Résultat de recherche pour “Angela Davis”

Page 1 de 1

Photo de l'artiste Angela Davis

Angela Davis


Icone du mouvement noir des Etats-Unis
Voir la page wikipédia de l'artiste Angela Davis


NE ME QUITTE PAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’humanisme et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 21 avril 2013, deuxième jour de Floréal dédié au chêne.

Il y a un siècle exactement, le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à 52190395_pParis, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André SOUDY, de Raymond CALLEMIN, et d’Elie MONIER , tous les trois membres de la bande à BONNOT.

 » C’est fini. La société a fait justice. Justice? Cette opération odieuse, dans ce décor de deuil, sous ce ciel bas et impavide? Justice, ce triple meurtre, préparé dans tous ses détails, réglé, ordonné avec précision, parmi tous ces soldats, ces pelotons de gendarmes et de gardes? Justice, cette méthode sournoise de suppression? Mais à quoi bon philosopher ? Les hommes n’ont encore découvert d’autres moyens que de punir le meurtre par le meurtre. »  Il faudra attendre l’année 1981 pour voir disparaître ce « type d’humanisme français ». Victor Méric dans « Les bandits tragiques » (1926). La litho est de Steinlein.

Et puis tiens, pour ne pas rester sur une note d’amertume, souvenons de cette voix magnifique qui nous a quitté un 21 avril en 2003. Large , grande, magnifique (j’aime bien cette photo avec sa coupe à la Angéla Davis), Nina Simone jouait du piano habillée en peau de panthère ou 52190027_pcoiffée d’un turban. Femme noire longtemps exploitée par les hommes de son entourage, traitée par le milieu musical comme il se devait à l’époque de ses débuts, c’est-à-dire très mal. Nina Simone avait changé les paroles du classique de Jacques BrelNe me quitte pas, car elle ne supportait pas que quiconque, et surtout pas une Noire, prononce des mots aussi dégradants que « Laisse-moi devenir l’ombre de ton chien ». Nina, portée sur l’alcool et les paradis artificiels, fut lâchée et lâcha tout le monde, entama un chemin de croix solitaire, borné d’humeur et d’envies, de petits escrocs amoureux qui partaient avec la caisse. Des humeurs, des envies… Elle eut de brusques illuminations qui la faisaient abandonner les salles de concert au désespoir de tous. D’autres, belles et profondes, qui lui firent porter des stades et des salles vers le swing et la chaleur. Nina Simone était aussi une voix, spéciale, inimitable, grave, avec laquelle elle pouvait chanter aussi bien My Way, I Love’s You Porgy, ou un classique du blues.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Nina Simone avait chanté Brel, mais aussi Brassens   »Il n’y a pas d’amour heureux », évidemment. Dans les années 1980, un ami lui avait offert une cassette de Jacques Brel. « J’étais à New York, je l’écoutais et à chaque fois que Brel disait : « Ne me quitte pas », je pleurais. Puis, je suis parti en Suisse et j’ai appris la chanson avec un professeur. Je l’ai répétée pendant trois ans avant d’oser la chanter.« 

Allez, merci à vous d’être passé par ici en ce dimanche matin frisquet (belle rosée sur les jardins de Keramoal) portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

NE ME QUITTE PAS…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, ,

Amis de la sinécure et du merlan poché réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 21 avril (J-1) et nous sommes le deuxième jour de Floréal dédié au chêne…

Souvenons de cette magnifique interprète qu’était NINA SIMONE

La chanteuse noire américaine est morte un lundi 21 avril en 2003, à Carry-le-Rouet Bouches-du-Rhône, à l’âge de 70 ans. Cette artiste fut l’interprète de standards comme « My Baby Just Cares For Me » ou « Ne me quitte pas ». J’ai retrouvé un article que lui avait consacré Véronique Mortaigne dans « Le Monde » à l’époque, je m’en inspire pour ce billet.Large , grande, magnifique j’aime bien cette photo avec sa coupe à la Angéla Davis, Nina Simone jouait du piano habillée en peau de panthère ou coiffée d’un turban. Femme noire longtemps exploitée par les hommes de son entourage, traitée par le milieu musical comme il se devait à l’époque de ses débuts – c’est-à-dire très mal -, Nina Simone avait changé les paroles du classique de Jacques Brel, Ne me quitte pas, car elle ne supportait pas que quiconque, et surtout pas une Noire, prononce des mots aussi dégradants que « Laisse-moi devenir l’ombre de ton chien ».Derrière Nina la star, il y eut toujours Eunice Waynon, la jeune noire née d’un père barbier et prédicateur méthodiste. Son histoire est celle d’un sacrifice, celui de la jeunesse, passée dans l’étude du piano. Au début des années 1950, Eunice s’enfonce dans le destin obligatoire du musicien noir. Par admiration pour Signoret, elle adopte le nom de Simone. Trois ans plus tard, Nina Simone, avec ses dons hypnotiques, ses drôles d’arrangements au piano et sa voix poignante, enflamme les clubs. I Love’s You Porgy, My Baby Just Cares For Me : les tubes s’enchaînent, Nina a vingt-quatre ans. La jeune et gracieuse jeune fille qu’elle fut avant d’adopter des courbes de madone s’engage dans la bataille pour les droits civiques aux Etats-Unis, avec ses chansons rebelles : Young, Gifted and Black, Mississippi Goddam pour les quatre enfants noirs morts dans un attentat raciste en Alabama en 1963, Why pour l’assassinat de Martin Luther King. « Mes amis -Stokely Carmichael, Malcom X-, tous morts ou en exil.

 

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Nina Simone précisait qu’elle se sentait totalement africaine: » Myriam Makeba, chanteuse sud-africaine, interprète de Pata Pata, exilée aux Etats-Unis et fer de lance de la lutte contre la ségrégation- nina_simone_était dans le secteur. Elle me demande : « Nina, es-tu prête à rentrer à la maison ? » Je lui dis oui. Après avoir réglé quelques affaires, nous sommes parties directement en Afrique. C’est elle qui a choisi le Liberia, car elle y connaissait du monde, de plus, le Liberia était symboliquement important dans l’histoire de l’esclavage », déclarait-elle au Monde en 1991 à la veille d’un des nombreux passages qu’elle fit à l’Olympia.Nina, portée sur l’alcool et les paradis artificiels, fut lâchée et lâcha tout le monde, entama un chemin de croix solitaire, borné d’humeur et d’envies, de petits escrocs amoureux qui partaient avec la caisse. Des humeurs, des envies… Elle eut de brusques illuminations qui la faisaient abandonner les salles de concert au désespoir de tous. D’autres, belles et profondes, qui lui firent porter des stades et des salles vers le swing et la chaleur. Nina Simone était aussi une voix, spéciale, inimitable, grave, avec la quelle elle pouvait chanter aussi bien My Way, I Love’s You Porgy, ou un classique du blues.Nina Simone avait chanté Brel, mais aussi Brassens  » Il n’y a pas d’amour heureux », évidemment. Dans les années 1980, un ami lui avait offert une cassette de Jacques Brel. « J’étais à New York, je l’écoutais et à chaque fois que Brel disait : « Ne me quitte pas », je pleurais. Puis, je suis partie en Suisse et j’ai appris la chanson avec un professeur. Je l’ai répétée pendant trois ans avant d’oser la chanter. »

Allez, demain j’en connais un qui aimerait bien qu’on lui chante « ne me quitte pas »…Et bien c’est râpé mon poulet. Portez vous bien et à demain peut-être.


ANGELA DAVIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de l’idéologie Black panther et de la raboteuse Black & Decker réunies, bonjour !

Maintenant que nous sommes intimes, je peux bien vous faire une confidence, ma fiancée est fan de Yannick Noah. Résultat, Keramoal résonne de son dernier opus et même les lapins ont l’air d’apprécier. Pour ma part, je vous avoue que c’est pas trop mon trip mais bon…

Or donc, notre chouchou de la France qui se lève tôt s’est mis en tête de nous rappeler la figure, oh combien emblématique, de Angela DAVIS. Ah Angela, et sa coiffure afro ! A cette époque là on passait beaucoup de temps dans les rues, contre la guerre au Viet-Nam, contre la ségrégation, contre l’apartheid, pour l’émancipation féminine…Les murs de nos chambres étaient davantage tapissés de posters du Ché, d’Angela, ou de Sacco et Vanzetti que du p’tit dernier de la star’ac. Je me souviens encore de ce petit macaron que l’on accrochait à notre besace « Free Angela ».


Angela
Yvonne Davis
est né le 26 janvier 1944 à Birmingham, Alabama, dans
une famille afro-américaine alors que la ségrégation raciale était
toujours de mise dans cette partie des Etats-Unis (loi Jim Crow).


En
1962, elle obtient une bourse pour étudier à l’université de 
Brandeis.
Elle est l’une des trois étudiantes noires de première année.

Lors
de sa deuxième année à Brandeis, elle étudie la littérature et
la philosophie française contemporaine ; Sartre en particulier
continue de susciter son intérêt. Elle voit Malcolm X haranguer un
amphithéâtre composé quasi exclusivement d’étudiants blancs, en
leur annonçant la prochaine punition divine de leurs pêchés envers
les Noirs.


 

Pendant
son séjour en Allemagne, le mouvement de libération des Noirs
connaît de profondes évolutions et tend à se radicaliser dans le
sillage du slogan Black power.


Frustrée
de ne pouvoir participer à l’effervescence militante qui semble
régner dans son pays, elle décide de rentrer aux États-Unis à
l’issue de sa deuxième année en Allemagne. Marcuse, désormais en
poste à l’université de San Diego, accepte de reprendre la
direction de sa thèse.

Elle
finit par adhérer en 1968 au Che-Lumumba Club, une section du parti
communiste américain réservée aux Noirs. Elle rejoindra aussi le
Black Panthers Party dont la position révolutionnaire se caractérise
par un égal refus de l’intégrationnisme et du séparatisme. Une
autre composante de son identité militante est son féminisme,
nourri par son parcours militant au cours duquel elle se heurte au
sexisme d’une partie du mouvement nationaliste noir voire d’une
partie des organisations auxquelles elle appartient.


Elle
enseigne en 1969 à l’UCLA mais en est renvoyée à cause de son
activisme politique. Elle s’investit dans le comité de soutien aux
Frères de Soledad, trois prisonniers noirs américains accusés
d’avoir assassiné un gardien en représailles de l’assassinat d’un
de leur codétenu. Elle est accusée d’avoir organisé une prise
d’otages dans un tribunal dont l’issue a été meurtrière : Jonathan
Jackson, le juge et deux autres prisonniers sont tués après que la
police a ouvert le feu sur leur véhicule. Commence alors une cavale
à travers les États-Unis. Après deux semaines de cavale, elle est
arrêtée dans un hôtel, puis emprisonnée pendant seize mois avant
d’être jugée et acquittée. Cette affaire connaît un
retentissement international, des milliers de manifestants la
soutiennent avec la campagne « Free Angela Davis » !


Son
dernier ouvrage en date est un pamphlet sur le système
carcéral
et
militaire :
Les
Goulags de la démocratie.
(2006)

Sacré Yannick, il faut reconnaître que c’est un joli coup de revers. Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.