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Photo de l'artiste Fernand PELLOUTIER

Fernand PELLOUTIER


Militant anarchiste fondateur de la fédération des bourses du travail.
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La bourse ou l’avis…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la contre-culture et du navarin aux pois chiches réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 1er octobre 2018, dixième jour de Vendémiaire dédié à la Hoel_de_Nantescuve. Par ici (Bretagne) on fête les Uriell qui était une des filles de Hoël III, roi de l’Armorique, qui, marié vers 590, à Pritelle, en eut seize garçons et six filles (j’texplique pas les alloc…). Continuons d’accrocher aux cimaises de notre galerie de portraits le souvenir de ces militants que l’ingratitude populaire a reléguer aux oubliettes de l’histoire. (C’est beau comme du Zola.)

Aujourd’hui 1er octobre saluons Fernand PELLOUTIER puisque c’est le jour anniversaire de sa naissance en 1867. Socialiste Républicain puis anarchiste, il sera un syndicaliste révolutionnaire jusqu’à la fin de ses jours. Il débute (mal) sa scolarité en fréquentant le petit séminaire de Guérande (ça manque pas de sel !). Séminaire d’où il sera d’ailleurs renvoyé. Dès lors il s’oriente vers le journalisme et collabore à « la pelloutierdémocratie de l’Ouest » dont il prendra bientôt la direction. Il fonde ensuite à Saint Nazaire une section du parti ouvrier français « l’émancipation ». Au congrès ouvrier de 1892 il se distingue par son appel à la grève générale universelle, ce qui l’oppose à Jules Guesde et entraine sa démission. En 1895, il devient secrétaire général de la fédération des bourses du travail. Ce sera son oeuvre maîtresse à laquelle il va consacrer jusqu’à ses dernières forces. Atteint de tuberculose, il succombera le 13 mars 1901, il n’a que 33 ans. « …Nous sommes ce que ne sont pas les politiciens, des révoltés de toutes les heures, hommes vraiment sans dieu, sans maîtres et sans patrie, les ennemis de tout despotisme…C’est à dire de toutes les dictatures, y compris celle du prolétariat. » (Sources: L’éphéméride anarchiste)

Allez, merci encore pour vos visites, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Hier, notre ami Corsico attirait notre attention sur un ornithologue oublié de tous qui vécut à Yvetot. C’est amusant car aujourd’hui, je souhaitais vous parler d’un anarchiste qui lui aussi termina sa vie dans la misère et oublié de tous: Georges YVETOT mort à Paris le 11 mai 1942. Yvetot qui, soit dit en passant, signifie la paroisse de Yves. En Normandie, le « TOT » est l’équivalent du « PLOU » en Bretagne. Arantot, Lanquetot, Autretot, Beautot, Bellintot, Brametot, Etheintot, etc…Mais, revenons à notre Yvetot.Militant anarchiste et syndicaliste, antipatriote et antimilitariste. On le voit sur cette carte postale durant la fameuse grève des dockers de Nantes en Mars-avril 1907. A gauche sur la photo, il est en compagnie de Maillochaux, Blanchard, Varnat. Peut-être que des lecteurs nantais sauront en identifier d’autres.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’école des sages et du camembert au lait cru réunis, bonjour !

Nous voici, déjà, le 11 mai c’est à dire le 21è jour de floréal, dédié généralement à la fritillaire (ça ne s’invente pas) mais, il faut le reconnaître, c’est une très jolie fleur.

Hier, notre ami Corsico attirait notre attention sur un ornithologue oublié de tous qui vécut à Yvetot. C’est amusant car aujourd’hui, je souhaitais vous parler d’un anarchiste qui lui aussi termina sa vie dans la misère et oublié de tous: Georges YVETOT mort à Paris le 11 mai 1942. Yvetot qui, soit dit en passant, signifie la paroisse de Yves. En Normandie, le « TOT » est l’équivalent du « PLOU » en Bretagne. Arantot, Lanquetot, Autretot, Beautot, Bellintot, Brametot, Etheintot, etc…Mais, revenons à notre Yvetot.
Militant anarchiste et syndicaliste, antipatriote et antimilitariste. On le voit sur cette carte postale durant la fameuse grève des dockers de Nantes en Mars-avril 1907. A gauche sur la photo, il est en compagnie de Maillochaux, Blanchard, Varnat. Peut-être que des lecteurs nantais sauront en identifier d’autres.


Fils d’un gendarme (il débutait mal dans la vie), il naît à Paris le 20 juillet 1868; devenu orphelin il est placé dans une institution religieuse (vraiment pas de chance). Il devient ensuite ouvrier typographe puis correcteur. Sa rencontre avec Fernand Pelloutier (voir mon billet du 1er oct. 2010) l’amène à l’anarchisme et au syndicalisme. Il lui succède en 1901 au Secrétariat de la « Fédération des Bourses du Travail » et comme secrétaire de la C.G.T de 1902 à 1918. Orateur de talent, propagandiste antipatriote et antimilitariste inscrit au Carnet B (créé par le sinistre général Boulanger), il est de nombreuses fois condamné à plusieurs années de prison pour incitation de soldats à la désobéissance (affaire du « Sou du soldat » ou encore avec la publication du « Manuel du soldat »), etc.
En 1904, il est l’un des secrétaires de « l’Association Internationale Antimilitariste ». Partisan de la totale indépendance du syndicalisme, il contribuera en 1906 à l’adoption de la célèbre « Charte d’Amiens ». Il poursuit son action contre la guerre et le militarisme jusqu’en 1914 mais, écoeuré par l’union sacrée, il préfère alors s’occuper d’une association d’orphelins de guerre. En 1918, il perd son poste syndical, et se consacre au pacifisme. Durant l’entre deux guerre, il collabore à de nombreux périodiques anarchistes. En 1939, il signe le tract « Paix immédiate » de Louis Lecoin et est à nouveau condamné.
Il ne subira pas sa peine de prison en raison de son état de santé et, ayant perdu son emploi, se retrouve dans la misère. Il accepte alors pour subsister de présider un « Comité ouvrier de secours immédiats » chapeauté par les Allemands. Ce compromis, qui le place dans le camp des collaborateurs, lui sera fortement reproché, malgré une vie militante bien remplie (nobody perfect).

Bon, allez, le soleil est de retour, le jardin m’appelle et je dois soigner un gros rhume qui m’est tombé dessus comme la vérole sur le bas clergé au cours d’une partie de pêche très arrosée. Non, ce n’est pas ce que vous croyez, simplement pluie, vent et froid; or donc, comme disait Maurice Thorez: il faut savoir arrêter une crève (humour). En attendant les retrouvailles, portez vous bien et à demain peut-être.


 

Amis des « cénobites tranquilles » et du caviar d’aubergine réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des « cénobites tranquilles » et du caviar d’aubergine
réunis, bonjour !

Pour
le 500è billet de ce blogue je voulais rendre hommage à un
anarchiste Nantais qui finit sa vie dans les Côtes-du-nord.

Le
20 janvier 1862
, naissance d’
Augustin
HAMON
,
à Nantes.
Militant et historien anarchiste puis socialiste.
En
1893, il fait découvrir l’anarchisme à Fernand Pelloutier (futur
créateur de la Fédération des Bourses du travail). En 1895, Hamon
publie une enquête sur les anarchistes de l’époque: »Psychologie
de l’anarchiste-socialiste ». Le 27 juillet 1896, il participe,
avec Malatesta, Pelloutier, etc., au « Congrès international
ouvrier socialiste » à Londres, qui se termine six jours plus
tard par l’exclusion des anarchistes par les marxistes. Augustin
Hamon relatera ces événements dans « Le socialisme et le
Congrès de Londres ». Il est également l’auteur de: « Les
hommes et les théories de l’anarchie » (1893), « Patrie et
Internationalisme » (1896), « Un Anarchisme, fraction du
socialisme » (1896), etc. Il crée en 1897, la revue libertaire
« L’humanité nouvelle » et collabore au journal de Jean
Grave « Les temps nouveaux ». Il fut aussi traducteur et
pédagogue libertaire, donnant des cours libres aux universités de
Paris, Londres et Bruxelles. Puis il s’éloignera des conceptions
libertaires et deviendra socialiste, membre de la S.F.I.O des
Côtes-du-Nord (no body perfect !). Il meurt le 3 décembre 1945.

« Le caractère le plus important de toute mentalité anarchiste est l’esprit de révolte. Alors que cette tendance existe, latente, chez tous les hommes et s’atrophie le plus souvent sous l’influence des milieux, chez les anarchistes elle est, dès l’origine, très prononcée. Les milieux ne font que l’exacerber. »

  Augustin
Hamon. in « Psychologie de l’anarchiste-socialiste » (1895) -
Sources, L’éphéméride anarchiste.

Tout
à fait autre chose
.

Le
20 janvier 1909
,
a lieu à Paris
la
première opération escargot de l’histoire automobile
à
l’initiative du « Comité de Défense Sociale » (CDS) pour
protester contre la condamnation des deux chauffeurs anarchistes,
Albert Jacquart (ça ne s’invente pas !) et Maurice Girard; affaire liée à une bagarre avec
un commissaire de police,  autour d’un placard antimilitariste
affiché dans un restaurant coopératif. Les deux inculpés,  seront
lourdement condamnés suite à des accusations mensongères de la
police. Le CDS organisa alors en liaison avec le syndicat des cochers
et chauffeurs cette manifestation d’un nouveau type. Vingt cinq
taxis-autos où avaient pris place des militants syndicalistes tenant
en main des pancartes jaunes et vertes sur lesquelles on pouvait lire
« Affaire
Girard-Jacquart – une infamie judiciaire – Deux innocents condamné
s » formèrent un cortège qui partant du quai des Tuileries passa par la
place de la Concorde, la Madeleine, l’Opéra et atteignit la place de
la République. Les manifestants de leurs voitures distribuaient aux
passants et jusqu’aux agents médusés des tracts explicatifs. 
Les
deux chauffeurs seront remis en liberté, une fois la fausseté de
l’accusation reconnue, lors de l’audience du 3 février 1909.
A
noter qu’une autre manifestation de ce type aura lieu cette même
année à Paris, cette fois pour la défense de Francisco Ferrer.

Et bien, voila donc le cap fatidique des 500 billets franchi à raison d’un par jour. 20 000 pages de ce blogue ont été visitées par plus de 11 000 visiteurs et cela grâce à votre fidélité et aussi à votre indulgence envers l’auteur.

Billet d’humeur, billet d’humour, coup de gueule et rappel historique de ce que nous devons à nos ainés, la chance de vivre dans une République laïque où la liberté d’expression n’est pas « encore » un vain mot.
Portez vous bien et à demain peut-être.

LA BOURSE OU LA VIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la contre-culture et du navarin aux pois chiches, bonjour !

Continuons d’accrocher aux cimaises de notre galerie de portraits le souvenir de ces militants que l’ingratitude populaire a reléguer aux oubliettes de l’histoire. (C’est beau comme du Zola.)

Aujourd’hui 1er octobre saluons Fernand PELLOUTIER puisque c’est le jour anniversaire de sa naissance en 1867. Socialiste Républicain puis anarchiste, il sera un syndicaliste révolutionnaire jusqu’à la fin de ses jours.
Il débute (mal) sa scolarité en fréquentant le petit séminaire de Guérande (ça manque pas de sel !). Séminaire d’où il sera d’ailleurs renvoyé. Dès lors il s’oriente vers le journalisme et collabore à « la démocratie de l’Ouest » dont il prendra bientôt la direction. Il fonde ensuite à Saint Nazaire une section du parti ouvrier français « l’émancipation ».
Au congrès ouvrier de 1892 il se distingue par son appel à la grève générale universelle, ce qui l’oppose à Jules Guesde et entraine sa démission.
En 1895, il devient secrétaire général de la fédération des bourses du travail. Ce sera son oeuvre maîtresse à laquelle il va consacrer jusqu’à ses dernières forces. Atteint de tuberculose, il succombera le 13 mars 1901, il n’a que 33 ans.
« …Nous sommes ce que ne sont pas les politiciens, des révoltés de toutes les heures, hommes vraiment sans dieu, sans maîtres et sans patrie, les ennemis de tout despotisme…C’est à dire de toutes les dictatures, y compris celle du prolétariat. » (Sources: L’éphéméride anarchiste)

A part cela et en bref.
Histoire de vous donner un peu de courage pour la prochaine manif. Si on en croit le journal « les Echos »,, la rémunération des administrateurs des sociétés du CAC 40 a augmenté en moyenne de 36% entre 2006 et 2009…Quand on vous dit que c’est la crise ! Surtout pour les pauvres patrons français, le tiers des entreprises du CAC ne versent à leurs administrateurs QUE 40 000 euros par an, c’est petit !
Oliver Stone ne s’y trompe pas, dans Wall Street 2 il nous dit: Rien n’a changé !

Tiens, à propos des pôvres, c’est Martin Hirsch qui le dit dans son bouquin « pour en finir avec les conflits d’intérêts », Jean-françois Copé, patron de l’UMP à l’assemblée, émarge à 20 OOO euros par mois pour une demie journée de travail dans un des plus grands cabinets d’affaires du pays.

Comme disait mon aïeule, y-a pas d’la misère que chez les riches ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.