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Libre pensée…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, HUMEUR

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Amis du contrepet et de la vache-qui-rit réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 30 octobre 2020, 9è jour de brumaire dédié à l’alisier (un coup a en faire des tonnes).

Par les temps qui courent, c’est peu dire que la laïcité fasse débat : « 800px-Émile_Combes_sépare_l'Église_et_l'ÉtatElle est attaquée, menacée. Marine Le Pen se présente comme une grande laïque, la gauche bien pensante parle de « laïcité ouverte », les catholiques de « laïcité apaisée », et la droite de « laïcité plurielle ». Mais, faut-il le rappeler, la laïcité n’a pas besoin d’être qualifiée. Elle est la sœur jumelle de la liberté de pensée et de la liberté de conscience et constitue avec elles, le fondement même de notre «vivre ensemble » républicain inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et rappelées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Il semblerait que La notion de libre-pensée, soit apparue pour la première fois dans un discours de Victor Hugo datant de 1850 pour désigner un mode de pensée et d’action débarrassé des postulatslibre pensée religieux, philosophiques, idéologiques ou politiques, mais se fiant  principalement aux propres expériences existentielles du libre-penseur, à la logique et à la raison. Pour ma part, je vois sa naissance bien avant et précisément l’année 1600 considérée comme fondatrice de la libre-pensée moderne. Le 17 février 1600, à l’instigation du pape Clément VIII, l’ancien moine dominicain Giordano Bruno est brûlé vif pour hérésie. Par cruauté et afin de le réduire au silence, on lui a cloué la langue… Mais avant et après lui, dans toute l’Europe chrétienne, maints individus meurent sur un bûcher pour avoir soutenu une opinion qui s’oppose au dogme. Et oui, et pourtant, elle tourne ! Et voici qu’en 1905 est adoptée à l’initiative du député républicain-socialiste Aristide Briand La loigiordano concernant la séparation des Églises et de l’État qui stipule en son article 2: « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. […] ». Fin du concordat (sauf en Alsace Moselle, faut-il le rappeler…). Voila pourquoi, madame Michu, j’ai aujourd’hui, parfaitement le droit de critiquer, caricaturer, et même conchier les Dieux, les saints, les curés, les prophètes et tous leurs avatars; sans qu’un abruti bas du front ne décide de me raccourcir.

 

Merci d’être passé, vive la République et à bas les calottes.