Dessine moi un bouton…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour ! Nous somme le Jeudi 02 avril 2020,13è jour de germinal dédié à la morille. Ah, le filet de bœuf et sa sauce aux morilles… Un vrai péché surtout si vous avez les moyens de l’accompagner d’un Margaux. Sinon, un Corbières fera parfaitement l’affaire.

 L’homme du jour est un dessinateur.

De son vrai nom Frédéric Othon Théodore Aristidès, Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d’auteurs. Dans chacune de ses œuvres – de Philémon au Petit cirque – l’auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son invention permanente, fredson imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred naît le 05 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrés de fôtes d’ortografe et publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d’un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l’absurde, l’envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions et finit, à sa grande fierté, par placer un dessin à Ici Paris. À sa grande déception, la signature a été coupée…

À son retour de l’armée, il dessine pour France Dimanche, Paris Match, Le Hérisson et Quartier Latin, un journal extrêmement modeste vendu au colportage par Georges Bernier, plus connu ultérieurement sous le nom du Professeur Choron. C’est avec Georges Bernier et Cavanna o-FRED-MORT-facebook(rencontré à Ici Paris) que Fred, promu  directeur artistique, crée Hara-Kiri en septembre 1960. Il exécute les 60 premières couvertures, touche un peu à tout, s’aperçoit qu’il aime bien écrire et revient à la bande dessinée avec Les Petits Métiers, Le Manu Manu, Tarsinge l’homme Zan et Le Petit Cirque. En 66, après six mois de labeur, il propose 15 planches d’une nouvelle histoire à Spirou, qui les refuse : le dessin ne va pas, l’histoire non plus… À la lecture des mêmes planches, Goscinny s’enthousiasme et publie La Clairière des trois hiboux, premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n’apprécient pas le dessin.

 

Et puis il commence à ruminer dans ses moustaches l’idée d’envoyer Philémon sur les lettres de l’Océan Atlantique – idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l’idée ne vient pas, il prend cinq bains par jour, il est donc très propre…) Dans les années 70, tout le monde s’arrache Pilote, y compris Jacques Dutronc, qui propose à Fred de lui écrire des Le-Petit-Cirquechansons. Fred tente le coup avec une totale fraîcheur, à l’instinct : Le Fond de l’air est frais entrera très vite au hit-parade. Après Philémon, réédité en trois gros volumes dans une édition millésimée en mars 2011, Fred explore d’autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs d’œuvre : L’Histoire du corbac aux baskets, L’Histoire de la dernière image et L’Histoire du conteur électrique. Fin 2010, Dargaud regroupe d’ailleurs ces trois albums dans un coffret en y ajoutant L’Histoire du Magic palace hôtel pour la première fois mis en couleur ! En janvier 2012, il est présent au Festival d’Angoulême, où il visite l’exposition qui lui est consacrée et donne une interview publique, où il avoue avoir envie de terminer le dernier album de Philémon, dont les premières pages sont déjà dessinées. Cet album intitulé Le Train où vont les choses sort le 22 février 2013, et est annoncé comme le dernier de la série. Fred meurt le 2 avril suivant à Eaubonne. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Pantin. Sources: https://www.bedetheque.com/auteur-930-BD-Fred.html – Wikipedia.

Voila pour aujourd’hui, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

3 commentaires

  1. Anne-Marie

    Dans ma bibliothèque j’ai « Hum », j’aime beaucoup son style

  2. Anne-Marie

    Et le poulet aux morilles aussi :-)

  3. D. Furtif

    C’est grâce ou à cause de Fred que mon petit fils s’appelle « Philémon. »…
    Mouaiffff….
    J’en ai un autre qui s’appelle « Aloys  »
    .Je n’ai évidemment rien fait pour ça
    Si il y a un concours je m’inscris.

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