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les voyages de Jonathan Swift…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

Amis de la poésie et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 20 octobre 2020, 29è jour de vendémiaire dédié à l’orge. L’orge fait partie de l’alimentation humaine depuis plusieurs milliers d’années, bien qu’elle soit relativement peu consommée dans ORGE-300x199notre quotidien. Céréale aux multiples usages, elle entre dans la fabrication du malt, qui compose la bière et le whisky. On connaît également la confiserie nommée « sucre d’orge » : sa fabrication traditionnelle se faisait en mélangeant du sucre avec de la tisane d’orge. A propos de la théorie des genres, il faut savoir que selon les usages, l’orge est féminine… ou pas. Nature, elle est féminine : de l’orge hâtive; décortiqué, il est masculin : de l’orge mondé ou perlé; étonnant, non !.

Hier j’avais prévu d’évoquer l’auteur célébrissime des Voyages de JonathanSwift-176x300Gulliver (Jonathan Swift) mais j’ai préféré dire toute mon horreur pour tous les intégrismes. Or donc, reprenons une activité normale et, va pour Swift. Très tôt, il met son talent de satiriste au service de ses opinions politiques libérales. En 1704, Le conte du tonneau a l’heur de déplaire à la reine Anne et son auteur doit dès lors se cantonner en Irlande. Là, il ne tarde pas à souffrir des discriminations qui frappent les habitants de l’île, tant catholiques qu’anglicans. Il est l’un des premiers Irlandais à se révolter contre cet état de fait. C’est ainsi qu’il publie en 1720 un Appel pour la consommation exclusive de produits irlandais d’où est tiré l’ironique formule : «Brûlez tout ce qui vient d’Angleterre, hors le charbon».

En 1729, quelques années après la publication de son chef-d’œuvre, Les voyages de Gulliver (à la fois conte pour enfants et satire de la société moderne), il récidive avec une Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public. Dans ce pamphlet inspiré par la profondeManara misère qui sévit en Irlande, il propose rien moins que de rôtir et manger les enfants en surnombre : « Quand à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir »… En 1721, il commence « Les Voyages de Gulliver ». Cette œuvre, écrite à la première personne et divisée en quatre parties, marque un sommet de la satire sociale et politique au travers d’éléments mêlant, sur le mode du pamphlet ou de la description narrative, de la philosophie, de la logique, du fantastique et de la science-fiction. Ceci étant, et toute chose égale par ailleurs comme disait mon aïeule, j’ai une faiblesse pour la version de Manara (illustration ci-dessus).

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.