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Du reuz sur l’île de Sein…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de l’apiculture et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous voici le Jeudi 18 juin 2020, dernier jour de prairial dans le calendrier républicain et il était dédié au chariot et non à la pelle comme certains nostalgiques voudraient nous le faire crofemme de l'île de Seinire (la pelle du 18 juin. Mouarf !!!). Tiens à ce propos, cette année va y’avoir du reuz sur l’île de Sein au motif que la cheffe du parti de la droite extrême (R.N.) envisage de participer aux cérémonies de commémoration du fameux appel du général de Gaulle. Pas de ça chez nous on dit les bien-pensants en avançant l’heure de la cérémonie avant l’arrivée du bateau qui assure la navette avec le continent privant la Marine de son numéro de néo-gaulliste. A gauche: magnifique peinture de Xavier de Langlais femme de l’île de Sein… Oui mais voila, la Marine elle a plus d’un tour dans son sac à dos et elle à débarqué dès hier sur l’île, dans l’indifférence des six habitants qui se trouvaient là. Le clan des six iliens !

Mais revenons à notre chariot. S’il se trouve parmi vous un prof de français, qu’il m’explique pourquoi on met un seul « R » à chariot et chariotdeux à carriole, charrette, charrue et carrosse. C’est le septième arcane majeur du tarot. Il symbolise la réussite, la victoire, le but atteint. C’est le signe de la main mise de l’homme sur son destin. Le char du Triomphe qui caractérise le hiéroglyphe de cette lame dans le livre de Thoth, indique qu’il échappera aux lois de causalité du destin si le conducteur parvient constamment à dominer les deux sphinx de polarités magnétiques différentes que sont Jakin et Boas. En termes profanes : choisis ton camp camarade… Mon calendrier des postes veux que ce soit le jour ou jamais pour fêter les Léonce. Ah, Léonce, un texte de Norge, poète belge, interprété par Jeanne Moreau ! A déguster sans modération.

En Bretagne armoricaine, le chariot est obligatoirement associé à celui karrig-an-ankoudu serviteur de la mort: L’Ankou. Mon aïeule, dont je vous parle si souvent avec de l’émotion dans le clavier et qui avait le don inné de la pédagogie active avait toujours sous la main une histoire de l’Ankou (oberour ar marv – l’ouvrier de la mort) et de son chariot. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la  lueur vacillante de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir.

Bon, ça c’est de l’éclectisme ou je ne m’y connais pas. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.