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Travailler, c’est trop dur…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 30 novembre 2020, dixième jour de Frimaire dans le calendrier républicain, dédié à la pioche. Allez, une citation de ce cher Victor, pour finir le mois et oublier les paradoxes de la démocratie.  « Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. – Soyons l’humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie.  « Choses vues » (1887), dans œuvres complètes, Victor HUGO.

Puisque novembre s’achève comme il a débuté, sous la pluie, et devant bon gré mal gré nous rendre à l’évidence, nous constatons que ce fut une année sans trompettes où si peu, sauf peut être celles de la renommée que G. Brassens trouvait fort mal embouchées. Je parle des champignons bien entendu ! Nous n’irons plus au bois, d’ici le ne_travaillez_jamais02_web-212x300printemps prochain; par ailleurs ce refrain me fait penser que j’ai mes lauriers à tailler et je ne peux guère compter sur une belle pour aller les ramasser. Tiens, il y a vingt ans nous quittait Guy Debord: Ce chantre de l’internationale situationniste nous avait passionnés en 1967 en faisant paraître « la société du spectacle ». L’histoire s’acharne à lui donner raison. Il était de ces gens courageux qui s’étaient insurgés contre la guerre d’Algérie en signant, en 1960, le fameux manifeste des 121. En 68, avec Raoul Vaneigem, ils faisaient figures de véritable références pour tous ceux qui voulaient changer le monde. Il a choisi de mettre fin à ces jours en novembre 1994. Aujourd’hui, ses analyses nous seraient des plus profitables pour décortiquer la société « bling-bling » . Alors, en sa mémoire, juste une citation extraite de « Panégyrique » 1989.
« J’ai d’abord aimé, comme tout le monde, l’effet de la légère ivresse, puis très bientôt j’ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps. »

Quand à votre serviteur, il s’en va vaquer à ses domestiques occupations; qui consistent à aménager son nouvel ermitage. Contre sens s’il en est car vaquer signifie justement ne rien faire; emprunté au le-chat-300x243latin vacare « être libre, inoccupé, vacant, oisif ». En vieux français, un vacant désignait un oisif, une personne en vacances, et celles-ci ont remplacé les vacations sauf dans le domaine judiciaire où elles désignent encore les périodes où les tribunaux interrompent leurs travaux. Dans la même famille on trouve aussi evacuare: faire le vide, en français moderne: évacuation. Tous ces termes venant du latin vacuus à qui l’on doit le mot français vacuité.

Bon, ben, dans quoi j’m’embarque là ? Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

C’est à qui les acquis ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

Amis de l’ésotérisme et du café-cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 28 Novembre 2020, huitième jour de Frimaire dédié au Miel.

Dans la série des grands bonshommes, un petit mot sur ce monsieur né un 28 novembre en 1900. Je gage qu’il existe près de chez vous une école, un stade, une maison des jeunes, qui porte son nom. Léo LAGRANGE. Adolescent, il est inscrit aux Éclaireurs de France, Léo Lagrange-G-mouvement de scoutisme alors neutre au point de vue confessionnel.  En août 1917, il s’engage dans l’armée, alors qu’il n’a pas encore 18 ans. À son retour, il s’inscrit en faculté de droit et à l’Institut d’études politiques. Au lendemain du congrès de Tours (décembre 1920), il adhère à la SFIO et rejoint le groupe des étudiants socialistes. Devenu avocat, il s’inscrit en 1922 au barreau de Paris. Touché par les horreurs de la guerre, il réserve, en particulier, ses services aux tuberculeux, aux malades des poumons et aux gazés. Léo Lagrange se mêle ensuite au bouillonnement intellectuel des années 1930, s’unissant à nombre d’écrivains, historiens, artistes et savants. Devenu rédacteur au journal Le Populaire, organe de la SFIO, il y relate, dans sa chronique, l’actualité judiciaire.

Lors des élections de mai 1932, il est désigné comme candidat socialiste pour reconquérir la première circonscription d’Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord. Lors des réunions publiques, il met l’accent sur la nécessité, pour la classe ouvrière, d’être instruite et organisée si elle veut diriger un jour. Une fois élu, il est ensuite nommé sous-secrétaire d’État aux Sports et à l’organisation des Loisirs auprès du ministre de front popula Santé publique Henri Sellier sous le gouvernement du Front populaire, en 1936. C’est la première fois qu’un maroquin de cet ordre est créé en accompagnement des congés payés et de l’apparition pour les masses laborieuses d’un temps libre, dans lequel Léo Lagrange à la suite d’Albert Thomas voit la condition de la dignité de l’homme. Sa mission s’adresse donc à toute la société et non pas exclusivement à la jeunesse. Il se fonde néanmoins sur celle-ci parce qu’elle constitue le futur d’une société plus juste sans chercher à l’embrigader: « … Il ne peut s’agir dans un pays démocratique de caporaliser les distractions et les plaisirs des masses populaires et de transformer la joie habilement distribuée en moyen de ne pas penser. »

Il s’emploie à développer les loisirs sportifs, touristiques et culturels. Il est à l’origine de la création du billet populaire de congés annuels qui accorde 40 % de réduction sur les transports ferroviaires, tandis qu’il encourage et impulse le mouvement des auberges de jeunesse. Léo Lagrange s’occupe aussi des Olympiades populaires, Jeux olympiques conges-payes-300x217alternatifs qui devaient se substituer aux Jeux olympiques de Berlin. Prévues à Barcelone, les épreuves officielles qualificatives pour ces Olympiades populaires se déroulent le 4 juillet 1936 au stade Pershing à Paris. À travers leur club, la FSGT, ou individuellement, 1 200 athlètes français s’inscrivent à ces olympiades anti-fascistes. Pourtant, le 9 juillet, toute la droite vote « pour » la participation de la France aux Jeux olympiques de Berlin, tandis que l’ensemble de la gauche (PCF compris) s’abstient — à l’exception notable de Pierre Mendès France. Néanmoins, des sportifs français se rendent tout de même à Barcelone, où les Olympiades sont interrompues le 18 juillet 1936 par le pronunciamento militaire du général Franco. Après avoir quitté le sous-secrétariat, il devient alors président du Comité laïc des auberges de jeunesse. À la déclaration de guerre, en 1939, alors parlementaire, il rejoint volontairement le commandement militaire, avant d’être tué le 9 juin 1940 à Évergnicourt d’un éclat d’obus. (Wikipédia)

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Savez-vous planter les choux ?

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis du positivisme et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 27 novembre 2020 et en ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur quiFILLE-D-OUVIER-AGRICOLE-JAMES-GUTRIE-1859-1930-ÉCOSSAIS-253x300 est un peu le légume emblématique du Léon (Finistère nord) où réside votre serviteur. Oui, osons le dire, le chou-fleur est au Léon ce que la bêtise est à Cambrai, Tristan à Iseult, Castor à Pollux et la Dedion-Bouton à la bande à Bonnot. Mon aïeule, qui ne manquait jamais une occasion d’étaler sa culture, s’empressait de traiter de Pav kaol skornet ! (traduire par: pied de chou gelé) le gougnafier qui s’autorisait à manquer de savoir vivre devant elle. (joli tableau de James Guthrie – peintre écossais)

C’est aussi, le jour ou jamais de célébrer les Goustan, tous les Goustan, et pas seulement les gros des Goustan (humour). Le saint homme est né en Cornouailles britannique en 974. Sant Sten, en breton, tient son nom de l’étain et il a laissé son nom à Saint-Goustan, le très joli petit port d’Auray (56).  A 18 ans, Goustan est enlevé par saint-goustan-225x300des pirates et au cours d’un de leurs voyages, se blesse au pied. Abandonné sur l’île d’Ossa ( peut-être Ouessant, enez Eussa), il doit son salut, d’abord à la Providence qui lui fournit des poissons, ensuite à Saint Félix qui le soigne puis le convertit au christianisme et le v’la radicalisé. Saint-Goustan est souvent représenté avec un poisson à la main; c’est l’illustration de la légende qui l’entoure. Blessé sur son île, il se serait contenté seulement d’une portion d’un gros poisson, en gardant pour le lendemain. Et chaque jour, le poisson se recomposait totalement. Mon aïeule, qui connaissait autant les cantiques que les chansons à boire, me récitait cette ronde chantée par les femmes des marins du Croisic : « Saint Goustan, notre ami, ramenez nos maris. Saint Goustan, notre amant, ramenez nos parents » étonnant, non ! Bien évidemment il est visible dans la vallée des saints (Carnoët) grâce aux burins de Kito.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être…

Paresseux mais pas fainéant…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour! Nous sommes le Jeudi 26 novembre 2020, sixième jour de frimaire dédié à la Mâche, pas la mâche à pied madame Michu, non, la salade bien connue des nantais. Encore appelée la doucette, clairette, oreillette, rampon et même Valérianelle… Elle est très cultivée dans le pays nantais mais elle existe aussi à l’état sauvage; on dit qu’elle est très riche en oméga 3 et peu calorique… Pour ma part, même en oméga, je ne suis pas riche mais je me soigne!

Et puisque le 26 novembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Paul Lafargue (1911), l’auteur, saluons ici son combat. Un siècle déjà qu’il s’est donné la mort en compagnie de son épouse Laura. paul-lafargue-Laura-300x300Je lui doit d’avoir découvert (il y a fort longtemps) un livre qui a inspiré nombre de mes réflexions: Le droit à la paresse. Soucieux de ne pas connaître l’indignité de la vieillesse et de la dépendance, il se donne la mort en compagnie de son épouse Laura. Paul Lafargue voit le jour le 15 janvier 1842 à Santiago de Cuba. Les Lafargue regagnent la France en 1851, Paul est alors âgé de neuf ans. Il suit des études secondaires à Bordeaux puis des études de médecine à la Faculté de Médecine de Paris où il fait la connaissance de Proudhon.

Suite à une déclaration au premier congrès international des étudiants qui eut lieu à Liège en octobre 1865 et dans laquelle il émet le souhait de voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur Karl-M.rouge, il se fait exclure à vie de l’Université de Paris. Il émigre à Londres où il rencontre Friedrich Engels et Karl Marx dont il épouse la fille. Il rentre alors en France où il devient membre de la Première Internationale, dès 1866 il est élu au Conseil général de l’Internationale où il représente l’Espagne jusqu’au Congrès de Bruxelles en 1868. Il participe à la Commune de Paris en 1871 puis gagne l’Espagne où il fonde, à Madrid, une section marxiste (1871) de la 1ère Internationale. Un sacré grand bonhomme! Georges Moustaki lui rend hommage dans une de ses chansons.    

Je vais donc faire valoir mon droit et m’arrêter là. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Danse, danse, Katell Golet…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Nous sommes le Mercredi 25 novembre 2020, cinquième jour de brumaire, et dans le calendrier républicain, c’est le jour du cochon… Dans celui des postes, c’est la Sainte Catherine là où tout bois prend katell Goletracine. Et comme le disait mon aïeule qui n’en ratait pas une: pour la Ste Catherine, le porc couine! J’en profite donc pour souhaiter une bonne fête à ma filleule Katel. Oui, à l’Ouest du Couesnon, on dit Katell (aujourd’hui on met deux L, ça fait plus riche) plutôt que Catherine. Il sont comme cela les bretons, il faut toujours qu’ils se singularisent; non contents de porter des chapeaux ronds, ils ne peuvent pas appeler un chat un chat et une Catherine une Catherine… Ma doue benniget!

Tout à fait autre chose.

Connaissez vous Jules Gustave Durand ? C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des julesnoms qui sentent bon le terroir, la baguette et le béret, des noms capables de procurer une érection à Zemmour et consorts. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés, Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, il y a des hommes et des femmes qui ont depuis longtemps aboli les frontières, et qui appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».
Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre. Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.

Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une Pour-Durandrixe. On essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile. La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le ragtime de Scott Joplin…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 Novembre 2020, quatrième jour de Frimaire, dédié à la nèfle.

Je voulais profiter de ce jour, pour rendre hommage à un scott-Joplingrand, très grand artiste, quasiment oublié malgré tout ce qu’il a apporté à la musique et à l’ancêtre du jazz: Le ragtime. J’ai nommé l’illustrissime Scott Joplin. Et pour commencer, voici un air qui vous est forcément connu, (rappelez vous le film L’arnaque) quand bien même vous ne sauriez identifier son auteur.

Imaginez Harold Llyod où encore Charlot et même Groucho Marx, ils ont tous utilisé le ragtime pour illustrer leurs ScottJoplin1983BlackHeritageStampfilms. Scott Joplin est né (croit-on) vers 1868 au Texas à Texarkana dans une famille pauvre issue de l’esclavage. Pauvre mais musicienne, ce qui permis à Scott de révéler très tôt ses talents. L’histoire raconte que Scott enfant, accompagnait sa mère qui faisait le ménage dans les maisons des Blancs et c’est ainsi qu’il découvrit le piano. Il y fera d’ailleurs allusion dans son opéra Treemonisha en 1911.

Voila, c’était juste un clin d’œil. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Liberté j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la complotitude et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 23 novembre 2020, 3è jour de brumaire dédié à la chicorée. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui moulin-à-cafédisparu… Hé oui, petit scarabée, parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel patientait la cafetière. Etonnant, non !

Or donc, je reprends le collier puisque me voila installé en ma nouvelle demeure. Hélas, à peine me suis-je absenté quelques jours que l’actualité nous renvoie vers cet éternel dilemme entre la liberté et la sécurité à la suite du fameux article 24 de la loi sur la sécurité globale que les sbires de Emmanuel 1er veulent à tous prix faire passer. liberté se meurtRappelez vous cet avertissement de Benjamin Franklin: « Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté ni la sécurité. » La popularité de cette phrase s’explique en partie par son utilisation par le président Franklin Roosevelt dans son discours des Quatre libertés en janvier 1941, puis par le philosophe et économiste Friedrich Hayek en 1944 dans son manifeste intitulé La Route de la servitude. Cette réflexion m’a remis en mémoire les positions de Gracchus Babeuf contre les outrances de Robespierre.

François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), est un révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté. A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du peuple. Ce journal, où il combat Babeuf-G-avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »). Friedrich Engels et Karl Marx ont reconnu en lui un précurseur, et en la Conjuration des Égaux « le premier parti communiste ». Babeuf est souvent considéré comme le premier véritable militant communiste. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ». Babeuf, à qui un tribunal d’exception reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud.

Vous allez me dire qu’on n’en est pas là et je vous répondrais qu’il ne faut pas baisser la garde. Allez, merci d’être toujours présent, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Pause…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la féminine engeance et  des vermicelles aux crevettes réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 12 novembre 2020, 22è jour du mois de Brumaire, dédié à l’azérole…

Votre serviteur devant se plier aux vicissitudes d’un déménagement; ce petit blogue, modeste et génial comme disait l’autre, verra sa régularité, devenue légendaire, quelque peu perturbée durant quelques jours.

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Merci de votre fidélité, soutenez votre libraire et, à très bientôt.

Maudite soit la guerre !

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, ANARCHISME

Amis de la mélancolie au lit et du munster au cumin réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 11 novembre 2020, 21è jour de Brumaire Bacchantesdédié aux Bacchantes; ces nymphes qui célébraient les mystères de Dionysos au cours des fameuses Bacchanales. On dit qu’elles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants. Elles répétaient fréquemment le cri Évoé, comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants. (le tableau représente La jeunesse de Bacchus par William Bouguereau – 1884). Ah, on confinait gaiement de ce temps là.

Alors que beaucoup (trop) entretiennent la flamme des boucheries passées, les anarchistes ont une pensée pour leurs compagnons sacrifiés sur l’autel du capitalisme. Le 11 novembre 1887, à Chicago, à 11h 30 dans la cour de la prison, exécution par pendaison des anarchistes August Spies, Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel (condamnés à mort le 20 août 1886 après la tragédie de Haymaket).pendaisons_ Louis Lingg s’est, quant à lui, suicidé la veille dans sa cellule. Samuel Fielden et Michael Schwab sont envoyés au bagne à perpétuité et Oscar Neebe est en prison pour quinze ans. Principaux leaders du mouvement anarchiste et syndicaliste américain, ils sont les victimes innocentes de la répression dirigée par le patronat qui voulait briser le mouvement revendicatif que les anarchistes avaient fait naître le 1er mai 1886 autour de la revendication pour la journée des 8 1ermaiGrandjouanheures. Le 3 mai 1886, la police et les milices patronales tuèrent deux ouvriers grévistes, aux usines McCormick. Le 4 mai lors d’un meeting de protestation à Haymarket, une bombe est jetée sur la police qui chargeait la foule, un massacre s’ensuivit. Acte d’un exalté ou d’un provocateur de la police ou du patronat, le véritable auteur reste inconnu. Ces tragiques événements sont à l’origine du 1er mai, journée de lutte internationale. Un immense cortège suivit les funérailles de ces militants, le 13 novembre. Le 25 juin 1893, un gouverneur de l’Illinois, John Altgeld, démontrera l’innocence des accusés. Les morts seront alors réhabilités et Samuel Fielden, Michael Schwab et Oscar Neebe seront remis en liberté après sept ans de bagne. Ma doue beniget !

A chaque 11 novembre mes pensées se dispersent du côté de la Somme, de Verdun, du chemin des dames; dans le feu, le fer, la boue et le sang et surtout, l’immense saloperie qui poussait les hommes à maudite-soit-la-guerres’entretuer au profit d’une classe de possédant. J’y ai laissé mes deux grands-pères qui y ont définitivement élu résidence sous une petite croix blanche. Les pacifistes, les antimilitaristes et les insoumis de tout poil se retrouveront une nouvelle fois pour le 11 novembre à Gentioux (Creuse), village célèbre pour son monument aux Morts qui proclame sans détour : Maudite soit la guerre ! Il y en a quelques uns en France, dont un à Primelin (29) mais, ils se compte sur les doigts. Allez, merci d’être passé et à bientôt peut-être.

Arrête tes salades…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du végétalisme et de la Basconnaise* réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 10 novembre 2020, 314e jour de l’année du calendrier grégorien, il vous reste 51 jours avant le réveillon. Par ailleurs, c’était généralement le 20e jour du mois de brumaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la herse. Mais, vous dirait le père UBU, le 10 Novembre 2020 est en réalité le Dimanche 8 As 148 St RIMBE, OISIF fête suprême tierce.

Le 10 novembre 1891 à Marseille, Arthur Rimbaud nous quittait définitivement pour l’Orient éternel. J’ai pourtant choisi d’évoquer ici, un autre Rimbault… Le 9 avril 1877, naissance de Louis Rimbault à Tours. Militant libertaire et propagandiste du végétalisme. Il est né dans une famille nombreuse et pauvre, et exerce divers petits métiers avant de seRimbault-2- fixer à Livry-Gargan en Seine et Oise, où il monte une quincaillerie, puis travaille comme serrurier. Vers 1903 il est élu conseiller municipal sur une liste radicale-socialiste mais il évolue ensuite vers l’anarchisme individualiste. Végétarien convaincu, attiré par les « Milieux libres », il participe à la Colonie communiste libertaire de Bascon (Aisne) vers 1910-1912, puis se fixe à Pavillons-Sous-Bois où il y fonde une petite communauté que fréquente Octave Garnier. Rimbault fréquente lui-même le milieu illégaliste de Romainville autour du journal « l’anarchie » et va se retrouver mêlé aux affaires de la bande à Bonnot.

En 1922, il collabore au journal « Le Néo-Naturien » qui prône un retour à la nature par le biais de l’alimentation, et se fait le promoteur du végétalisme. Dans le même esprit, il fonde en 1923 la colonie « Terre libérée » à Luynes (Indre et Loire). Il est par ailleurs le créateur d’une recette de cuisine « La basconnaise », plat unique composée d’une Basconnaise-2-trentaine de légumes (crus), censée régénérer l’homme. Victime d’un accident en 1932, il restera invalide jusqu’à sa mort, le 10 novembre 1949. *La basconnaise se compose de tous les légumes crus, râpés (carottes, navets, betteraves, radis noirs, salsifis, etc…) coupés en tranches (champignons, oignons, courgettes, tomates, radis, etc…) ou en lanières fines (chou rouge ou vert, épinards, etc…). Assaisonner tout ensemble ou les divers éléments séparés, avec de l’huile (olive de préférence), du sel marin, du jus de citron (facultatif), des olives noires, de l’ail pilé, des rondelles d’oignons, du persil ou du cerfeuil haché, quelques feuilles de romarin ou d’estragon, etc… Pour les mélanges, mettre toujours un légume en dominante pour obtenir des saveurs différentes à chaque fois.

C’est pas biotifoul ça mes body boys ? Je vous raconte cela alors que pas plus tard que y’a pas longtemps, je me suis régalé d’un morceau rarissime d’araignée cuit au bleu, un vrai délice. Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.