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Photo de l'artiste Bernard DIMEY

Bernard DIMEY


Poète et chansonnier, on lui doit de merveilleux textes: Syracuse...
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Quand il mort le poète…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la poésie et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 20 Octobre 2017, 29è jour de vendémiaire dédié à l’orge. Ce qui fait donc trente ans exactement que cet immense poète qu’était Jean-Roger Caussimon nous a quitté pour d’autres horizons.

Il est né en 1918 en région parisienne et s’est éteint un 20 octobre en 1987. Entre temps il nous a légué quelques unes des plus belles chansons de son temps reprisCaussimontes par les plus grands depuis Léo Ferre jusqu’à Arno, en passant par Catherine Sauvage, les frères jacques, Gainsbourg et tant d’autres. Il fut l’une des têtes d’affiche du cabaret le lapin agile pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontra Ferré et que naquit une amitié qui jamais ne se délia. Acteur de théâtre, de cinéma et de télévision, il fut un des pionniers des dramatiques à la radio, notamment sur France culture. Durant la seconde guerre mondiale il est fait prisonnier en Silésie. Il « profitera » de sa captivité pour écrire de nombreux poèmes et une pièce de théâtre qui connu un vrai succès, la parodie de Faust.

Les musiques de léo Ferré vont contribuer beaucoup à sa notoriété, on se souvient de Monsieur William et A la Seine. Marcel Carné lui offrira un rôle dans Juliette ou la clé des songes aux côtés de Gérard 1976-Jean-Louis-Foulquier-Bernard-Dimey-Jean-Roger-Caussimon-500x367Philippe. C’est sur les conseils de José Artur que Pierre Barouh lui fera enregistrer ses premiers disques. On se souvient encore de sa participation dans le fameux film de Tavernier Le juge et l’assassin pour lequel il écrira plusieurs chansons dont La commune est en lutte et La complainte de bouvier l’étrangleur. Après sa mort, ses cendres furent répandues à la pointe des poulains à Belle-île-en-mer. (regardez cette photo, on y reconnait J.L. Foulquier, Brassens et Bernard Dimey derrière Caussimont) J’avoue que j’ai une faiblesse pour Comme à Ostende quelque soit l’interprète. Pour terminer ce billet, quelques vers extraits de si vis pacem:

La grand’rue de la Liberté
Pour qu’elle reste magnifique
Faut pas la mettre à sens unique
Ou qu’on en fasse un’ rue barrée…
Et tout ce que l’on peut souhaiter
Etant donné qu’la Terre est ronde
C’est qu’elle fass’ le tour du monde…
La grand’rue de la Liberté!

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Quand on n’a rien à dire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la météo marine et des tonnerre de Brest réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 15 juillet 2017, 27è jour de Messidor, dénommé jour de l’ail; alors que s’éloignent déjà les flonflons du bal. En ce lendemain du jour où la Nation se souvient qu’il est toujours possible de se débarrasser des gougnafiers qui les gouvernent, je vous avoue que je suis un peu sec; or donc, je vous Dimeyrenvoie vers ce billet consacré à Bernard DIMEY, intitulé: quand on n’a rien à dire. Mouloudji disait de lui: « c’est un tragique qui ne se prends pas au sérieux » Bernard Dimey restera parmi les poètes du XX° siècle aux côtés de Prévert ou de Vian… Eternel angoissé par la vie qui lui filait entre les doigts au fil de ses excès, il était une des figures de la place du Tertre dont il avait fait son refuge, et plus largement de tous les quartiers de Paris dans lesquels il déambulait des nuits entières, son carton à dessins sous le bras et dans lequel ses croquis se mélangeaient avec les bribes de poèmes ou les traits de génie qui lui venaient à l’esprit dans le feu de ses ivresses . C’était un « être démesuré » qui se demandait pourquoi il vivait souvent avec les « nains ». J’ai connu quelqu’un qui dans ses moments d’ivresse répétait souvent: « On est entouré de petits… », sans doute un connaisseur…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Chansons à boire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’histoire ancienne et de la galette de Pleyben réunies, bonjour ! Nous somme le Mercredi 02 décembre 2015, 12è jour de frimaire dédié au Raifort. Ce cousin du radis noir, très apprécié en Alsace, est aussi appelé Cran de Bretagne ou Moutarde des Allemands. Utilisée crue râpée comme condiment (substitut à la moutarde), elle a une  raifortsaveur très forte piquante et poivrée. Bon pour les pot-au-feu et tous les aliments bouillis. C’est le horseradish des anglais qui tire des larmes tant elle est forte. Elle est également l’ingrédient principal du wasabi japonais. Mon aïeule, pour qui la pharmacopée n’avait aucun secret, en faisait une mixture qu’elle nous imposait en inhalation en cas de gros rhume. Le nez au dessus d’un bol de cette préparation improbable, un linge par dessus la tête… Je vous assure que ça vous dégageait les canalisations en deux temps trois mouvements.

Ce matin je rechigne à l’effort. Ah oui, rechigner, joli mot aujourd’hui peu usité dérivant du vieux haut allemand kînan, ou chînan, sourire. De là vient le sens de relever la lèvre, détourné ensuite à celui d’une 84Fi_36_chansons_a_boire_basselingrimace maussade. Bref, il s’agit de donner des marques de refus, d’aversion, par une grimace qui porte principalement sur la lèvre. Comme disait Basselin:  « Qui songe en vin ou vigne, Est un presage heureux ; Le vin à qui reschigne Rent le cueur tout joyeux« . Basselin est un poète normand à qui l’on doit de nombreuses chansons à boire devenues célèbres sous le nom de « Vaudevire », dont le nom provient de l’actuel Val-de-Vire, et dont la corruption par Jacques de Caillère, en 1690, a donné naissance au terme moderne de « vaudeville ». Le pauvre foulon en draps, se lamentait souvent sur le sort réservé aux buveurs :

Helas ! que faict ung povre yvrongne ?
Il se couche et n’occit personne,
Ou byen il dict propos joyeulx
Il ne songe point en uzure,
Et ne faict à personne injure.
Beuveur d’eau peut-il faire mieulx ?

Propos repris magnifiquement par bernard DIMEY plusieurs siècles plus tard:

Ivrogne, c’est un mot que ni les dictionnaires
Ni les intellectuels, ni les gens du gratin
Ne comprendront jamais… C’est un mot de misère
Qui ressemble à de l’or à cinq heure du matin.
Ivrogne… et pourquoi pas ? Je connais cent fois pire,
Ceux qui ne boivent pas, qui baisent par hasard,
Qui sont moches en troupeau et qui n’ont rien à dire.
Venez boire avec moi… On s’ennuiera plus tard.

Bon et bien, je pose ça là car je ne sais plus du tout où je voulais en venir. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Il fait trop chaud…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la météo marine et des tonnerre de Brest réunis, bonjour !

Nous sommes lundi 15 juillet 2013 et s’éloignent déjà les flonflons du bal. En ce lendemain du jour où la Nation se souvient qu’il est toujours possible de se imagesdébarrasser des gougnafiers qui nous gouvernent je vous avoue que je suis un peu sec. Enfin, c’est une façon de parler compte tenu des conditions atmosphériques qui me poussent allègrement à dépasser la dose prescrite en matière de boissons rafraîchissantes. En vérité, en raison d’un mouvement d’humeur d’une catégorie non négligeable du personnel des « cénobites tranquilles », nous ne sommes pas en mesure de vous présenter le billet quotidien. Il fait trop chaud pour travailler.

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Je vous renvoie vers celui-ci consacré à Bernard DIMEY, intitulé: quand on n’a rien à dire. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

On est entouré de petits…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la météo marine et des tonnerre de Brest réunis, bonjour !

Nous sommes dimanche 15 juillet et s’éloignent déjà les flonflons du bal. En ce lendemain du jour où la Nation se souvient qu’il est toujours possible de se débarrasser des gougnafiers qui nous gouvernent je vous avoue que je suis un peu sec. Enfin, c’est une façon de parler compte tenu des conditions atmosphériques…

A propos de rois, je vous invite à accrocher aux cimaises de la galerie le portrait de l’un d’entre eux. Parolier, écrivain, poète né en juillet 1931 du côté de Nogent (ça commençait bien !) Bernard DIMEY fait partie de ces pierrots la lune qui ont hanté les bistros de Montmartre et qui nous ont laissé quelques textes sublimes. Il a été interprété par les plus grands: Montand, Aznavour, Reggiani, Patachou, Gréco et Salvador pour ne citer qu’eux. Souvenez vous de Syracuse, ou encore de Mémère chanté par Michel Simon. Ses poèmes sont ceux du monde de la nuit, de l’ivresse, de la dérive. Bernard Dimey était un « être démesuré » qui se demandait pourquoi il vivait souvent avec les « nains ». J’ai connu quelqu’un qui dans ses moments d’ivresse répétait souvent: « On est entouré de petits… », sans doute un connaisseur… .

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Bernard Dimey restera parmi les poètes du XX° siècle aux côtés de Prévert ou de Vian….Eternel angoissé par la vie qui lui filait entre les doigts au fil de ses excès, il était une des figures de la Place du Tertre dont il avait fait son refuge, et plus largement de tous les quartiers de Paris dans lesquels il déambulait des nuits entières, son carton à dessins sous le bras et dans lequel ses croquis se mélangeaient avec les bribes de poèmes ou les traits de génie qui lui venaient à l’esprit dans le feu de ses ivresses . Mouloudji disait de lui: « c’est un tragique qui ne se prends pas au sérieux » J’ai choisi, pour illustrer ce billet, un texte dit par Dimey lui même et qui devrait interpeller bon nombre de blogueurs…Ca s’appelle: Quand on n’a rien à dire.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

QUAND ON A RIEN A DIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la conscience éclairée et du maréchage réunis, bonjour !


Tiens, histoire de déroger un peu à la haute tenue traditionnelle qui sied à ce blogue, commençons par une histoire de vesces. Et oui, nous sommes le 28 de messidor et Fabre d’Eglantine avait imaginé de consacrer ce jour à la vesce, plante herbacée appartenant à la famille des Fabacées  dont certaines sont cultivées comme plantes fourragères ou comme légunineuses. Par exemple, la fève que nos cousins Québecois appellent « Gourgane » et que les anciens glissaient à l’intérieur des galettes des rois.

A propos de rois, je vous invite à accrocher aux cimaises de la galerie le portrait de l’un d’entre eux. Parolier, écrivain, poète né un 16 juillet en 1931 du côté de Nogent (ça commençait bien !) Bernard DIMEY fait partie de ces pierrots la lune qui ont hanté les bistros de Montmartre et qui nous ont laissé quelques textes sublimes. Il a été interprété par les plus grands: Montand, Aznavour, Reggiani, Patachou, Gréco et Salvador pour ne citer qu’eux. Souvenez vous de Syracuse, ou encore de Mémère chanté par Michel Simon. Ses poèmes sont ceux du monde de la nuit, de l’ivresse, de la dérive. Bernard Dimey était un « être démesuré » qui se demandait pourquoi il vivait souvent avec les « nains ». J’ai connu quelqu’un qui dans ses moments d’ivresse répétait souvent: « On est entouré de petits… », sans doute un connaisseur… Voici un extrait de l’un de ses textes qui en dit plus que trois pages d’explications:


Ivrogne, c’est un mot que ni les dictionnaires
ni les intellectuels, ni les gens du gratin
ne comprendront jamais…C’est un mot de misère
qui ressemble à de l’or à cinq heures du matin.
Ivrogne…Et pourquoi pas ? Je connais cent fois pire,
Ceux qui ne boivent pas, qui baisent par hasard,
qui sont moches en troupeau et qui n’ont rien à dire.
Venez boire avec moi…On s’ennuiera plus tard.

Bernard Dimey restera parmi les poètes du XX° siècle aux côtés de Prévert ou de Vian….Eternel angoissé par la vie qui lui filait entre les doigts au fil de ses excès, il était une des figures de la Place du Tertre dont il avait fait son refuge, et plus largement de tous les quartiers de Paris dans lesquels il déambulait des nuits entières, son carton à dessins sous le bras et dans lequel ses croquis se mélangeaient avec les bribes de poèmes ou les traits de génie qui lui venaient à l’esprit dans le feu de ses ivresses . Mouloudji disait de lui: « c’est un tragique qui ne se prends pas au sérieux » J‘ai choisi, pour illustrer ce billet, un texte dit par Dimey lui même et qui devrait interpeller bon nombre de blogueurs…Ca s’appelle: Quand on n’a rien à dire.

Allez, sur ces considérations, portez vous bien et à demain peut-étre.