 février 2017, 29è jour de Pluviose dédié à la Chélidoine. La Grande Chélidoine (prononcer kelidwan) ou Grande Éclaire (Chelidonium majus, « grande hirondelle » en latin) est une plante de la famille des Papavéracées et la seule espèce du genre Chelidonium. On l’appelle aussi herbe aux verrues (ou herbe à verrues), car son latex jaune-orangé toxique passe pour 290px-Chelidonium_majus20100511_10éliminer les verrues. Mon aïeule la nommait herbe de sainte-Claire; je n’ai jamais su pourquoi. Selon Maurice Mésségué, le nom serait dû au fait que les hirondelles frottent les yeux de leurs petits avec des fragments de cette plante pour les ouvrir. Le latex caustique permettrait l’ouverture de l’ourlet de peau chez les petites hirondelles. La grande chélidoine était considérée depuis des temps reculés comme une plante magique associée à la magie noire. Les alchimistes du Moyen Âge ont vu dans la sève de la grande éclaire de couleur jaune, le moyen de transformer les vils métaux en or. Il semble que jusqu’à présent cette herbe, à l’instar de nos politiques, n’ait pas tenu toutes ses promesses.

C’est aussi le jour pour se souvenir  que le 17 février 1600, le philosophe Giordano Bruno est brûlé vif à Rome, sur le Campo des Fiori, après avoir passé huit ans dans les geôles de l’Inquisition… torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées 220px-Giordano_Brunoantidogmatiques et rationalistes. Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession… Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori.

Bon, il me faut éteindre l’ordi, j’attends le plombier. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Et pourtant, elle tourne…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du pendule de Foucault et de Qui veut gagner des millions ? réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 février 2016, 29è jour de Pluviose dédié à la Chélidoine. La Grande Chélidoine (prononcer kelidwan) ou Grande Éclaire (Chelidonium majus, « grande hirondelle » en latin) est une plante de la famille des Papavéracées et la seule espèce du genre Chelidonium. On l’appelle aussi herbe aux verrues (ou herbe à verrues), car son latex jaune-orangé toxique passe pour 290px-Chelidonium_majus20100511_10éliminer les verrues. Mon aïeule la nommait herbe de sainte-Claire; je n’ai jamais su pourquoi. Selon Maurice Mésségué, le nom serait dû au fait que les hirondelles frottent les yeux de leurs petits avec des fragments de cette plante pour les ouvrir. Le latex caustique permettrait l’ouverture de l’ourlet de peau chez les petites hirondelles. La grande chélidoine était considérée depuis des temps reculés comme une plante magique associée à la magie noire. Les alchimistes du Moyen Âge ont vu dans la sève de la grande éclaire de couleur jaune, le moyen de transformer les vils métaux en or. Il semble que jusqu’à présent cette herbe n’ait pas tenu toutes ses promesses.

Le 17 février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes. Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique brunoqui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession… Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori.

Cela me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée: « Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. tour-de-France1-241x300Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. » Avec Thomas More et le jeune chevalier de la Barre, voici un autre libre penseur victime des amabilités de la très sainte et très généreuse église catholique, apostolique et romaine. En France, avant la première guerre mondiale, le livre de lecture le plus lu et le plus célèbre de l’école laïque est intitulé : Le tour de la France par deux enfants. Il est signé par son auteur (Augustine Tuillerie la mère de Jean-Marie Guyau, poète et philosophe libertaire) du pseudonyme G. Bruno. C’était un hommage discret au philosophe.

Bon, du tour de la France au tour du jardin, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Portez vous bien et à demain peut-être.

Je suis un mécréant…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la libre pensée et du corned beef réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 1er juillet 2015 c’est à dire le 13 de Messidor, jour habituellement consacré à la giroflée et non pas au clou de girofle comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent. D’autres voudraient nous faire croire à la guerre de civilisations avec d’un côté des blancs occidentaux, propres sur eux, cultivés et plein de savoir-vivre et de l’autre des barbares barbus qui tuent qui décapitent et qui violent. Oyez donc cette petite histoire…

Le 1er juillet 1766,   à Abbeville (dép.de la Somme). Jean-François LEFEBVRE, Chevalier DE LA BARRE, est supplicié   (langue coupée, puis décapité) à   l’âge de 19 ans, crbst_La_20Barrepour avoir refusé de saluer une   procession religieuse. C’est le bourreau Sanson qui lui coupera la tête. Il deviendra un symbole de la « Libre  Pensée ». Enfin, il est condamné à être brulé avec « le dictionnaire philosophique » de Voltaire accroché à sa poitrine. Voltaire qui écrira à ce sujet « le cri d’un sang innocent ». Cela m’a fait penser à cette magnifique chanson de Reggiani: Ma liberté.

C‘est en 1897 qu’un collectif de libres penseurs obtiendra l’érection d’une statue à Montmartre. Un autre à Abbeville rappelle son   martyre. Financé sou par sou par une souscription de 100 000 billets de tombola à 25 centimes, le MONUMENT LA BARRE, fut inauguré le 7 juillet 1907, par 15 statue000 manifestants, venus à Abbeville par trains entiers. A noter que la première statue parisienne ayant   été fondue par les nazis durant la guerre 39-45, une nouvelle statue, différente de la première, a  été inaugurée récemment. Si vous vous promenez à Paris vous découvrirez une petite rue Chevalier De La Barre qui jouxte le Sacré-Coeur à Montmartre. Amusant non ! Le chevalier De La Barre reste un symbole pour tous les libres penseurs, athées, anticléricaux et autres mécréants amoureux de la liberté de penser dont votre serviteur se réclame.

En souvenir de Giordano Bruno ou du chevalier de la Barre, je revendique le droit à railler, moquer, éreinter, critiquer, vilipender, toutes les religions. le cénobite, libre penseur, wolinathée, anticlérical, bref, mécréant; revendique le droit au blasphème comme inaliénable et constitutif de son état de citoyen libre. Que tous ces bigots retournent dans leurs églises, mosquées, synagogues et autres temples et arrêtent de nous les briser menu avec leurs fatwas, leurs excommunications, et leur terrorisme anti-républicain. Au nom de la liberté de conscience, je ne me sens pas concerné par la notion de blasphème et je demande aux intégristes de remettre leur fatwa dans leur turban et de me foutre une paix royale…

Voilà, portez vous bien et à demain peut-être; je dis peut-être car la maison va fermer pour cause de vacances et ne rouvrira ses colonnes qu’une semaine plus tard, le 09 ou le 10 juillet.

Vinca pervinca…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 31 mars 2015, onzième jour de Germinal dédié à la pervenche. Le mot « pervenche » vient de la formule latine vinca pervinca, une formule « magique » crée à partir de vincere (vaincre) car la pervenche aurait des vertus pervenchemédicinales permettant de vaincre de nombreux maux (en tous cas si l’on en croit Pline l’ancien). En 1734, Rousseau, sur le chemin des Charmettes avait entrevu une pervenche, alerté en cela par celle qu’il appelait encore « maman », (Mme de Warens). Trente années plus tard, en 1764, en herborisant avec son ami Du Peyrou, il rencontre pour la seconde fois de sa vie cette petite fleur bleue. Cette simple image suffit, à le transporter des années en arrière, au temps heureux…  On retiendra de cet épisode l’importance qu’il a pu avoir dans la vie sentimentale de cet auteur. Comme d’autres auront été marqués par les roses, ou par des madeleines…(Wikipédia)

Le 31 mars 1888, mort de Jean-Marie GUYAU à Menton. Poète et philosophe libertaire. Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère, Augustine Tuillerie, jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en tour de Franceréférence à Giordano Bruno. Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.

Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « Morale d’Epicure »,  et encore « Problèmes de l’esthétique contemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais c’est surtout à ses derniers ouvrages Esquisse d’une guyaumorale sans obligation ni sanction  (1884) et l’Irreligion de l’avenir (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par Nietzsche dans son « Ecce homo ». Pierre Kropotkine  s’y réfère également dans La Morale anarchiste, allant même jusqu’à faire de Guyau le « jeune fondateur de l’éthique anarchiste », éthique qu’il définit comme « la science de la morale des sociétés ».

Voici une citation qui mérite qu’on s’y arrête un instant et qu’on y réfléchisse à deux fois avant de trimballer sa poussette à la manif pour tous: « Le jour où les religions positives auront disparu, l’esprit de curiosité cosmologique et métaphysique qui s’y était fixé et engourdi pour un temps en formules immuables sera plus vivace que jamais. Il y aura moins de foi, mais plus de libre spéculation; moins de contemplation, mais plus de raisonnements, d’inductions hardies, d’élans actifs de la pensée; le dogme religieux sera éteint mais le meilleur de la vie religieuse se sera propagé, aura augmenté en intensité et en extension. Car celui-là seul est religieux, au sens philosophique du mot, qui cherche, qui pense, qui aime la vérité » Jean-Marie Guyau, L’Irréligion de l’avenir, 1886

Allez c’est sympa à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

La valeur n’attend pas…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 28 octobre 2014, 7è jour de brumaire dédié à la figue… Savez vous que Platon était un grand figueamateur de figue à tel point qu’il fut surnommé philosicos, celui qui aime les figues. On dit que la figue est sans doute le plus vieux fruit cultivé par l’homme, après la découverte en 2006, dans la vallée du Jourdain de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et dont la culture nécessitait l’intervention de l’homme, en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de 11 400 ans.

Voici un court portrait d’un poète et philosophe libertaire, Jean-Marie GUYAU. Il naît le 28 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le Bruno-Guy-Le-Tour-De-France-Par-Deux-Enfants-Livre-3774430_MLpseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno . Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.
Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « guyauMorale d’Epicure », et encore « Problèmes de l’esthétique contemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais c’est surtout à ses derniers ouvrages « Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction » (1884) et «l’Irreligion de l’avenir » (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par Nietzsche dans son « Ecce homo ».

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Notre père qui êtes aux cieux.Restez-y…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’hypothypose et des spaghetti alle vongole réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 08 février 2014, 20è jour de pluviôse dédié à la serpette. Ici, en Finistère, ce serait plutôt le jour de la serpillère, histoire de limiter un peu les effets du coup de tabac de la nuit de jeudi à vendredi.

En février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes. Né à Nola (Italie) en 1548, 72630398_pd’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique qui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession…

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Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori. Cela me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée: « Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. » Après Capture d’écran 2014-02-07 à 10.56.48Thomas More, hier, voici un autre libre penseur victime des amabilités de la très sainte et très généreuse église catholique, apostolique et romaine. A ce propos, Jean-Pierre m’a fait parvenir un tract diffusé par « S.O.S. tout-petits », association Pro-vie créée par Xavier Dor et réunissant tout ce que la capitale compte d’anti-avortement, mariage pour tous, contraception… Bref, la crème de la crème de l’extrême droite catho, appelant à une prière de rue et qui montre bien que les vieux démons sont loin d’avoir été éradiqués. 

En attendant je constate avec un plaisir non dissimulé que vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog…C’est pas le moment de se rater. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ecce Homo…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis de l’oxymore et du kig ha farz réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 29 octobre 2013, ce jour, 8è de brumaire, est dédié à la scorsonère, dite salsifis noir dont la racine est censée guérir de la morsure des vipères (scorzone en italien).

Voici un court portrait d’un poète et philosophe libertaire, Jean-Marie GUYAU. Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » 51412507_ppublié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno . Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.
Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « Morale d’Epicure », et encore « Problèmes de l’esthétique contemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais c’est surtout à ses derniers ouvrages « Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction » (1884) et «l’Irreligion de l’avenir » (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par Nietzsche dans son « Ecce homo ».

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Athée souhaits…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la libre pensée et du corned beef réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 1er juillet 2013 c’est à dire le 13 de Messidor, jour habituellement consacré à la giroflée et non pas au clou de girofle comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent.

Le 1er juillet 1766,   à Abbeville (dép.de la Somme). Jean-François LEFEBVREChevalier DE LA BARRE, est supplicié   (langue coupée, puis 54729612_pdécapité) à   l’âge de 19 ans, pour avoir refusé de saluer une   procession religieuse. C’est le bourreau Sanson qui lui coupera la tête. Il deviendra un symbole de la « Libre  Pensée ». Enfin, il est condamné à être brulé avec « le dictionnaire philosophique » de Voltaire accroché à sa poitrine. Voltaire qui écrira à ce sujet « le cri d’un sang innocent ». Cela m’a fait penser à cette magnifique chanson de Christina Branco: J’écris ton nom Liberté.

C‘est en 1897 qu’un collectif de libres penseurs obtiendra l’érection d’une statue à Montmartre. Un autre à Abbeville rappelle son   martyre. Financé sou par sou par une souscription de 100 000 billets de tombola à 25 centimes, le MONUMENT LA BARRE, fut inauguré le 7 juillet 1907, par 15 000 manifestants, venus à Abbeville par trains entiers. A noter que la première statue parisienne ayant   été fondue par les nazis durant la guerre 39-45, une nouvelle statue, différente de la première, a  été inaugurée récemment. Si vous vous promenez à Paris vous découvrirez une petite rue Chevalier De La Barre qui jouxte le Sacré-Coeur à Montmartre. Amusant non ! Le chevalier De La Barre reste un symbole pour tous les libres penseurs, athées, anticléricaux et autres mécréants amoureux de la liberté de penser dont votre serviteur se réclame.

En souvenir de Giordano Bruno ou du chevalier de la Barre, je revendique le images-2droit à railler, moquer, éreinter, critiquer, vilipender, toutes les religions. le cénobite, libre penseur, athée, anticlérical bref, mécréant; revendique le droit au blasphème comme inaliènable et constitutif de son état de citoyen libre. Que tous ces bigots retournent dans leurs églises, mosquées, synagogues et autres temples et arrêtent de nous les briser menu avec leurs fatwas, leurs excommunications, et leur terrorisme anti-républicain. Au nom de la liberté de conscience, je ne me sens pas concerné par la notion de blasphème et je demande aux intégristes de remettre leur fatwa dans leur turban et de me foutre une paix royale…

Voilà, portez vous bien et à demain peut-être.

La philosophie sans boudoir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 31 mars 2013, onzième jour de germinal dédié à la pervenche; pas la contractuelle, non la fleur.

Le 31 mars 1888, mort de Jean-Marie GUYAU à Menton. Poète et philosophe libertaire f1.highresfrançais. Il naît le 29 octobre 1854, à Laval (Mayenne), dans une famille bourgeoise. Elevé par sa mère, Augustine Tuillerie, jusqu’à l’âge de 12 ans, celle-ci est l’auteure d’un fameux livre « Tour de la France par deux enfants » publié en 1877 sous le pseudonyme de G. Bruno en référence à Giordano Bruno. Il obtient une licence de philosophie à 17 ans. A dix-neuf ans, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques, et à vingt ans, il donne à Paris ses premiers cours de philosophie au lycée Condorcet. A l’âge de trente ans, il a déjà écrit une dizaine d’ouvrages, fruits de son intense activité intellectuelle. Mais réfugié sur la Côte d’Azur, dans l’espoir de combattre par le soleil une maladie qui le minait, il succombe prématurément dans sa 34e année.

Il nous laisse sa poésie et ses ouvrages philosophiques : « Morale d’Epicure »,  et encore « Problèmes de l’esthétique contemporaine » et « l’Art au point de vue sociologique », mais 51412507_pc’est surtout à ses derniers ouvrages « Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction » (1884) et l’Irreligion de l’avenir » (1887) qu’il doit sa notoriété internationale et rejoint les préoccupations des anarchistes dans son approche d’une société libertaire et d’une morale au service de l’individu. Il sera abondamment cité par Nietzsche dans son « Ecce homo ». Pierre Kropotkine  s’y réfère également dans La Morale anarchiste, allant même jusqu’à faire de Guyau le « jeune fondateur de l’éthique anarchiste », éthique qu’il définit comme « la science de la morale des sociétés ».

Voici une citation qui mérite qu’on s’y arrête un instant et qu’on y réfléchisse à deux fois avant de trimballer sa poussette à la manif pour tous: « Le jour où les religions positives auront disparu, l’esprit de curiosité cosmologique et métaphysique qui s’y était fixé et engourdi pour un temps en formules immuables sera plus vivace que jamais. Il y aura moins de foi, mais plus de libre spéculation; moins de contemplation, mais plus de raisonnements, d’inductions hardies, d’élans actifs de la pensée; le dogme religieux sera éteint mais le meilleur de la vie religieuse se sera propagé, aura augmenté en intensité et en extension. Car celui-là seul est religieux, au sens philosophique du mot, qui cherche, qui pense, qui aime la vérité » Jean-Marie Guyau, L’Irréligion de l’avenir, 1886

Allez c’est sympa à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.