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Le Monde d’avant…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la criticature et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 09 juin 2020, vingt et unième jour de Prairial Minolta DSCdédié au Barbeau qui n’est rien d’autre que le bleuet des champs qui,  porté à la boutonnière est le symbole de la mémoire et de la solidarité envers les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves et les orphelins. J’avoue avoir toujours eu un faible pour la veuve mais encore plus pour l’orpheline; en tous cas, bien davantage que pour l’ancien combattant… Ca va vous surprendre mais, par ici, on célèbre (ou pas) les Koulmkellconnu en Bretagne en tant que saint Colomba, dit Colomban d’Iona.

Vous connaissez dorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ». Il s’agit de Wild Bill Moore, né à Houston au Texas en 1918, en plein mois wild-bill-300x225de juin . Il est décédé en 1983 à Los angeles. Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoir collaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin Gaye. Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1949… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tentent d’implanter le rock face à la variété. Je me souviens que dans les années 60, sur le douarenez-029-300x189jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à Douarn’, il y avait surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous écoutions « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, chez « Micheline ».

Avant c’était mieux ! Pas vrai madame Michu ? Oui mais ça… c’était avant. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.