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Photo de l'artiste Gene VINCENT

Gene VINCENT


Créateur du fameux BE-BOP-A-LULA
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Les morts sont tous des braves types…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la tectonique des blagues et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous voici le Jeudi 07 Décembre 2017, 17è jour de Frimaire dédié au cyprès; et comme disait mon aïeule au cours d’un de ses périples: ma doué benniged, venir de si loin pour voir deux cyprès… Inutile de vous dire combien l’actualité est marquée par la disparition de 220px-Vincent_Willem_van_Gogh_065deux monuments dont un immortel, d’Ormesson et Johnny… Décidément, la semaine est placée sous le signe de la nécro et, les chaînes d’info n’y vont pas avec le dos de la cuiller, c’étaient les plus grands, les plus beaux, les plus talentueux, les plus plus. Et l’on ressort de la naphtaline, Pivot pour l’un, Dick Rivers pour l’autre pour nous rappeler si besoin était, combien ces deux là font partie du patrimoine du seizième arrondissement, que dis-je, du patrimoine français, international, universel, inter-galactique. Oui, mon vieux Georges, tu as mille fois raison: les morts sont tous des braves types…

Bon, c’est pas tout, le thermomètre dégringole, il faut allumer le feu. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Lundi mardi tralala…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis du panthéon nordique et des chaussettes à clous réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 15 novembre 2017, 25è jour de Brumaire dédié au faisan.

Je suis tellement en retard que l’on pourrait se méprendre et penser qui je suis en avance sur les tâches du lendemain car, à l’heure où j’enregistre ce billet nous sommes Mardi soir et donc, le lendemain c’est Mercredi, moment où vous lirez (merci à vous) cette petite fantaisie qui m’a été inspirée par les jours du calendrier républicain. Aujourd’hui donc, c’est Mardi et le Mardi pour les ultra-manchots c’est Tuesday à cause de TIW, équivalent germanique du dieu romain Mars. Tout comme Sunday pour les sujets de la très gracieuse c’est le jour du Soleil, mais alors, chuchotez vous: Monday c’est le jour de la Lune qui, soit dit en passant, ce soir se montre sous ses plus beaux atours. Le Mercredi pour nous Italian_-_Bracelet_-_Walters_41269correspond à Mercure et en breton on dit Merc’her, au pays de Galles Dydd Mercher et les anglais, qui tiennent toujours à se singulariser, Wednesday en référence à Woden (du proto germanique Wotan ou si vous préférez Odin) et ainsi de suite Thursday, signifiant le jour de Thor; alors que pour nous latins, Thor est l’équivalent de Jupiter alors on dit Jeudi. Pour le Vendredi on ne s’est pas cassé la tête et on a choisi Vénus, alors que les britanniques ont opté pour Friday en référence à Frigga déesse de la beauté et de l’amour et Saturday pour Saturne, même si quelquefois, saturne pas rond… Les bretons vont utiliser le même système: Disul-Dilun-Dimeurzh-Dimercher Diriaou-Digwener-Disadorn et continuer à danser le Rond de St Vincent comme nous le montrent les Tri Yann du temps de leur jeunesse (même Jean-Yves ne va pas les reconnaître).

Allez, merci encore de passer par ici de temps en temps, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Place aux jeunes…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis du patrimoine national et du veau Marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 25 février 2017. Ce 7è jour de ventôse est celui de alaternel’alaterne. Vous connaissez la chanson, les aristocrates à l’alaterne… Non, je plaisante, il s’agit d’une plante communément appelée le prunier noir qui produit des baies rouges puis noires et que l’on rencontre communément dans les garrigues. Autant vous dire qu’il n’y en a pas beaucoup par ici…

Pendant ce temps, il souffle un vent de fraîcheur chez Vincent Bolloré, qui semble en passe de recaser toutes les vieilles gloires de la télévision pour lancer sa nouvelle chaîne d’info en continu, CNews, qui remplacera bientôt iTélé. A temps les avoir subi, ont a l’impression qu’ils sont plus vieux que la télévision elle-même. Jean-Pierre Elkabbach, 79 ans, et 15827588-elkabbach-ppda-arhab-les-vieilles-gloires-de-la-tele-recasees-sur-itelePatrick Poivre d’Arvor, viennent d’intégrer la grille des programmes de la petite nouvelle du groupe Canal+, CNews. Enfin, “petite nouvelle”, pas tout à fait : la chaîne remplacera en fait iTélé, en perte de vitesse depuis plusieurs mois. Enfin, pas tout à fait non plus : c’est plutôt un ersatz de la célèbre chaîne d’information en continu, touchée par une grève sans précédent à la fin de l’année 2016, qui arrivera à l’antenne à compter du 27 février.

CNews avait été maintes fois promise par Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi et actionnaire majoritaire du groupe Canal+. Seulement voilà : en octobre-novembre 2016, pendant trente-et-un jours, les salariés d’I-Télé ont dit stop. Stop à l’arrivée à bogdanov-1206f7-0@1xl’antenne de Jean-Marc Morandini, mis en examen cet automne pour corruption de mineur aggravée, mais aussi au projet éditorial flou et à la déontologie controversée portés par la nouvelle direction de la chaîne, proche de Bolloré. Un combat pour l’indépendance qui s’est soldé par le départ d’environ quatre-vingt-dix journalistes (sur cent vingt) – en réaction, certains ont lancé Explicite, un média indépendant diffusé sur les réseaux sociaux. Allez, encore un effort et on va voir débarquer Dorothée et les frères Bogdanov (on me dit que les discussions sont engagées).

Ma doué beniged ! Où c’est-y qu’on va ? Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Gymnopédies…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la libre pensée et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 1er juillet 2016 c’est à dire le 13 de Messidor, jour habituellement consacré à la giroflée et non pas au clou de girofle comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent.

Et l’homme du jour est Alfred-Erik Leslie-Satie, né à Honfleur le 17 mai 1866 — mort à Paris, le 1er juillet 1925. Il passe son enfance à Honfleur. Après le décès de sa mère, il est élevé par ses grands-parents et prend des cours d’orgue avec un oncle. En 1879-1886, il rejoint son père, courtier maritime, à Paris, sa mère était écossaise. Il entre au Satie 02conservatoire de Paris et suit les cours de Decombes, Taudou, Mathias, peut-être de Lavignac. En 1886, il compose Ogives, pour le piano. À partir de 1887, il adopte la vie Montmartroise. Les Trois Gymnopédies datent de 1888, les Trois Gnossiennes de 1890. De 1891 à 1895, il connaît une période assez énigmatique d’adhésion au mouvement de la Rose-Croix de Josephin Péladan (voir mon billet du 28 mars 2010) qui porte le titre de « Sâr ». Ce qui fit dire à Pierre DAC : «le sâr dine à l’huile !» En 1891, il compose les Trois Préludes du Fils des étoiles « wagnerie kaldéenne » sur un texte de Péladan. On fera de cette œuvre une source d’inspiration de Pelléas de Debussy. A gauche, son portrait par Suzanne Valadon, qui fut sa compagne et qui donna naissance au futur Utrillo… Voici une « invitation à danser » sur des images du vieux Paris.

En 1892-1893, il compose les Sonneries de la Rose-Croix et les Danses gothiques et en 1895, la Messe des Pauvres pour chœur et orgue. Il s’engage comme pianiste dans des cabarets de Montmartre, puis Satie droites’installe à Arcueil vers 1898. En1905 il entre à la Schola Cantorum, et suit des études de composition et de contrepoint avec Vincent d’Indy, Roussel et Sérieyx. Vers 1910, il se rapproche de novateurs comme Diaghilev, Picasso, Cocteau. Il compose Socrate, certainement son chef-d’œuvre en 1918. En 1924, Relâche « ballet instantanéiste », sur un argument de Francis Picabia, avec un intermède cinématographique de René Clair ( Entracte), une chorégraphie de Jean Borlin, avec les Ballets suédois de Rolph de Maré. La même année on donne Mercure, dans des décors de Picasso et avec une chorégraphie de Massine. Alphonse Allais, lui, le nomme « Esotérik Satie ». Faut-il rappeler qu’il fut membre du collège de pataphysique.

Satie fait figure de proue de l’Avant-garde et deux groupes se recommandent de son autorité. Le Groupe des Six et l’ École d’Arcueil. Engagé dans la vie sociale, il collecte des fonds et organise des goûters pour les enfants déshérités. Il écrits plusieurs articles pour le journal l’Humanité, mais estime que ses camarades Bolchéviks ne valent pas mieux que les bourgeois. Lui qui était entouré de tant d’amis, il fréquenta aussi bien Picasso que Picabia, Debussy et man Ray, André Breton et Duchamp, vivait dans une extrème précarité. lorsque, à sa santiago_rusic3b1ol_-_portrait_erik_satie_jouant_lharmoniummort, ses amis pénétrèrent dans son studio d’Arcueil, auquel Satie refusait l’accès à quiconque, ils y trouvèrent deux pianos complètement désaccordés et attachés ensemble, remplis de correspondances non ouvertes (auxquelles il avait toutefois en partie répondu) et derrière lesquels ont été retrouvées un certain nombre de partitions jusqu’alors inédites, comme celle de Geneviève de Brabant qu’il pensait avoir perdue.(A gauche un portrait signé Santiago Rusiñol) Dans un placard, une collection de parapluies et de faux-cols. Et dans l’armoire, des costumes de velours gris identiques au sempiternel costume que Satie portait toujours : il les avait fait faire d’avance et en prenait un nouveau lorsque le précédent commençait à être trop usé. L’état du studio révélait la pauvreté dans laquelle avait vécu Satie : ne pouvant vivre de ses talents de musicien, il ne se plaignait toutefois pas ou très peu. Quant à demander une aide financière à ses proches, c’était chose encore plus rare et plus difficile pour lui.

Allez, débutons ce mois de juillet en musique, portez vous bien et à demain peut-être.

L’ajonc sur le bout de la lande…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la protohistoire et du pain perdu réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 06 décembre 2015, seizième jour de Frimaire dédié à l’ajonc, plante emblématique de notre chère Bretagne. A tel point que l’ajonc est venu prendre sa place au magasin des clichés Ajoncd’une certaine poésie bretonne qu’Anatole Le Braz qualifiait de poésie passe-partout, invariablement calquée sur le même poncif, et qui n’a de breton que le nom. Ainsi écrivait-il avec un rien de moquerie: « Vous prenez quelques clochers à jours, quelques calvaires, un air de biniou, trois notes de bombarde; vous ajoutez un brin de genêt, un bouquet d’ajonc-d’or, du vent, de la brume, de la pluie, de la mer; vous mêlez le tout, vous agitez fortement… et vous avez la Bretagne.» Il existe d’ailleurs une espèce nommée l’ajonc Le Gall qui doit son nom d’espèce à Nicolas Joseph Marie Le Gall de Kerlinou qui avait le premier différencié cet ajonc de l’ajonc de Provence, mais qui n’avait pu faire paraître l’ouvrage où il décrivait la nouvelle espèce avant que Planchon ne le fasse lui même en 1849. C’était un juge et néanmoins botaniste breton qui fut député du Morbihan entre 1834 et 1837. Sa maman n’était autre que Magdelaine Vincente Millon de Saint Goustan, très connue dans son canton. (j’emprunte le tire à Daniel Giraudon, professeur de celtique à l’UBO qui à produit une recherche exemplaire à ce sujet)

C’est aussi le jour anniversaire de la disparition de Hudson « Huddie » Leadbetter plus connu sous le pseudonyme de LEADBELLY. Sans doute le plus légendaire des artistes noirs, ce fils d’anciens esclaves joue dès l’âge de seize ans piano et guitare dans les maisons closes de Louisianne. Leadbelly est un invétéré coureur de jupons et un lead-belly-statue-shreveport-300x179redoutable bagarreur, son colt toujours passé à la ceinture lui servant d’argument décisif. En 1927 il tue un rival et se voit infliger trente ans de prison au terrible pénitencier d’Angola. C’est là que John Lomax va le dénicher et réussir, après plusieurs démarches à le faire libérer. Il sera un des tout premiers noirs du Sud à jouer pour le public blanc du Nord, hors du ghetto. « Il va devenir, aux côté de Pete Seeger et Woody Guthrie un véritable folk-singer d’autant que ses tentatives d’enregistrer des blues à destination d’un public noir sont un échec commercial. » Cette statue de la légende Huddie « Lead Belly » Ledbetter se trouve à Marshall Street au centre-ville de Shreveport en Louisianne.

La renommée de Leadbelly ne va cesser de grandir jusqu’à faire de lui une figure mythique. Son rôle dans la reconnaissance des musiques leadbellynoires sudistes, le blues en particulier, a été considérable. Nombre de ses œuvres ont été reprises par des grands artistes comme Van Morisson, dick Annegarn, les Stones, Johnny Cash ou Little Richard. Sources: La grande encyclopédie du blues – Gérard Herzaft – Fayard – J’en profite pour vous indiquer que si vous aimez le blues, faites un tour de temps à autre sur le site de Serge - Hobo-lullaby – vous ne serez jamais déçu.

 

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Germaine Montero…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des droits de l’homme et de Gibraltar réunis, bonjour ! (des droits de Gibraltar ! Oui c’est très mauvais, je vous l’accorde…) Nous voici le lundi 29 juin 2015 c’est à dire le 11è jour du mois de Messidor, généralement consacré à la coriandre. En arabe le mot se dit Kuzbur, même si dans l’Algérois on dit hachiche qui veut dire littéralement: Herbe. Mais, même bien  séchée, je vous déconseille de la fumer.

Tiens, je m’aperçois que c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’une grande dame de la chanson: Germaine MONTERO. Germaine Heygel naît à Paris le 22 octobre 1909, d’un père alsacien et d’une mère normande. Elle passe les premières années de sa vie à Montrouge en banlieue montero droiteparisienne. Après des études au lycée de Versailles et un séjour en Grande-Bretagne, elle se rend en Espagne au début des années trente et suit des cours à l’université de Valladolid. À Madrid, où elle habite par la suite, elle rencontre le poète et dramaturge Federico Garcia Lorca. Il la fait débuter au théâtre en 1932-1933 dans l’interprétation des grands classiques espagnols. De retour à Paris après le coup d’État franquiste de 1936, elle prend le pseudonyme de Montero. En 1938, elle se révèle au public parisien dans la pièce Font aux Cabres de Lope de Vega. Elle joue ensuite dans Noces de sang de Garcia Lorca et dans Divines Paroles de Valle Inclan.

En 1939, elle débute en tant que chanteuse dans le cabaret d’Agnès Capri en y interprétant un florilège de chansons populaires espagnoles. Germaine Montero mènera toujours de front et avec un égal succès ses carrières de comédienne et de chanteuse. Au théâtre, elle joue Pirandello, Cocteau, Brecht (Mère Courage), Anouilh, Claudel, Montherlant… En 1947, elle participe à la création du festival d’Avignon aux côtés de Jean Vilar. Elle entre par la suite au TNP qu’il dirige. Au cinéma, elle tourne dans de nombreux films, dont Le soleil a toujours raison (1943, de Pierre Billon, adaptation et dialogues de Jacques Prévert), Lady Paname (1950, Henri Jeanson), Monsieur Ripois (1954, René Clément), Mélodie en sous-sol (1963, Henri montero gaucheVerneuil). En dehors des chansons espagnoles qui firent son succès, Germaine Montero mit sa voix au service des grands auteurs français. Elle est l’interprète fétiche de Pierre Mac Orlan : Je peux vous raconter, Ça n’a pas d’importance, La Chanson de Margaret, La Fille de Londres (titre repris par Juliette Gréco et Catherine Sauvage). Comme Yves Montand, Patachou, Cora Vaucaire, Mouloudji et d’autres chanteurs de la Rive gauche, elle a interprété les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma (Barbara, Les Enfants qui s’aiment, Les Feuilles mortes, En sortant de l’école, Et puis après – Je suis comme je suis). Elle a aussi chanté Léo Ferré (Paris Canaille, Le Piano du pauvre), Mouloudji et Georges Van Parys (Un jour tu verras) et Léon Xanrof. Son répertoire contient par ailleurs des chansons plus anciennes : La Semaine sanglante Jean-Baptiste Clément, 1871, Nini peau de chien (Aristide Bruant, 1904), Du gris (Benech et Dumont, 1920), La Butte rouge (Montéhus, 1922), La Java Bleue (Vincent Scotto et Geo Koger, 1938).

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un si gentil garçon…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis des Pâques irlandaises et du carpaccio parmesan réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 05 avril 2015, 16è jour de germinal dédié à la laitue et on me souffle dans l’oreillette que c’est Pâques alors que pour la pataphysique, ce jour est celui de la sortie d’A. Dürer, hermétiste. Il va sans dire que ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède et que, bien évidemment, ceci n’explique pas cela ni ne le justifie, toutes choses égales par ailleurs (formule magique).

Les cathos bretons eux,  célèbrent Visant, Canonisé en 1455 par Calixte III, il est invoqué contre l’épilepsie et le mal de tête : Vincent Ferrier, prêtre dominicain espagnol né en 1350 près de Valence (Espagne), célèbre pour ses prédications publiques. Son charisme et son influence populaire sont tels StVisantqu’il devient un personnage-clé dans les troubles politico-religieux liés au Grand Schisme d’Occident. Proche de Pedro de Luna, alors cardinal et futur Benoît XIII, Vincent Ferrier se rallie tout d’abord à la papauté d’Avignon, rejetant la légitimité d’Urbain VI dans son traité De moderno ecclesiae schismate. Il devient par la suite confesseur de Benoît XIII, désormais antipape et figure emblématique de la résistance à Rome. Mais, dans un souci d’union de l’Église, il finit par se résigner à abandonner la cause de Benoît pour reconnaître le pape romain. Son acte de renonciation officiel intervient en 1416, à l’époque où le Concile de Constance s’emploie à mettre fin au Schisme.

Infatigable prêcheur et évangélisateur de l’Europe pendant vingt ans, de 1399 à sa mort, il parcourt l’Espagne, l’Italie, la 28143-St-Vincent-Ferrier-TOUR-du-PARCSuisse, et va même jusqu’en Écosse. On lui prête le don des langues, au vu de sa capacité à communiquer avec tant de peuples différents. En dehors des questions papales, son rôle politique est particulièrement important en Espagne, où il aide Ferdinand de Castille à accéder à la couronne d’Aragon dans un contexte de succession difficile. Il y est aussi connu pour avoir dirigé les massacres qui ont amené l’appropriation d’une synagogue de Tolède puis sa transformation en l’église Santa Maria la Blanca. Un gentil garçon quoi ! Il va parcourir tout le Sud de la Francesanta-maria-la-blanca avant d’être appelé en Bretagne en 1418 par Jean V, le Duc de l’époque. Il sillonne pratiquement toute la province de ville en ville pendant près de deux ans et revient à Vannes (56), épuisé, où il meurt en 1419. La fameuse église (ici à droite) est aujourd’hui un musée très fréquenté de Tolède. Et pendant ce temps on met le Pape au musée Grévin. Personnellement, ce sont les religions que je mettrai définitivement au musée, reliques des civilisations à jamais disparues et qui ont laissé la place à la lumière, la connaissance, la raison.
C’est pas interdit de rêver, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Be bop a Lula…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la tautologie et du kouign-amann réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 11 février 2015, 23è jour de indexpluviôse dédié au chiendent; plante envahissante s’il en est. Nous souhaitons bonne fête à tous les Ehouarn de la terre. Ils doivent leur nom à un moine de l’abbaye de St Gildas en Rhuys vers le 11è siècle. C’était un disciple de St Félix. Dans Ehouarn, on retrouve houarn, le fer. Par exemple, hent-houarn, le chemin de fer… Tout comme dans l’eau ferrugineuse chère à Bourvil. Profitez des longues soirées d’hiver pour relire le premier roman de Queneau: « Alibiforains et lantiponnages que tout cela, ravauderies et billevesées, battologies et trivelinades, âneries et calembredaines, radotages et fariboles !  »

 

Un rocker pour notre galerie de portraits.

GENE VINCENT de son vrai nom Vincent Eugène Craddock, (né à Norfolk, Virginie, États-Unis, le 11 février 1935 – décédé le 12 octobre 1971 à Newhall (Californie), est un chanteur américain de rock’n'roll et de rockabilly, qu’il a contribué à populariser. Il est le créateur de Be-Bop-A-Lula, l’un des plus fameux succès du genre. La carrière de chanteur de Gene gene vincentVincent commence le 4 mai 1956, lorsqu’il enregistre pour le label Capitol avec son groupe, les Blue Caps, le légendaire Be bop a lula, rockabilly syncopé qui devient un tube repris par de très nombreux artistes. Gene Vincent interprète cette chanson dans le film The Girl can’t help it (sorti en France sous le titre La Blonde et Moi) réalisé par Frank Tashlin en 1956.
Gene Vincent sort ensuite bien d’autres singles. Citons entre autres Race with the Devil, Blue Jean Bop ou le remarquable Say Mama. Il impose son style, celui d’un rebelle torturé, à la jambe fracassée par un accident de moto et dans lequel se reconnaissent de nombreux adolescents américains.

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Il se lie avec un autre rocker, EDDIE COCHRAN , dont il devient le meilleur ami. Eddie trouve la mort à Chippenham, Wiltshire, lors d’une tournée en Angleterre, le 17 avril 1960, au cours d’un accident de voiture. Présent dans le véhicule au moment de la collision, Gene ne se remet jamais tout à fait de cette perte; il ne sortit d’ailleurs qu’un seul single cette année-là, avant de reprendre le chemin des studios à partir de février 1961. Mais les temps ont changé et le twist a remplacé le be bop a lularock’n'roll, reléguant Gene aux oubliettes. Le rocker embarque alors pour l’Europe et trouve en France notamment, les nombreux admirateurs qu’il n’a plus en Amérique du Nord. Mais, mal dans sa peau et torturé, Gene Vincent pousse l’« esprit rock » à son paroxysme, multipliant les abus d’alcool. Intransigeant, il ne fait aucun compromis et peut parfois se montrer excessivement violent. Son talent cependant reste entier, tout comme sa passion pour le rock’n'roll. Criblé de dettes, miné par l’alcool et le désespoir, Gene trouve la mort le 12 octobre 1971, victime d’une hémorragie stomacale. Il est enterré au Eternal Valley Memorial Park, à Newhall (Californie). Oublié aux États-Unis, Gene ne rentre au fameux Rock’n'Roll Hall of Fame qu’en 1998, douze ans après Elvis Presley et onze ans après son ami Eddie Cochran. Le Rockabilly Hall of Fame lui, n’a pas oublié la contribution de ce chanteur à ce genre musical et en a fait le premier élu de son classement..

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Enterre mon coeur à Wounded Knee…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de l’allégorie et de la soupe à l’oseille réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 9 juin 2014, 21è jour de prairial, habituellement dédié au barbeau. C’est le jour anniversaire de la mort de COCHISE, grand chef indien qui résista à la colonisation blanche.Voici la réponse qu’il fit après la proposition de déplacement de son peuple sur la réserve de Tularosa au Nouveau-Mexique.

« Ceci est un bien long voyage. Là-bas, les mouches dévorent les yeux des chevaux. De mauvais esprits hantent ces lieux. Je veux rester dans nos montagnes, là où leurs eaux m’ont si souvent désaltéré. Je ne veux pas quitter mon pays. »

Il fut, de 1861 à 1872, dans le sud-est de l’Arizona, le plus célèbre chef de guerre de sa tribu (les Chiricahuas) et unifia la nation apache avec Geronimo. Il fut le chef du groupe Chokonen de la tribu Apache cochiseChiricahua et ne fut pas, dès le début, hostile aux blancs. Il commença à se battre contre eux en 1861 à cause d’une gaffe commise par le lieutenant George Bascom de l’armée américaine. Cette année-là, Cochise et quelques-uns des siens se rendent chez les soldats pour se disculper d’un enlèvement d’enfant dont on les accuse. (Plus tard, on apprit qu’une autre bande d’indiens l’avait capturé). Ils sont alors traité en prisonniers. Cochise s’échappe mais le lieutenant fit pendre les indiens qui l’avaient accompagné. Dès lors, Cochise rejoint Mangas Coloradas pour combattre les blancs.

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Vers la fin de 1861, les soldats quittèrent la région de Chiricahua, pour partir à la guerre dans l’Est. Bascom mourut plus tard au cours d’une bataille, fauché par une boule de canon. Pendant dix ans Cochise effectuera des raids contre les ranches isolés, les mines, les diligences Colaradaset les soldats américains, qui le feront entrer dans la légende de la résistance indienne. En 1865, la guerre de Sécession étant terminée, de nouvelles forces militaires sont envoyées dans l’Ouest pour en finir avec la guérilla apache. La troupe de Cochise, très mobile, se réfugiant dans les collines entre deux raids parvient à tenir l’armée en échec jusqu’en 1871. Après sa reddition, Cochise est sommé de conduire sa tribu dans une réserve du Nouveau Mexique. Il refuse et prend à nouveau le maquis. Au matin du 30 avril 1871, 150 mercenaires anglais, mexicains et indiens Papago attaquèrent un camp indien endormi, où ils massacrèrent une centaine d’innocents, des femmes et des enfants pour la plupart. à gauche Mangas Colaradas.

 

Les survivants furent placés en esclavage. Le président américain, Ulysse S. Grant, fut indigné par cet épisode, et envoya une commission de paix en Arizona, conduite par le général Oliver Howard et Vincent Coyler. Howard arrangea également une rencontre avec Cochise à l’automne, grâce à l’intervention de Thomas Jeffords. Cochise était amer, mais réalisait qu’il menait un combat perdu d’avance. Après onze jours de négociation, le général accorda à Cochise une réserve sur les Jeffordsterres Chiricahua, avec Jeffords en tant qu’agent. En contrepartie, Cochise tint parole, son peuple vécut paisiblement jusqu’à sa mort en 1874.à droite, Thomas Jeffords. A partir de cette date, le gouvernement brisa le traité signé par Cochise et déplaça sa tribu de leurs montagnes vertes vers le désert aride de l’Arizona. Le plus jeune fils de Cochise, Naiche, et Geronimo s’enfuirent avec la tribu et se cachèrent dans les montagnes de Chiricahua. Ils réussirent à rester libres pendant dix ans, ne se rendant finalement qu’en 1886.Si vous êtes intéressé par la culture amérindienne, n’hésitez pas à lire ou à relire « enterre mon cœur à Wounded Knee » de Dee Brown chez Albin Michel. En 2007 Yves Simonneau en a fait une adaptation pour le cinéma.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Au nom du fils…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la peinture à l’huile et du pastis à l’eau réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 09 mai 2014, vingtième jour de Floréal dédié au sarcloir. Et puisque l’adage veut qu’au moi de mai on fasse ce qui nous plait; voici un petit billet histoire de se faire des amis…

848, c’est le nombre officiel de prêtres défroqués par l’Église ces dix dernières années pour avoir abusé d’enfants. Le Vatican révèle pour la première fois de telles données. Un chiffre qui fait un peu peur. Mais l’Église catholique compte un pedophilie-et-eglisepeu plus de 414.000 prêtres à travers le monde. Cela veut donc dire qu’environ 0,2% d’entre eux ont été expulsés de l’institution en raison d’actes pédophiles. Néanmoins, tous les prêtres soupçonnés et accusés d’abus sexuels sur des mineurs n’ont pas subi le même sort. Si 848 ont été l’objet de cette «expulsion», de nombreux autres y ont échappé. En effet, depuis 2004, des soupçons sérieux se sont portés sur plus de 3.400 prêtres, expose Associated Press, citée par The Wire. A peine un quart d’entre eux ont finalement été bannis de l’Église. Cette quasi impunité avait été dénoncée par les Nations Unies en février dernier. Le Comité pour les droits de l’enfant affirmait d’ailleurs que de nombreux prêtres coupables continuaient à côtoyer des enfants, en étant transférés «de paroisse en paroisse» SLATE
C’est dans ce contexte que parait le film du Belge Vincent Lannoo   Au nom du fils. De quoi réveiller la colère des catholiques de Civitas, une association catholique française connue pour sa participation active aux nombreuses « Manif pour tous », qui considère le film comme une menace pour l’image de l’Église Catholique. Sorti en avril 2013 en Belgique au nom du filset très bien accueilli par le public Belge, le film aux allures de vengeance façon « Kill Bill », se retrouve plongé au cœur d’un début de polémique dans l’Hexagone. « Ce film s’accompagne d’une campagne d’affiches blasphématoires. Blasphèmes, antichristianisme et banalisation (apologie ?) du meurtre de religieux catholiques, voilà le travail de Vincent Lannoo », peut-on lire sur le site de France Jeunesse Civitas. Et sur son compte Twitter, Civitas n’hésite pas à considérer « Au nom du fils » comme une réelle « attaque » ciblée. L’association de catholiques a tenté de mettre hors circuit le film en France. Et elle y est presque parvenu. Fin avril, l’affiche officielle du film présentant le détournement d’un tableau de Hans Memling baptisé « Vierge à l’enfant » a été interdite d’affichage public. Le distributeur « Eurozoom » a donc été contraint de choisir une autre affiche peut-on lire sur le site du Huffington post. Voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet portez vous bien et à demain peut-être.