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Commandante…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’école émancipée et du veau jardinière réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 08 octobre 2020, 17è jour de vendémiaire dédié à la citrouillecitrouille. Pour les pataphysiciens convaincus, le Mardi 3 Haha 148 St Gibus, franc-maçon fête suprême quarte ; tandis que par chez nous, on célèbre les Morgan; joli prénom issu du Gallois et formé de mor (en breton: meur), « grand », et gann adouci de kann, « brillant, pur » ; la traduction « né de la mer » (vous savez, la fameuse berceuse de Yann-ber Calloch: Me zo ganet e kreiz ar mor)  serait erronée si l’on en croit Albert Deshayes. Au pays de Galles, ce petit-fils de Meurig ap Twedrig a donné son nom au comté du Morgannwg ou Glamorgan, dont la capitale est Cardiff.

C’est un 08 octobre en 1967, en Bolivie, dans le ravin de Quebrada del Yuro, après trois heures de combat, que le Che est capturé avec Simónle-Che Cuba Sarabia. En 1951, Ernesto Guevara, que l’on ne surnomme pas encore Le Che, accompagné de son ami Alberto Granado, vont entreprendre un long voyage en Amérique latine. Ils chevauchent une vieille moto, Norton 500cm3 (mon père en possédait une dans les années 5O) qu’ils ont nommé « la vigoureuse », poderosa en espagnol. C’est au Chili, dans les mines de Chuquicamata qu’ils vont découvrir les conditions de vie des mineurs. Cette expérience va renforcer chez lui l’idée que les inégalités ne peuvent être abolies que par la révolution.

La suite vous la connaissez, le Che est devenu une icône et sa photo réalisée par Alberto Corda est l’une des plus célèbres au monde.(ici à Sartre-et-le-Chegauche, une autre, moins connue avec Jean-Paul Sartre et Simone) Petite anecdote, « che » en argentin ça veut dire l’homme, un peu comme « hombre » ou comme disent les ricains « hey man » et notre ami Ernesto en Bolivie ponctuait toutes ses phrases par « Che ». De là lui est venu le surnom de « Che l’argentin », puis tout simplement « le Che ». Amusant, non! Bien entendu, vous en conviendrez, tout cela n’a strictement rien à voir avec les citrouilles, encore moins avec les crêpes dentelles, mais justement, ce blog n’a pas pour réputation de faire dans la dentelle.

En attendant nos prochaines aventures, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Belle de nuit et saint du jour…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la botanique-pour-les-nuls et du pâté Hénaff réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 07 octobre 2020, 16è jour de vendémiaire dédié à la belle de nuit, aussi connue sous le nom de Merveille du Pérou, de la famille des Nyctaginacées (rien à voir avec les Nyctamaire qui se développent sur le vieux port…), poussant aussi bien dans les jardins labelle-de-nuitque dans les milieux incultes. Originaire d’Amérique subtropicale, elle fut introduite en Europe à la fin du XVIe siècle. Elle tient son nom de sa principale caractéristique, ses fleurs s’ouvrent pleinement la nuit et se referment au petit matin. La partie la plus utilisée est sa grosse racine pivotante, en forme de navet. En Guadeloupe, on en constitue des emplâtres pour soigner les entorses. Au Brésil, les indiens Kayapos sniffent la poudre des fleurs séchées pour soigner les maux de tête et utilisent des décoctions de la racine pour laver les plaies et traiter les affections dermatologiques comme la lèpre. Au Pérou, le jus extrait des fleurs est utilisé pour les lésions herpétiques et le mal aux oreilles. Au Mexique, des décoctions de la plante entière servent pour la dysenterie, les blessures infectées et les piqures d’abeilles et de scorpions. Cette fleur fluorescente déploie ses pétales afin d’exposer des corolles luminescentes qui attirent les papillons de nuit afin d’assurer sa reproduction.

Par ici on célèbre les Ké. Sant Ke, saint Quay, Saint Kea, est un ermite breton, originaire de Bretagne insulaire ou d’Irlande, autrefois très populaire et auquel on dédiait sous des noms variés, nombre d’églises et de chapelles, de villages et de places. D’après de nombreux Fontaine_st_ke_2hagiographes, « Ké » et « Colledoc » sont un seul et même personnage du fait de l’alliance des deux prénoms dans les noms de paroisses médiévaux, tel « Kécoledoci » formé à partir de Ké et de Colledoc.(à  droite la fontaine St Ké à Cléder.) Selon Albert Le Grand, qui rapporte sa Vita dans les Vies des Saints de Bretagne, Collodoc naquit au début du VIe siècle au nord du Pays de Galles. Son père s’appelait Ludun, et sa mère Tagu. Certains le relient à la ville de Landkey dans le Devon qui lui devrait son nom.  Ke traversa la manche dans une auge de pierre (c’était avant la Brittany ferries et le tunnel) sans vivres, en provenance de Cambrie (sud du Pays de Galles) A cette époque là, les migrants tentaient leur chance dans l’autre sens…. Il atteignit l’anse de Kertugal (que l’on pourrait traduire par: village des Gaulois – Ker tud Gal – photo ci-dessous.)

Notre malheureux saint homme fut brutalement accueilli par des lavandières effrayées, qui le prirent pour un démon. Elles le battirent avec des branches de genêt et le laissèrent pour mort. Il pria et supplia la Vierge de lui venir en aide. Elle répondit à son vœu, lui apparut et fit jaillir une source sous ses pas qui soigna ses blessures. Elle le guida Saint_Kea_assumed_travels.svgensuite jusqu’à un buisson afin qu’il reprenne des forces; c’est pas magnifique ça mes body boys ? Le lendemain, les femmes, regrettant leur méprise, implorèrent son pardon. La Fontaine Saint-Quay se situe depuis à l’emplacement d’où jaillit la source. Et le nom de la ville « Saint-Quay-Portrieux » doit son origine à cette légende. On dit que depuis lors, le genêt ne pousse plus sur la commune. il se pourrait que le nom de « Quay » signifie « le battu » : du cri que les lavandières Kertugalaises auraient poussé en le voyant arriver : « Quay! quay ! », avant de le fustiger avec des genêts, cela signifierait « tapons! tapons ! » (du verbe latin « caiare » qui signifie « frapper avec un bâton ». Longtemps, St Quay fut le seul port en eau profonde entre Cherbourg et Brest et c’est dans son casino que Joséphine Baker engloutit sa fortune…

Bon allez, je dis ça, je dis rien et j’ajoute: portez vous bien et à bientôt peut-être.

Mes nuits sont plus belles que vos jours…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des polissonneries et de la crêpe Suzette réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 06 octobre 2020, 15è jour de vendémiaire dédié à l’âne, chacun se reconnaîtra… C’est aussi le jour anniversaire de la Colettedisparition d’une grande chanteuse réaliste, Colette Renard. Il y a quelques temps une polémique enflammait le petit monde de ceux qui n’ont rien d’autre à faire que de polémiquer (normalement à ce moment là, le vrai blogueur met des liens) les associations féministes par exemple se démenaient pour que soit supprimé dans les formulaires officiels, le libellé « Mademoiselle ». Je leur dédie donc ce charmant texte interprété par notre chanteuse du jour et intitulé : les nuits d’une demoiselle.

https://youtu.be/UcW4RfhbM88

Colette Renard (née Colette Raget, le 1er novembre 1924 à Ermont), et décédée le 6 octobre 2010 dans les Yvelines, est une chanteuse et actrice française. Après des études de violoncelle, elle devient secrétaire, puis chanteuse dans l’orchestre de Raymond Legrand, qu’elle épousera plus tard. En 1956, elle crée le personnage d’Irma, dans la comédie musicale Irma la douce, de Marguerite Monnot, qu’elle joue jusqu’en chansons-gaillardes1967. Elle passe plusieurs fois à l’Olympia, et à Bobino où elle partage la scène avec Georges Brassens en 1976. Ses chansons ont connu de nombreux succès populaires. Colette Renard reste sans doute la dernière chanteuse populaire inspirée par les réalistes d’après guerre. Sa voix très expressive, son interprétation et sa diction la rendent reconnaissable au premier couplet. Elle enregistra aussi plusieurs albums de chansons grivoises. La plus célèbre d’entre elles est sans doute Les Nuits d’une demoiselle, où elle énumère des synonymes de cunnilingus et autres pratiques sexuelles; ah, c’est du propre…

Après s’être éloignée une dizaine d’années du milieu du spectacle, elle revient sur le devant de la scène avec le concours de Pascal Maurice dit Colette R. disquePaul Melchior, en enregistrant en studio son dernier album en 2002, Ceux qui s’aiment, qu’elle présente la même année au Théâtre Déjazet à Paris dans un récital du même nom, le dernier. Elle a joué dans quelques films dont Un roi sans divertissement et IP5. Depuis août 2004, dans Plus belle la vie, elle incarnait Rachel Lévy, grande-tante de Nathan Leserman et tante de Guillaume Leserman, avec qui elle a partagé beaucoup d’intrigues. C’était la doyenne des personnages du feuilleton télévisé quotidien sur France 3. Elle vivait d’ailleurs à Marseille pour être au plus près des studios où sont tournés les épisodes de ce feuilleton.

Et voila pourquoi votre fille est muette comme disait le médecin malgré lui. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dieu merci, je suis athée…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’arlésienne et du canotier réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 05 du mois d’octobre 2020, date qui correspond au quatorzième jour de vendémiaire dédié au réséda. C’est d’ailleurs le 14 de 450px-Abbaye_de_Saint-Maurice_-_Clohars-Carnoët-225x300vendémiaire de l’an II que fut crée par décret le calendrier républicain. Le nom de réséda vient du latin resedare qui signifie calmer en raison de ses propriétés médicinales. Certains feraient bien d’en consommer quelque peu… Par ici, on s’apprête à fêter les Moris qui fut, chacun le sait, abbé de Langonnet et fondateur de l’abbaye de Clohars-Carnoët au 12e siècle (à gauche, quelques ruines de l’abbaye). Il était écolâtre, ce qui n’est pas un gros mot, mais nous apprend qu’il était chargé de l’éducation des oblats, les Grecs disaient scholarques. Ainsi, au Lycée, chez les Aristotéliciens, ce fut Théophraste le premier scholarque (322 avant J.C.). Étonnant, non!

Les éditions Allia ont eu la bonne idée de rééditer une perle de la littérature qui, me semble t-il, trouve aujourd’hui tout son sel. Il s’agit de: «  Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans » que l’on doit au baron d’Holbach, ami de Diderot. Philosophe français d’origine allemande, érudit et fortuné, Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach est, grâce au salon qu’il anime, l’une des grandes personnalités de la vie Baron-dHolbachparisienne. Sa formation aux sciences naturelles lui permet de collaborer à l’Encyclopédie pour des articles de chimie et de minéralogie. Matérialiste et fataliste athée, Holbach s’oppose à toutes les doctrines religieuses, instruments du despotisme. Sans être vraiment novateur par les concepts qu’il développe, il emprunte ses idées aux sources les plus variées. Il les combine et les développe avec une grande hardiesse qui l’oblige à publier ses ouvrages sous un pseudonyme. Sa philosophie est exposée dans « Le christianisme dévoilé » et « Système de la nature », véritable code de l’athéisme. Il y décrit un univers entièrement déterminé par le principe de la causalité qui s’applique à toute la matière, excluant donc toute intervention divine. Ce sont la peur et l’ignorance qui conduisent les hommes à croire en Dieu et les poussent vers les religions.« L’homme n’est superstitieux que parce qu’il est craintif, il ne craint que parce qu’il est ignorant. » Un petit livre donc, à méditer en ces temps où il est à nouveau de bon ton de se  montrer à la cour.

Bonne lecture, portez vous bien et à bientôt peut-être.

La ou il ya d’l'Eugène…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la variétoche et de la soupe de choux-rave réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi  03 octobre de l’an 2020, 12è jour de vendémiaire dédié à l’immortelle.

Lorsque j’étais enfant, à Douarnenez, le fond de la ria du Port-Rhu était notre terrain de jeu. Il y avait là près du cimetière des bateaux, un vieux thonier en fin de vie qui portait le nom de « Eugène Pottier ». A bateaux-port-rhu-300x209cette époque là, on laissait les bateaux mourir de leur belle mort; le moment venu, on les remorquait vers un fond de rivière ou de plage et on laissait le temps faire son œuvre. Je ne savais pas encore ce que nous lui devions à ce grand monsieur et entre-autres, les paroles de l’Internationale. Révolutionnaire, il participe à la commune de Paris en 1871 et d’ailleurs, en fera le thème de magnifiques chansons. Marc Ogeret en a fait un disque à déguster sans modération. On célèbre aujourd’hui l’anniversaire de sa disparition (1887). Condamné à mort par contumace, il choisit l’exil et s’en va aux États-Unis. Humaniste et Franc-maçon il nous lègue un héritage qui mériterait d’être largement diffusé.

Eugène Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui oublié qui désignait les membres des goguettes, ces sociétés chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises ou l’Internationale. Membre de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la Commune dont il sera élu chansonnierspour le 2ème arrondissement. Il parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux États-Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale. Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa coloration libertaire. Comme quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses semblables. Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie. Anecdote: En 1910, Lénine qui vit à Paris, assiste au N° 49 de la rue de Bretagne à une goguette révolutionnaire à La muse rouge

Allez, merci encore de passer par ici de temps à autre, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Bertrand du déclin…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la philologie et de l’huitre de Prat-ar-Coum réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 02 octobre 2020, onzième jour de vendémiaire dédié à la pomme de terre.

Le 2 octobre 1369, dans sa résidence de l’hôtel Saint-Pol, dans le quartier parisien du Marais, le roi Charles V le Sage octroie à Bertrand Du Guesclin le titre de connétable en reconnaissance des services rendus. Le titre de connétable correspond au Moyen Âge aux fonctions modernes de chef d’état-major. Le mot vient du latin comes stabuli, qui désigne le comte de l’étable (aussi appelé grand écuyer). Né un demi-siècle plus tôt au château de La Motte-Broons, près de Dinan, dans le duché de Bretagne alors indépendant, Bertrand Du Guesclin se signale duguesclin_connetable-242x300très tôt par son caractère combatif (et sa laideur). Il fait ses premières armes dans la guerre de la Succession de Bretagne, aux côtés de Charles de Blois dont j’évoquais la figure voici quelques jours. Il se fera battre et même capturer à Auray par les Anglais du Prince Noir, alliés du camp rival. Charles V le fait libérer contre 100.000 livres, et lui demande en retour de libérer le royaume des Grandes Compagnies. Il s’agit de bandes de mercenaires qui, depuis la paix de Brétigny (mai 1360) et la fin des hostilités avec les Anglais, mettent les campagnes au pillage. Du Guesclin leur trouve une occupation en les emmenant de l’autre côté des Pyrénées où, là comme en Bretagne, se déroule une guerre entre prétendants à la couronne de Castille. Le premier choc est fatal à Du Guesclin. À Navarette, en 1367, il est capturé par le Prince Noir. Le Breton, par orgueil, fixe lui-même le montant de sa rançon au niveau qui sied à sa valeur… C’est ainsi que le roi Charles V le fait libérer en échange de 60.000 florins. Peu après, Du Guesclin prend sa revanche sur Pierre le Cruel et l’oblige à se réfugier dans la forteresse de Montiel. Capturé, Pierre 1er est tué par Henri de Trastamare. Fin de l’épisode castillan.

De retour à Paris, le mercenaire reçoit donc du roi le titre de connétable malgré les réticences des courtisans et des princes qui supportent mal le rude caractère du Breton. En l’honorant ainsi, le roi veut s’attacher son concours pour chasser les Anglais des dernières provinces qui leur restent sur le Continent et en finir avec une guerre qui n’a que trop duré (on ne l’appelle pas encore guerre de Cent Ans). Le chevalier breton, célèbre pour sa laideur tout autant que sa vigueur et son talent Bertrand-Du-Guesclin-213x300de stratège, accepte l’honneur qui lui est fait par le Conseil du roi et va s’en acquitter avec succès pendant les dix années qui lui restent à vivre.À la fin, Du Guesclin chasse les Anglais de Normandie, de Guyenne, de Saintonge et du Poitou. Il fait également la chasse aux routiers qui sèment la désolation. Il meurt de maladie à 60 ans, le 13 juillet 1380, en assiégeant un de leurs repaires, à Châteauneuf-de-Randon, en Gévaudan. Le gouverneur de la place se rend et vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du héros ! Si le personnage était sans peur, il n’était pas sans reproche. C’était un soudard et les massacres qu’il a perpétrés sur les Juifs d’Espagne n’ont rien à envier aux horreurs commises par les sbires des temps modernes. Sources:Chronique de Bertrand du Guesclin par Cuvelier, trouvère du XIV siècle; Chronique en forme de chanson de geste, versifiée en français ancien, sur la vie de Bertrand du Guesclin. Ou bien consulter l’article de André Larané sur Herodote

Dans le mouvement breton (emsav) il était surnommé Bertrand du déclin tant son attachement à la couronne française hérissait le poil du militant. Résultat, en février 1977, la statue du connétable qui trônait au bord de la quatre voies St-Brieuc Rennes, à proximité de Broons (22), fut pétardée par le FLB. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le pasteur & la théosophe…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la dérision et du civet de lapin réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 1er octobre 2020, 10è jour de vendémiaire dédié à la cuve… Allez savoir ce qui s’est passé dans la tête de Fabre d’Eglantine, il avait peut-être mal aux cheveux ce jour là.

Annie Besant (née Wood le 1er octobre 1847 à Londres, décédée le 20 septembre 1933 à Chennai ) est une théosophe, socialiste, féministe et écrivaine britannique qui prit part à la lutte ouvrière avant de devenir membre de la Société Théosophique puis de lutter pour l’indépendance de l’ Inde. Elle fit de nombreuses lectures philosophiques qui annie-Besantdéveloppèrent ses questionnements métaphysiques et spirituels. Elle prit aussi conscience à la même époque de la condition ouvrière. Jeune femme de la classe moyenne victorienne, elle n’avait alors pas d’autre avenir que le mariage. En décembre 1867, elle épousa Frank Besant, un pasteur anglican. Le mariage fut malheureux et après avoir eu deux enfants, le couple se sépara en 1873. Elle s’engagea très tôt dans l’écriture. Elle écrivit des nouvelles, des livres pour enfants et des articles. Mais, en tant que femme mariée, elle ne pouvait disposer de ses revenus. La politique les divisait encore plus: elle soutenait les ouvriers en lutte, alors que lui était conservateur. La rupture eut lieu lorsqu’elle refusa de recevoir la communion. Elle le quitta et partit à Londres avec sa fille. S’interrogeant sur sa perte de foi, elle consulta de nombreux ecclésiastiques de l’Église Anglicane. La principale réponse qu’on lui fit est qu’elle avait lu trop de livres. Le divorce n’étant pas pensable pour un ministre du culte, une séparation officielle fut décidée.  Ainsi, Annie s’appela Besant sa vie durant.

Elle publie, avec Charles Bradlaugh, un pamphlet sur la limitation des naissances The Fruits of Philosophy, or the Private Companion of Young Married People qui lui vaut d’être condamnée à la prison après un procès en 1877, au terme duquel sa peine d’emprisonnement fut bientôt commuée en une simple amende. Annie continua à rédiger des livres sur Besant-avec-grévistesl’orthogénie et l’athéisme, et devient présidente de la Ligue malthusienne. Elle adhère à la Fabian Society dont elle fut membre du comité directeur. Ici à gauche en compagnie d’ouvrières grévistes d’une manufacture d’allumettes. En 1889, après avoir lu La Doctrine Secrète de Helena Blavatsky elle devient membre de la Société théosophique. En 1893, elle va vivre en Inde pour développer la Société théosophique et établit son centre à Adyar, près de Chennai, y découvre Krishnamurti en 1909 et prépare activement le pays à l’indépendance.

Très influencée par la culture indienne, elle devient présidente de la Société théosophique en 1907, succédant au colonel Henry Steel Olcott. A l’heure où le débat sur la présence de « la morale » à l’école refait surface, il faudrait relire son texte dans lequel elle écrivait: « que la morale devait être séparée de la religion et ne venir que de la réflexion et l’expérience.» mais elle considérait qu’admirer la grandeur, la beauté 220px-Annie_Besant_Freemasonet l’ordre du monde était une sorte de prière . Annie Besant considérait l’athéisme non seulement comme une libération du joug de la religion, mais aussi comme une véritable morale. Sa contribution à la lutte pour l’indépendance de l’Inde est remarquable : elle fonde la Home Rule League avec le soutien et la coopération de Lokmanya Tilak. En 1915, elle est élue présidente du Parti du Congrès à Kolkata. Annie Besant fut l’une des premières initiées de l’Ordre Maçonnique mixte Le Droit Humain, créé par Maria Deraisme, dont elle fonda la fédération britannique et qu’elle répandit à travers l’empire britannique. Elle étudia également au cours de sa vie les enseignements de l’islam et notamment le comportement et la vie de Mahomet. Ici à droite, portant les insignes du 33è degré.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.