Paresseux mais pas fainéant…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour! Nous sommes le Jeudi 26 novembre 2020, sixième jour de frimaire dédié à la Mâche, pas la mâche à pied madame Michu, non, la salade bien connue des nantais. Encore appelée la doucette, clairette, oreillette, rampon et même Valérianelle… Elle est très cultivée dans le pays nantais mais elle existe aussi à l’état sauvage; on dit qu’elle est très riche en oméga 3 et peu calorique… Pour ma part, même en oméga, je ne suis pas riche mais je me soigne!

Et puisque le 26 novembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Paul Lafargue (1911), l’auteur, saluons ici son combat. Un siècle déjà qu’il s’est donné la mort en compagnie de son épouse Laura. paul-lafargue-Laura-300x300Je lui doit d’avoir découvert (il y a fort longtemps) un livre qui a inspiré nombre de mes réflexions: Le droit à la paresse. Soucieux de ne pas connaître l’indignité de la vieillesse et de la dépendance, il se donne la mort en compagnie de son épouse Laura. Paul Lafargue voit le jour le 15 janvier 1842 à Santiago de Cuba. Les Lafargue regagnent la France en 1851, Paul est alors âgé de neuf ans. Il suit des études secondaires à Bordeaux puis des études de médecine à la Faculté de Médecine de Paris où il fait la connaissance de Proudhon.

Suite à une déclaration au premier congrès international des étudiants qui eut lieu à Liège en octobre 1865 et dans laquelle il émet le souhait de voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur Karl-M.rouge, il se fait exclure à vie de l’Université de Paris. Il émigre à Londres où il rencontre Friedrich Engels et Karl Marx dont il épouse la fille. Il rentre alors en France où il devient membre de la Première Internationale, dès 1866 il est élu au Conseil général de l’Internationale où il représente l’Espagne jusqu’au Congrès de Bruxelles en 1868. Il participe à la Commune de Paris en 1871 puis gagne l’Espagne où il fonde, à Madrid, une section marxiste (1871) de la 1ère Internationale. Un sacré grand bonhomme! Georges Moustaki lui rend hommage dans une de ses chansons.    

Je vais donc faire valoir mon droit et m’arrêter là. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

2 commentaires

  1. Anne-Marie

    En dialecte wallon liégeois : la mâche se nomme « oraye-di-live » (oreilles de lièvre)

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