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Le blues d’Elmore James…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis,Colvert bonjour ! Nous sommes le Mercredi 24 mai 2017, cinquième jour de prairialles enfants nantais dédié au canard. Dois-je vous rappeler que le 24 Mai 2017 est en réalité le Samedi 7 Merdre 144 Nativité de M. Plume, propriétaire selon le calendrier de pataphysique. Alors que par ici, certains vont célébrer Donatian & Rogatian, martyrs suppliciés sous l’empereur Maximien à Nantes, vers 288-290, pour n’avoir pas voulu renier leur foi, ils sont appelés les enfants nantais. On attribue au duc de Bretagne, Jean 4, la fondation d’une église de Saint-Donatien et de Saint-Rogatien, au faubourg de Saint-Clément de la ville de Nantes, et l’établissement de 6 chanoines pour y faire le service; mais on se trompe : cette fondation est du duc Jean 3, qui la fit en 1325. Avouez que ça change tout…

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il  partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du James-297x300-gaucheDelta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom, sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec James-droitedes compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, (ici en vidéo) cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à demain peut-être.

I feel so good…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la basse-Bretagne et de l’artichaut vinaigrette réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 29 Avril 2017 qui correspond au 10è jour de Besné-44-Chapelle-St-Second1floréal dans le calendrier républicain, jour dédié au râteau. Mon secrétariat me prie de vous rappeler que c’est la fête aux Sekondell, originaire de Nantes au 6e siècle, disciple de Friard, ermites tous deux près de Besné (44). Saviez vous que Besné vient du breton « bez-enez » (l’île du tombeau). Ici, la chapelle St-Sekondell à Besné. Loire-Atlantique en Bretagne comme dit l’autre…

Oyez l’histoire de J.B. Lenoir, né à Tilton (Mississippi) le 5 mars 1929 et mort à Champaign (Illinois) le 29 avril 1967, c’est un bluesman américain comme je les aime et comme j’aime à vous les faire découvrir, guitariste, chanteur et compositeur. Nommé J.B. par ses parents (ces initiales ne signifient rien en particulier. Pour les non-initiés encore moins, pour les autres elles ont une signification particulière et JB Lenoirdésignent des colonnes du temple mais je doute que ce soit cela qui ait guidé les parents), Lenoir commence à jouer très tôt. Il laboure dans la journée puis joue de la guitare le soir, en apprenant un peu de tout. Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.

Lenoir avait la réputation d’être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d’amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs. Certains disaient même qu’il ressemblait à Martin rayureLuther King car ils avaient beaucoup de points communs, dont le fait d’être père et d’avoir eu une fin tragique. Il n’aura pas vécu assez longtemps pour nous dévoiler toute l’étendue de son talent. En effet, Lenoir, à 38 ans, s’éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d’une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l’hôpital n’ayant pas pris au sérieux ses blessures. On lui doit entre-autres: I feel so good que j’ai posté en vidéo, et qui fut repris par James Brown, Alabama, My name is JB LENOIR…

Le documentaire The Soul of a Man (2003) de Wim Wenders, qui fait partie de la série , a Musical Journey de Martin Scorsese, est consacré en partie à ce bluesman. En fait, la chanson de John Mayall marqua tellement Wim Wenders, étudiant en cinéma à l’époque, qu’il se demanda qui était J.B. Lenoir. Puis Wim Wenders devient réalissoul of a manateur et rencontre plusieurs fans de Lenoir. Cependant, ils ne trouvent aucun document filmé sur lui. Mais un jour, on découvre des images inédites de Lenoir tournées au début des années 1960 par deux étudiants (allemand et suédois) en art à Chicago. En 2002, Wim Wenders rend visite à ces deux anciens étudiants, le couple Seaberg, désormais marié. Ces derniers croient rêver : leurs images étaient restées sur une étagère sans que personne ne les ait jamais vues pendant 35 ans. Ils avaient perdu espoir que le monde (et particulièrement la Suède où ils avaient proposé leur film) s’intéresse à leur musicien préféré, qui était aussi leur ami proche.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Mauvais trip pour Chuck berry…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la libre pensée et du coq au vin réunis, bonjour! Nous sommes le Dimanche 19 mars 2017, 29è jour de ventôse dédié au Frêne.

Mauvais trip pour Chuck Berry…
Il faut dire que le créateur de Johnny B Goode, morceau d’anthologie qui raconte l’histoire largement autobiographique d’un garçon de la campagne qui « jouait de la guitare comme on sonne une cloche » et qui a été choisie comme l’une des plus grandes réalisations de l’humanité pour être emportée par la sonde Voyager, était âgé de 90 ans. Il était né en 1926 dans le Missouri et depuis les années cinquanteChuck-berry1 il peut se vanter de nous avoir fait danser. Désigné comme “le père du rock’n'roll” par de nombreux admirateurs, il a influencé beaucoup d’ artistes et a vu son répertoire souvent repris. C’est grâce à ses parents, choristes pendant l’office dans une petite église du Missouri, que le jeune homme découvre la musique. Avec comme idole Nat King Cole, il commence à apprendre la guitare pour jouer les titres qui passent à la radio, tout en accumulant les petits boulots et en flirtant avec la délinquance. Devenu coiffeur, marié et père de famille, il arrondit ses fins de mois en jouant de la guitare dans des clubs, lorsqu’il est remarqué par le bluesman Muddy Waters.

Sous l’égide d’Ira Harris, son ami et professeur, Chuck Berry s’invente alors un style musical qui lui est propre. Il se nourrit de différentes influences allant du blues à la country. On se souvient de son duckwalk, qui consiste à jouer de la guitare en imitant une danseuse de french cancan souffrant d’arthrose. “Si vous voulez donner un autre nom au berry Grock’n'roll, appelez-le Chuck Berry”, disait John Lennon. Les teenagers noirs comme blancs dansent sur cette country accélérée, chantée par un showman excentrique qui plaque un solo fondateur : la guitare rock part de là. Alors que le débutant Elvis Presley interprète à son tour « Maybellene » sur scène, Chuck Berry a 29 ans. Jusqu’en 1959, il va signer une douzaine de hits (School Days, Rock and Roll Music, Rock and Roll Music, Sweet Little Sixteen, Johnny B. Goode…), tourner deux films, se produire partout dans le pays, ouvrir son propre club à Saint-Louis (Berry’s Club Bandstand) et amasser des fortunes.

C‘est alors que survient Janice Escalante, une serveuse de 14 ans que Chuck Berry est accusé d’avoir débauchée. Après plusieurs procès en appel entachés de racisme, mais qui érodent sa popularité, il va croupir en taule de février 1962 à octobre 1963. Chuck Berry n’a pas seulement débauché Janice Escalante, mais aussi toute la jeunesse américaine blanche, puis l’Europe où il fut la principale influence des La-legende-du-rock-Chuck-Berry-est-mort_image_article_largeRolling Stones. Comme il l’écrivait dans son autobiographie de 1987 : « Le genre de musique que j’aimais à mes débuts, plus tard, aujourd’hui-même et pour toujours, est le même genre que j’écoutais quand j’étais adolescent. Donc, les styles de guitare de Carl Hogen, T-Bone Walker, Charlie Christian et Elmore James, sans oublier beaucoup de mes pairs entendus sur la route, le tout constituant ce que l’on appelle le style Chuck Berry. Comme vous le savez, et je pense que c’est vrai, “il n’y a rien de nouveau sous le soleil”. Donc, ne me considérez pas comme ayant été le premier, et faites en sorte que ça dure. »

Et voilà, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Every day i have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la Grèce antique et de la montre en toc réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 27 janvier 2017. C’était généralement le 8e jour du mois de pluviôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du bois joli. Pour illustrer ce billet très américain, je vous propose d’écouter  Elmore James. Il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago.

, c’est l’arrivée de Trump au pouvoir qui me  fout le blues et me laisse sans voix, mais non sans mots, aussi, j’ai choisi de vous parler de Howard Zinn. Il est mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica (Californie) et né le 24 août 1922 à Brooklyn (New York). C’est à la fois un historieen-suivant-Emma-184x300n qui a marqué son temps et un homme résolument engagé à l’extrême gauche. La vie personnelle de ce savant est inextricablement liée à son œuvre. Avec le linguiste Noam Chomsky, il est l’incarnation de ces intellectuels américains que les Européens aiment à aimer et à citer. La vie d’Howard Zinn fut pleine de contrastes : après s’être engagé comme bombardier pour combattre le fascisme, il devint un pacifiste convaincu; né d’une famille pauvre, il obtint un doctorat en histoire à l’université Columbia; professeur blanc, il enseigna dans un collège pour jeunes filles noires à Atlanta; érudit, il restera dans les mémoires comme l’auteur d’Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours. Non seulement Howard Zinn a-t-il bouleversé notre façon d’aborder l’histoire, mais il en a été lui-même un acteur à part entière.

S’étant trouvé au cœur des événements marquants de l’histoire contemporaine des États-Unis,  de la Seconde Guerre mondiale aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, en passant par le maccarthysme, les luttes pour les droits civiques et celles contre la guerre du Vietnam. Il pourrait être le héros d’un roman historique autant que le catalyseur Howard-Zinn-171x300d’une réflexion sur la tâche de l’historien. J’avais lu avec appétit « Une histoire populaire des Etats Unis ». Un livre magnifique et tellement peu américain. Les indiens face aux Européens, les femmes face au patriarcat, les noirs face au racisme, les droits civiques… Une vision des États unis comme on aimerait en voir beaucoup. Essayez de trouver aussi:  En suivant Emma, pièce historique sur Emma Goldman, anarchiste et féministe américaine, éditions Agone. Partisane de l’amour libre, oratrice réputée autant que redoutée, Emma Goldman est l’une des figures libertaires les plus attachantes. Activiste bouillonnante de vie, elle a marqué de son empreinte l’histoire du mouvement ouvrier américain. Il n’est guère surprenant que Zinn s’en soit épris au point de lui consacrer une pièce de théâtre, menée tambour battant.

Allez, merci de votre visite. portez vous bien et à demain peut-être.

Every day I have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de l’Hermétisme et du chocolat Poulain réunis,Colvert bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 mai 2016, cinquième jour de prairial dédié au canard. Dois-je vous rappeler que le 24 Mai 2016 est en réalité le Samedi 7 Merdre 143 Nativité de M. Plume, propriétaire selon le calendrier de pataphysique. Alors que par ici, certains vont célébrer Donatian & Rogatian, martyrs suppliciés sous l’empereur Maximien à Nantes, vers 288-290, pour n’avoir pas voulu renier leur foi, ils sont appelés les enfants nantais.

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il  James-297x300 gauchepartage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du Delta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom, sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il James droiteen restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à demain peut-être.

The guitar wizard…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la guitare sèche et de la potée léonarde réunies, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 10 Avril 2016, 21è jour de Germinal dédié au gainier, encore nommé arbre de Judée.

Hudson Woodbridge est né au début du siècle dernier (probablement en 1904) à Smithsville, Géorgie. Mais orphelin très tôt il sera élevé par tampa redla famille de sa grand-mère, Mme Whittaker, dont il adoptera le patronyme, et qui vit dans les faubourgs de Tampa, en Floride. Très tôt il apprend la guitare et accompagne sur scène un ami de la famille. À l’adolescence, il devient musicien itinérant et parcourt le Sud des États-Unis à vélo. En 1922, déjà affublé du surnom de « Tampa Red », il arrive à Chicago. Sa carrière débute véritablement lorsqu’il s’associe avec le pianiste Georgia Tom Dorsey. Ils enregistrent ensemble, pour la première fois, en mai 1928, des pièces essentiellement tirées du music-hall.

Le blues devenant à la mode à Chicago, « Tampa Red » décide de s’y mettre lui aussi. Au début des années 30, il se marie et sa femme décide de prendre en mains sa carrière. En 1934 elle négocie pour lui un contrat avec le célèbre producteur Lester Melrose qui lui permettra d’enregistrer ses disques sous le grand label blues Bluebird. C’est pour cette maison de disques qu’il enregistrera ses plus grands titres, toujours accompagné d’un pianiste. Dans les années 40 il ouvre sa RED-disque-300x300formation à des saxophones ainsi qu’à un bassiste, une batterie ou encore un joueur d’harmonica, comme Sonny Boy Williamson ou Big Walter Horton. C’est à cette époque qu’il deviendra une des références du Chicago blues électrique et qu’il enregistrera avec Elmore James lorsque celui-ci se trouve à Chicago. Malheureusement sa femme décède en 1956 et « Tampa Red » ne s’en remet pas. Il sombre dans la démence et doit être interné. Il parviendra cependant à encore enregistrer deux albums au début des années 60 pour le label Bluesville : Don’t Tampa with the Blues et Don’t Jive Me. Il disparaît ensuite de la circulation et meurt dans un relatif oubli en 1981. Surnommé the « guitar wizard » (le sorcier de la guitare), Tampa Red a certainement été un des plus grands guitaristes slide du blues des années 30 et 40.

Allez, passez un bon dimanche, portez vous bien et à demain peut-être.

Every day i have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la Grèce antique et de la montre en toc réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 27 janvier 2016. C’était généralement le 8e jour du mois de pluviôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du bois joli. Daphne mezereum est un Harilik_näsiniin_Daphne_mezereum_-_Keila_loomets-200x300arbrisseau à tiges dressées, à feuilles oblongues, les terminales en rosettes, molles, caduques. Les fleurs rouges ou roses apparaissent en février, avant les feuilles, et exhalent une délicieuse odeur. Les drupes rouges mûrissent entre juillet et septembre. Elles sont toxiques pour les mammifères mais sont mangées par de nombreux oiseaux qui permettent la dissémination des graines. En effet, de l’espèce Daphné car, vous en souvient-il, Daphne, nymphe de la Grèce antique, fille de Pénée et courtisée par Apollon fut transformée en laurier rose. Mezereum d’un mot arabe signifiant toxique mais ça, tout le monde s’en fout. En français, on l’appelle quelquefois mézéréon ou daphne morillon.

L’homme du jour s’appelle Elmore James, il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago. Né sur une petite plantation il partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du Elmore-JamesDelta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues. Il a gravé son premier disque, Dust my broom (ici en vidéo), sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en James-297x300restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau. Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Allez, c’est vraiment très sympa à vous de passer par ici de temps en temps. Portez vous bien et, à demain peut-être.

L’endehors vu de l’intérieur…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la physique quantique et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 24 mai 2015, cinquième jour de prairial dédié au canard., ceci explique cela. Avant de développer quelques considérations sur un sacré bonhomme à qui l’on doit le concept « d’endehors »; une pensée pour un grand bluesman qui nous a quitté un 24 mai, en 1963; je veux parler de Elmore James.

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Le 24 mai 1864 donc, naissance de ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD) à Paris. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il endehorsdébute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres. Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople.

Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions maisZo D'axa aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″. Par ailleurs, vous pouvez chaque jour consulter le site d’informations alternatif: L’En Dehors
Et voilà, merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

That’s Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la blanche hermine et du kig ha farz réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 29 avril 2015 et ce jour correspond au 10è de floréal dans le calendrier républicain. Il était dédié au râteau.

J.B. Lenoir, né à Tilton (Mississippi) le 5 mars 1929 et mort à Champaign (Illinois) le 29 avril 1967, est un bluesman américain comme je les aime et comme j’aime à vous les faire découvrir, guitariste, chanteur et compositeur. Nommé J.B. par ses parents (ces initiales ne signifient rien en particulier. Pour les non-initiés encore moins, pour les autres elles ont une Lenoir droitesignification particulière et désignent des colonnes du temple mais je doute que ce soit cela qui ait guidé les parents), Lenoir commence à jouer très tôt. Il laboure dans la journée puis joue de la guitare le soir, en apprenant un peu de tout. Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.

Lenoir avait la réputation d’être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d’amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs. Certains disaient même qu’il ressemblait à Martin Luther King car ils avaient beaucoup de lenoir rayépoints communs, dont le fait d’être père et d’avoir eu une fin tragique. Il n’aura pas vécu assez longtemps pour nous dévoiler toute l’étendue de son talent. En effet, Lenoir, à 38 ans, s’éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d’une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l’hôpital n’ayant pas pris au sérieux ses blessures. On lui doit entre-autres: I feel so good que j’ai posté en vidéo, et qui fut repris par James Brown, Alabama, My name is JB LENOIR

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Le documentaire The Soul of a Man (2003) de Wim Wenders, qui fait partie de la série The Blues, a Musical Journey de Martin Scorsese, est consacré en partie à ce bluesman. En fait, la chanson de John Mayall marqua tellement Wim Wenders, étudiant en cinéma à l’époque, qu’il se demanda qui était J.B. Lenoir. Puis Wim Wenders devient réalisateur et rencontreLenoir gauche plusieurs fans de Lenoir. Cependant, ils ne trouvent aucun document filmé sur lui. Mais un jour, on découvre des images inédites de Lenoir tournées au début des années 1960 par deux étudiants (allemand et suédois) en art à Chicago. En 2002, Wim Wenders rend visite à ces deux anciens étudiants, le couple Seaberg, désormais marié. Ces derniers croient rêver : leurs images étaient restées sur une étagère sans que personne ne les ait jamais vues pendant 35 ans. Ils avaient perdu espoir que le monde (et particulièrement la Suède où ils avaient proposé leur film) s’intéresse à leur musicien préféré, qui était aussi leur ami proche.

Allez, merci de votre passage, portez vous bien et à demain peut-être?

Ca vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la libre pensée et du coq au vin réunis, bonjour! Nous sommes le jeudi 19 mars 2015, 29è jour de ventôse dédié au Frêne.

Hudson Woodbridge est né au début du siècle dernier (probablement en 1904) à Smithsville, Géorgie. Mais orphelin très tôt il sera élevé par la famille de sa grand-mère, Mme Whittaker, dont il adoptera le patronyme, et qui vit dans les tampa redfaubourgs de Tampa, en Floride. Très tôt il apprend la guitare et accompagne sur scène un ami de la famille. À l’adolescence, il devient musicien itinérant et parcourt le Sud des États-Unis à vélo. En 1922, déjà affublé du surnom de « Tampa Red », il arrive à Chicago. Sa carrière débute véritablement lorsqu’il s’associe avec le pianiste Georgia Tom Dorsey. Ils enregistrent ensemble, pour la première fois, en mai 1928, des pièces essentiellement tirées du music-hall.

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Le blues devenant à la mode à Chicago, « Tampa Red » décide de s’y mettre lui aussi. Au début des années 30, il se marie et sa femme décide de prendre en mains sa carrière. Le macho de service vous dirait qu’en général c’est là que les problèmes surgissent…Et bien non. En 1934 elle négocie pour lui un contrat avec le célèbre producteur Lester Melrose qui lui permettra d’enregistrer ses disques sous le grand label blues Bluebird. C’est pour cette maison de disques qu’il enregistrera ses plus grands titres, toujours accompagné d’un pianiste. Dans les années 40 il ouvre sa formation à des saxophones RED disqueainsi qu’à un bassiste, une batterie ou encore un joueur d’harmonica, comme Sonny Boy Williamson ou Big Walter Horton; avoues que c’est du beau linge. C’est à cette époque qu’il deviendra une des références du Chicago blues électrique et qu’il enregistrera avec Elmore James lorsque celui-ci se trouve à Chicago. Malheureusement sa femme décède en 1956 et « Tampa Red » ne s’en remet pas. Il sombre dans la démence et doit être interné (on est peu de choses…). Il parviendra cependant à encore enregistrer deux albums au début des années 60 pour le label Bluesville : Don’t Tampa with the Blues et Don’t Jive Me. Il disparaît ensuite de la circulation et meurt dans un relatif oubli en 1981.
Surnommé the « guitar wizard » (le sorcier de la guitare), Tampa Red a certainement été un des plus grands guitaristes slide du blues des années 30 et 40. Bon, maintenant, moi je dis cela mais, je ne suis pas un spécialiste. Il faudrait demander à Serge ce qu’il en pense. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.