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Les mots oubliés ont de la mémoire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des printemps libérateurs et des moules marinières réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 25 Août 2020, apocynum_cannabinum_41huitième jour de Fructidor dédié à l’Apocyn… Les savants l’appellent l’asclépiade de Syrie et le petit peuple la nomme l’herbe aux perruches. C’est une plante toxique, consommée par la chenille du papillon Monarque qui devient lui-même toxique grâce à elle (chenille et adulte), ce qui lui permet d’échapper à de nombreux prédateurs. Les peuples d’Europe devraient s’en inspirer car, pour l’heure, ce sont les prédateurs qui sont en train de gagner la partie…

Au café-bar-tabac-PMU-dépôt de pain, ce matin c’est la victoire des allemands du Bayern qui faisait le buzz. C’est vous dire si les préoccupations de la France profonde sont assez éloignées de celles du cénobite qui se torture les méninges pour écrire son billet quotidien sur des thèmes aussi réjouissants que la crise, la Syrie, l’Iran, le prix du carburant, l’université d’été de Mélenchon, heu, non, là je galège… J’adore ce petit mot qui fait partie pour moi des mystères de la langue française. Ainsi on écrit je galège mots oubliésmais on parle de galéjade. Et pourquoi pas de hâblerie ou de rodomontade ? J’arrête là avant d’être accusé de ratiociner à plaisir et d’abuser de coquecigrues depuis fort longtemps prescrites par l’académie et dont l’usage intempestif pourrait me valoir un séjour dans les ergastules des ayattollahs de la grammaire pour avoir délinqué derechef;  tout est possible, avec des happe-lopins de cette espèce. Mais, trêve de falibourdes, si je continue à m’acagnarder de la sorte en m’amusant de la désuétude des mots je ne risque pas d’emboiser un lectorat tout acquis à la modernité et je crains de me faire chanter pouilles par les gardiens du temple… Mais bon, j’affectionne cet exercice qui consiste à laisser mon esprit courir la prétentaine et ma plume baguenauder entre les mots d’avant autrefois; comme qui dirait: jadis, en breton se dit gwechall.

Bon allez, je ne sais plus ce que voulais écrire mais bon, comme disait mon aïeule, qui aurait vendu la sienne pour un bon mot: à l’Apocyn nul n’est tenu… Portez vous bien et à bientôt peut-être.