Qui voit Groix, voit sa croix…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la poésie et du Kig ha farz réunis, bonjour. Nous sommes le Lundi 08 Juin 2020 c’est à dire le 20 de Prairial et, l’auriez vous deviné, c’est le jour de la fourche ! La fourchefourche, comme chacun le sait, est un outil qui a les dents longues et qui est surtout utilisé pour empaler les zombies dans les films de genre. Ceci étant, quelque part entre Nîmes et le Mont Aigoual, dominant la vallée de la Vidourle, il existe un magnifique village Cévenol qui a fait de la fourche son fond de commerce. En effet, c’est à Sauve que l’on trouve le conservatoire de la fourche, attention, la vraie fourche à trois becs en bois de micocoulier. Ici point question de fourche fantaisie made in Taïwan.

Une pensée pour Mikaël Yaouank.

Hélas, la chronique nécrologique n’en finit pas de s’épaissir. Une grande voix du chant de marin s’est éteinte, ce vendredi 05 Juin. Le chanteur de Djiboudjep Mikael 585_2019081213272062.jpgYaouank a rejoint Michel Tonnerre, son acolyte de toujours. Ce sont eux qui ont créé ce style,  chants de marin de bistrot avec guitares. Il devait fêter les 50 ans de Djiboudjep cet été, à Lorient (avant l’annulation du Festival Interceltique). Michel Tonnerre et Mikaël Yaouank avaient fondé le groupe Djiboudjep (mot d’argot groisillon, donné en surnom à un mousse, le « p’tit bout d’Joseph ») en 1970 sur l’île de Groix. Leurs chants de marins étaient devenus des classiques, comme « Mon p’tit garçon » ou « Quinze marins ».

A Groix, c’est dans la taverne Ti Beudeff, que le groupe se produit à ses débuts. Mikaël Yaouank à produit deux albums solo qui sont consacrés essentiellement à des reprises du répertoire traditionnel (Sur l’pont d’Morlaix, Ti BeudeffJean-François de Nantes, etc.). Pourtant, c’est grâce à une création que le premier album (Chants de marins) s’affirme : grâce à une chanson de Michel Tonnerre, Quinze Marins (inspirée de l’île au trésor) et qui deviendra en Bretagne le plus connu des chants de marins, détrônant les chants d’autrefois (n’est-ce pas Philippe !). La voix profonde de Mikaël Yaouank s’est éteinte mais le personnage restera lié pour toujours au Festival Interceltique de Lorient tout comme ses chants auront égayé nos soirs en bordée.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

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