Résultat de recherche pour “Auguste BLANQUI”

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Conjuration des égos…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

Amis de la chanson réaliste et de la galette-saucisse réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 27 mai 2017 c’est à dire le 8ème jour de170px-Lilium_martagon_Dieppe-150x150 Prairial habituellement consacré au Martagon. Plus communément appelée Lys Martagon, cette plante de la famille des Liliacées, qui produit de magnifiques fleurs, est aujourd’hui espèce protégée dans beaucoup de régions. On n’en trouve que rarement en Bretagne sauf peut-être à Bréhat ou sûr l’ile de Batz… A vérifier.

L’homme du jour est: François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), c’est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du Babeuf Gpeuple. Ce journal, où il combat avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il adhère, à la même période, au Club électoral, club de discussion des sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Abandonnant le prénom Camille, qu’il avait adopté en 1792, il se fait alors appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.(Aujourd’hui encore il existe un groupe de réflexion à Gauche-social-libéral qui porte ce nom et est constitué en partie d’anciens haut fonctionnaires …) Babeuf défend la conjurationnécessité d’une « insurrection pacifique ». Cette impossibilité d’agir légalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux ». Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte. Le but est de continuer la révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ». Grâce aux informations d’un indicateur, la police arrête Babeuf, Buonarroti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin. Aujourd’hui on assiste davantage à la conjuration des égos…

Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme. Une haute cour est constituée, et le procès s’ouvre le 20 février 1797 en présence de deux ministres. Babeuf, à qui on reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud. Darthé, qui avait également tenté de se suicider, est guillotinguillotiné avec lui le 8 prairial an V. Buonarroti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. Cinquante-six autres accusés, dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Ses enfants furent adoptés par Lepeletier et Turreau. Certains parlent d’un courant politique qui serait propre à Babeuf, le babouvisme dont se rapprocherait Auguste Blanqui, revendiquant l’égalitarisme et esquissant un pré-socialisme utopique. Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ».

Hopala, c’est un peu copieux pour un samedi. Allez merci de votre indulgence, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ah ça ira, ça ira, ça ira…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la complotitude et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes moulin à caféle Mercredi 23 novembre 2016, 3è jour de brumaire dédié à la chicorée. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui disparu… Hé oui, petit scarabée, parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

 

L’homme du jour est: François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), c’est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun  babeuf gauchedu peuple. Ce journal, où il combat avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il adhère, à la même période, au Club électoral, club de discussion des sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Abandonnant le prénom Camille, qu’il avait adopté en 1792, il se fait alors appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.(Aujourd’hui encore il existe un groupe de réflexion à Gauche-social-libéral qui porte ce nom et est constitué en partie d’anciens haut fonctionnaires …) Babeuf défend la nécessité d’une « insurrection pacifique ». Cette impossibilité d’agir Dommanget-C-Sur-Babeuf-Et-la-Conjuration-Des-Egaux-Livre-865760255_Llégalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux ». Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte. Le but est de continuer la révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ». Grâce aux informations d’un indicateur, la police arrête Babeuf, Buonarroti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin .

Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme. Une haute cour est constituée, et le procès s’ouvre le 20 février 1797 en présence de deux ministres. Babeuf, à qui on reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud. Darthé, qui avait également tenté de se suicider, est GRACCHUS Plaqueguillotiné avec lui le 8 prairial an V. Buonarroti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. Cinquante-six autres accusés, dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Ses enfants furent adoptés par Lepeletier et Turreau. Certains parlent d’un courant politique qui serait propre à Babeuf, le babouvisme dont se rapprocherait Auguste Blanqui, revendiquant l’égalitarisme et esquissant un pré-socialisme utopique. Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ».

Aujourd’hui, les ceusses qui votent sont invité à choisir entre Fillon et Juppé; blanc bonnet et bonnet blanc ou encore: la conjuration des zéros… Allez merci de passer par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Mieux vaut en rire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis des utopies souriantes et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous nous retrouvons donc en ce 1er janvier 2016 dans les vapeurs à peine dissipées de cette nuit d’ivresse pour un nouveau parcours. Après moult* hésitations, le cénobite a décidé de poursuivre cette aventure à laquelle vous êtes forcément associés. Pas de lecteur, pas de blogueur, aurait dit mon aïeule qui ne voulait jamais s’en laisser compter… Nous sommes le 12è jour du mois de nivôse dédié à l’argile. *on me dit que moult serait invariable et pourtant: « Et, pour finir, moulte chose
Blanche et noire, effet et cause, Le lis droit, la rose éclose… »
Verlaine. Comme chaque année et devant le désolant spectacle des guignols qui aspirent à nous gouverner; écoutons Pierre Dac et Francis Blanche et prenons le parti d’en rire.

A tout seigneur, tout honneur, débutons l’année en ayant une pensée pour Louis Auguste Blanqui dit « l’enfermé » à cause des nombreuses années de sa vie passées en prison (près de 37 ans) dont certaines au château du taureau en baie de Morlaix. Il était né en 1805 dans les anarchieAlpes-Maritimes et mourut à Paris en 1881, un 1er janvier. Toute sa vie fut consacrée à l’émancipation de l’homme, et de la femme, contre toutes les discriminations, pour le suffrage universel (un homme-une voix) contre le travail des enfants… On dit que ses obsèques furent suivies par cent mille personnes qui écoutèrent Louise Michel lui rendre un dernier hommage. Il est enterré au Père-Lachaise.
Sur ce, je vous remercie de votre fidélité toutes ces années ( 2300 billets) et je vous adresse tous mes vœux. Portez vous bien et à demain peut-être.

Dansons la Carmagnole…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la littérature polissonne et du poulet au gingembre réunis, bonjour ! Nous voici le vendredi 18 septembre 2015 et, pour le calendrier républicain, c’était le deuxième jour supplémentaire, encore nommé: jour du génie… Les calendriers de cette époque, il faut le dire, étaient illustrés par des images des dames du temps jadis commecalendrier celles-ci et ornés de maximes à la gloire de la République et de la Laïcité. Avouez qu’elles étaient plutôt girondes à l’époque (normal, les Girondins…), rien à voir avec Kate Moss ou autres anorexiques du calendrier Pirelli. Hélas, le calendrier républicain, censé inaugurer une nouvelle ère de l’humanité ne dura guère. Le « Grégorien » avec ses fêtes chrétiennes fut rétablit le 1er janvier 1806.

A propos de République, je me souviens (comme disait Pérec) de promenades sur le marché de Barbès marquées par les parfums exotiques. A l’époque je m’étais promis de me renseigner sur l’origine de ce nom. L’occasion m’en ait donnée aujourd’hui, je vous en fais Barbès droiteprofiter. Armand Barbès, Sigismond Auguste, républicain farouche, éternel opposant à la Monarchie de Juillet, restera dans l’Histoire, comme l’homme de deux journées : Surnommé par ses admirateurs, le conspirateur hors-pair et le Bayard de la démocratie, Barbès est aujourd’hui, le paradigme du « révolutionnaire romantique » type du dix-neuvième siècle, courageux, généreux et démocrate véritable. Ce futur « fléau de l’establishement » (Marx) naît dans une famille bourgeoise de Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, le 18 septembre 1809. À 20 ans, Armand, à la fibre républicaine, aussi forte que précoce et d’un physique imposant, a été choisi pour mener le bataillon local de la garde nationale pendant la révolution de 1830.
En 1834, son adhésion à la Société des Droits de l’Homme vaut à Barbès sa première arrestation. Libéré, début 1835, il sert d’avocat aux 164 prévenus républicains mis en accusation pour l’insurrection de 1834 ; en juillet 1835, il aidera vingt huit d’entre eux à s’évader de Sainte-Pélagie, la prison parisienne « réservée aux politiques ».

Le 10 mars 1836, Barbès et Blanqui sont arrêtés par la police, en train de charger des cartouches dans l’appartement qu’ils partageaient à Paris. Barbès prépare l’insurrection du 12 mai 1839 avec Blanqui et Martin Bernard.  (Photo de droite: Blanqui) Ainsi, pour des raisons qui parfois se rejoignent (le sacrifice de leur liberté consenti par les deux hommes) ou diffèrent au niveau des doctrines et des caractères, ces Blanquideux grandes figures appartiennent en effet au Panthéon républicain où ils bénéficient tous deux d’une réputation de révolutionnaires intransigeants, jamais entamée par les inévitables compromis nécessités par l’exercice du pouvoir. Revenu à Paris en 1838, il se joint à Blanqui pour former une autre société secrète, la Société des Saisons. En 1839, cette Société, beaucoup plus prolétarienne compte environ neuf cents membres et le 12 mai, elle se sent assez forte pour tenter un coup d’état à Paris. Quatre cents insurgés parviennent à occuper brièvement l’Assemblée, l’Hôtel de ville et le Palais de Justice, mais le nombre et les armes leur font défaut. Cet échec amène le divorce Barbès – Blanqui, ce qui nuira profondément à l’extrême gauche lors de la révolution de 1848, mais également plus tard. En mars 1848 l’hostilité entre Barbès et Blanqui éclate au grand jour avec la publication par le journaliste Taschereau d’un prétendu document (tiré des dossiers de police…) et qui prouverait que Blanqui avait trahi ses camarades conspirateurs en 1839. Un bon nombre d’historiens, jugent maintenant hautement probable que ce document soit un faux diffusé par le gouvernement pour déstabiliser Blanqui.
Libéré de prison en 1848, Barbès semble s’être mis à la disposition des révolutionnaires modérés; cherchant constamment à contrecarrer Blanqui. Conseillé par Lamartine, il forme le club de la Révolution pour f4.highrescontrer la Centrale républicaine insurrectionnelle de Blanqui, prudemment renommée: Société Républicaine Centrale. Il connaîtra donc toutes les geôles. Celles de Louis-Philippe (de 1836 à 1837, de 1839 à 1848), de la Seconde République et du Second Empire (de 1848 à 1854). 1848, sera le ‘dernier baroud’ pour « le conspirateur hors pair. » Condamné à la prison à vie en 1849, Barbès fut libéré par Napoléon III en 1854. Mais, il ne revint jamais en France, se retirant dans un exil volontaire à la Haye, où il mourut le 26 juin 1870, quelques semaines avant que la République ne succède au second empire, événement qui l’aurait, sans aucun doute, réjouit au delà de tout (Bernard Martin, correspondance).

Sacré bonhomme qui méritait largement qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits. Ayez une pensée pour lui quand vous ferez votre marché… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Lakaat e vonet ruz…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du tarot de Marseille et de l’escalope normande réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 27 mai 2015 c’est à dire le 170px-Lilium_martagon_(Dieppe)8ème jour de Prairial habituellement consacré au Martagon. Plus communément nommée Lys Martagon, cette plante de la famille des Liliacées, qui produit de magnifiques fleurs, est aujourd’hui espèce protégée dans beaucoup de régions. On n’en trouve que rarement en Bretagne sauf peut-être à Bréhat ou sûr l’ile de Batz… A vérifier.

L’homme du jour est: François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du babeufpeuple. Ce journal, où il combat avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il adhère, à la même période, au Club électoral, club de discussion des sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Abandonnant le prénom Camille, qu’il avait adopté en 1792, il se fait alors appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.(Aujourd’hui encore il existe un groupe de réflexion à Gauche-social-libéral qui porte ce nom et est constitué en partie d’anciens haut fonctionnaires …) Babeuf défend la nécessité d’une « insurrection pacifique ». Cette impossibilité d’agir tribun du peuplelégalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux ». Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte. Le but est de continuer la révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ». Grâce aux informations d’un indicateur, la police arrête Babeuf, Buonarroti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin .

Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme. Une haute cour est constituée, et le procès s’ouvre le 20 février 1797 en présence de deux ministres. Babeuf, à qui on reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud. Darthé, qui avait également tenté de se suicider, est guillotiné avec lui le 8 prairial an V. Buonarroti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la guillotindéportation. Cinquante-six autres accusés, dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Ses enfants furent adoptés par Lepeletier et Turreau. Certains parlent d’un courant politique qui serait propre à Babeuf, le babouvisme dont se rapprocherait Auguste Blanqui, revendiquant l’égalitarisme et esquissant un pré-socialisme utopique. Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ».

Et bien voilà, c’était le petit rappel historique du mercredi. Ce sont ces hommes et ces femmes qui ont fait notre histoire. Qui ont fait ce que nous sommes aujourd’hui, deux siècles plus tard, à nous interroger sur l’âge de départ à la retraite, et à regarder ces gros bouffis de céréaliers plein de tunes, gavés jusqu’à plus soif de subventions européennes, occuper le haut du pavé coiffés de bonnets rouges. Pour les non-initiés, le titre du billet est une vieille expression bretonne que je tiens de mon aïeule bien sûr: lakaat e vonet ruz c’est à dire mettre son bonnet rouge ou, en d’autres termes, « piquer une colère noire ». Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Blanqui qui …

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’épanaphore* et de la rôtisserie française réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 01 février 2015, treizième jour de Pluviôse, dédié au Laurier-sauce. Je me suis laissé dire que la pythie de Delphes mâchait des feuilles de laurier préalablement à ses divinations. Je ne sais pas si elle a vu le coup venir pour Syriza… Chez les Grecs et les Romains APOLLON-LE-DIEU-SOLAIRE-ET-SA-COURONNE-DE-LAURIERanciens, l’usage était établi de couronner de laurier les poètes et les vainqueurs. En effet, Arum maculatum était considérée depuis des temps reculés comme une plante magique associée à la magie blanche. Au Moyen-Âge, on couronnait de laurier les savants distingués dans les universités. Dans les écoles de médecine, la couronne dont on entourait la tête des jeunes docteurs était faite de rameaux feuillés de laurier avec des baies, d’où le nom « baccalauréat » (bacca laurea : baie de laurier) donné encore de nos jours en France au diplôme qui sanctionne la fin des études secondaires.

*exemple: le fameux « Ni dieu, ni maître » cher à ce vieux Blanqui est une épanaphore; à ne pas confondre avec l’anaphore remis au goût du jour par François Hollande. Tiens, Blanquià ce propos: A tout seigneur, tout honneur, débutons le mois en ayant une pensée pour Louis Auguste Blanqui dit « l’enfermé » à cause des nombreuses années de sa vie passées en prison (près de 37 ans). Il était né en février 1805 dans les Alpes-Maritimes et mourut à Paris en 1881, un 1er janvier. Toute sa vie fut consacrée à l’émancipation de l’homme, et de la femme, contre toutes les discriminations, pour le suffrage universel (un homme-une voix) contre le travail des enfants… On dit que ses obsèques furent suivies par cent mille personnes qui écoutèrent Louise Michel lui rendre un dernier hommage. Il est enterré au Père-Lachaise.

Début mars 1871, il est arrêté une fois encore et emmené à Morlaix. Là il sera enfermé au château du taureau. C’est le début de la Commune de Paris et plus tard, Karl Marx dira de lui que ce fut le chef qui manquât à cette insurrection. Thiers refusa toujours de céder à la demande des communards funéraillesd’échanger tous les otages détenus par la Commune contre le seul Blanqui. Il déclara que rendre Blanqui à Paris équivalait à le renforcer d’un corps d’armée.  Pourtant Blanqui n’était pas marxiste, loin s’en faut, il ne croit pas au rôle prépondérant de la classe ouvrière ni au mouvement des masses.

Pour les blanquistes, le renversement de l’ordre bourgeois et la révolution sont des fins qui se suffisent à elles-mêmes, du moins dans un premier temps. A la fin de sa vie il développa des thèses plus métaphysiques, notamment dans son ouvrage l’éternité par les astres en 1872. Carbonaro depuis 1824, au Dalou_-_Tombeau_de_Blanqui_-_CPsein de cette organisation secrète en lutte contre la restauration monarchique, Auguste Blanqui est mêlé à toutes les conspirations républicaines de son époque. Dès lors se succédèrent pour lui complots, coups de force manqués et emprisonnements. Il fut aussi membre de la société des amis du peuple. En 1879, il est élu député de Bordeaux mais son élection est invalidée. Un an après, il fonde le journal « ni Dieu ni maître ». Ah quelle belle idée que celle de l’anarchisme ! A-t-elle disparue ? Peut-être pas…

Bon, c’est pas tout, je dois faire le tour des jardins de Keramoal pour constater les dégâts laissés par le coup de tabac des deux derniers jours. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

L’habit ne fait pas le cénobite…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des utopies souriantes et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le 1er janvier de l’an tout neuf 2014, douzième jour de Nivôse dédié à l’argile (N’élevez donc pas si haut vos idoles d’argile. Les dieux que vous faites, vos amours, ne sont que poussière. Pierre-Jules Sthal). A tout 60399901_pseigneur, tout honneur, débutons l’année en ayant une pensée pour Louis Auguste Blanqui dit « l’enfermé » à cause des nombreuses années de sa vie passées en prison (près de 37 ans). Il était né en 1805 dans les Alpes-Maritimes et mourut à Paris en 1881, un 1er janvier. Toute sa vie fut consacrée à l’émancipation de l’homme, et de la femme, contre toutes les discriminations, pour le suffrage universel (un homme-une voix) contre le travail des enfants… On dit que ses obsèques furent suivies par cent mille personnes qui écoutèrent Louise Michel lui rendre un dernier hommage. Il est enterré au Père-Lachaise.

Début mars 1871, il est arrêté une fois encore et emmené à Morlaix. Là il sera enfermé au château du taureau. C’est le début de la Commune de Paris et plus tard, Karl Marx dira de lui que ce fut le chef qui manquât à cette insurrection. Thiers refusa toujours de céder à la demande des communards 60399934_pd’échanger tous les otages détenus par la Commune contre le seul Blanqui. Il déclara que rendre Blanqui à Paris équivalait à le renforcer d’un corps d’armée.  Pourtant Blanqui n’était pas marxiste, loin s’en faut, il ne croit pas au rôle prépondérant de la classe ouvrière ni au mouvement des masses. Pour les blanquistes, le renversement de l’ordre bourgeois et la révolution sont des fins qui se suffisent à elles-mêmes, du 60429379_pmoins dans un premier temps. A la fin de sa vie il développa des thèses plus métaphysiques, notamment dans son ouvrage l’éternité par les astres en 1872. Carbonaro depuis 1824, au sein de cette organisation secrète en lutte contre la restauration monarchique, Auguste Blanqui est mêlé à toutes les conspirations républicaines de son époque. Dès lors se succédèrent pour lui complots, coups de force manqués et emprisonnements. Il fut aussi membre de la société des amis du peuple. En 1879, il est élu député de Bordeaux mais son élection est invalidée. Un an après, il fonde le journal « ni Dieu ni maître ». Ah quelle belle idée que celle de l’anarchisme ! A-t-elle disparue ? Peut-être pas…

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Je ne résiste pas au plaisir de débuter l’année en revoyant cette courte vidéo revigorante. Allez portez vous bien, le meilleur « rince-cochon » après vos excès c’est le maquereau au vin blanc. Portez vous bien et à demain peut-être.

lakaat e voned ruz…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la propédeutique et du Glenfarclas (40 ans) réunis, bonjour. Oui, nous sommes le samedi 23 novembre 2013, c’est 59244785_pà dire le troisième jour de frimaire (mais non, pas fille-mère, madame Michu) dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) et qui arbore cette jolie fleur moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux.

L’homme du jour est: François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui 53485886_pdevient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du peuple. Ce journal, où il combat avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il adhère, à la même période, au Club électoral, club de discussion des sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Abandonnant le prénom Camille, qu’il avait adopté en 1792, il se fait alors appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.(Aujourd’hui encore il existe un groupe de réflexion à Gauche -social,libéral- qui porte ce nom et est constitué en partie d’anciens haut fonctionnaires …) Babeuf défend la nécessité d’une « insurrection pacifique ». Cette impossibilité d’agir légalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux ». Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements 53486253_pde Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte. Le but est de continuer la révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ». Grâce aux informations d’un indicateur, la police arrête Babeuf, Buonarroti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin . Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme. Une haute cour est constituée, et le procès s’ouvre le 20 février 1797 en présence de deux ministres. Babeuf, à qui on reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et futimages-1 porté mourant le lendemain à l’échafaud. Darthé, qui avait également tenté de se suicider, est guillotiné avec lui le 8 prairial an V. Buonarroti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. Cinquante-six autres accusés, dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Ses enfants furent adoptés par Lepeletier et Turreau. Certains parlent d’un courant politique qui serait propre à Babeuf, le babouvisme dont se rapprocherait Auguste Blanqui, revendiquant l’égalitarisme et esquissant un présocialisme utopique. Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ».

Et bien voilà, c’était le petit rappel historique du samedi. Ce sont ces hommes et ces femmes qui ont fait notre histoire. Qui ont fait ce que nous sommes aujourd’hui, deux siècles plus tard, à nous interroger sur l’âge de départ à la retraite, et à regarder ces gros bouffis de céréaliers plein de tunes, gavés jusqu’à plus soif de subventions européennes, occuper le haut du pavé coiffés de bonnets rouges. Pour les non-initiés, le titre du billet est une vieille expression bretonne que je tiens de mon aïeule bien sûr: lakaat e vonet ruz c’est à dire mettre son bonnet rouge ou, en d’autres termes, « piquer une colère noire ». Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

BARBES OU ROCHECHOUART…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la sinécure et de la saga des mighty réunies, bonjour !

Je me souviens (comme disait Pérec) de promenades sur le marché de Barbès marquées par les parfums exotiques. A l’époque je m’étais promis de me renseigner sur l’origine de ce nom. L’occasion m’en ait donnée aujourd’hui, je vous en fais profiter.

 

Armand Barbès, Sigismond Auguste , républicain farouche, éternel opposant à la Monarchie de Juillet, restera dans l’Histoire, comme l’homme de deux journées :
Surnommé par ses admirateurs, « le conspirateur hors-pair » et « le Bayard de la démocratie », Barbès est aujourd’hui, le paradigme du « révolutionnaire romantique » type du dix-neuvième siècle, courageux, généreux et démocrate véritable, mais aussi comme une source récente le discerne : « un homme d’action sans programme ». Ce futur « fléau de l’establishement » (Marx) naît dans une famille bourgeoise de Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, le 18 septembre 1809. Son père, chirurgien militaire de Carcassonne (Aude), né à Capendu (Aude), vétéran de la campagne d’Égypte, muté en Guadeloupe en 1801, y restera jusqu’à la chute de l’Empire.

La famille revenue à Carcassonne, le fils aîné du docteur y reçoit en 1830, son baptême révolutionnaire. À 20 ans, Armand, à la fibre républicaine, aussi forte que précoce et d’un physique imposant, a été choisi pour mener le bataillon local de la garde nationale pendant la révolution de 1830.
En 1834, son adhésion à la Société Droits de l’Homme vaut à Barbès sa première arrestation. Libéré, début 1835, il sert d’avocat aux 164 prévenus républicains mis en accusation pour l’insurrection de 1834 ; en juillet 1835, il aidera vingt huit d’entre eux à s’évader de Sainte-Pélagie, la prison parisienne « réservée aux politiques ».

En 1834, la SDH est à peine démantelée par la police que Barbès fonde l’éphémère Société des vengeurs suivie, l’année suivante, par la Société des Familles. C’était le commencement de sa longue et tumultueuse « collaboration » avec Blanqui. Le 10 mars 1836, Barbès et Blanqui sont arrêtés par la police, en train de charger des cartouches dans l’appartement qu’ils partageaient à Paris. Retourné à Paris en 1838, Barbès se joint à Blanqui pour former encore une autre société secrète républicaine, la très prolétaire Société des Saisons.
Membres Fondateurs de la Société des Saisons, Barbès prépare l’insurrection du 12 mai 1839 avec Blanqui et Martin Bernard. Martin Bernard, Blanqui et Barbès, sont de la génération des sociétés secrètes. Ils ont connu les procès et la prisons. Photo de droite: Blanqui
Ainsi, pour des raisons qui parfois se rejoignent (le sacrifice de leur liberté consenti par les deux hommes) ou diffèrent au niveau des doctrines et des caractères, ces deux grandes figures appartiennent en effet au Panthéon républicain où ils bénéficient tous deux d’une réputation de révolutionnaires intransigeants, jamais entamée par les inévitables compromis nécessités par l’exercice du pouvoir.
Revenu à Paris en 1838, il se joint à Blanqui pour former une autre société secrète, la Société des Saisons. En 1839, cette Société, beaucoup plus prolétarienne compte environ neuf cents membres et le 12 mai, elle se sent assez forte pour tenter un coup d’état à Paris. Quatre cents insurgés parviennent à occuper brièvement l’Assemblée, l’Hôtel de ville et le Palais de Justice, mais le nombre et les armes leur font défaut.


L‘échec du coup d’état de 1839 amène le divorce Barbès – Blanqui, ce qui nuira profondément à l’extrême gauche lors de la révolution de 1848, mais également plus tard.
En mars 1848 l’hostilité entre Barbès et Blanqui éclate au grand jour avec la publication par le journaliste Taschereau d’un prétendu document (tiré des dossiers de police…) et qui prouverait que Blanqui avait trahi ses camarades conspirateurs en 1839. Un bon nombre d’historiens, jugent maintenant hautement probable que ce document soit « un faux diffusé (sous forme de fuites) par le gouvernement » pour déstabiliser Blanqui. Barbès, lui semble croire à l’authenticité de ce document, ce qui provoquera de « terribles divisions » parmi l’extrême gauche, divisions toujours présentes en fin de siècle.

Libéré de prison en 1848, Barbès semble s’être mis à la disposition des révolutionnaires modérés; cherchant constamment à contrecarrer Blanqui. Conseillé par Lamartine, il forme le club de la Révolution pour contrer la Centrale républicaine insurrectionnelle de Blanqui, prudemment renommée: Société républicaine Centrale.
Il connaîtra donc toutes les geôles. Celles de Louis-Philippe (de 1836 à 1837, de 1839 à 1848), de la Seconde République et du Second Empire (de 1848 à 1854).
1848, sera le ‘dernier baroud’ pour « le conspirateur hors pair. » Condamné à la prison à vie en 1849, Barbès fut libéré par Napoléon III en 1854. Mais, il ne revint jamais en France, se retirant dans un exil volontaire à la Haye, où il mourut le 26 juin 1870, quelques semaines avant que la république ne succède au second empire, événement qui l’aurait, sans aucun doute, réjouit au delà de tout’ (Bernard Martin, correspondance).

Sacré bonhomme qui mérite largement qu’on lui fasse une petite place dans notre galerie de portraits. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

C’EST R’PARTI POUR UN AN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des utopies souriantes et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !


A tout
seigneur, tout honneur, débutons l’année en ayant une pensée pour
Louis Auguste Blanqui dit « l’enfermé » à cause
des nombreuses années de sa vie passées en prison (près de 37
ans). Il était né en 1805 dans les Alpes-Maritimes et mourut à
Paris en 1881, un 1er janvier. Toute sa vie fut consacrée à
l’émancipation de l’homme, et de la femme, contre toutes les
discriminations, pour le suffrage universel (un homme-une voix)
contre le travail des enfants… On dit que ses obsèques furent
suivies par cent mille personnes qui écoutèrent Louise Michel lui
rendre un dernier hommage. Il est enterré au Père-Lachaise.

Début
mars 1871
, il est arrêté une fois encore et emmené à Morlaix. Là
il sera enfermé au château du taureau. C’est le début de la
Commune de Paris et plus tard, Karl Marx dira de lui que ce fut le
chef qui manquât à cette insurrection. Thiers refusa toujours de
céder à la demande des communards d’échanger tous les otages
détenus par la Commune contre le seul Blanqui. Il déclara que
rendre Blanqui à Paris équivalait à le renforcer d’un corps
d’armée.  Pourtant Blanqui n’était pas marxiste, loin s’en faut, il
ne croit pas au rôle prépondérant de la classe ouvrière ni au
mouvement des masses. Pour les blanquistes, le renversement de
l’ordre bourgeois et la révolution sont des fins qui se suffisent à
elles-mêmes, du moins dans un premier temps. A la fin de sa vie il
développa des thèses plus métaphysiques, notamment dans son
ouvrage
l’éternité par
les astres
en 1872.
Carbonaro
depuis 1824, au sein de cette
organisation secrète en lutte contre la restauration monarchique,
Auguste Blanqui est mêlé à toutes les conspirations républicaines
de son époque. Dès lors se succédèrent pour lui complots, coups
de force manqués et emprisonnements. Il fut aussi membre de la
société des amis du peuple. En 1879, il est élu député de
Bordeaux mais son élection est invalidée. Un an après, il fonde le
journal « ni Dieu ni maître ».

Ah quelle belle idée que celle de l’anarchisme ! A-t-elle disparue ? Peut-être pas…



Je ne résiste pas au plaisir de débuter l’année en revoyant cette courte vidéo revigorante.
Allez portez vous bien, le meilleur « rince-cochon » après vos excès c’est le maquereau au vin blanc. Portez vous bien et à demain peut-être.