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Serpolet & farigoule…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du pain perdu et de la liberté retrouvée, bonjour ! Nous sommes le Mardi 16 juin 2020 soit le 28è jour de prairial dédié au thymus que des paresseux ont pris l’habitude de nommer le thym. Cette plante de la famille des lamiacées esle-thymt aussi appelée, serpolet et, dans le sud, les occitans  disent farigoule. Le thym est utilisé depuis fort longtemps et pas seulement pour aromatiser les côtes de bœuf. La preuve, je m’en suis servi l’autre soir pour aromatiser des langoustines rôties flambées au whisky. Attention, des vraies langoustines du Guivilnec, élevées sous la mer. Avec cela un Saint-Mont sec – vendange matinale – un vin du Sud-Ouest, le Piémont Pyrénéen, issu de très vieux cépages comme l’Arrufiac, le Petit Courbu et le gros Manseng. (On dirait des personnages de BD !) il fait partie de ces vins qui bénéficient de langoustinesl’appellation VDQS et qui offrent un rapport qualité/prix exceptionnel si on compare avec ceux des gougnafiers du Bordelais… Mais, revenons à notre thym: Les Égyptiens et les Étrusques l’utilisaient  mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage; ils en mettaient aussi dans leurs plats; le thym était encore utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain. La légende veut que Pâris enleva la belle Hélène et que la princesse était fort triste: à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym. C’est beau, non !

Tout à fait autre chose.

Dans la nuit du 16 juin 1816, les poètes Lord Byron et Percy Shelley devisent avec leurs compagnes respectives, Claire et Mary, sur les bords du lac Léman, en Suisse. En raison d’un été exceptionnellement pourri, consécutif à l’éruption d’un volcan en Indonésie, cela fait plusieurs jours qu’ils ne peuvent sortir… Pour passer le temps, ils entament un frankeinsteinconcours d’histoires macabres sur une suggestion de Lord Byron. C’est ainsi que la maîtresse de Shelley, Mary Godwin (19 ans), raconte l’histoire du docteur Victor Frankenstein, qui tenta de créer la vie à l’égal de Dieu. L’histoire lui est inspirée par la vie d’un alchimiste allemand du siècle précédent, Konrad Dippel. Elle prend forme dans les jours qui suivent, après que la jeune fille a passé quelques nuits cauchemardesques. Elle débouche sur la publication deux ans plus tard du roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, l’un des grands mythes de l’Occident contemporain et une mine intarissable pour les scénaristes du septième Art. Pour ma part, j’ai un faible pour le papa de Mary, William Godwin, penseur et théoricien anglais, considéré comme l’un des précurseurs de l’anarchisme. D’abord pasteur dissident, il abandonne la religion et publie, en 1793, « Enquête sur la justice politique », œuvre philosophique qui contient les principales bases politiques et économiques de l’idéal libertaire.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.