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Le père UBU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

Amis des contrées exotiques et du lama Delon réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 08 septembre 2020, 22è jour de Fructidor dédié à la noisette. Bien évidemment, à tout seigneur tout honneur car, le Vendredi 08 Septembre 2017 est en réalité le Dimanche 1er Absolu 148 NATIVITÉ d’Alfred Jarry fête suprême première première dans le calendrier pataphysique.

Et puis tiens, puisqu’on en parle, une pensée pour ce maître en absurdie: Alfred Jarry. Il est né à Laval (Mayenne) le 08 septembre1873 et mort à Paris le 1er Ubu-Jarry-187x300novembre 1907. Il a fréquenté le lycée de Saint-Brieuc jusqu’en 1888 avant d’émigrer pour Rennes. Il va s’inspirer de son professeur de physique, M. Hébert, pour créer le personnage de UBU, interprété récemment par Eric Cantona (UBU enchaîné mis en scène par l’anglais Dan Jemmet). La vie pourtant ne lui aura guère laissé le temps de produire davantage, il est mort à 37 ans non sans nous avoir légué la pataphysique; « science » qui cherche à théoriser la déconstruction du réel et sa reconstruction dans l’absurde.

Jarry est l’un des inspirateurs des surréalistes et du théâtre contemporain. Si j’en crois Jean-Pierre Bouyxou dans Sine-Mensuel:  » On a l’esprit pataphysique ou on ne l’a pas ; c’est inné. Dans Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, l’ouvrage qui est à la ‘pataphysique ce que le nouveau testament est au catholicisme et le Jarry-vélocatalogue Leroy Merlin au bricolage, Alfred Jarry la définit comme la science des solutions imaginaires…». Le collège de pataphysique a accueillit aussi bien Boris Vian que Marcel Duchamp, Max Ernst, Juan Miro, Dario Fo, ou encore Siné lui même, qui fut intronisé gonfanonier de l’ordre de la Grande Gidouille le 26 merdre 86 (11 juin 1959). C’est dans ce cadre que Boris Vian publia cette fameuse lettre sur la coquille: « retirez le Q de la coquille, vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille» hilarant, non !

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le barbier de Nouzon…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la quadrature du cercle et du carré de porc réunis, bonjour ! Mine de rien nous voici le Lundi 07 septembre 2020 c’est à dire le 21 de fructidor qui est, comme chacun le sait, le jour de l’églantier appelé aussi églantier-150x150rosier des chiens; sans doute parce que ses racines étaient censé guérir de la rage. Si j’en crois le calendrier des postes, c’est la sainte Reine,  ce qui faisait dire à mon aïeule, jamais en retard d’un proverbe, : « à la sainte Reine, plante tes graines ! » Et comme disait l’ami Philippe (il se reconnaîtra) : « Bourg-la-reine mais Choisy-le-Roi, à moins que ce soit l’inverse. ».

A propos de calendrier, vous pouvez aussi tenter d’utiliser celui de Malicet. Comment ! Jamais entendu parler. Oyez braves gens l’histoire de François Malicet, barbier-perruquier en la bonne ville de Nouzon dans les Ardennes. En vérité, un drôle de figaro assassiné le 07 septembre 1927… François Malicet avait été arrêté et condamné à 25 francs d’amende pour avoir participé le 14 octobre 1877, barbier-176x300lors des élections suivant le coup de force de Mac-Mahon, à une réunion dans un cabaret de Nouzon où il avait crié « Vive les rouges, à bas les blancs, Vive la Commune ». Pour un peu, il aurait porté un gilet jaune…. Chaque année il confectionnait un calendrier bordé également de vert et noir et annoté de la devise de son cru « Et du boyau du dernier prêtre, serrons le cou du dernier flic ». Farceur il s’amusa pendant des années à jouer les revenants pour épouvanter sa vieille bigote de sœur. Il hébergeait et nourrissait gratuitement un locataire que, le dimanche 7 septembre, 1927, il surprit s’introduisant dans la maison par derrière ; le locataire armé d’une hachette se jeta sur Malicet et le frappa. Quand les gendarmes apparurent, Malicet leur ordonna de sortir de chez lui et mourut dans la nuit sans avoir dénoncé son assassin. Lorsque Fortuné Henry avait fondé en 1903 la colonie L’Essai dans la forêt d’Aiglemont, il avait mis en commun une grosse partie de son avoir au bénéfice de la Colonie qu’il fréquenta régulièrement jusqu’en 1909.  Sources : le dictionnaire des militants anarchistes.

Merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Et Olympe en perdit la tête…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de l’égalité des sexes et des sœurs Tatin réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 05 Septembre 2020, 19è jour de Fructidor dédié à la Tagette. En cette période agitée où nous constatons que ce sont les Olympe -G-travailleuses qui paient le plus lourd tribut à la crise sanitaire; petite pensée pour Olympe de Gouges. Marie-Olympe de Gouges est une des très rares femmes de l’histoire ancienne a avoir été exécutée pour la publication d’écrits politiques. Pourtant cette femme engagée, belle figure humaniste de la fin du XVIIIe siècle, n’a été redécouverte que récemment au titre de précurseur dans l’histoire des idées. Elle demeure en effet une figure d’exception, non seulement pour son engagement politique dans la durée, mais surtout pour ses positions d’avant-garde, courageusement exprimées, sur la condition des Noirs et celle des femmes.

Le 5 septembre 1791, Olympe de Gouges présentait la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Ce texte devait être présenté à l’assemblée Nationale le 28 octobre de la même année. Ainsi se voyait dénoncé le fait que la révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité.  La phrase la plus célèbre de sa déclaration est : « La Femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également 1024px-Plaque_Olympe_de_Gouges,_18_rue_Sevardoni,_Paris_6celui de monter à la Tribune ». Elle ne croyait pas si bien dire et mourra guillotinée le 03 novembre 1793. Cette déclaration restera sans valeur légale car ce projet fut refusé par la Convention à laquelle elle avait été proposée et restera à l’état de projet. D’une part, elle n’a paru qu’en cinq exemplaires et a été politiquement complètement ignorée tandis que, de l’autre, il a été dit que « la Déclaration a fait sensation dans toute la France, et même à l’étranger. » Il faut attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration groultsoient publiés, et l’intégralité du texte ne l’a été qu’en 1986, par Benoîte Groult. On peut-être révolutionnaire et néanmoins macho… Et Olympe est resté sur son petit nuage (!) en attendant que ces messieurs daignent se rendre compte que les femmes sont des Hommes comme les autres. Les hommes (et les femmes) naissent et demeurent libres et égaux en droits… Quelle belle et magnifique phrase. Je propose qu’elle soit affichée dans tous les commissariats de France et de Navarre et qu’elle soit éditée sous forme de carte postale afin que chaque femme harcelée, violée, agressée, chaque migrant, chaque expulsé, chaque matraqué, puisse nous donner de ses nouvelles.

Allez, c’est la rentrée et, je vous l’avais dit, le soleil est à nouveau au dessus de nos têtes…Vivement l’hiver ! En attendant, soyez remercié de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Naissance de la République des Jules…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la pédagogie non-directive et des pousse-pieds à la bretonne réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 04 Septembre 2020, dix huitième jour de Fructidor dédié au Nerprun, famille des rhamnacées dans laquelle on trouve aussi la Bourdaine dont le butinage permet la fabrication d’une lichouserie locale particulièrement appréciée des connaisseurs (dont vôtre serviteur): le miel de Bourdaine.

Le 4 septembre 1870, les Parisiens proclament la République (c’est la IIIe du nom). En souvenir de ce jour, de nombreuses rues de France portent le nom du « Quatre Septembre ». C’est après avoir appris la capture de l’empereur Napoléon III par les Prussiens à Sedan que les républicains de la capitale ont pris le pouvoir. Ils ont été devancés de quelques heures par leurs homologues de Lyon et Marseille. Dans la nuit Gambetta_proclaiming_the_Republic_of_France_-_Project_Gutenberg_eText_16910du 3 au 4 septembre, dès l’annonce de la défaite, les députés du corps législatif se réunissent au Palais-Bourbon. Dans le petit groupe républicain, plusieurs députés se préparent à un illustre destin. Parmi eux, Jules Favre, Jules Grévy, Jules Simon et Jules Ferry, qui fonderont la « République des Jules ». Il y a aussi Adolphe Crémieux et surtout Léon Gambetta. Les Parisiens envahissent bientôt le Palais-Bourbon et exigent l’instauration de la République. Les députés craignent d’être débordés par l’insurrection. Jules Favre leur suggère alors de proclamer eux-mêmes la République à l’Hôtel de ville de Paris, comme aux plus beaux jours de la Révolution de 1789 ou des journées de Février 1848. Pour séduire et rassurer la foule, Jules Ferry a l’idée de constituer un gouvernement composé de députés républicains de Paris. Léon Gambetta et Jules Favre proclament la République au milieu d’une liesse générale quelque peu surréaliste en regard de la situation militaire du pays.

Le « gouvernement de la Défense nationale » est placé sous la présidence du gouverneur militaire de la place, le sinistre général Louis Trochu-200x300Trochu, un conservateur timoré, « Breton, catholique et soldat » (il était né à Belle-ile-en-mer), selon ses propres termes. Après avoir étalé son incompétence, il sera remplacé par un autre malfaisant,Thiers. Les deux bonhommes s’illustreront quelques mois plus tard dans la cruelle répression de la Commune. Pour Trochu : la fin, c’est l’ordre, l’ordre seul, qui se résume en trois mots: »Famille, Propriété, Religion » que les pétainistes adapteront en « travail, famille, patrie » quelques décennies plus tard. Victor Hugo que Trochu avait moqué s’en souviendra qu’en il écrira « l’année terrible » et dira de lui: 

Trochu, Participe passé du verbe Tropchoir, homme
De toutes les vertus sans nombre dont la somme
Est zéro, soldat brave, honnête, pieux, nul,
Bon canon, mais ayant un peu trop de recul,
Preux et chrétien, tenant cette double promesse,
Capable de servir ton pays et la messe…

Allez, voila pour la troisième République. En attendant la sixième, merci à vous d’être passé par ici. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le Blues de Memphis Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de la trompette à cornet et du cornet de frites réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 03 Septembre 2020, 17è jour de Fructidor dédié à la Cardère. (Si tu ne viens pas à la Cardère…) en vérité, il s’agit d’une cardere-venise-verte-300x225plante bisannuelle, de 70 cm à 1,5 m de haut. Les feuilles opposées par paires le long de la tige sont soudées par leur base deux à deux et forment une cuvette dans laquelle l’eau de pluie peut s’accumuler, d’où le nom vernaculaire de « cabaret des oiseaux ». Cette racine pourrait aider à soigner la maladie de Lyme. Bien que peu connu, ce remède semblerait fonctionner. Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an.

Reprenons notre tour d’horizon des grands musiciens de jazz et aujourd’hui, coup de chapeau à Memphis SLIM. De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de Memphis dessinl’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus grands, une vraie cave comme on n’en fait plus. Il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire. Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris. On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues.

L‘auteur-illustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petitles-3-mailletz pianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres. Ici, c’est une photo de Coleman « aux trois mailletz », belle époque où l’on pouvait écouter de la bonne musique en buvant un coup et en fumant un clope…

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’oncle Ho…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’idéologie Black panther et de la raboteuse Black & Decker réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 02 Septembre 2020, seizième jour de Fructidor, dédié au citron. C’est aussi le jour anniversaire de la disparition de l’Oncle Ho.

Hồ Chí Minh, né Nguyễn Sinh Cung le 19 mai 1890 à Hoàng Trù (province de Nghê An) et mort le 2 septembre 1969 à Hanoï, est un homme d’État vietnamien et une figure importante de l’anticolonialisme et du communisme international. Il est connu sous les noms Nguyễn Tất Thành (« Nguyên grandes espérances ») dans les années 1900 et 1910, et Nguyễn Ái Quốc (« Nguyên le patriote ») dans les deux décennies suivantes.

manif FSI Rennes

La jeunesse de Hô Chi Minh est marquée par des voyages autour du monde, qui contribuent à lui faire découvrir l’idéologie communiste. Engagé pour la cause anticolonialiste en France, il séjourne en URSS, où il achève sa formation politique, avant de regagner l’Asie. Fondateur du Parti communiste vietnamien en 1930, il joue un rôle central et actif dans l’indépendance de son pays à partir de 1941, avant de devenir le premier président de la république démocratique du Vietnam, reconnue internationalement en 1954.(photo souvenir d’une manif Front Solidarité Indochine à Rennes 1971)

 

Au fil de son parcours, Hô Chi Minh développe une idéologie qui se distingue des communismes russe et chinois, avec lesquels il lui arrive d’entrer en conflit. Sa pensée continue220px-Portrait_of_Ho_Chi_Minh aujourd’hui encore à inspirer politiques et particuliers au Vietnam, où il fait l’objet d’un véritable culte. La ville la plus peuplée du pays est  d’ailleurs baptisée Hô-Chi-Minh-Ville en son honneur depuis 1975. Aujourd’hui, un portrait de « l’oncle Hô » se trouve encore fréquemment dans les foyers vietnamiens. Et pourtant, le leader souhaitait qu’on partage ses cendres en trois boîtes, une pour le Sud, une pour le Centre et une pour le Nord du Vietnam, et écrivait ne vouloir « ni statue de bronze, ni pierre tombale » s’opposant ainsi à un culte sur sa personne.

Allez, vive la rentrée, portez vous bien, arrêtez les grimasques et à bientôt peut-être.

A l’aise Blaise !

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis de l’éternelle poésie et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! cendrars par ModiEn ce Mardi, premier jour de Septembre 2020 (Miz Gwengolo en breton), saluons le quinzième jour de Fructidor dédié à la truite. Ceci aurait du m’emmener à vous parler de Schubert… Et bien non, j’évoque aujourd’hui un poète, romancier, soldat, aventurier et grand bourlingueur: Blaise Cendrars. Adolescents, on se refilait ses bouquins avec ceux d’Apollinaire et les disques de Boris Vian. Ah, c’était pas du Lamartine. A gauche, son portrait par Modigliani.

Blaise Cendrars, de son vrai nom Frédéric-Louis Sauser naît à La Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel, en Suisse, dans une famille bourgeoise francophone. Pendant l’enfance, il suit ses parents en Égypte, à Naples, à Bâle, puis est envoyé en pensionnat en Allemagne, d’où il s’enfuit. À seize ans, poussé par la soif de l’aventure, il s’enfuitCendrars-D- de nouveau. Cette fois en compagnie d’un trafiquant, Rogovine. Il traverse l’Allemagne et découvre Moscou, en pleine effervescence révolutionnaire, puis il part sur le transsibérien faire du commerce avec l’Asie. Ensuite il s’installe à Saint-Pétersbourg et y travaille jusqu’en 1907, chez un joailler suisse. A cette époque il commence à noter ses lectures et ses pensées, une habitude qu’il gardera sa vie durant. La lecture de Schopenhauer exerce une influence déterminante sur son rapport à la réalité : « le monde est ma représentation », retient Cendrars. Il fait alors de sa vie un poème, et dans les poèmes, il met sa vie.

Son séjour aux États-Unis lui montre la voie, nouvelle et moderne, pleine de vitesse, dans laquelle le monde s’engage. À la poursuite d’une L-orforme d’expression adéquate, il rédige son premier long poème, Les Pâques à New York qui reste « sa plus belle nuit d’écriture ». En 1912, il est de retour à Paris et fonde une revue, Les Hommes Nouveaux, avec Emil Szyttya, un anarchiste. Il se lie d’amitié avec des personnalités artistiques et littéraires: Apollinaire, Chagall, Fernand Léger, Survage, Modigliani, Csasky, Archipenko, Robert et Sonia Delaunay, avec qui il édite en 1913 sa Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France. En 1914, la guerre éclate, et il s’engage dans la Légion Étrangère. Il perd son bras droit en Champagne et est naturalisé français en 1916. Les années qui suivent, il va à Rome, puis au Brésil, et s’intéresse à l’Afrique. En 1925, il décide d’arrêter la poésie et d’écrire des romans. Il écrit L’OR qui bouleverse les règles du genre romanesque. Ce texte, grand succès public, est semmène moiuivi par Moravagine, Le plan de l’aiguille et Les Confessions de Dan Yack . En 1939, la seconde guerre mondiale éclate ; Cendrars s’engage comme correspondant de guerre pour l’armée britannique. En 1956, il écrit sa dernière œuvre, un roman, Emmène-moi au bout du monde ! La truculence de cette chronique théâtrale qui doit beaucoup à la vie de la comédienne marguerite Moreno fait scandale. Je dois dire que c’est à travers ce livre que j’ai découvert Cendrars mais, je conseille aux plus jeunes de commencer par Bourlinguer ou L’Or… Malade, il est fait Commandeur de la Légion d’honneur en 1960 par Malraux. Il meurt le 21 janvier 1961, juste après avoir reçu in-extremis la seule récompense littéraire officielle qu’il obtiendra jamais de son vivant : le Grand Prix littéraire de la Ville de Paris.

Puisque, décidément, la rentrée littéraire n’a pas l’air décidé à nous révéler une pépite, relisez un de ses bouquins. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.