On les disait anargyres…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la relance Keynésienne et du céleri rémoulade réunis, bonjour ! Aujourd’hui, nous sommes le Samedi 26 septembre 2020, cinquième jour de Vendémiaire dédié au cheval… On fête aussi la saint Côme. Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres; joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques.

Or donc, cela se passait en Cilicie (aujourd’hui en Turquie) vers l’an 300 et ces braves garçons n’ont guère eu de Côme & Damienchance, en effet, ils furent arrêtés sur l’ordre du Préfet de Cilicie, un certain Lysias dont c’est le seul titre de gloire à ma connaissance. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture. Selon la légende ils restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles; finalement ils furent décapités (ce qui prouve une fois de plus que la foi peut faire perdre la tête). Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. La plus célèbre de leurs cures miraculeuses, la greffe d’une jambe de Maure pour remplacer la jambe nécrosée d’un patient, fit l’objet de nombreuses peintures et miniatures; 220px-Fra_Angelico_064on peut en observer une (ci-dessous à gauche)que l’on doit au talent de Fra Angelico au musée national San Marco à Florence. Et voilà pourquoi, madame Michu, on a fait de Côme le patron des chirurgiens et des pharmaciens et cela depuis fort longtemps puisque c’est à St Louis que l’on doit la création de la confrérie de Saint-Cosme, première « association professionnelle » des chirurgiens.

Jusque là en effet, la profession de chirurgien n’était pas clairement différenciée de celle de barbier. Ces deux professions étaient considérées comme des métiers manuels nécessitant peu d’instruction, et appris le plus souvent en assistant un proche. Les médecins, au contraire, étaient école médecineconsidérés comme instruits, après des études en école de médecine. Jean Pitard, premier chirurgien de saint Louis en créant la confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien distingue les chirurgiens dits de robe longue qui doivent désormais passer un examen devant leurs pairs avant d’exercer, des chirurgiens dits de robe courte ou barbiers qui ne sont plus chargés que des interventions minimes. A Paris, rue de l’école de médecine on trouve encore trace de ce remarquable hôtel de la confrérie des chirurgiens. Étonnant, non !

Bon et bien voilà, on parle de tout et de n’importe quoi, et je ne sais plus ce que voulais dire… On verra cela plus tard, faut que je va faire mes courses. allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un commentaire

  1. Jean TIENHAIN

    Anargyres ! Des girouettes anarchiques ?

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