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Passent les jours et…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

Amis de la liberté (sans adjectif) et de la réglisse (sans adjuvant) réglisse-150x150réunies, bonjour ! Oui, je vous rappelle que nous sommes le mercredi 26 août 2020, neuvième jour de fructidor, journée consacrée à la réglisse qui est comme chacun le sait tout à fait indiquée dans la lutte contre le mauvais cholestérol; ça c’est pour ceux qui aurait fait quelques excès durant l’été. Je connais des pataphysiciens pour qui en réalité nous sommes le Lundi 16 Phalle 147 Nativité de St Vibescu, pohète et Commémoration de Ste Cuculine d’Ancône…

C’est aussi l’anniversaire de la naissance d’un immense poète qui accompagna mes errances adolescentes et au delà. Je veux parler de Guillaume Apollinaire (à droite, son portrait par Vlaminck). De son vrai nom: Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandro Apollinare de Kostrowitzky.  En 1901, il est engagé comme précepteur en Allemagne et tombe amoureux de la gouvernante, qui refuse ses avances. Ses apollinaire_by_vlaminck_1903-236x300premiers poèmes portent la trace de sa douleur d’homme éconduit. Il rentre à Paris en 1902 et publie dans « La Revue blanche » son premier conte, « L’Hérésiarque », en signant « Guillaume Apollinaire ». Il publie alors de nombreux contes et poèmes dans des revues et commence à se faire connaître. Le poète pénètre dans les milieux artistiques, se lie d’amitié avec Pablo Picasso et devient un hôte assidu du Bateau-Lavoir où il fait la connaissance de Max Jacob. Il suit de très près l’évolution du mouvement cubiste et publie en 1913 « Peintres cubistes ». Cette même année est publié son premier recueil, « Alcools », sélection de poèmes rédigés depuis ses débuts.

Il veut s’engager dans l’armée française dès 1914, mais ne possède pas Onze1-189x300la nationalité et doit être naturalisé. Il est tout de même affecté en décembre 1914 dans l’artillerie et continue d’écrire. Transféré dans l’infanterie en 1915, il est naturalisé en début d’année 1916. Il est blessé quelques jours plus tard par un éclat d’obus et est trépané à Paris. Après des mois de convalescence, il se remet à écrire et crée le terme de « surréalisme » dans une lettre à un poète. Il publie en 1918 son second grand recueil poétique, « Calligrammes », quelques mois avant de mourir de la grippe espagnole. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Outre ses poèmes, on lui doit des romans érotiques pour ne pas dire pornographiques comme le fameux « Les onze mille verges » ou encore « les exploits d’un jeune Don Juan ».

Et voilà, passent les jours et passent les semaines; le cénobite continue son bonhomme de chemin. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.