Liberté j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la complotitude et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 23 novembre 2020, 3è jour de brumaire dédié à la chicorée. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui moulin-à-cafédisparu… Hé oui, petit scarabée, parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel patientait la cafetière. Etonnant, non !

Or donc, je reprends le collier puisque me voila installé en ma nouvelle demeure. Hélas, à peine me suis-je absenté quelques jours que l’actualité nous renvoie vers cet éternel dilemme entre la liberté et la sécurité à la suite du fameux article 24 de la loi sur la sécurité globale que les sbires de Emmanuel 1er veulent à tous prix faire passer. liberté se meurtRappelez vous cet avertissement de Benjamin Franklin: « Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté ni la sécurité. » La popularité de cette phrase s’explique en partie par son utilisation par le président Franklin Roosevelt dans son discours des Quatre libertés en janvier 1941, puis par le philosophe et économiste Friedrich Hayek en 1944 dans son manifeste intitulé La Route de la servitude. Cette réflexion m’a remis en mémoire les positions de Gracchus Babeuf contre les outrances de Robespierre.

François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du peuple. Ce journal, où il combat Babeuf-G-avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »). Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ». Babeuf, à qui un tribunal d’exception reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud.

Vous allez me dire qu’on n’en est pas là et je vous répondrais qu’il ne faut pas baisser la garde. Allez, merci d’être toujours présent, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un commentaire

  1. Zap Pow

    Je ne sais si c’est la nostalgie de l’enfance, mais je n’ai jamais bu meilleur café que celui fraîchement moulu, puis fait dans une cafetière Kona. L’odeur du café moulu, anticipation du plaisir de la tasse qui vient, mmmmh ! C’était, pour moi, comme une cérémonie méditative. Un genre de cérémonie du thé, mais avec du café.

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